Raúl González

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Raúl González (homonymie).
Raúl
Raul Gonzalez Al Sadd.jpg
Raúl en 2012
Situation actuelle
Équipe Drapeau : Qatar Al Sadd
Numéro 7
Biographie
Nom Raúl González Blanco
Nationalité Drapeau de l'Espagne Espagne
Naissance 27 juin 1977 (1977-06-27) (36 ans)
Lieu Madrid (Espagne)
Taille 1,8 m (5 11)[1]
Poste Attaquant & milieu offensif
Parcours junior
Saisons Club
1988-1990 Drapeau : Espagne San Cristóbal de Los Angeles
1990-1992 Drapeau : Espagne Atlético de Madrid
1992-1994 Drapeau : Espagne Real Madrid
Parcours amateur
Saisons Club
1994-1995 Drapeau : Espagne Real Madrid C 007 0(16) [2]
1994-1995 Drapeau : Espagne Real Madrid Castilla 001 0(0)
Parcours professionnel 1
Saisons Club M. (B.)
1994-2010 Drapeau : Espagne Real Madrid 741 (323)
2010-2012 Drapeau : Allemagne Schalke 04 098 0(40)
2012- Drapeau : Qatar Al Sadd 050 0(14)
1994- Total 889 (377)
Sélections en équipe nationale 2
Années Équipe M. (B.)
1994 Drapeau : Espagne Espagne - 18 ans 002 0(4) [3]
1995 Drapeau : Espagne Espagne - 20 ans 005 0(3) [4]
1995-1996 Drapeau : Espagne Espagne Espoirs 009 0(8)
1996 Drapeau : Espagne Espagne Olympique 004 0(2)
1996-2006 Drapeau : Espagne Espagne 102 (44)
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.

Raúl González Blanco, dit Raúl (né le 27 juin 1977 à Madrid en Espagne[1]), est un footballeur international espagnol, qui évolue au poste d'attaquant. Il joue actuellement pour le club qatari d'Al Sadd.

Considéré comme le meilleur joueur espagnol de tous les temps[5],[6],[7]et l'un des meilleurs joueurs de l'histoire du football, Raúl est surtout connu comme l'emblématique numéro 7 et capitaine du Real Madrid[8], qu'il ne quittera qu'en 2010 après seize années passées au club[9]. Il détient le record du nombre de matchs joués (741) et de buts inscrits en faveur du Real Madrid (323)[10].

Il est également le meilleur buteur de tous les temps en Ligue des Champions avec 71 buts[11], et le meilleur buteur de tous les temps en Coupes d'Europe (toutes coupes d'Europe confondues, 76 buts). Il a aussi disputé à ce jour 2 matches (0 but) de l'AFC Champions League, la Ligue des Champions d'Asie, avec son équipe d'Al Saad.

Il est enfin le quatrième meilleur buteur de tous les temps du championnat d'Espagne avec 228 buts[12].

Avec 44 buts en 102 sélections[1], il fut pendant 8 ans le meilleur buteur de l'histoire de la sélection espagnole avant que David Villa ne batte son record le 25 mars 2011 face à la République tchèque , lors d'un match comptant pour les éliminatoires de l'Euro 2012 [13].

Il est à ce jour le meilleur buteur européen en activité (devant Cristiano Ronaldo), avec 421 buts marqués en 994 matches officiels disputés, toutes compétitions confondues.

Raúl est marié à l'ancien mannequin espagnol, Mamen Sanz depuis le [14], avec qui il a 5 enfants: Jorge (né le , Hugo (né le ), les jumeaux, Hector et Matéo (nés le )[15], et Maria (née le )[16].

Les caractéristiques du joueur[modifier | modifier le code]

Raúl est un joueur complet chez lequel aucune qualité particulière ne se détache car il maitrise tous les aspects du jeu. Ambidextre, excellent joueur de tête et fin technicien, il possédait, au sommet de sa carrière, sans nul doute, la frappe de balle la plus précise du monde. Il manifeste une intelligence de jeu peu commune, s'adaptant à tous les systèmes, entraîneurs ou coéquipiers, capable de mener le jeu ou de jouer le renard des surfaces. Raúl est surtout un buteur, redoutable face aux buts, il possède quasiment tous les records dans cette catégorie. Il frappe peu au but pour un attaquant ce qui lui confère un pourcentage de réussite ahurissant. Outre sa remarquable adresse devant les buts, son altruisme aura marqué les esprits, distillant les passes décisives tout au long de sa carrière. La grande force de l'Espagnol réside dans le fait qu'il donne l'impression de tout voir et tout comprendre avant tout le monde sur le terrain, son sens du placement est sans faille. Il aime surgir dans le dos des défenseurs, s'avère complet et doté d'un fort tempérament de gagneur, ce qui en fait un capitaine exemplaire. Connu pour son engagement et sa dévotion envers le maillot, il n'économise pas ses efforts, il n'est ainsi pas rare de le voir en défense aider ses coéquipiers et l'action suivante, mettre en place l'attaque ou marquer un but... Sa régularité, sa vision de jeu, sa technique, et son sens de l'anticipation en font un joueur exceptionnel. Peu de soucis physiques (il ne manque que 3 ou 4 matchs par saison) en font une forme d'assurance tous risques. L'année 2006 est donc l'exception qui confirme la règle (retour délicat après une blessure aux ligaments croisés). Diego Maradona dira d'aillleurs de lui qu'il est « un génie qui évolue à un niveau exceptionnel qu'aucun joueur ne peut maintenir tant d'années ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et débuts[modifier | modifier le code]

Raúl González grandit dans une famille très modeste de la Colonia Marconi[17], à San Cristobal de Los Angeles, quartier pauvre de Madrid. C'est ici qu'il commence à jouer au football en 1988[18].

Quelques années plus tard, son père l'inscrit dans les équipes de jeunes de l'Atlético Madrid[19], toute sa famille étant de fervents supporters du club. Lors de sa première saison, au poste d'ailier gauche, il marque 65 buts et conquiert le titre de champion d'Espagne minimes. Passé en cadets l'année suivante, il est à nouveau champion. Malgré cela, le président du club, Jesus Gil y Gil est contraint de dissoudre toutes les catégories jeunes en raison de graves soucis économiques. C'est là, en 1992, que Raúl rejoint le Real Madrid, voisin et plus grand rival de l'Atlético. Pour sa première saison avec les cadets, il inscrit 71 buts en 33 matchs. Il passe rapidement chez les juniors B (- 18 ans) puis les juniors A. En 1994, il intègre le Real Madrid C et débute contre l'équipe du Corralejo de Fuerteventura en inscrivant 5 buts. Grâce à ces débuts exceptionnels, 16 buts en 7 matchs, il est convoqué par les moins de 18 ans espagnols.

Raúl au Real Madrid[modifier | modifier le code]

1994-1997 : Les débuts d'une légende[modifier | modifier le code]

Raúl et son numéro 7, symboles du Real Madrid pendant de nombreuses années (ici en août 2008).

Le 29 octobre 1994, l'entraineur Argentin de l'équipe, Jorge Valdano convoque pour la première fois Raúl avec les A et l'aligne d'entrée et malgré une défaite face au Real Saragosse[20]. Il fait lors de ce premier match parler de lui en donnant le tournis aux défenseurs, se créant ses propres occasions et délivrant une passe décisive pour Amavisca.

Son premier but surviendra sept jours plus tard, le 5 novembre, face au club de son enfance, l'Atletico Madrid. Durant ce match, Raúl est étincelant, provoque le penalty du premier but de son équipe, offre ensuite le second à son coéquipier chilien Iván Zamorano et marque le troisième d'une frappe du gauche en pleine lucarne à l'entrée de la surface, reprenant en une touche un service de Michael Laudrup. Sous l'impulsion de son nouveau prodige, le Real s'impose 4 à 2.
Après cela, les apparitions de Raúl en équipe première seront nombreuses, et il signe son premier doublé face au Celta Vigo (4-0 lors de la 18e journée), puis marque au total 9 buts en championnat et 1 en coupe (10 buts en 30 matchs au total), avant de finir par remporter son premier titre de champion à l'issue de la saison. Il remportera également le Prix Don Balón de joueur révélation de l'année[1]. Une légende est née...

À la suite de ce premier exercice, la progression de Raúl sera stratosphérique et sa seconde saison en tant que professionnel (où il porte le numéro 17) fut riche en buts. Le 30 septembre 1995 (lors de la 5e journée), il inscrit son premier but dans un Clásico d'un superbe ballon piqué, ce qui deviendra sa marque de fabrique (1-0, 12e), le match se terminant sur le score de 1-1. Raúl inscrit ensuite l'unique but de la victoire lors du Derby madrilène contre l'Atlético Madrid (1-0, 9e), le 18 novembre 1995 lors de la 13e journée. Il s'offre deux doublés face au Séville FC (4-1 lors de la 15e journée) et à Oviedo (1-2 lors de la 24e journée). En Ligue des champions, le jeune joueur inscrit 6 buts en 8 matchs dont son 1er triplé (1-0, 23e; 2-0, 24e; 6-1, 84e) contre Ferencváros TC lors d’un 6 à 1 mémorable, mais le Real Madrid est éliminé cette année-là en quarts de finale (1-0/0-2) par le futur vainqueur de l'épreuve, la Juventus, malgré le but qu'il marque à Angelo Peruzzi d'une subtile pichenette lors du match aller (1-0, 20e). Cette saison-là, il inscrit 26 buts en 52 matchs, soit une moyenne d'un but tous les deux matchs.

