Équipe de Jamaïque de football
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| Généralités | |||||
| Confédération | CONCACAF | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| Couleurs | vert, jaune et noir | ||||
| Surnom | Reggae Boyz | ||||
| Stade principal | Independence Park | ||||
| Classement FIFA | |||||
| Personnalités | |||||
| Sélectionneur | |||||
| Record de sélections | Ian Goodison : 120 | ||||
| Meilleur buteur | Luton Shelton : 35 | ||||
| Rencontres officielles historiques | |||||
| Premier match | Haïti (9 mars 1925) |
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| Plus large victoire | Jamaïque britanniques (4 mars 1994) Jamaïque (24 novembre 2004) |
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| Plus large défaite | Costa Rica (24 février 1999) |
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| Palmarès | |||||
| Coupe du monde | Phases finales : 1 1er tour en 1998 |
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| Championnat CONCACAF/Gold Cup | Phases finales : 10 |
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| Maillots | |||||
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| Actualités | |||||
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Équipe de Jamaïque de football en 2013 |
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L'équipe de Jamaïque de football, surnommée les Reggae Boyz, est constituée par une sélection des meilleurs joueurs jamaïquains sous l'égide de la Fédération de Jamaïque de football et représente le pays lors des compétitions régionales, continentales et internationales depuis sa création en 1925.
Les Reggae Boyz disputent leurs rencontres à domicile à l'Independence Park, situé dans la capitale jamaïquaine, Kingston. Les Jamaïquains sont actuellement au 53e rang mondial selon le classement FIFA et au 7e rang de la CONCACAF. L'équipe est entraînée par Theodore Whitmore, qui a pris son poste en juillet 2009.
Histoire [modifier]
Les débuts de la sélection sous le régime colonial (1925-1962) [modifier]
La Fédération de Jamaïque de football est fondée en 1910 pour gérer l'ensemble des rencontres se disputant dans la colonie britannique[2]. Il faut cependant attendre 1925 pour qu'une équipe nationale soit constituée. Invités à Haïti, les Jamaïcains disputent une série de trois matchs contre leurs hôtes[3]. La première rencontre officielle se déroule le 22 mars et se solde par la victoire des Jamaïcains sur le score de deux à un, le premier but de l'histoire de la sélection est inscrit par Clarence Parsaillaigue à la 40e minute[4]., les deux autres rencontres amicales disputées lors de cette tournée sont également remportées, trois à zéro puis un à zéro[5]. L'année suivant, en novembre 1926, les Jamaïcains reçoivent à leur tour les Haïtiens au Sabina Park et s'imposent sur le score de six à zéro[5].
Quatre ans plus tard, l'équipe nationale dispute sa première compétition internationale, le tournoi de football des deuxièmes Jeux d'Amérique centrale et des Caraïbes organisés à La Havane. Placés dans le groupe A, les Jamaïcains sont éliminés suite à deux défaites face à Cuba et au Honduras[6]. La Jamaïque dispute deux nouvelles rencontres contre Haïti, puis accueille Trinité-et-Tobago, en décembre 1935, pour une tournée inter-coloniale. Les Trinitéens remportent les trois rencontres, la dernière sur le score de deux à un[7]. Après une nouvelle tournée perdue à Haïti en 1938, les rencontres s'interrompent pendant la Seconde Guerre mondiale et ne reprennent qu'en 1947 avec une tournée de Trinité-et-Tobago[5]. La même année, la Jamaïque dispute un tournoi triangulaire à Trinité-et-Tobago face à l'équipe hôte et à la Guyane britannique[8]. Les Jamaïcains l'emportent face aux Guyaniens[9] mais perdent les trois matchs disputés face aux Trinidadiens dont le deuxième sur le score de six à zéro[10].
Les années suivantes, l'équipe nationale dispute de nombreuses rencontres amicales face à Cuba, Trinité-et-Tobago et Haïti ainsi que face à une sélection des meilleurs joueurs caribéens en février 1952[11]. Les Jamaïquains perdent la série de rencontres malgré l'apport des vedettes Lindy Delapenha et Gil Heron, professionnels en Europe[12].
De nombreux échecs et désillusions avant le premier succès en Coupe caribéenne (1962-1994) [modifier]
À l'indépendance en 1962, la fédération de Jamaïque de football s'affilie à la FIFA puis devient membre de la CONCACAF en 1965. Elle fait également construire un stade national et engage un sélectionneur, le Brésilien Jorge Penna[13]. En août 1962, pour la deuxième fois de son histoire, l'équipe nationale dispute les Jeux d'Amérique centrale et des Caraïbes organisés par la Jamaïque. L'équipe termine quatrième de la compétition avec notamment deux victoires sur le score de six à un face à Porto Rico et Cuba, Sydney Bartlett inscrit lors de ce dernier match un triplé[14]. L'équipe dispute ensuite, en mars 1963, la Coupe des nations de la CONCACAF. Engagée dans le groupe 2, l'équipe termine dernière en n'inscrivant qu'un but pour 16 encaissés. Elle subit également la plus lourde défaite de son existence, huit à zéro, face au Mexique[15].
Engagée pour la première fois dans des éliminatoires de la Coupe du monde, l’équipe de Jamaïque de football bat Cuba et les Antilles néerlandaises au 1er tour. Dans le tour final disputé en mai 1965,l'équipe termine dernière derrière le Costa Rica et le Mexique, contre qui elle subit une nouvelle défaite huit à zéro[3],[5]. L'équipe dirigée par Jorge Penna dispute, en janvier 1967, les éliminatoires de la Coupe des nations de la CONCACAF. L'équipe termine troisième de la poule et ne parvient pas à se qualifier pour la phase finale[16].
