Milon de Crotone

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Milon de Crotone, sculpture de Pierre Puget (Paris, Musée du Louvre). Une réplique de cette sculpture sur la mort de Milon est visible au vieux port de Marseille

Milon de Crotone est l'un des plus célèbres athlètes de la Grèce. Il est le disciple de Pythagore[1]. Il obtient son premier titre olympique de lutte en juniors en 540 - J.-C. Dès lors, il collectionne les victoires avec 6 titres aux Jeux olympiques, 7 titres aux jeux pythiques, 9 titres aux jeux de Némée et 10 titres aux jeux isthmiques.

Sa vie et sa mort sont l'objet de nombreuses légendes.

Une vie devenue légendaire[modifier | modifier le code]

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Milon de Crotone est devenu légendaire en raison de sa force extraordinaire. On raconte de lui des choses étonnantes : Il a commencé sa carrière en portant sur ses épaules chaque jour un jeune veau. Plus tard le veau étant devenu un animal adulte il continuait à le soulever aisément.

  • il tenait une grenade dans sa main, et, par la seule application de ses doigts, sans écraser ni presser ce fruit, il la tenait si bien que personne ne pouvait la lui arracher[2] ;
  • il mettait le pied sur un palet graissé d'huile, et par conséquent très glissant ; cependant, quelque effort que l'on fît, il n'était pas possible de l'ébranler, ni de lui faire lâcher pied ;
  • il se ceignait la tête avec une corde, en guise de ruban ; puis il retenait sa respiration : dans cet état violent, le sang se portant au front lui enflait tellement les veines, que la corde rompait[2] ;
  • il tenait le bras droit dans le dos, la main ouverte, le pouce levé, les doigts joints, et alors nul homme n'eût pu lui séparer le petit doigt d'avec les autres.

Ce qu'on dit de sa voracité est presque incroyable : vingt livres (ou vingt mines) de viande, autant de pain et quinze pintes (ou trois conges) de vin suffisaient à peine à le rassasier. Un jour, ayant parcouru toute la longueur du stade, portant sur ses épaules un taureau de trois (ou quatre ans), il l'assomma d'un coup de poing, et le mangea tout entier dans la journée.

Il eut une fois occasion de faire un bel usage de ses forces. Un jour qu'il écoutait les leçons de Pythagore, le plafond de la salle où l'auditoire était assemblé menaçant de s'effondrer, il le soutint lui seul, donna aux auditeurs le temps de se retirer et se sauva après eux. La confiance qu'il avait en ses forces finit par lui être fatale.

La postérité le tient pour le meilleur athlète (au sens de combattant)[3] de l'Antiquité, devançant, dans le quatuor canonique des champions : Théagène de Thasos, le premier à s'être imposé dans deux disciplines différentes (pugilat et pancrace); Glaucos de Carystos, le gigantesque boxeur; et Polydamas de Scotoussa, le pancratiaste, appelé « l'homme le plus grand ayant jamais vécu » par l'auteur Pausanias le Périégète.

La mort de Milon de Crotone.[modifier | modifier le code]

Selon la légende, Milon, parvenu à un âge avancé, traversait l'Italie et, ayant trouvé en chemin un vieux chêne abattu et entrouvert, il entreprit d'achever de le fendre avec ses mains ; mais l'arbre retrouva son état d'origine, et l'athlète n'ayant pas eu le temps de retirer ses doigts, resta finalement prisonnier de l'arbre, ses mains étant prises comme dans un étau : il ne put se dégager, et, incapable de se défendre, il fut dévoré par des loups[4].

Dans un tableau réalisé vers 1535 par le Pordenone (Milon dévoré par le lion, University of Chicago), l'artiste a remplacé les loups par des fauves africains. Cette fantaisie artistique se retrouve, un siècle et demi plus tard, dans le célèbre groupe de marbre de Pierre Puget conservé au Louvre : Milon de Crotone (1682).

Notes[modifier | modifier le code]

  1. voir Diogène Laërce.
  2. a et b Brouchon, Jean-Paul. Histoires des Jeux Olympiques de Zeus à Pékin. Édition Jacob-Duvernet, Saint Armand Montrond, 2008, p.22
  3. Le meilleur combattant de tous les temps par J.Sanchez, 2009, ISBN 978-0-557-18068-4
  4. Aulu-Gelle, Nuits attiques [détail des éditions] [lire en ligne], XV, 16.

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