Sa troisième saison, où il prend son numéro 7, pour ne plus le lâcher, est superbe. En championnat, il participe activement à la conquête du titre avec 21 buts et 25 passes décisives en 42 matchs. Il marque ses deux premiers buts lors de la deuxième journée contre l'Hercules Alicante (3-0). Il signera deux autres doublés, sur la pelouse de l'Espanyol Barcelone (0-2), lors de la vingt-septième journée, et surtout sur le terrain de l'Atlético Madrid, où, le 18 janvier 1997, il réalise l'un des meilleurs matchs de sa carrière : alors que son équipe est menée 1 à 0 et réduite à dix suite à l'expulsion de Predrag Mijatović, il inscrit deux buts (dont le second magnifique à la 82e minute après avoir dribblé deux défenseurs et trompé Molina dans un angle impossible) et offre deux passes décisives à Clarence Seedorf et Victor (1-4 lors de la 20e journée). Lors du match retour, il inscrit encore un but d'anthologie, en réalisant un superbe enchaînement amorti-contrôle-volée (3-1 lors de la 41e journée). Au total cette saison-là, il inscrira 22 buts en 47 matchs et Raúl remporta le Prix Don Balón de joueur de l'année[21].
C'est également cette saison-là qu'il découvre la sélection nationale, à l'occasion d'un match en République tchèque (0-0, le 9 septembre 1996[22]) et qu'il inscrit son premier but, pour sa troisième sélection, à l'occasion d'une victoire 2 à 0 sur la Yougoslavie, le 14 décembre 1996, pour le compte des éliminatoires de la coupe du monde 1998[23].

L'équipe alignée par Jupp Heynckes en finale de la Ligue des Champions 1997-98.

1997-2004 : L'Ange de Madrid[modifier | modifier le code]

La saison pré-mondial de Raúl débute superbement avec une victoire en Supercoupe d'Espagne face au FC Barcelone. Il ouvre le score dès la cinquième minute du match aller (défaite 2-1) et signe les deux premiers buts de son équipe au match retour (victoire 4-1). Mis sur de bons rails, il réalise un bon début de saison marquée par trois buts magnifiques en six journées. Face à la Real Sociedad (2-0 lors de la 3e journée), où il enchaine une aile de pigeon, un contrôle orienté et un lob en finesse ! À Valence, il se joue de deux défenseurs avant de tromper Andoni Zubizarreta (0-2 lors de la 4e journée), puis à Ténérife, il marque d'un ahurissant lob de l'extérieur du pied (0-2 lors de la 6e journée). Il termina cette année 5e joueur FIFA de l'année et 7e du classement du Ballon d'or de France Football, remporté par Ronaldo.
La suite de la saison fut plus pénible pour lui, suite à une tenace pubalgie. Et même s'il signera un doublé face à Oviedo (5-1 lors de la 34e journée) de deux superbes frappes enveloppées barre rentrante, il n'aura marqué que dix buts en Liga cette saison-là. Mais, il est l'un des grands artisans (11 matchs, 2 buts) de la 7e victoire madrilène en Ligue des Champions, la première depuis 32 ans, acquise aux dépens de la Juventus à Amsterdam (Mijatovic, 67e). Surtout, il devient le chouchou du Stade Santiago Bernabéu, le mythique stade du Real Madrid, et gagne le surnom de El Angel de Madrid (L'Ange de Madrid). Un surnom qui correspond parfaitement au joueur tellement ses coups de génie auront conduit le Real vers les sommets. Toujours affaibli par sa pubalgie, Raúl ne connaîtra pas la même réussite lors du Mondial en France, où La Roja quitte la compétition dès le premier tour, après une défaite face au Nigeria (2-3, malgré un but superbe de Raúl d'une reprise en extension), un nul face au Paraguay (0-0) et une victoire face à la Bulgarie (6-1).

Mais Raúl se remet vite de cette désillusion, en signant deux doublés lors des trois premières journées du championnat, contre Villareal (4-1) et le FC Barcelone (2-2). Le numéro 7 madrilène s'offrira quatre autres doublés, tous au Stade Santiago Bernabéu, contre Tenerife (4-0 lors de la 15e journée), le Real Saragosse (3-2, 25e journée), le FC Valence (3-1, 30e journée) et le Deportivo La Corogne (3-1, 38e journée) et même un triplé, toujours dans "son" stade, lors d'une victoire 3-2 sur Valladolid (17e sp, 50e sp et 89e) pour le compte de la 21e journée. Cette saison-là, Raúl remporte pour la première fois de sa carrière le trophée de Pichichi (meilleur buteur de la Liga) avec 25 buts en 37 matchs (plus cinq passes décisives), devant le Brésilien du Barça, Rivaldo, auteur de 24 buts.
Malgré cela, le Real ne gagne pas le championnat et en Ligue des Champions, même si Raúl inscrit 3 buts en 8 matchs, le club perd son titre dès les quarts de finale, face au Dynamo Kiev (1-1, 0-2). Néanmoins, les Merengues se consolent en s'adjugeant en décembre au Japon la Coupe intercontinentale face aux brésiliens du Vasco de Gama sur le score de 2 à 1, Raúl y inscrivant le but de la victoire à la 83e minute. Un but qui est l'un des plus beaux inscrits par l'attaquant espagnol durant sa carrière : à la réception d'une ouverture de Clarence Seedorf, il réalisa un contrôle orienté en pleine course et élimina deux adversaires sur des feintes de frappe avant d'ajuster Carlos Germano de l'intérieur du pied droit. Il est également désigné meilleur buteur mondial de l'année 1999 par l'IFFHS. Cette saison-là, "L'Ange de Madrid" inscrit 29 buts en 49 matchs, toutes compétitions confondues, plus 10 en 7 matchs avec la sélection espagnole, dont un quadruplé contre l'Autriche (9-0) et un triplé à Saint Marin (0-6), en éliminatoires de l'Euro 2000. Enfin, c'est aussi lors de cette saison que Raúl se fiança au mannequin espagnole María del Carmen Redondo Sanz (dit « Mamen » Sanz, qu'il fréquentait depuis fin 1997[24]), qui donna suite au rituel d'après un but : l'embrassade de sa bague, qui deviendra ensuite une alliance le .

L'équipe alignée par Vicente del Bosque en finale de la Ligue des Champions 1999-00.

La saison 1999-00 est du même acabit que la précédente pour Raúl, qui inscrira le même nombre de buts (29) en un peu plus de matchs (57), soit une belle moyenne de 0,51 but par match. En Liga, il se signale par un nouveau doublé face au FC Barcelone au Camp Nou, dont le second sur un nouveau ballon piqué au-dessus de Ruud Hesp à quatre minutes du terme (2-2 lors de la 7e journée). Après ce but, il portera son index sur sa bouche, réduisant le Camp Nou au silence et entrant définitivement dans la légende du madridisme. Il marquera également d'autres buts décisifs en fin de match pour obtenir le point du nul (face à La Corogne ou à Séville) ou les trois points de la victoire (à Majorque ou à Vallecano). Au mois de janvier 2000, il participe avec son club à la première édition de la Coupe du monde des clubs, qui se tient au Brésil, et il inscrit deux buts en quatre matchs. Le Real prendra la quatrième place d'un tournoi remporté par les Corinthians. Le 25 février nait son premier fils, Jorge (en hommage à celui qui l'a lancé, Jorge Valdano) et le 16 avril, il inscrit sur un penalty à la 86e minute son 100e but en Liga (pour son 212e match), offrant la victoire au Real Madrid face au Real Saragosse (1-0 à la 33e journée), contre qui il avait justement débuté sa carrière professionnelle. Et si cette saison-là, le titre échappe pour la troisième fois consécutive au Real, le club remporte sa huitième Ligue des Champions, Raúl n'y étant pas été étranger, terminant meilleur buteur de l'épreuve[25] (à égalité avec les brésiliens Rivaldo et Mário Jardel) avec 10 buts en 15 matchs. Il réalise quelques prestations de grande classe : En phase de poules, il marque d'une magnifique frappe lobée de 25 mètres sur la pelouse du Dynamo Kiev (1-2), en quarts de finale retour à Old Trafford face à Juventus (2-3), où il signe un magnifique doublé en trois minutes : le premier d'une frappe enveloppée après une course en solitaire de 30 mètres (0-2, 50e); le second d'une reprise à bout portant dans le but vide suite à un merveilleux travail de Fernando Redondo côté gauche (0-3, 53e). Et en finale, au Stade de France, il inscrit sous forme de chef d'œuvre le troisième et dernier but de son équipe face au FC Valence : parti de son propre camp, il remonte soixante dix-mètres avant d'effacer Santiago Cañizares de son dribble spécial et de marquer dans un angle fermé malgré le retour d'un défenseur (3-0, 74e). Par la suite, il fut logiquement désigné meilleur attaquant des compétitions européennes par l'UEFA.