En novembre 1967, un nouveau sélectionneur est nommé, le Jamaïcain George Thompson, ancien entraîneur de Kingston College[17],[18]. De nombreux joueurs ayant quitté l'île pour évoluer aux États-Unis, la sélection se retrouve amoindrie et connaît, l'année suivante, l'élimination dès la première phase des éliminatoires de la Coupe du monde 1970[3]. Elle perd les quatre rencontres de son groupe face au Costa Rica et au Honduras. Éliminée également en phase de groupe de la Coupe des nations de la CONCACAF, l'équipe jamaïcaine se retire des éliminatoires de la Coupe du monde 1974 après la suspension de 17 de ses joueurs par la fédération, dont le capitaine Delroy Scott, suite au comportement de ceux-ci lors d'une tournée aux Bermudes en décembre 1972[3],[19],[20]. La sélection traverse alors une longue période d'insuccès due à une mauvaise organisation et à un manque de moyens financiers[21]. Elle est ainsi éliminée au 1er tour des qualifications pour la Coupe du monde 1978 par Cuba puis ne participe pas aux éliminatoires des deux éditions suivantes n'ayant pas payé sa cotisation FIFA[3],[19].
Après une élimination au deuxième tour des qualifications de la Coupe du monde 1990, La sélection jamaïcaine, dirigée par l'ancien international Carl Brown[22], remporte en 1991 la Coupe des Caraïbes. L'équipe bat en finale Trinité-et-Tobago sur le score de deux à zéro et se qualifie ainsi pour la Gold Cup 1991, l'attaquant Paul Davis marquant lors de toutes les rencontres de la compétition[23]. Lors de la Gold Cup, l'équipe de Jamaïque termine dernière du groupe A avec trois défaites contre le Honduras, le Canada et le Mexique. À la même période, la Jamaïque atteint le deuxième tour des éliminatoires de la Coupe du monde 1994. Elle termine troisième du groupe B et ne se qualifie pas pour le tour final de qualification. En 1992, la sélection s'incline en finale, sur le score de trois à un, face à Trinité-et-Tobago, qui prend ainsi sa revanche[24]. La Jamaïque est de nouveau finaliste de la compétition l'année suivante. Battue lors de la séance des penaltys par la Martinique, elle se qualifie cependant pour la Gold Cup 1993. Dans cette compétition, elle atteint les demi-finales où elle est battue sèchement, six à un, par le Mexique et partage ensuite la 3e place avec le Costa Rica. Lors des éliminatoires de la Coupe caribéenne des nations 1994, la Jamaïque est éliminée dès les phases de groupe mais enregistre, lors de cette compétition, sa plus large victoire en match international. L'équipe s'impose, le 4 mars 1994, douze à zéro face aux Îles Vierges britanniques dans un match disputé à Grand Cayman.
René Simões et les Reggae Boyz : qualification historique en phase finale de la Coupe du monde (1994-2000) [modifier]
En octobre 1994, le nouveau président de la fédération, Captain Horace G. Burrell[2], nomme René Simões sélectionneur de l’équipe nationale[26], Carl Brown devenant son adjoint[27], il a pour mission de qualifier la Jamaïque pour la Coupe du monde 1998. Cinq millions de francs suisses sont investis par la fédération pour atteindre cet objectif[28]. Le sélectionneur multiplie les rencontres amicales au National stadium pour s'assurer du soutien de la population et met en place des séances d'entraînement plus consistantes[2]. Éliminée au premier tour de la Coupe caribéenne des nations 1995, la sélection dispute ensuite une tournée en Zambie où les journalistes locaux surnomment l'équipe les « Reggae Boyz », l'expression est ensuite reprise en Jamaïque[29]. Grâce aux nombreuses victoires en 1995, l'équipe remonte au classement FIFA et reçoit par la fédération internationale le prix de la meilleure progression[19].
L'équipe nationale entame les qualifications pour la Coupe du monde 1998, le 31 mars 1996, avec deux victoires sur le Suriname puis, s'impose face à la Barbade et se qualifie ainsi pour le second tour. En début d'année 1997, René Simões convainc plusieurs joueurs, ayant des origines jamaïcaines et évoluant en Angleterre, à rejoindre la sélection[30]. Deon Burton, Paul Hall, Robbie Earle et Fitzroy Simpson complètent ainsi l'effectif des « Reggae Boyz » en septembre 1997 pour la suite des éliminatoires. La sélection qui vient de terminer troisième de la Coupe caribéenne des nations 1997 enchaine avec eux les résultats positifs. Suite à un match nul, zéro partout, obtenu face au Mexique, le 16 novembre, la Jamaïque se qualifie pour la première fois de son histoire à une phase finale de Coupe du monde[30],[31]. La journée du lendemain est déclarée férié par le gouvernement, le premier ministre jamaïcain PJ Patterson déclarant que cette qualification est « sans aucun doute le plus beau jour de notre histoire sportive[32],[33] ». Pour soutenir l'équipe nationale, des artistes jamaïcains dont Ziggy Marley, Shaggy, Maxi Priest et Diana King enregistre alors un album intitulé Rise Up[34].
Après cette qualification historique, la Jamaïque dispute la Gold Cup en février 1998. Renforcée par deux nouveaux joueurs évoluant en Angleterre, Frank Sinclair et Marcus Gayle[35], la sélection fait match nul, zéro partout, avec le Brésil puis bat le Guatemala et le Salvador. Elle s'incline ensuite en demi-finale face au Mexique, un à zéro après prolongations, et prend finalement la quatrième place de la compétition après une défaite face au Brésil, un à zéro.