Avec la Seleccion, Raúl cartonne aussi puisqu'il en est à 16 buts en 31 matchs au moment d'aborder l'Euro 2000, dont il a fini meilleur buteur des éliminatoires avec 11 buts en 8 matchs. Mais la compétition commence mal avec une défaite contre la Norvège (0-1). Raúl, qui porte le numéro 10, remettra son équipe dans le sens de la marche en ouvrant le score dès la 4e minute face à la Slovénie d'une superbe frappe du gauche en pivot dans la lucarne opposée (2-1). L'Espagne dominera ensuite la Yougoslavie au terme d'un match épique (4-3), validant son billet pour le quarts de finale face à la France. Dans les arrêts de jeu et alors qu'ils sont menés 2 à 1, les espagnols obtiennent un pénalty. Raúl prend ses responsabilités et a l'occasion d'envoyer son équipe en prolongations, mais il frappe à côté du but de Fabien Barthez et l'Espagne est éliminée.

Le 16 juillet 2000, Florentino Pérez devient président du Real Madrid et fait signer quelques jours plus tard le génie portugais du grand rival barcelonais, Luís Figo. Une grande complicité, sur et en dehors du terrain, va naître entre les deux joueurs[26]. Considéré par beaucoup comme le grand responsable de l'élimination de l'Espagne à l'Euro, Raúl, qui semble fatigué, ne signe pas un grand début de saison, et réalise des prestations en demi-teinte jusqu'au mois de décembre. Il inscrit néanmoins deux buts légendaires durant cette période : le premier d'un retourné acrobatique dans la lucarne opposée, face au FC Valence (2-1 lors de la 1re journée); le second où il lobe le gardien avant de marquer d'une reprise de volée dans un angle fermée, face au Rayo Vallecano (3-1 à la 16e journée). La suite de la saison est excellente pour le jeune ibérique qui marque 17 buts en 22 matchs de championnat (dont 7 de la tête, arme que le joueur maîtrise de mieux en mieux) après la trêve, ce qui est exceptionnel. Parmi cela, cinq doublés, face à Málaga (4-3, 21e journée), face au FC Barcelone (2-2, 25e journée), à Saragosse (2-3, 31e journée), face à Alavés (5-0, 36e journée) et enfin contre Valladolid (2-1, 38e journée). Cela permit au Real de remporter son 28e championnat et à Raúl de redevenir Pichichi de la Liga avec 24 buts en 36 matchs. Il termine également meilleur buteur de la Ligue des Champions malgré l'élimination en demi-finale par le futur vainqueur de l'épreuve, le Bayern Munich (0-1/1-2)- avec 7 réalisations en 12 matchs, dont deux doublés en phase de poules face à Leeds United (3-2), et en quarts de finale retour face au Galatasaray (3-0), puis est à nouveau élu meilleur attaquant des compétitions européennes par l'UEFA. Bien qu'ayant mal commencé, cette saison est la meilleure à titre personnelle pour Raúl, avec le ratio impressionnant de 32 buts en 50 matchs. À cette époque, Raúl est le symbole du Real, l'incarnation parfaite du madridisme, à tel point que le club est parfois surnommé le Raúl de Madrid[27].

L'équipe alignée par Vicente del Bosque en finale de la Ligue des champions 2001-02.

En juillet 2001, c'est le meneur de jeu français de la Juventus, Zinédine Zidane qui rejoint le club pour le record à l'époque de 77 millions d'euros, dans le but avoué de réaliser le triplé l'année du centenaire du club. Cette saison-là, Raúl démarre sur les chapeaux de roue, avec un "hat trick" parfait (un but de la tête, un du gauche, un du droit) réalisé en match retour de la Supercoupe d'Espagne face au Real Saragosse (3-0, après un nul 1-1 à l'aller). Cependant, il se montre moins efficace en championnat mais brillera en coupe et sur la scène européenne. En Liga, où le Real échoue à la troisième place, très loin du champion, le FC Valence, il marque 14 buts en 35 matchs (devenant le meilleur buteur en activité en Liga), dont l'un des plus beaux de sa carrière face au Deportivo La Corogne (3-1), le 5 janvier 2002 pour le compte de la 19e journée : dos au but à l'entrée de la surface à la réception d'un long ballon, il amorti de la poitrine, se retourne, jongle au milieu de trois défenseurs et trompe Molina d'une impeccable volée du gauche (3-1, 65e). C'est après ce match, marqué également par une prestation et un but extraordinaire de Zidane, que les joueurs madrilènes sont surnommés les "Galactiques". En Coupe du Roi, il inscrit six buts en six matchs, dont un triplé salvateur contre le Nàstic (victoire 4 à 2, après une défaite 1 à 0 au match aller), ce qui fait de lui le meilleur buteur de l'épreuve, mais le Real s'incline en finale face à La Corogne, malgré sa réduction du score à la 57e minute (1-2). Cette année 2001 voit également Raúl échouer à la deuxième place au Ballon d'or de France Football, derrière l'attaquant anglais du Liverpool, Michael Owen, mais devant le gardien allemand du Bayern Munich, Oliver Kahn. Cette deuxième aura suscité de nombreuses indignations dans le monde du football tant Raúl semblait mériter cette distinction.

Comme souvent donc, c'est la Ligue des Champions qui sauve la saison du Real, qui s'adjuge logiquement une neuvième couronne, ce qui constitue évidemment le record, la troisième en cinq éditions. Raúl inscrira six buts en douze matchs. Lors de la première phase, il signe un doublé face au RSC Anderlecht (4-1), inscrivant au passage le 700e but du Real en coupe d'Europe[28], d'une superbe louche. Lors de la deuxième phase, il réussit un nouveau doublé contre le Panathinaïkos (3-0, dont le premier d'une sublime tête plongeante). En demi-finale retour face au FC Barcelone, il ouvre le score en fin de première mi-temps, d'une frappe des dix-huit mètres en pleine lucarne après un relais avec Zinédine Zidane (1-1, après une victoire 0-2 à l'aller, où il avait été à l'origine des deux buts). Et en finale à l'Hampden Park de Glasgow, il ouvre la voie du sacre dès la 8e minute d'une frappe à ras de terre, alors qu'il joue sous infiltration, devenant le douzième joueur à marquer un but dans deux finales différentes. Le Real battra le Bayer Leverkusen 2 à 1 (suite à une superbe reprise de volée de Zinédine Zidane ) et Raúl sera élu pour la troisième année consécutive meilleur attaquant des compétitions européennes par l'UEFA, ce qui est également un record. Il reçoit pour la quatrième fois consécutive et la cinquième fois de sa carrière le Prix Don Balón de joueur de l'année[21]. C'est avec le statut de meilleur attaquant du monde que Raúl débarque, avec l'Équipe d'Espagne de football (avec qui il compte 25 buts en 51 sélections à ce moment-là), en Asie pour y disputer la Coupe du monde 2002. Tout commence bien pour la La Furia Roja, qui obtient trois victoires, et son buteur vedette, qui inscrit trois buts (le premier contre la Slovénie (3-1) et un doublé face à l'Afrique du Sud (3-2)). Mais en huitième de finale contre l'Irlande (1-1, 3-2 tab), Raúl se blesse et déclare forfait pour le quart de finale perdu dans des circonstances douteuses face à la Corée du Sud (0-0, 3-5 tab). C'est une nouvelle déception pour El Flaco et ses partenaires sur le plan international... Raúl héritera du brassard de capitaine suite à la compétition et à la retraite internationale de Fernando Hierro.

Raúl (ici en 2007) fut capitaine du Real Madrid pendant de nombreuses saisons.

Raúl compte bien se ressaisir en club, d'autant plus que la recrue de cet été 2002 est Ronaldo, vainqueur et meilleur buteur (8 buts) du dernier mondial, avec qui il forme le duo d'attaque le plus excitant au monde, du moins sur le papier. En début de saison, il remporte un trophée qui lui avait jusque là toujours échappé, la Supercoupe d'Europe, aux dépens du Feyenoord Rotterdam (3-1). Mais, Raúl se blesse ensuite et peine à revenir à son plus haut niveau. Le 20 novembre 2002, il devient père pour la deuxième fois, avec la naissance de Hugo. Début décembre, le Real remporte la Coupe intercontinentale contre l'Olimpia Asunción (2-0). Le 11 décembre 2002, Raúl marque ses 200e et 201e buts avec le Real toutes compétitions confondues, contre le Lokomotiv Moscou (2-2). Le 12 février 2003, Raúl marque ses 30e et 31e buts en 58 capes avec sa Seleccion contre l'Allemagne (3-1), devenant le meilleur buteur de l'histoire de l'Équipe d'Espagne de football devant Fernando Hierro et ses 29 buts[29]. Le , Raul marqua son 208e but avec le Real grâce à un doublé au Deportivo Alavés (1-5 lors de la 24e journée). Il devient ainsi le 4e meilleur buteur du club devant Hugo Sánchez (207), mais devancé par Ferenc Puskás (236), Carlos Santillana (290) et Alfredo Di Stéfano (307). Il réalisera trois autres doublés dans sa saison, à Majorque (1-5, 13e journée), contre Málaga (5-1, 34e journée) et lors du derby sur la pelouse de l'Atlético Madrid (0-4), aidant son équipe à coiffer sur le fil la Real Sociedad et à remporter sa 29e Liga. Avec 16 buts et 11 passes décisives, Raúl est encore l'un des grands artisans du titre. En C1, il réussit un magnifique doublé face à l'AC Milan (3-1) lors de la deuxième phase, puis un autre en quarts de finale aller face à Manchester United (3-1). Mais il eut l'appendicite, fut absent 3 semaines et revint pour la demi-finale retour face à la Juventus, perdue 3 à 1, malgré la superbe passe décisive qu'il offre à Zinédine Zidane, effaçant ainsi la victoire 2 à 1 de l'aller. Malgré 9 buts en 12 matchs de Raúl dans la compétition, le Real dû laisser échapper son titre.

L'inter-saison a été mouvementée à Madrid, avec l'arrivée en provenance de Manchester United, d'un autre "galactique" David Beckham, et surtout avec les départs de l'entraîneur Vicente del Bosque, remplacé par Carlos Queiroz, du buteur et grand ami de Raúl, Fernando Morientes et du défenseur et capitaine, Fernando Hierro. Encore une fois, c'est Raúl qui lui succède en tant que capitaine. Il s'en montrera rapidement digne en mettant son équipe sur la voie de la victoire en Supercoupe d'Espagne contre le Real Majorque, en ouvrant le score à la 44e minute du match retour (3-0, après une défaite 2-1 à l'aller aux Baléares). Ensuite, il signe un sensationnel triplé lors de la démonstration face à Valladolid (7-2 lors de 3e journée) : le premier d'une reprise acrobatique du talon sur un centre de Luís Figo (1-0, 32e); le deuxième d'un enchainement contrôle de la poitrine-ballon piqué sur une longue ouverture de Roberto Carlos (2-0, 35e); le troisième en piquant son ballon au-dessus du gardien, Albano Bizzarri, puis en le poussant dans le but vide d'une talonnade (7-2, 75e). Raúl signe deux doublés contre Santander (3-1 à la 8e journée) et à Bilbao (4-2 à la 29e journée), et inscrira 11 buts en Liga cette saison. Mais le Real finit troisième, loin du champion, le FC Valence. En Coupe du Roi, le Real échoue en finale face au Real Saragosse (2-3), malgré les six buts de Raúl dans la compétition, dont un doublé décisif à Leganés (3-4 ap.) où il marque le but de la victoire durant les prolongations, ce qui en fait à nouveau le meilleur buteur de l'épreuve. Mais la plus grosse déception survient en Ligue des Champions, où le Real Madrid est éliminé dès les quarts de finale par l'AS Monaco de... Fernando Morientes (4-2/1-3), malgré l'ouverture du score d'une jolie frappe enveloppée et la belle prestation de Raúl au match retour, auteur de 2 buts en 9 matchs dans cette édition, ce qui porte son total à 45 depuis le début de sa carrière. C'est donc une saison vierge de titres pour les "Galactiques" (mais une bonne saison à titre personnel pour Raúl, auteur de 20 buts toutes compétitions confondues), qui sera suivi par une énorme désillusion pour les joueurs espagnols lors de l'Euro 2004 disputé au Portugal. Déjà contraints de passer par un barrage contre la Norvège pour se qualifier, où Raúl sera un acteur décisif en égalisant au match aller (2-1) puis en ouvrant le score au match retour, à Oslo (0-3), l'équipe d'Espagne quitte la compétition dès le premier tour. Une victoire sur la Russie (1-0), un nul contre la Grèce (1-1, où Raúl offrira d'une géniale talonnade l'ouverture du score à Fernando Morientes) et une défaite face au voisin portugais (0-1) sonnent le glas des illusions ibériques. Raúl, arrivé avec 38 buts en 72 sélections et le désir de remporter enfin un titre avec la Seleccion, passe complètement à côté de la compétition, étant maladroit devant le but, pas du tout inspiré et surtout complètement usé.

Raúl lors d'un match contre le Deportivo La Corogne en 2009.

2004-2007 : Des années difficiles[modifier | modifier le code]

La saison suivante confirme cet état préoccupant de la part du capitaine merengue. En championnat, Raúl ne marque que neuf buts (soit son plus mauvais total depuis sa première saison chez les pros, où il avait joué moins de matchs), dont seulement trois durant la première partie de saison. Il se ressaisira quelque peu par la suite avec notamment deux doublés contre l'Espanyol Barcelone (4-0 lors de la 22e journée) et le Racing Santander (5-0 lors de la 35e journée), mais le Real ne sera que dauphin du FC Barcelone. C'est en Ligue des Champions qu'il s'en tire le mieux à titre personnel, avec quatre buts, ce qui fait de lui l'égal d'Alfredo Di Stéfano (49 buts). Raúl signe notamment une grande prestation face à l'AS Roma en phase de poules (4-2), où alors que le Real est mené 0 à 2, il réussit un doublé, pour réduire le score d'abord (39e, d'un superbe lob), puis pour donner l'avantage à son équipe ensuite (72e, d'une reprise taclée). Mais le Real est sorti dès les huitièmes de finale par la Juventus (1-0, 0-2 ap) et c'est donc une seconde saison consécutive sans titre pour le club madrilène. C'est aussi lors de cette saison qu'il perd son statut de titulaire indiscutable en sélection, désormais entraîné par Luis Aragonés, bien qu'il ait porté le record de buts à 41 (en 85 sélections).

Pourtant, Raúl démarre bien la saison pré-mondial. Dès la 1re journée, il inscrit le but victorieux à Cadix à cinq minutes de la fin (1-2), puis il signera un doublé contre l'Athletic Bilbao (3-1 lors de la 4e journée) et un but magnifique d'une volée lobée de plus de vingt mètres sur la pelouse de La Corogne (3-1 lors de la 11e journée), qui sera son cinquième en neuf matchs, plus deux en trois de Ligue des Champions (atteignant ainsi le total de 51 buts), mais aussi son dernier de la saison... En effet, le 19 novembre 2005, à l'occasion du Clásico perdu 3 à 0 à domicile, il se blesse et est mis sur la touche pour trois mois. À son retour, le 18 février 2006, il dispute 16 matchs toutes compétitions confondues sans trouver le chemin des filets. Raúl n'est plus que l'ombre de lui-même et a l'image d'un joueur déjà vieux, complètement usé, pour avoir trop tiré sur la corde physique depuis ses 17 ans. De même, lors de ses deux dernières saisons, il n'aura inscrit que 20 buts (13 puis 7), soit autant que la saison précédente. Collectivement, ce n'est guère mieux, puisque le Real finit deuxième à douze longueurs du Barça en Liga et est sorti en huitième de finale de la C1, pour une troisième saison vierge de titres d'affilée. Raúl se console avec la naissance des jumeaux Hector et Matéo, en décembre 2005, et avec sa convocation pour la Coupe du monde 2006, où l'équipe d'Espagne espère bien briller. Après une entame parfaite contre l'Ukraine (4-0), la La Furia Española bute sur la Tunisie, mais Raúl, entré à la mi-temps, égalise à vingt minutes du terme (son 44e et dernier but en sélection, pour sa 97e apparition, et rejoignant par la même occasion le cercle très fermé des joueurs ayant marqué au moins un but dans trois mondiaux différents, et son équipe l'emporte finalement 3 à 1, avant de réaliser le "grand chelem" contre l'Arabie saoudite (1-0). Mais en huitième de finale, lors de sa 99e sélection, l'Espagne est battue par la France de Zidane (1-3) et quitte donc la compétition.

La saison suivante sera du même acabit pour Raúl, qui n'inscrira que 12 buts en 43 matchs, toutes compétitions confondues. Néanmoins, avec 7 buts et 3 passes décisives, il participe à la conquête de la 30e Liga obtenu sur le fil par le Real aux dépens du Barça. Les deux équipes ayant fini à égalité de points, les merengues l'emportent grâce aux confrontations directes : victoire 2 à 0 au Stade Santiago Bernabéu, où Raúl avait ouvert le score dès la 3e minute d'un merveilleux coup de tête, et nul 3-3 au Nou Camp. À la peine sur la scène domestique, Raúl montre toute l'étendue de son talent sur la scène européenne, inscrivant cinq buts, dont deux doublés contre le Dynamo Kiev en phase de poules (5-1) puis face au Bayern Munich en huitième de finale aller (3-2). Mais le club madrilène s'incline ensuite 2-1 en Bavière, éliminé à ce stade de la compétition pour la 3e année consécutive... Enfin, c'est lors de cet exercice que Raúl quittera définitivement la Seleccion, suite à une défaite 3-2 contre l'Irlande du Nord à Belfast, le 6 septembre 2006, pour le compte des éliminatoires à l'Euro 2008. Avec 102 sélections et 44 buts, il est le meilleur buteur de l'histoire de la sélection Espagnole et l'un de ses plus dignes représentants, bien qu'il n'ait jamais remporté le moindre titre avec.

Raúl célébrant un but en 2008 face au Zenith Saint-Petersbourg.