La Jamaïque se retrouve placé dans le groupe H composé de l'Argentine, de la Croatie et du Japon. L'avant Coupe du monde est marquée par la diffusion d'un reportage sur les « Reggae Boyz » par la chaine de télévision britannique Channel 4 qui provoque des tensions entre « Anglais » et Jamaïcains. Malgré l'intervention du ministre jamaïcain des sports, Portia Simpson-Miller, qui recrée l'unité dans l'équipe[36], « à partir de ce moment là, les joueurs n'étaient plus les même sur les terrains[37] » indique René Simões. Lors du premier match, disputé le 14 juin contre la Croatie au Stade Félix-Bollaert de Lens, elle est menée un à zéro par les Croates sur un but de Mario Stanić à la 27e minute. Les Jamaïcains créent la sensation en parvenant à égaliser juste avant la mi-temps sur une puissante tête de Robert Earle. En deuxième période, les Croates mettent fin au rêve jamaïcain en inscrivant deux buts par Robert Prosinečki et Davor Šuker[38]. Le sélectionneur René Simões déclare après la rencontre, « La Jamaïque ne perd pas, les Jamaïcains sont toujours gagnant parce qu'ils apprennent[39] ».
Le second match a lieu au Parc des Princes, une semaine plus tard, face à l'Argentine. Menés un à zéro à la 31e minute suite à un but d'Ariel Ortega, les Jamaïcains disputent toute la seconde mi-temps à 10 après l’expulsion de leur milieu de terrain Darryl Powell suite à deux fautes sur Ortega[40]. Évoluant toujours en 3-5-2 malgré cette expulsion, les Jamaïcains craquent en seconde période et encaissent un nouveau but d'Ortega ainsi qu'un triplé de Gabriel Batistuta[41],[42]. Après ces deux revers, le sélectionneur dit, « nous n'avons pas à rougir de ces défaites. Nous sommes juste là pour apprendre. Face à d'aussi brillantes formations, on a pu constater qu'il existait encore beaucoup d’écart entre les maîtres et les élèves[43] ».
Pour le dernier match de groupe disputé devant plus de 43 500 spectateurs au Stade de Gerland, les Jamaïcains s'imposent face au Japon sur le score de deux à un grâce au doublé de leur numéro 11 Theodore Whitmore qui marque d'abord à la 39e minute sur une belle frappe dans la surface et à la 54e sur un tir venu de la droite, à l'entrée de la surface, qui passe entre le gardien et son poteau[44]. À la fin de la rencontre, René Simões déclare « aujourd'hui, [...] je suis fier de cette équipe et de mes joueurs. Leur victoire va énormément aider le football à se développer en Jamaïque[41] ». Le retour dans l'île est marquée par l'organisation d'un défilé dans l'artère principale de Kingston qui dure trois heure et demi[43].
Un mois après son aventure en Coupe du monde, les Jamaïcains disputent la Coupe caribéenne des nations. Sans ses joueurs évoluant en Angleterre, la sélection remporte le trophée en battant Trinité-et-Tobago en finale sur le score de deux à un[45]. Theodore Whitmore reçoit à l'issue de la compétition le titre de joueur caribéen de l'année[46]. La saison suivante, la Jamaïque débute sa saison par deux matchs amicaux disputés face au Costa Rica. Après avoir réalisé le match nul un partout à domicile, les « Reggae Boyz », toujours sans leurs internationaux évoluant en Europe, subissent à San José la plus lourde défaite de leur histoire, neuf à zéro[47]. Après deux défaites au premier tour de la Gold Cup 2000 qui provoquent de nombreuses critiques en Jamaïque, le sélectionneur René Simões démissionne pour rejoindre l'équipe brésilienne du Flamengo FC[48].
Une transition difficile (2000-2008) [modifier]
La sélection connait alors une période d'instabilité dans ses résultats et plusieurs sélectionneurs se succèdent. Engagée dans les phases qualificatives la Coupe du monde 2002, elle termine deuxième du groupe 2 derrière le Honduras et se qualifie ainsi pour le tour final. En position de qualifié jusqu'en septembre 2001, deux défaites de suite à domicile, après 45 matchs d'invincibilité au National Stadium, face Mexique et au Honduras les éliminent définitivement[49]. L'équipe parvient ensuite à se qualifier pour les phases finales de la Gold Cup 2003 où elle est battue sèchement par le Mexique sur le score de cinq à zéro en quart de finale[50].
En juin 2004, la sélection entame les éliminatoires de la Coupe du monde de football 2006. Après avoir éliminés Haïti au deuxième tour préliminaire, les Jamaïquains échouent dans leur course à la qualification en demi-finale de groupe[51]. Une semaine après cette élimination, le 24 novembre 2004, la Jamaïque affronte Saint-Martin en match qualificatif de la Coupe caribéenne des nations 2005. Avec seulement quatre joueurs ayant disputé le match contre Haïti en juin, les Jamaïcains remportent la plus large victoire de leur histoire en s'imposant douze à zéro, Luton Shelton inscrivant un quadruplé[52]. Deux jours plus tard, la sélection s'impose également largement face aux Îles Vierges des États-Unis sur le score de onze à un[53]. En finale de la compétition disputée sous forme de championnat, les Jamaïcains remportent toutes leurs rencontres et gagnent le titre[54]. Luton Shelton est le meilleur buteur de la compétition avec neuf buts inscrits. Qualifiée pour la Gold Cup 2005, l’équipe de Jamaïque atteint les quarts de finale de la compétition où elle est battue par les États-Unis.
L'équipe jamaïcaine débute sa saison 2005-2006 par une série de matchs amicaux aux États-Unis et en Angleterre. Sur les six rencontres disputés, la sélection n'en remporte qu'une face au Guatemala et en perd quatre dont deux lourdes défaites face à l'Australie, cinq à zéro, et à l'Angleterre, six à zéro[55]. Suite à cette série de défaites et aux mauvaises performances collectives, l'équipe est renommée par des journalistes les « Reggae Toyz »[56]. L'équipe ne parvient pas ensuite à se qualifier pour les phases finales de la Coupe caribéenne des nations 2007 dont elle est le tenant du titre[57].
Pour relancer la sélection, la fédération engage pour un million de dollars l'entraîneur serbe Bora Milutinović en novembre 2006[58]. Sous ses ordres, l'équipe jamaïcaine enchaine les défaites et tombe à la 103e place du classement FIFA[59]. Après un huit à un concédé face à l'Iran, il est démis de ses fonctions par la fédération en novembre 2007[60] et le Brésilien René Simões est rappelé à la tête de la sélection pour disputer les qualifications pour la Coupe du monde de football 2010. Suite à deux défaites à quatre jours d'intervalle face au Mexique et au Honduras, il est démis de son poste le 12 septembre 2008[61]. Après un intérim du héros de la Coupe du monde 1998, Theodore Whitmore qui parvient à relancer l'équipe dans la course aux qualifications grâce à des victoires face au Mexique et au Honduras[62], l'Anglais d'origine jamaïcaine John Barnes est nommé sélectionneur en novembre[63]. Lors de son dernier match de poule face au Canada, l'équipe mène un à zéro à la mi-temps et est alors qualifiée pour le tour suivant[64], le Honduras, son rival, étant tenu en échec par le Mexique zéro partout. Un but contre son camp à la 51e du défenseur mexicain Ricardo Osorio met fin aux espoirs des « Reggae Boyz » qui terminent troisième de leur groupe[65].
Nouveaux succès en Coupe caribéenne et retour au premier plan régional (2008- ) [modifier]
Un mois après son échec en qualifications de la Coupe du monde, la Jamaïque dispute à domicile la phase finale de la Coupe caribéenne des nations 2008. Les Jamaïcains remportent, le 14 décembre, leur quatrième succès dans cette compétition en s'imposant deux à zéro en finale face à Grenade. Luton Shelton, auteur des deux buts en finale termine meilleur buteur de la compétition et Eric Vernan meilleur joueur[66]. Après une série de trois matchs nuls et une victoire en match amical, John Barnes quitte son poste pour devenir entraîneur de Tranmere Rovers en juin 2009[67] et, est alors remplacé par Theodore Whitmore[68]. Un mois après, l'équipe jamaïcaine dispute la Gold Cup 2009. Avec une seule victoire pour deux défaites face au Canada et au Costa Rica, les « Reggae Boyz » sont éliminés dès les phases de poule. Qualifiés d'office en tant que tenant du titre, les Jamaïcains disputent ensuite, en novembre 2010, la Coupe caribéenne des nations organisée en Martinique. Les Jamaïcains parviennent à conserver leur titre grâce à une victoire acquise dans la séance des tirs aux buts face à la Guadeloupe[69], Theodore Whitmore devient ainsi le premier à remporter la Coupe caribéenne en tant que joueur et en tant qu'entraîneur[70]. Revenue à la 55e place du classement FIFA, la sélection dispute ensuite en juin 2011 la Gold Cup[71]. Premier du groupe B avec trois victoires et sept buts inscrits pour zéro encaissés, les Jamaïcains sont battus au stade des quarts de finale par les Américains sur le score de deux à zéro.
Invaincu en matchs amicaux, la sélection débute, en juin 2012, les Éliminatoires de la coupe du monde de football 2014[72]. L'équipe se qualifie pour la quatrième tour en terminant deuxième du groupe A derrière les États-Unis et remporte à l'occasion la première victoire de son histoire sur les Américains[73]. La sélection dispute ensuite en décembre la Coupe caribéenne des nations 2012 où elle ne confirme pas son bon parcours en éliminatoires de la Coupe du monde. Les « Reggae Boyz » sont éliminés dès la phase de groupe et se retrouvent ainsi non qualifiés pour la prochaine Gold Cup[74].
Tenues, emblèmes et symbole de l'équipe de Jamaïque [modifier]
Équipementier [modifier]
La Fédération de Jamaïque de football signe le premier accord avec un équipementier en 1995 avec Lanzera qui fusionne l'année suivante avec l'entreprise italienne Kappa[75],[76]. Ce contrat est renouvelé après la Coupe du monde 1998 mais la fédération y met fin en 1999 car les approvisionnements en tenue n’étaient plus assurés, obligeant ainsi les équipes nationales à utiliser des maillots de différentes années[77],[78]. En décembre 2000, la Fédération signe un contrat de deux ans pour une valeur de 30 millions de dollars jamaïcains avec l'équipementier allemand Uhlsport[78]. Ce contrat est ensuite renouvelé et il prend fin en 2006[79].
Après deux ans sans équipementier officiel, un contrat d'1,7 million de dollars US est signé avec Kappa pour une durée de deux ans. Il concerne l'équipement de ensembles des équipes nationales féminines et masculines[80]. Des primes de performance sont également prévues en cas de qualification à la Coupe du monde et à la Gold Cup[81]. L'absence de distributeur de Kappa dans la région des Caraïbes entraîne cependant de nombreuses difficultés d'approvisionnement pour les équipes nationales et la quasi-impossibilité pour les supporteurs d'acheter des répliques des maillots[82] de De nouveau sans équipementier officiel en 2010 et 2011, un nouveau contrat est signé avec Kappa en janvier 2012. D'une durée de trois ans et d'une valeur d'1,7 million de dollars US, ce contrat est également assorti de bonus en cas de qualification en Coupe du monde[83].