2007-2009 : Une seconde jeunesse[modifier | modifier le code]

Malgré des critiques en tout genre en ce début de saison, et aussi des rumeurs de transfert du côté de Liverpool[30] ou de l'Inter Milan, Raúl est bien un joueur madrilène pour cette nouvelle saison. Et il retrouve son génie et son efficacité devant le but dès la 1re journée contre l’Atlético Madrid, puisqu'il inscrira le premier but merengue en championnat de la saison, en égalisant à la 14e. Lors de la deuxième journée, c'est encore lui qui ouvre la voie, à la 39e minute, de la démonstration contre Villareal (5-0). Raúl enchaîne les bonnes performances, signant notamment des doublés à domicile contre le Racing Santander (3-1 à la 14e journée), le Real Valladolid (7-0, 23e à la journée) ainsi que le FC Valence (2-3 à la 29e journée), et sera élu à plusieurs reprises "homme du match". C'est lors de cette saison qu'il inscrira son 200e but en championnat, le 8 mars 2008, en offrant sur pénalty à la 72e la victoire au Real contre l'Espanyol Barcelone (2-1 à la 27e journée). Raúl est devenu le 30 mars 2008 le 2e meilleur buteur de l'histoire du Real Madrid, ex-æquo avec Carlos Santillana, en marquant face au FC Séville son 290e but en match officiel avec le maillot "merengue" (3-1 à la 30e journée). Le 20 avril 2008, il le dépasse en ouvrant le score contre le Racing Santander (0-2 à la 33e journée). Enfin, le 7 mai, lors du Clásico, le Real atomise le Barça 4 à 1, et c'est Raúl en personne qui avait ouvert le score dès la 13e minute d'une superbe frappe enveloppée du gauche à l'entrée de la surface. Il s'agit là de son 15e et dernier but face au rival barcelonais, faisant de lui le deuxième meilleur buteur de l'histoire du Clásico, derrière un autre joueur merengue, Alfredo Di Stéfano (18 buts), mais devant César Rodriguez, Francisco Gento et Ferenc Puskás (14 buts). Il est donc l'un des grands artisans du 31e titre de champion du Real Madrid. Le journal Marca lui attribue même le titre de meilleur joueur de la saison (Trofeo Di Stefano)[31]. Par contre, en C1, le Real sera à nouveau sorti au stade des huitièmes de finale, après deux défaites face à l'AS Roma (2-1, 1-2), malgré les deux buts de Raúl.
Sous la houlette de son nouvel entraîneur, Bernd Schuster, son compteur buts affichera en fin de saison 18 unités en Liga et 5 en Ligue des Champions, dont il améliore sans cesse le record de buts (61), soit un total de 23 buts en 48 matchs. Mais malgré cette magnifique saison, il n'est pas retenu, au grand désarrois des supporters, qui militaient pour son retour, pour l'Euro 2008 disputé en Suisse et en Autriche, et que l'équipe d'Espagne finira par remporter.

Il commence la saison suivante par des prestations moyennes. Puis il redevient très efficace devant le but, signant ses premiers buts de la saison sous la forme d'un doublé contre le Real Sporting de Gijón (7-1, 4e journée). Il signera d'autres doublés face à l'Espanyol Barcelone (2-2, 6e journée), à nouveau contre le Real Sporting de Gijón, (0-4, 23e journée), où avec ses 308e et 309e buts, il devient le meilleur buteur de l'histoire du Real Madrid, devant Alfredo Di Stéfano, et face au Betis Séville (6-1, 24e journée). Il s'offre enfin un sensationnel "coup du chapeau" sur la pelouse du FC Séville (2-4, 33e journée). Mais ces trois buts seront ses derniers de la saison, puisque suite à la mythique claque concédée à domicile lors du Clásico (2-6, 34e journée), il ne trouvera plus le chemin des filets. Il termine néanmoins sa saison avec 18 buts, comme la saison passée, auxquels il faut en ajouter 3 en Ligue des Champions, dont un doublé contre le Zénith Saint-Pétersbourg (3-0), que le club quittera à nouveau en huitième de finale, terrassé par Liverpool (5-0 sur l'ensemble des deux matchs); et 3 autres réussis dans le même match de Coupe du Roi contre la Real Unión de Irún, club de troisième division, (4-3), insuffisant pour se qualifier puisque les madrilènes s'étaient inclinés 3-2 à l'aller. Malgré cela, avec 24 buts en 47 matchs toutes compétitions confondues, Raúl réalise donc une nouvelle très belle saison.

Raúl lors du match de son 323e et dernier but avec le Real Madrid, contre le Real Saragosse au stade de La Romareda.

2009-2010 : La fin d'une légende[modifier | modifier le code]

Avec les arrivés de Cristiano Ronaldo, Karim Benzema et Kaká, recrutés à prix d'or, Raúl est annoncé de plus en plus sur le banc. Mais, lors de la préparation (Coupe de la paix et matchs amicaux), il réalise de belles performances et inscrit cinq buts, ce qui fait de lui le meilleur joueur de la pré-saison. Et lors de la première journée de la Liga contre le Deportivo la Corogne (2-3), il marque le premier but du championnat et provoque un pénalty. Sur sa lancée, Raúl inscrit deux buts lors des trois premières journées de la Ligue des Champions et s'offre un doublé contre le Real Valladolid (4-2 au cours de la 7e journée). Mais malgré son bon début de saison, et suite à l'humiliante défaite en seizième de finale aller de la Coupe du Roi contre l'AD Alcorcón, club de troisième division, (4-0, et victoire 1-0 au retour, insuffisante pour se qualifier), il est poussé sur le banc par l'entraîneur chilien Manuel Pellegrini, qui lui préfère le buteur argentin Gonzalo Higuaín. Pour la première fois depuis 3 ans, Raúl ne sera pas titulaire pendant 3 matchs de suite. La suite de la saison sera difficile, puisqu'il doit se contenter de bouts de matchs. Il inscrit son dernier but avec les "merengues" face au Real Saragosse (1-2 lors de la 34e journée), contre qui il avait commencé sa carrière professionnelle près de 16 ans plus tôt, bouclant ainsi la boucle, et il disputera son dernier match à Malaga (1-1 lors de la 38e journée), le 16 mai 2010. Néanmoins, l'attaquant espagnol est rentré un peu plus dans la légende au cours de cet exercice, en devenant le deuxième joueur le plus "capé" et le troisième meilleur buteur de l'histoire du championnat d'Espagne, avec 550 matchs et 228 buts.

Avec 7 buts en 39 matchs, soit une moyenne famélique de 0,18 buts par match, Raúl aura donc signé la pire saison de sa carrière à titre personnel, qui plus est vierge de titres. Pour couronner le tout, la Seleccion, toujours sans son ancien capitaine, remporte la Coupe du Monde en Afrique du Sud. Malgré cela, le nouvel entraîneur madrilène, José Mourinho, arrivé tout droit de l'Inter Milan avec qui il a réussi le triplé, annonce son intention de conserver Raúl dans l'effectif. Mais le président, Florentino Pérez n'est pas de cet avis. Raúl lui-même, fidèle à ce qu'il avait dit quelques années plus tôt, pense qu'il est temps de partir, ne se sentant plus capable d'aider "son" club à remporter des titres.
Ainsi, le lundi 26 juillet 2010, il annonce lors d'une très émouvante conférence de presse qu'il quitte son club de cœur[32], pour rejoindre le club allemand de Schalke 04. Il y signe un contrat de deux années, laissant ainsi l'historique numéro 7 du Real Madrid à Cristiano Ronaldo, ce qui sera critiqué par de nombreux supporters qui auraient préféré que le numéro de leur idole soit retiré. Raùl part du Real Madrid après avoir conquis 16 titres en 16 ans avec le club de la capitale espagnole[33].

Raúl à Schalke 04[modifier | modifier le code]

Raúl à l'entraînement avec Schalke 04 en août 2011.

Tout juste débarqué en Allemagne, où il évolue sous son fameux numéro 7, Raúl n'a pas tardé à trouver ses marques dans son nouveau club. En effet, pour son deuxième match (victoire 3-1 face au Bayern Munich en finale du tournoi amical LIGA total! Cup), il s'est illustré en signant un doublé, dont un somptueux lob, ainsi qu'une passe décisive. Le début de championnat est plus délicat, puisque Schalke 04 concède quatre défaites en quatre matchs. Le 25 septembre, à l'occasion de la 6e journée contre le Borussia Mönchengladbach, il inscrit son premier but en match officiel sous ses nouvelles couleurs, arrachant ainsi le nul 2-2 à la 87e : après avoir éliminé deux défenseurs, il trompait Logan Bailly d'une frappe croisée à ras de terre. Le 20 octobre 2010, lors de la 3e journée de la Ligue des Champions face à l'Hapoël Tel Aviv (3-1)[34],[35], il inscrit ses premiers buts en C1 avec son nouveau club avec un doublé qui lui permet de s'installer seul en tête du classement des buteurs toutes Coupes d'Europe confondues avec 68 buts, devançant d'une unité Gerd Müller[36].