Tenues et emblèmes [modifier]
La tenue de l'équipe nationale se compose, à domicile, d'un maillot jaune, d'un short noir et de bas jaunes. La tenue de réserve se compose d'un maillot vert, d'un short jaune et de bas verts. Il existe également un troisième jeu de maillot entièrement noir.
L'équipe nationale porte sur ses tenues l'emblème de la fédération. Leur surnom, les « Reggae Boyz », est popularisé lors de la Coupe du monde 1998 et la fédération décide alors de déposer la marque dans onze pays[84].
Composition de l'équipe de Jamaïque [modifier]
Joueurs [modifier]
Provenance des joueurs [modifier]
À ses débuts, la sélection jamaïcaine est composée principalement de joueurs évoluant dans le championnat local, le retour de joueurs expatriés comme Lindy Delapenha et Gil Heron s'avère exceptionnel.
En 1997, le sélectionneur René Simões appelle pour la première fois en équipe nationale des joueurs non natifs de l'île[31]. Ce recours aux enfants de la diaspora jamaïcaine est critiqué par la presse[30] mais également par le joueur Paul Young (en), non sélectionné pour la Coupe du monde alors qu'il participe activement à la qualification[85],[86]. Pour la fédération, cet apport est bénéfique pour l'ensemble de la sélection, « l'arrivée de joueurs professionnels de la plus haute classe a obligé [les] joueurs locaux à relever le niveau de leur jeu[29] ». L'équipe retenue pour disputer la Coupe du monde comprend ainsi sept joueurs nés en Angleterre et évoluant dans le championnat anglais.
Ce recours aux joueurs évoluant à l'étranger se poursuit après la coupe du monde, 21 des 24 sélectionnés pour a rencontres face au Costa Rica, le 26 mars 2013, évoluaient ainsi à l'étranger[87]. La sélection est cependant dépendante des dates fixés par la FIFA pour bénéficier de l’apport des joueurs expatriés en Europe[85].
Joueurs importants [modifier]
Lindy Delapenha, né en 1927, est le premier footballeur jamaïcain à évoluer dans les rangs professionnels en Angleterre. Il évolue de 1948 à 1960 à Portsmouth FC, Middlesbrough FC et Mansfield Town. Après sa carrière professionnelle, il devient le directeur des sports de la Jamaica Broadcasting Corporation[88]. Gil Heron, né en 1922 et mort en 2008, est lui le premier jamaïcain à évoluer dans le championnat écossais et le premier noir à jouer pour le Celtic FC en 1951, il est le père du poète Gil Scott-Heron[88].
Au milieu des années 1960, Alan Cole, né en 1950, devient, à 15 ans, le joueur le plus jeune sélectionné en équipe de Jamaïque. Premier footballeur de l’île à évoluer dans le championnat brésilien, il est considéré par ses compatriotes comme le meilleur joueur jamaïcain de tous les temps[88]. Après sa carrière professionnelle, il devient l'entraîneur et le confident de Bob Marley et son road manager lors de sa dernière tournée[89].
Warren Barrett est le capitaine et le gardien de but des « Reggae Boyz » durant les années 1990. Très respecté par ses coéquipiers[90], il compte plus de 120 apparitions sous le maillot jamaïcain dont 31 dans des rencontres FIFA[91]. Son coéquipier à la Coupe du monde 1998, le défenseur Ian Goodison est le joueur le plus capé de la sélection jamaïcaine. Sélectionné pour la première fois en 1996, il arrête sa carrière internationale en 2009 et compte 120 sélections pour 10 buts inscrits[92]. Considéré comme le meilleur défenseur de l'histoire de la sélection[93], il est également un des joueurs emblématiques de Tranmere Rovers[94].
Autre joueur marquant de la génération 1998, Ricardo Gardner est le deuxième joueur le plus capé de la sélection avec 112 sélections pour neuf buts marqués. Évoluant au au poste de défenseur gauche ou de milieu de terrain, il est le capitaine de la sélection de 2005 à 2009[95]. Il met fin à sa carrière professionnelle en 2012 après avoir disputé plus de 400 matchs sous les couleurs de Bolton Wanderers[96]. Le milieu de terrain Theodore Whitmore est le héros de la Coupe du monde avec ces deux buts inscrits face au Japon offrant à la Jamaïque la première victoire de son histoire dans cette compétition. En fin de saison 1998, il obtient le titre de footballeur caribéen de l’année[88]. Sélectionné à 105 reprises de 1993 à 2005, il est, depuis 2009, le sélectionneur de l'équipe de Jamaïque. L'attaquant Luton Shelton est le meilleur buteur de l'histoire de la sélection jamaïcaine. Pour sa deuxième sélection en 2004, il inscrit un quadruplé lors de la victoire historique 12-0 sur Saint-Martin[97].
Équipe actuelle [modifier]
Groupe des sélectionnés pour le matchs des éliminatoires de la coupe du monde de football 2014, zone Amérique du Nord, Centrale et Caraïbes, troisième tour contre le Costa Rica du 26 mars 2013[98].
Appelés récemment [modifier]
Les joueurs suivants ont aussi été appelés en équipe par le sélectionneur pendants les 12 derniers mois et restent toujours sélectionnables.