La saison de Raúl semble alors définitivement lancée, puisqu'il réalise ensuite un doublé contre Sankt Pauli (3-0 à la 11e journée) puis deux exceptionnels "coup du chapeau" (chose rare en une saison) face au Werder Brême (4-0 à la 13e journée), où il marque trois buts du pied droit, dont le dernier d'un merveilleux lob, puis face au FC Cologne (3-0 à la 17e journée). Le 15 février 2011, il marque son 71e but en coupe d'Europe lors des 8èmes de finale de la Ligue des Champions contre le FC Valence (1-1). Le 2 mars, il qualifie son équipe pour la finale de la coupe d'Allemagne, en inscrivant l'unique but de la rencontre face au Bayern Munich en demi-finale (0-1). Le 5 avril 2011, lors du quart de finale aller de Ligue des champions qui oppose l'Inter de Milan, tenant du titre, à Schalke 04 à San Siro, Raúl participe à la mémorable victoire de son équipe (2-5), en inscrivant le 3e but des siens face aux intéristes et en résistant successivement à Christian Chivu et à Andrea Ranocchia avant de tromper Julio César. Ce but permet non seulement aux allemands de mener au score, mais il s'agit notamment du 70e but de Raúl en Ligue des champions. Lors de son remplacement à la 87e minute il est ovationné par le public de San Siro. Au retour, il fait encore en mieux, car c'est lui qui ouvre le score, peu avant la mi-temps, après s'être joué de Julio César, puis qui offre le second but à Benedikt Höwedes d'une subtile louche (2-1). Grâce à cela, Schalke accède aux demi-finales de la Ligue des champions pour la première fois de son histoire. Raúl fêtera ce moment historique en allant communier avec les supporters de la Veltins Arena. Malheureusement pour eux, les hommes de Ralf Rangnick ne pèseront pas bien lourds en demi-finale face au Manchester United de Sir Alex Ferguson (défaites 0-2 puis 4-1). Mais le magnifique autant qu'inattendu parcours du club aura marqué les esprits et forcé le respect. Le 21 mai 2011, Raúl participe à la victoire de Schalke en Coupe d'Allemagne face au MSV Duisbourg, club de deuxième division (5-0) et remporte donc son premier trophée dans son nouveau club, qui est aussi la première coupe nationale de sa carrière. Ce succès compense la décevante 14e place en Bundesliga puisqu'il qualifie l'équipe de Gelsenkirchen pour la future Ligue Europa, que Raúl disputera pour la première fois, lui qui n'avait connu que la Ligue des Champions jusque là.

D'un point de vue personnel, cette première saison en dehors du Real Madrid, dans un nouveau championnat, totalement différent de la Liga, et dans un nouveau club, est une réussite pour Raúl, auteur de 19 buts en 51 matchs toutes compétitions confondues. En championnat, il figure dans le Top 10 des meilleurs buteurs, avec 13 réalisations, et est même élu "meilleur joueur de Schalke 04 de la saison 2010-2011". En C1, il a encore amélioré son record de buts pour le porter à 71, et il figure dans l'équipe type de la compétition, désignée par l'UEFA.

Raúl sous le maillot de Schalke 04.

A l'intersaison, des rumeurs envoient pourtant Raúl aux Blackburn Rovers, au Málaga CF[37] et au Paris SG[38], car il semble que Ralf Rangnick ne compte pas sur lui, ne le trouvant pas assez rapide. Mais la légende espagnole est bien là quand débute la saison, à l'occasion de la Supercoupe d'Allemagne, que Schalke remporte aux dépens de l'ennemi honni, le Borussia Dortmund, champion en titre (0-0, 4-3 tab), à Gelsenkirchen. Pour son deuxième match, il inscrit ses premiers buts de la saison, sous forme d'un doublé (de la tête, puis d'une superbe louche, sa spécialité), face à Teningen, club de sixième division, que Schalke 04 écrase 11-1 pour son entrée en lice en Coupe d'Allemagne. En championnat, c'est plus délicat puisque Schalke chute lourdement face au voisin du VfB Stuttgart (3-0) lors de la première journée. Mais une semaine plus tard, Schalke écrase le FC Cologne (5-1) et Raúl inscrit son premier but en championnat d'une magnifique louche, encore une fois. Ce but sera d'ailleurs élu plus beau but de l'année 2011 inscrit en Bundesliga. Le 16 août 2011, les Blackburn Rovers transmettent une offre ferme pour s'attacher les services de l'attaquant espagnol. Mais Raúl, qui souhaite continuer l'aventure à Schalke 04, demande au club allemand de la refuser. Le 21 août, il annonce au journal Marca qu'il ira "au bout de son contrat", mettant ainsi fin aux rumeurs[39],[40]. Une semaine plus tard, il prouve que sa tête et son cœur sont bien à Schalke, en inscrivant l'unique but (en trois temps) de la rencontre face au Borussia Mönchengladbach, qui permet à son équipe d'être leader ex-æquo après quatre journées. A l'image de son équipe, troisième du championnat, à trois points du leader, le Bayern Munich, à mi-parcours, Raúl tourne bien. Entre la 11e et la 17e journée, il marque à chaque fois au moins un but lors de ses matchs à domicile, dans la Veltins Arena, parachevant cette série par un coup du chapeau face au Werder Brême (5-0, 17è j.), contre qui il avait déjà inscrit un triplé la saison précédente. Trois buts de "renard", dont le dernier d'une superbe tête plongeante, lui permettant d'atteindre la barre des 10 buts en championnat à la trêve. À côté de cela, il inscrit son 72e but en Coupe d'Europe, et son 1er en Ligue Europa, le 1er décembre 2011, face au Steaua Bucarest (2-1).

Après la trêve, il obtient même le brassard de capitaine suite à la blessure de Benedikt Höwedes. Le 19 février 2012, à l'occasion de la 22e journée de championnat et d'une démonstration face au VfL Wolfsburg (4-0), Raúl inscrit son 400e but en pro (clubs et sélection confondus)[41]. Le 15 mars, à l'occasion du huitième de finale retour de Ligue Europa face au FC Twente, il participe activement à la victoire (4-1) et à la qualification de son équipe pour le tour suivant, en obtenant un penalty, puis en signant une superbe passe décisive en talonnade pour Jermaine Jones. Trois jours plus tard, il trouve le chemin des filets pour la première fois depuis un mois, d'une magnifique frappe sans contrôle en pleine lucarne des dix-huit mètres, à l'occasion d'une nouvelle victoire 4-1, au 1. FC Kaiserslautern. Lors du quart de finale de Ligue Europa face à l'Athletic Bilbao, il inscrit trois buts : à l'aller (défaite 2-4), un doublé, dont le second d'une magnifique reprise de volée aux dix-huit mètres; au retour (nul 2-2), un but, d'une superbe frappe de l'entrée de la surface en pleine lucarne (ce but sera d'ailleurs comparé par les spécialistes à celui inscrit dix ans plus tôt, presque jour pour jour, à celui inscrit face au FC Barcelone en Ligue des champions). Ces trois nouvelles réalisations portent son total de buts en compétitions de l'UEFA à 77. Quatre jours plus tard, il signe un doublé contre Hanovre 96 (3-0 lors de la 29e journée), qui conclue une belle série de six buts en six matchs. Le 19 avril 2012, lors d'une conférence de presse, il annonce qu'il quittera Schalke 04 à l'issue de la saison. De plus, il annonce qu'il s'agit de son dernier contrat en Europe et qu'il rejoindra un club d'un championnat émergent, en Asie ou en Amérique. Le club annoncera suite à cette conférence que le numéro 7 porté depuis 2010 par le joueur sera retiré et qu'un match en son honneur aura lieu en 2013. Le 28 avril, pour son dernier match à la Veltins-Arena, où le public lui rend un vibrant hommage, il inscrit un but et offre une passe décisive à Klaas-Jan Huntelaar, face au Hertha Berlin (4-0), assurant ainsi la 3e place qualificative pour la prochaine Ligue des champions.

Après deux ans au Schalke 04, 40 buts marqués toutes compétitions confondues, des records de buts en Ligue des champions et en Coupes d'Europe encore améliorés et deux nouveaux titres à son palmarès, Raúl, qui a prouvé qu'il était encore loin d'être fini malgré son âge et de nombreuses années derrière lui, se retire du football européen, où il a acquis, à juste titre, un statut de légende du ballon rond.

Raúl à Al-Sadd[modifier | modifier le code]

Raúl à son arrivée à Al Sadd en mai 2012.

Des rumeurs envoient la légende espagnole au Qatar, où tant d'autres gloires ont fini leur carrière ces dernières années (Anthony Yeboah, Marcel Desailly, Stefan Effenberg, Claudio Caniggia, Sonny Anderson ou Gabriel Batistuta entre autres). Et le 13 mai 2012, il s'engage officiellement avec le club d'Al Sadd Club, qui est basé dans la capitale, Doha, et qui est le plus grand club du pays, sans que la durée ni le montant du transfert ne soient communiqués. Il est présenté dans la soirée, lors d'une conférence de presse.