Sélectionneurs [modifier]
Dix-sept techniciens ont occupé la fonction de sélectionneur de l’équipe nationale depuis 1962, peu ont effectué de longs mandats. Le record de longévité est détenu par le Jamaïcain Carl Brown qui effectue plusieurs passages à la tête de sélection pour une durée totale de 11 ans. Le Brésilien René Simões est le sélectionneur ayant passé le plus de temps consécutivement à la tête de la sélection, six ans de 1994 à 2000.
| Rang | Nom | Période |
|---|---|---|
| 1 | 1962 | |
| 2 | 1962-1965 | |
| 3 | 1965-1967 | |
| 4 | 1967-1974 | |
| 5 | 1974-1975 | |
| 6 | 1975 | |
| 7 | 1975-1978 | |
| 8 | 1978-1982 | |
| 9 | 1983-1986 | |
| 10 | 1987 |
| Rang | Nom | Période |
|---|---|---|
| 11 | 1987-1988 | |
| 12 | 1988-1990 | |
| 13 | 1990-1994 | |
| 14 | 1994-2000 | |
| 15 | 2000 | |
| 16 | 2000-2001 | |
| 17 | 2001-2004 | |
| 18 | 2004 | |
| 19 | 2004-2006 | |
| 20 | 2006 |
| Rang | Nom | Période |
|---|---|---|
| 21 | 2006-2007 | |
| 22 | 2007 | |
| 23 | 2008 | |
| 24 | 2008 | |
| 25 | 2008-2009 | |
| 26 | 2009- |
Le premier sélectionneur de l'équipe nationale, nommé en 1962 suite à l'indépendance de la Jamaïque, est le Brésilien Jorge Penna. Il dirige l'équipe lors des Jeux d'Amérique centrale et des Caraïbes organisés à domicile puis, à l'issue de la compétition, il est remplacé par l'ancien international haïtien, Antoine Tassy qui s'occupe des différentes équipes nationales jusqu'en mars 1964[99]. En janvier 1965, Jorge Penna est rappelé à la tête de la sélection jamaïcaine qui se professionnalise et qui multiplie les rencontres internationales amicales[99]. Il modifie le style de l'équipe qui joue alors un jeu direct à base de jeu long et introduit le style brésilien fait de passes, de contrôle et de possession du ballon. Il fait également appel à de jeunes joueurs non issus des clubs officiels réservés à certaines classes de la population[100]. Ces méthodes inspirent de nombreux entraîneurs jamaïcains comme Winston Chung Fah ou Jackie Bell[101].
Jorge Penna est remplacé, en début d'année 1967, par le Jamaïcain George Thomson[18]. Cet ancien international, né en 1934 et mort en 2008, est le seul joueur à avoir été nommé capitaine pour sa première sélection en 1958[102]. Comme entraîneur, il dirige précédemment, de 1964 à 1966, le Kingston College[17]. Il doit faire face à une équipe affaiblie par le départ des meilleurs joueurs dans le championnat américain et aux moyens financiers plus faibles. À son départ, il est remplacé par le Jamaïcain George Prescod[103], qui dirige également l'équipe de cricket[104],[105],[99] assisté par l'Allemand Otmar Calder qui dirige également l'équipe olympique[106]. Après l'élimination de l'équipe olympique, Otmar Calder dirige l'équipe nationale jusqu'en novembre 1975[107] puis, à son départ, un comité de sélection est mis en place dirigé par George Prescod. Un autre ancien international jamaïcain Jackie Bell prend en main l’équipe nationale en 1978, il occupe ce poste jusqu'en janvier 1983[108]. Il meurt dans un accident de bus en 1986 au Mexique de retour du match France-Brésil comptant pour la Coupe du monde[109].
L'ancien international des années 1970-1980, Carl Brown lui succède en février[110] et occupe ce poste jusqu'en 1986[111]. Un autre ancien international jamaïcain Aldrick "Allie" McNab devient sélectionneur de l'équipe en janvier 1987[112],[113] et dirige l'équipe jusqu'en mai[114]. Il devient par la suite ministre des sports de la Jamaïque. L'ancien international Delroy Scott lui succède jusqu'en février 1988[115], où il est remplacé par un autre Jamaïcain Geoffrey Maxwell qui échoue à qualifier l'équipe à la Coupe du monde 1990[116],[117]. Carl Brown redevient en février 1990 sélectionneur de l’équipe[118],[111]. Sous son autorité l'équipe remporte son premier titre international la Coupe caribéenne des nations 1991 et termine troisième de la Gold Cup 1993. Il devient ensuite entraîneur adjoint de son successeur et revient à la tête de l'équipe nationale de 2001 à 2004, puis assure un intérim en 2006[119].
Le Brésilien René Simões, ancien entraîneur d'Al-Rayyan SC, est nommé sélectionneur en 1994, l'équipe est alors 98e au classement FIFA. Sous sa direction, les séances d'entraînement se multiplient pour augmenter la condition physique des joueurs et améliorer leur jeu d'équipe[120]. Comme son prédécesseur Jorge Penna, il base le jeu de l'équipe sur des passes courtes et la possession du ballon tout en s'appuyant sur une défense forte et une organisation tactique en 3-5-2[121]. Renforcée par des joueurs d'origine jamaïcaine évoluant en Angleterre, l'équipe se qualifie pour la Coupe du monde 1998 où elle remporte un succès historique face au Japon. Après la Coupe du monde, il doit faire face à de nombreuses critiques sur sa sélection de joueurs venant d’Angleterre au détriment des joueurs locaux. Il quitte la sélection en février 2000 suite à deux défaites en Gold Cup pour rejoindre la direction technique de Flamengo FC[122].
Il est remplacé par son compatriote Sebastião Lazaroni, ancien sélectionneur du Brésil[123] qui ne reste en poste qu'un mois. Il démissionne le 18 juin en donnant pour raison l'absence de nombreux joueurs basés à l'étranger lors du rassemblement de l'équipe nationale[124]. Clovis De Olivera, un autre Brésilien, ancien adjoint de Simões, lui succède et signe un contrat de deux ans[125]. En septembre 2001, suite à une défaite un à zéro face au Honduras qui met fin aux espoirs de qualifications des « Reggae Boyz » à la Coupe du monde 2002, il est démis de ses fonctions. La fédération lui reproche également la sortie nocturne des joueurs après la défaite deux à un face au Mexique[126]. Carl Brown redevient alors pendant trois ans le sélectionneur de l’équipe nationale.