Pour son premier match avec le club qatari, le 5 août 2012 en coupe du Qatar contre le Mesaimeer (2-0), Raúl est promu capitaine et inscrit le deuxième but sur penalty à la 90e. Le 24 septembre 2012, il signe son premier doublé avec son nouveau club, à l'occasion d'une victoire (5-2) sur le Qatar SC. Considéré comme la star de la ligue, il devient très rapidement le capitaine de l'équipe et sous son impulsion, Al Sadd domine le championnat Qatari durant une grande partie de la saison, ne connaissant leur première défaite que lors de la 16eme journée face à El Jaish 1 à 0 (le championnat du Qatar comporte 22 journées). Le club est finalement sacré champion à une journée de la fin le 13 avril 2013 en battant Al Kharaitiyat 3 à 1. Raúl participe au 1000ème matchs de sa carrière le samedi 27 avril contre Al Rayyan. En finale de la Heir Apparent Cup, Al Sadd sera battu sur le score de 3 à 2 par Lekhwiya (leur dauphin en championnat). Le club atteindra également la finale de L'Emir of Qatar Cup, non sans avoir pris sa revanche sur Lekhwiya en demi-finales (3-2). Malheureusement, malgré un but de son capitaine, Al Sadd s'incline 2 buts à 1 face à Al Rayyan.

Raúl en équipe nationale[modifier | modifier le code]

Raúl a participé aux Coupes du Monde 1998, 2002 et 2006, aux Championnats d'Europe des Nations en 2000 et 2004, ainsi qu'aux Jeux olympiques d'Atlanta en 1996.

Sélectionné pour la première fois par Javier Clemente, le 10 octobre 1996 contre la République tchèque lors des éliminatoires du Mondial 98, étant alors considéré comme l'un, si ce n'est le plus grand espoir du football mondial, il s'imposera définitivement après l'échec de l'équipe d'Espagne lors du mondial français comme la superstar d'une sélection très talentueuse, composée notamment de grands noms tels que Fernando Hierro, Josep Guardiola ou Luis Enrique.

Durant la campagne d'éliminatoires pour l'Euro 2000, Raúl marquera 11 buts en seulement 9 matchs, avec notamment un quadruplé lors d'une cinglante victoire 9 à 0 face à l'Autriche (pourtant présente à la Coupe du Monde 1998 quelques mois plus tôt), permettant à son équipe de terminer en tête de son groupe et d'arriver à l'Euro en tant que favoris. Auteur d'une superbe compétition, le Madrilène verra son parcours stoppé net en quarts de finale par l'Équipe de France (2-1) où il ratera le penalty de l'égalisation, généreusement accordé par l'arbitre M. Collina dans les dernières minutes de la partie.

Il aborde la Coupe du monde 2002 avec le statut de meilleur attaquant du monde et sérieux prétendant au Ballon d'or depuis plusieurs années. Il réalisera une fois de plus une compétition exceptionnelle (3 buts en 4 matchs), leader technique de son équipe qui fut la première qualifiée pour le deuxième tour. Malheureusement, il se blessera lors du huitième de finale face à l'Irande et ne pourra pas jouer lors de l'élimination de son équipe en quarts de finale contre la Corée du Sud dans des conditions très litigieuses. Beaucoup s'accordaient alors à dire qu'avec lui, l'Espagne aurait pu aller au bout cette année-là.

Raúl est logiquement promu capitaine après le mondial suite à la retraite internationale de Hierro. Alors au sommet de son art, il devient le meilleur buteur de l'histoire de la sélection espagnole (à seulement 25 ans), le 12 février 2003 en amical contre l'Allemagne en signant un doublé. La même année, il est décisif lors des barrages qualificatifs à l'Euro 2004 face à la Norvège égalisant au match aller (victoire finale 2-1 de l'Espagne) et ouvrant le score au match retour à Oslo (victoire 3-0). Malgré tout, la phase finale ne se passera pas très bien pour la Roja, éliminée dès le 1er tour, à l'image d'un Raúl arrivé très fatigué qui n'a pu empêcher l'élimination des siens.

Victime d'une grave blessure au ligaments en novembre 2005, il entame un long parcours de rééducation afin de pouvoir participer à la Coupe du Monde en Allemagne encouragé par tout un peuple. Sélectionné par Luis Aragonés, il est contraint de commencer la compétition sur le banc, n'étant pas encore à 100 % de ses capacités, il marque tout de même un but décisif après son entrée en jeu face à la Tunisie lors du 2e match. Il est titularisé lors du match le plus important en 8e de finale face à la France.

Après le mondial et une humiliante défaite face à l'Irlande du Nord en éliminatoires pour l'Euro 2008, Luis Aragones décidera de se priver de Raúl malgré une énorme pression populaire, le nom de l'idole de Madrid étant notamment scandé lors des matchs de la sélection. Dans l'indignation générale et bien qu'il ait été élu meilleur joueur du championnat, Raúl ne sera donc pas appelé à disputer l'Euro. L'Espagne sera tout de même championne d'Europe et, deux ans plus tard, championne du Monde. Raúl n'aura donc jamais gagné de titre avec la sélection espagnole, alors qu'il est unanimement considéré comme le meilleur joueur de l'histoire de son pays.

Ambassadeur de bonne volonté de la FAO[modifier | modifier le code]

L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) joue un rôle de chef de file dans les efforts internationaux de lutte contre la faim. La FAO, constituée le , à Québec au Canada. Le Programme des Ambassadeurs de bonne volonté de la FAO a été lancé en 1999. En 2004, Raúl a été nommé Ambassadeur de bonne volonté[42] de l’Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

Statistiques[modifier | modifier le code]

Statistiques saison par saison[modifier | modifier le code]

Équipe Saison Primera División Coupe du Roi Champions League Autres* Total
Matchs Buts Passes Décisives Matchs Buts Matchs Buts Matchs Buts Matchs Buts
Drapeau : Espagne Real Madrid 1994/95 28 9 4 2 1 0 0 0 0 30 10
1995/96 40 19 24 2 1 8 6 2 0 52 26
1996/97 42 21 25 5 1 0 0 0 0 47 22
1997/98 35 10 12 1 0 11 2 2 3 49 15
1998/99 37 25 5 2 0 8 3 2 1 49 29
1999/00 34 17 11 4 0 15 10 4 2 57 29
2000/01 36 24 2 0 0 12 7 2 1 50 32
2001/02 35 14 6 6 6 12 6 2 3 55 29
2002/03 31 16 11 2 0 12 9 2 0 47 25
2003/04 35 11 1 7 6 9 2 2 1 53 20
2004/05 32 9 6 1 0 10 4 0 0 43 13
2005/06 26 5 3 0 0 6 2 0 0 32 7
2006/07 35 7 3 1 0 7 5 0 0 43 12
2007/08 37 18 5 1 0 8 5 2 0 48 23
2008/09 37 18 4 1 3 7 3 2 0 47 24
2009/10 30 5 0 2 0 7 2 0 0 39 7
Total / 550 228 122 37 18 132 66 22 11 741 323
Équipe Saison Bundesliga Coupe D'Allemagne Europe[43] Autres* Total
Matchs Buts Passes Décisives Matchs Buts Matchs Buts Matchs Buts Matchs Buts
Drapeau : Allemagne Schalke 04 2010/11 34 13 4 4 1 12 5 1 0 51 19
2011/12 32 15 5 3 2 11 4 1 0 47 21
Total / 66 28 9 7 3 23 9 2 0 98 40
Équipe Saison Qatar Stars League Emir of Qatar Cup Coupe Continentale Autres* Total
Matchs Buts Passes Décisives Matchs Buts Matchs Buts Matchs Buts Matchs Buts
Drapeau : Qatar Al Sadd 2012/13 22 9 6 3 1 0 0 9 2 34 12
2013/14 17 2 2 0 0 2 0 0 0 19 2
Total / 39 11 8 3 1 2 0 9 2 53 14
Total 642 265 137 47 22 157 75 33 13 892 377

* Dernière mise à jour le 20 mars 2014

Statistiques dans les compétitions "mineures"[modifier | modifier le code]

  • 1994-95 : Real Madrid C : 7/16
  • 1994-95 : Real Madrid B : 1/0
  • 1995-96 : Real Madrid A : 2/0 en Supercoupe d'Espagne
  • 1997-98 : Real Madrid A : 2/3 en Supercoupe d'Espagne
  • 1999-00 : Real Madrid A : 4/2 en Championnat du Monde des Clubs
  • 2001-02 : Real Madrid A : 2/3 en Supercoupe d'Espagne
  • 2003-04 : Real Madrid A : 2/1 en Supercoupe d'Espagne
  • 2004-05 : Real Madrid A : 2/0 en Tour Préliminaire [(1)(compris dans le total ci-dessus)]
  • 2007-08 : Real Madrid A : 2/0 en Supercoupe d'Espagne
  • 2008-09 : Real Madrid A : 2/0 en Supercoupe d'Espagne

Récapitulatif des buts/matchs de Raul au Real Madrid[modifier | modifier le code]

* Au 20 octobre 2010


Tableau résumant les totaux de la carrière de Raúl (Matchs non officiels inclus) :

Matchs Buts
Drapeau : Espagne Real Madrid 741 323
Drapeau : Espagne Matchs amicaux Real Madrid* 115 35
Drapeau : Allemagne Schalke 04 98 40
Drapeau : Allemagne Matchs amicaux Schalke 04* 13 5
Drapeau : Qatar Al Sadd 53 14
Drapeau : Qatar Matchs amicaux Al Sadd* 10 6
Globe.png Matchs de charité 7 8
Drapeau : Espagne Sélection Espagnole 102 44
Drapeau : Espagne Sélections espagnoles jeunes 27 20
Drapeau : Espagne Catégories inférieures Atlético Madrid 80 319
Drapeau : Espagne Catégories inférieures du Real Madrid 83 180
TOTAL 1329 994
  • Il n'existe pas de liste officielle récapitulant les matchs amicaux dans lesquels Raúl a joué. Cependant, grâce à des archives et de nombreux sites officiels des équipes, ces statistiques ont pu être compilées. Cela ne signifie pas que tous les matchs amicaux sont répertoriés.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Buts en sélection[modifier | modifier le code]

En club[modifier | modifier le code]

Drapeau : Espagne Real Madrid[44]
 
Drapeau : Allemagne Schalke 04[45]
 
Drapeau : Qatar Al Sadd Doha

Distinctions individuelles[modifier | modifier le code]

 
  • Meilleur buteur mondial de l'année 1999 désigné par l'IFFHS.
  • Meilleur buteur de toute l'histoire du Real Madrid avec 323 buts.
  • Meilleur buteur de toute l'histoire de la Ligue des Champions avec 71 buts.
  • Quatrième meilleur buteur de l'histoire du championnat d'Espagne avec 228 buts.
  • Élu meilleur joueur de Schalke 04 en Championnat d'Allemagne de football 2010-2011
  • Membre de l'Équipe Type de la Ligue des Champions 2011.
  • Meilleur joueur de Schalke 04 en 2011.
  • Troisième meilleur buteur de l'histoire du Clásico, avec 15 buts.
  • Joueur le plus Fair-play de Qatar Stars League en 2013.

Statistiques

Divers et anecdote[modifier | modifier le code]

  • Le 7 avril 1997, contre Compostela, Raúl a joué son 100e match en Liga avec le Real Madrid à 19 ans et 284 jours ce qui constitue un record en Espagne[48].
  • Le 15 avril 2000, contre Saragosse, Raúl a marqué son 100e but avec le Real Madrid sur penalty à seulement 22 ans et 292 jours.
  • Le 4 février 2002, à 24 ans il devient le meilleur buteur en activité dans la Liga face à Málaga en marquant ses 112e et 113e buts en 7 saisons et 236 matchs.
  • Le 11 décembre 2002, à 25 ans, lors de la deuxième phase de la ligue des champions, Raul a marqué ses deux cent et deux cent-unième buts toutes compétitions officielles confondues avec le Real Madrid.
  • Avec la Sélection, le 12 février 2003, contre l'Allemagne, le capitaine espagnol a marqué ses trentième et trente et unième buts en équipe nationale. Il est devenu ainsi seul meilleur buteur de toute l'histoire de la Sélection.
  • Le 19 juin 2006, grâce à un but contre la Tunisie, Raul devient le 18e joueur à avoir marqué dans 3 Coupes du monde différentes. Il a marqué lors de la Coupe du Monde 1998, de la Coupe du monde 2002 et de la Coupe du monde 2006.
  • Le 26 mai 2007, Raúl a rejoint Gento dans l'histoire du Real Madrid avec 605 matchs officiels avec les Merengue. Seuls Manuel Sanchis et Santillana ont fait mieux avec respectivement 712 et 643 rencontres disputées sous le maillot du Real. Le 1er mars 2008, lors d'un Recreativo Huelva - Real, il rejoint Santillana avec 643 matchs officiels sous le maillot du Real (le 5 mars 2008, en huitième de finale de Champions League contre la Roma, il le dépasse).
  • Le 8 mars 2008 contre l'Espanyol, Raúl a marqué son 300e but avec le Real Madrid sur penalty à 30 ans et 9 mois.
  • Raúl est devenu dimanche 30 mars 2008, le 2e meilleur buteur de l'histoire du Real Madrid, ex-æquo avec Carlos Alonso Santillana, en marquant face au FC Séville son 290e but en match officiel avec le maillot "merengue" (le 20 avril 2008, il le dépasse).
  • Le 11 novembre 2008, à Santiago Bernabéu contre le Real Unión (match de Copa del Rey), Raúl marque un triplé, ce qui porte son total de buts avec le Real à 300, toutes compétitions officielles confondues.
  • Le 11 janvier 2009, à l'occasion de la 18e journée et du déplacement des Merengues à Majorque, Raúl devient le plus jeune joueur a disputé son 500e match de première division en Europe (à 31 ans et 188 jours) avec le Real Madrid. Le Real s'impose 3 à 0, Raúl inscrit un but du talon, ce qui porte son total de but en Liga à 212 unités. Ce but est son 305e toutes compétitions confondues sous le maillot blanc, ce qui le place à seulement deux réalisations du légendaire record d'Alfredo Di Stéfano (307 buts).
  • Le 31 janvier 2009, lors de la rencontre opposant le Real Madrid à Numancia, Raúl égale le nombre de buts de Di Stéfano (307 buts). Il devient par là même le co-meilleur buteur merengue de tous les temps.
  • Le 15 février 2009, lors de la rencontre contre le Sporting Gijón, Raúl devient le meilleur buteur du Real Madrid en marquant ses 308e et 309e buts avec la Maison Blanche, dépassant ainsi le mythique Alfredo Di Stéfano.
  • Le , Raúl présente à la presse sa biographie, Le triomphe des valeurs, écrite par le journaliste Enrique Ortego[49].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d La Fiche de RAUL —lequipe.fr
  2. Fiche de Raúl — www.national-football-teams.com
  3. Raúl en sélections de jeunes
  4. Raúl en compétitions internationales
  5. Barça : Guardiola : «Raul est le meilleur joueur espagnol de tous les temps» — lebuteur.com
  6. Raúl élu meilleur joueur espagnol de l'histoire du footbal par les internautes de MARCA.com
  7. Casillas : "Raúl est le meilleur joueur espagnol de l'histoire"
  8. Etranger - Real Madrid : le n°7 de Raul retiré à jamais
  9. L'Espagnol Raul quitte le Real Madrid pour Schalke 04 — rfi.fr
  10. Un 7 de légende
  11. (en) « Raúl González - UEFA.com » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-04-01
  12. (es) Raúl agranda su leyenda en La Romareda — marca.com
  13. Espagne : Villa dépasse le record de Raul !
  14. (de) MAMEN SANZ: Das Vorzeigespielerpaar um Raúl González Blanco
  15. (en) Raúl González Mania
  16. (es) Nace María González, hija de Raúl González — as.com
  17. (es) 7. Raúl: El hombre récord nació en la Colonia Marconi — as.com
  18. (en) Raul donates over £3,000 to save childhood club from folding — goal.com
  19. Raúl | Fiche technique — realmadrid-fr.com
  20. Raul, l’élégance du buteur — sport-legends.com
  21. a et b (en) Spain - Footballer of the Year (Don Balón Awards: Best Spanish Player) — rsssf.com
  22. (en) Raúl González - Player Profile - Encyclopedia II
  23. (en) Spain vs Yugoslavia - 14 December 1996 - Soccerway
  24. (en) WAGs: Mamen Sanz
  25. Mario Jardel, buteur XXL
  26. (en) Raul Gonzalez Blanco - How He Made Me Love Football
  27. Dix dates du "Raúl de Madrid" — fifa.com
  28. (en) 700-up for sparkling Real - Thursday 27 September 2001 — guardian.co.uk
  29. (en) 12 February 2003 - Raúl Takes Two To Become Number One
  30. (en) Liverpool link puts Raul future in spotlight — chinadaily.com.cn
  31. Raul meilleur joueur de la saison, sport24.fr
  32. Real Madrid: L'adieu de Raul —chronofoot.com
  33. Raùl se va del Real Madrid — marca.com
  34. (en) « Raul Uefa »
  35. (en) « Inzaghi Uefa »
  36. Schalke 04 fait le métier — actufoot.fr
  37. Raul, la touche finale du mercato de Malaga ? — footmercato.net
  38. Raul, la dernière tentation du PSG au mercato ? — foot01.com
  39. Raul refuse Blackburn — lequipe.fr
  40. Raul refuse Blackburn — francefootball.fr
  41. Schalke 04: Une victoire et 400 buts pour Raul — chronofoot.com
  42. www.fao.org
  43. Champions League et Ligue Europa.
  44. Palmarès officiel qui ne prend pas en compte les 2 championnats d'Espagne cadets remportés en 1991-92 et 1992-93, ainsi que les 13 trophées Santiago Bernabéu remportés en 1994, 1995, 1996, 1997, 1998, 1999, 2000, 2003, 2005, 2006, 2007, 2008 et 2009.
  45. Palmarès officiel qui ne prend pas en compte la LIGA total! Cup remportée en 2010.
  46. Article sur as.com, 08/12/2007
  47. Article sur as.com, 26/05/2007
  48. « Statistiques sur madridista.hu » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-04-01
  49. Raul a présenté mardi à Madrid sa biographie « Le triomphe des valeurs » — goal.com

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]