Sebastião Lazaroni revient à la tête de la sélection en août 2004 avec pour objectif la qualification à la Coupe du monde 2006[127]. Son contrat prend fin en novembre 2004 après le match nul un partout face aux États-Unis qui met fin aux espoirs de qualification en Coupe du monde[128]. Le technicien jamaïcain Wendell Downswell, responsable des moins de 20 ans, lui succède[129]. Adepte de la formation en 4-4-2 et faisant confiance aux jeunes joueurs locaux, il remporte la Coupe caribéenne des nations 2005 mais après une série de défaites en match amical, la dernière six à zéro face à l'Angleterre, il démissionne en août 2006[130]. Carl Brown assure alors de nouveau l'intérim avant la nomination d'un nouveau sélectionneur[131]. L'Anglais d'origine jamaïcaine John Barnes, le Suédois Sven-Göran Eriksson et l'Argentin José Pekerman apparaissent alors comme les favoris pour le poste[130] mais c'est finalement le Serbe Bora Milutinović qui est recruté par la fédération en novembre 2006[58]. Il ne reste qu'un an à la tête de la sélection et est alors remplacé, après une défaite huit à un face à l'Iran, par l'ancien international jamaïcain Theodore Whitmore[132]
Le Brésilien René Simões effectue ensuite son retour à la tête des « Reggae Boyz », il est assisté de quatre techniciens locaux en plus de ses trois adjoints brésiliens[133]. Lui aussi se voit licencié, moins d'un an après son arrivée, suite à deux défaites de rangs lors des qualifications de la Coupe du monde 2010. Theodore Whitmore assure de nouveau l'intérim avant le recrutement de John Barnes qui ne reste en poste que six mois. Depuis juin 2009, Theodore Whitmore est le sélectionneur de l’équipe.
Équipe technique actuelle [modifier]
Le tableau suivant présente l'équipe technique de l'équipe nationale pour la rencontre amicale face au Guatemala en octobre 2012[134]
| Nom | Rôle |
|---|---|
| Entraîneur-sélectionneur | |
| Adjoints techniques | |
| Masseur-kinésithérapeute | |
| Intendant |
Infrastructures [modifier]
La sélection jamaïcaine dispute sa première rencontre à domicile le 26 novembre 1925 face à Haïti au stade Sabina Park de Kingston[135]. L'équipe de football partage ce stade avec l'équipe nationale de cricket et l'équipe de cricket des Indes occidentales. La Jamaïque dispute 30 rencontres dans ce stade[135] avant de déménager au National Stadium construit en 1962.
Le National Stadium est construit, de 1960 à 1962 par l'architecte Wilson Chong[136], pour accueillir les neuvièmes Jeux d'Amérique centrale et des Caraïbes en août 1962[137]. Aussi connu sous le nom de « The office »[138], il a une capacité de 35 000 places et comprend également une piste d’athlétisme qui accueille chaque année les compétitions scolaires et les meetings nationaux.
L'histoire du stade se conjugue avec celle de la Jamaïque, c'est dans cette enceinte qu'a été baissé pour une dernière fois l'Union Jack, le 6 août 1962[138]. De nombreuses compétitions sportives internationales ont également eu lieu au National Stadium, les Jeux du Commonwealth de 1966 et les championnats du monde juniors d'athlétisme 2002. À cette occasion, le stade est rénové pour un montant de 30 millions de dollars US[139]. Il est également rénové à l'occasion des cérémonies des cinquante ans de l'indépendance[138].
La première rencontres disputée par l'équipe nationale a lieu le 7 juillet 1962 contre les Antilles néerlandaises, les deux équipes se séparent sur un match nul quatre partout[135]. La plus large victoire de l'équipe dans le stade a lieu le 24 novembre 2004 lors des éliminatoires de la Coupe caribéenne des nations 2005. Les « Reggae Boyz » s'imposent sur Saint-Martin sur le score de douze à zéro.
Résultats [modifier]
Palmarès [modifier]
Le tableau suivant résume le palmarès de la sélection jamaïcaine en compétitions officielles. Il se compose de cinq titres, tous obtenus en Coupe caribéenne des nations, ce qui fait de la Jamaïque la nation la plus titrée de l'histoire de la compétition.
| Gold Cup | Coupe caribéenne des nations |
|---|---|
|
Parcours en Coupe du monde [modifier]
| Année | Position | Année | Position | Année | Position | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Non inscrit | Tour préliminaire | Tour préliminaire | |||||
| Non inscrit | Tour préliminaire | Premier tour | |||||
| Non inscrit | Forfait | Tour préliminaire | |||||
| Non inscrit | Tour préliminaire | Tour préliminaire | |||||
| Non inscrit | Non inscrit | Tour préliminaire | |||||
| Non inscrit | Forfait | En cours | |||||
| Non inscrit | Tour préliminaire |
Parcours en Coupe des nations de la CONCACAF et Gold Cup [modifier]
La Coupe des nations de la CONCACAF change de nom à partir de l'édition 1991 et devient la Gold Cup. À noter que les éditions de 1973 à 1989 servent également de tournoi qualificatif pour la Coupe du monde.
| Année | Position | Année | Position | Année | Position | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Premier tour | 1985 | Forfait | Quart de finale | ||||
| Non inscrit | 1989 | Tour préliminaire | Quart de finale | ||||
| Tour préliminaire | Premier tour | Tour préliminaire | |||||
| Sixième | Premier tour | ||||||
| Tour préliminaire | Tour préliminaire | Quart de finale | |||||
| Forfait | Demi-finale | Tour préliminaire | |||||
| Tour préliminaire | Premier tour | ||||||
| Non inscrit | Tour préliminaire |
Parcours en Coupe caribéenne des nations [modifier]
| Année | Position | Année | Position | Année | Position | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Non inscrit | Premier tour | ||||||
| Compétition interrompue[note 1] | Premier tour | Tour préliminaire | |||||
| Premier tour | |||||||
| Premier tour | Premier tour | 2014 |
Statistiques [modifier]
Nations rencontrées [modifier]
Au niveau mondial [modifier]
Nombre de matchs disputés contre l'équipe de Jamaïque de football :
- Un seul match
- De deux à quatre matchs
- De cinq à neuf matchs
- De dix à dix-neuf matchs
- De vingt à vingt-neuf matchs
- Plus de trente matchs
La sélection jamaïcaine a eu l'occasion de rencontrer de nombreuses équipes à travers le monde, majoritairement lors de matchs amicaux. La Jamaïque a disputé trois matchs officiels contre des nations non-américaines. Deux ont eu lieu lors de sa participation au premier tour de la Coupe du monde 1998 (contre la Croatie et le Japon), le troisième s'est déroulé au premier tour de la Gold Cup 2005 où les Jamaïcains ont fait match nul face aux Bafana Bafana sud-africains, formation invitée par la CONCACAF.
Les Reggae Boys ont ainsi affronté lors de rencontres amicales des équipes d'Afrique (Maroc, Zambie, Nigeria), d'Europe (Roumanie, Norvège, Suisse, Bulgarie), d'Océanie (Australie et Nouvelle-Zélande) ou d'Asie (Inde, Malaisie, Viêt Nam). La Jamaïque a rencontré la totalité des sélections d'Amérique du Nord, centrale et du Sud, à l'exception du Belize et du Nicaragua.
La sélection jamaïcaine a obtenu des succès de prestige face à des sélections plus huppées telles que la Colombie, le Nigeria, le Paraguay, l'Arabie saoudite ou l'Uruguay. Elle a également partagé les points face au Brésil (0-0 lors de la Gold Cup 1998) et a obtenu un nul en amical face à plusieurs sélections européennes : la Roumanie, la Suède, la Norvège ou le Pays de Galles
Dans les Caraïbes [modifier]
Nombre de matchs disputés contre l'équipe de Jamaïque de football :
- Un seul match
- De deux à quatre matchs
- De cinq à neuf matchs
- De dix à dix-neuf matchs
- De vingt à vingt-neuf matchs
- Plus de trente matchs
C'est fort logiquement avec les sélections de la région Caraïbe que la Jamaïque a disputé le plus de rencontres au cours de son histoire. Haïti, premier adversaire historique des Reggae Boyz, est également l'un des adversaires les plus souvent rencontrés[5], tout comme Trinité-et-Tobago et Cuba, qui ont disputé plus de quarante matchs face aux Jamaïcains. Les autres nations fréquemment affrontées sont les équipes voisines comme la Barbade ou les Antilles néerlandaises. La participation régulière de la Jamaïque à la Coupe caribéenne des nations a permis à la sélection de rencontrer la quasi-totalité des nations caribéennes, à l'exception d'Anguilla, de Montserrat et de la sélection des Îles Turks et Caïcos, trois des plus faibles équipes de la région.
Le bilan face aux grandes nations de la zone CONCACAF est assez faible. Les Jamaïcains ont battu pour la première fois de leur histoire la sélection américaine en septembre 2012 [73]. La campagne qualificative pour la Coupe du monde 1998 lui a permis de remporter un succès historiques, face à la meilleure équipe de la région, le Mexique (1-0).
Rivalité avec Trinité-et-Tobago [modifier]
Les deux équipes se rencontrent pour la première fois le 28 décembre 1935 dans le cadre d'une tournée inter-coloniale des Trinitéens en Jamaïque. Les visiteurs l'emportent sur le score de trois à deux au Sabina Park devant un large public[140]. Douze ans plus tard, le 8 novembre 1947, les Trinitéens remportent leur plus large victoire sur les Jamaïcains lors d'un tournoi triangulaire disputé à Port of Spain[10].
Depuis l'indépendance des deux pays obtenue en 1962, les deux sélections se sont rencontrés en de nombreuses reprises notamment en Coupe caribéenne des nations[141]. La Jamaïque emporte le titre en 1991 en battant les Trinitéens deux à zéro, ceux-ci prennent leur revanche l'année suivante en l'emportant trois à un. La rencontre même disputée de façon amicale est considérée par les deux équipes comme un match spécial[142],[143].
Classements FIFA [modifier]
| Année | 1993 | 1994 | 1995 | 1996 | 1997 | 1998 | 1999 | 2000 | 2001 | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 | 2007 | 2008 | 2009 | 2010 | 2011 | 2012 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Classement mondial[fifa 1] | 80 | 96 | 56 | 32 | 39 | 33 | 41 | 48 | 53 | 51 | 46 | 49 | 42 | 57 | 97 | 65 | 81 | 58 | 54 | 56 |
| Classement zone CONCACAF[fifa 2] | 7 | 8 | 4 | 3 | 3 | 3 | 3 | 5 | 6 | 6 | 4 | 4 | 5 | 5 | 10 | 5 | 8 | 3 | 5 | 5 |
|
Légende du classement mondial : |
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Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- La Jamaïque devait disputer le match pour la troisième place face à la Barbade au moment de l'interruption de la compétition.
- La Jamaïque partage la troisième place avec Haïti suite à l'annulation du match de classement pour cause de terrain impraticable.
- Carte mise à jour le 22 mars 2013 après le match contre le Panama
Références [modifier]
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