Palluaud

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Palluaud
L'église de Palluaud
L'église de Palluaud
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton Montmoreau-Saint-Cybard
Intercommunalité Communauté de communes du Montmorélien
Maire
Mandat
Michel Andreu
2014-2020
Code postal 16390
Code commune 16254
Démographie
Gentilé Palludéens
Population
municipale
243 hab. (2011)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 20′ 57″ N 0° 14′ 57″ E / 45.3492, 0.2492 ()45° 20′ 57″ Nord 0° 14′ 57″ Est / 45.3492, 0.2492 ()  
Altitude Min. 57 m – Max. 191 m
Superficie 8,57 km2
Localisation

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Palluaud

Palluaud est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Palluaud est une commune du Sud Charente, limitrophe du département de la Dordogne, située à 11 km au sud-est de Montmoreau et 34 km au sud d'Angoulême.

Elle est aussi à 9 km à l'ouest de Verteillac, 11 km au nord-est d'Aubeterre, 13 km au nord-ouest de Ribérac, 15 km au sud de Villebois-Lavalette, 18 km au nord-est de Chalais et 42 km de Périgueux[1].

Le bourg est traversé par les routes départementales 17 (Villebois - Aubeterre) qui longe la rive gauche de la Lizonne, limite départementale, et la D 78, perpendiculaire, qui va à Montignac-le-Coq. La D 19 qui va en direction d'Angoulême au nord et Saint-Séverin et Aubeterre au sud, passe en limite de commune et longe la crête à l'ouest[2].

La gare la plus proche est celle de Montmoreau, desservie par des TER à destination d'Angoulême et de Bordeaux.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune compte un petit hameau, la Fresse ; au nord-ouest du bourg, et de nombreuses fermes[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Palluaud
Salles-Lavalette Nanteuil-Auriac-de-Bourzac
(Dordogne)
Montignac-le-Coq Palluaud Bouteilles-Saint-Sébastien
(Dordogne)
Saint-Séverin

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le sol est en grande partie constitué d'un calcaire crayeux du Campanien commun à tout le Sud Charente (Crétacé supérieur).

La vallée de la Lizonne à l'Est est occupée par des alluvions récentes du Quaternaire, limon mais aussi tourbe. Ce sont d'anciens marécages assainis par des peupleraies et canaux, et dont la terre est noire[3],[4],[5].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le bourg est situé à 77 m d'altitude, peu au-dessus de la Lizonne qui est à 62 m d'altitude. Le point culminant de la commune, 191 m, est à l'ouest, au château d'eau de Bel-Air, sur la crête élevée qui sépare la vallée de celle de la Tude. La commune est peu boisée, sauf sur la crête à l'ouest (bois de chênes et châtaigniers) et la vallée de la Lizonne (peupliers).

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans la vallée de la Lizonne, affluent de la Dronne, bassin de la Dordogne, et fait face au confluent de la Pude avec la Lizonne.

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Son nom venant du limousin (dialecte de l'occitan), signifie marais (palud).

Histoire[modifier | modifier le code]

Palluaud a participé à la révolte des Pitauds contre la gabelle qui a secoué les provinces du Sud-Ouest au XVIe siècle : Saintonge, Bordelais, Angoumois[6].

Avant la Révolution, Philippe de Clairambeau était comte de Palluaud[7].

La Lizonne comportait plusieurs moulins qui ont fait partie des premières papeteries de France dès le début du XVIe siècle[8]. Le moulin de Négre-Mure (ou Negremus), moulin à drap (sans doute fait à partir de la laine des moutons), est converti en moulin à papier en 1516. Il dépendait du prieuré de Palluaud, appartenant à l'abbaye Saint-Cybard d'Angoulême[9],[10].

Article connexe : Papeterie en Angoumois.

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1970 2014 Marcel Lafaye SE Chef d'entreprise retraité
2014 en cours Michel Andreu    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 243 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
761 560 753 726 719 662 664 702 703
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
688 699 620 622 547 530 518 504 455
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
455 427 370 352 326 328 319 268 260
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
264 260 273 283 290 289 289 247 243
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Palluaud en 2007 en pourcentage[13].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,7 
90  ans ou +
2,2 
6,6 
75 à 89 ans
8,0 
21,9 
60 à 74 ans
18,1 
19,2 
45 à 59 ans
21,7 
19,9 
30 à 44 ans
24,6 
13,2 
15 à 29 ans
10,9 
18,5 
0 à 14 ans
14,5 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[14].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école est un RPI entre Montignac-le-Coq, Palluaud et Salles-Lavalette. Salles-Lavalette accueille l'école maternelle, et Montignac et Palluaud les écoles élémentaires, avec une classe unique chacune. Le secteur du collège est Montmoreau[15].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église paroissiale Saint-Cybard. Elle abrite une cloche en bronze datant de 1650, nommée Catherine Loys et pesant 150 kg, dont l'inscription est « HIS MARIA IEVIS A L'EGLISE DE PALLUAUD PESANT 300 LIVRES QUI A ETE BENITE ET NOMMEE CATHERINE LOYS, ETANT PRIEUR SEIGNEUR DU DIT LIEU, ILLUSTISSIME ABBE MESSIRE LOYS DE LA RIVIERE, CONFESSEUR DU ROY EN TOUS SES CONSEIL, CHANCELIER ET COMMANDEUR DE SES ORDRES ET MINISTRE D'ETART. PARRAIN MONSIEUR DELARIVIERE SON FRERE PRIEUR COMMANDATAIRE DES PIERRE DE LA REOLE ET MARRAINE DAME ESTER DE LIVESNE EPOUSE DE MONSIEUR DE MOYAT GENTILHOMME ORDINAIRE DE LA CHAMBRE DU ROY ETANT VICAIRE PERPETUEL MAITRE JEAN PRALLAT, 1650 ». Elle est classée monument historique au titre objet depuis 1944[16].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  2. a et b Carte IGN sous Géoportail
  3. Carte du BRGM sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Ribérac », sur Infoterre,‎ 1999 (ISBN 2-7159-1757-0, consulté le 30 décembre 2011)
  6. Jean Combes (dir.) et Michel Luc (dir.), La Charente de la préhistoire à nos jours (ouvrage collectif), St-Jean-d'Y, Imprimerie Bordessoules, coll. « L'histoire par les documents »,‎ 1986, 429 p. (ISBN 2-903504-21-0, lien notice BnF?, résumé), p. 174
  7. Vigier de la Pile et François Corlieu, Histoire de l'Angoumois, Paris, Derache (1846, Laffite reprint 2002),‎ 1576, 1760, 160 p. (ISBN 2-86276-384-5, lire en ligne), xci
  8. Henri Alibaux, Les premières papeteries françaises, Audin,‎ 1926, 215 p. (lire en ligne), p. 72
  9. Pierre Dubourg-Noves (dir.), Histoire d'Angoulême et de ses alentours, Toulouse, Éditions Privat, coll. « Univers de la France et des pays francophones »,‎ 1990, 319 p. (ISBN 2-7089-8246-X, lien notice BnF?, résumé), p. 127
  10. Jean Combes (dir.) et Michel Luc (dir.), La Charente de la préhistoire à nos jours (ouvrage collectif), St-Jean-d'Y, Imprimerie Bordessoules, coll. « L'histoire par les documents »,‎ 1986, 429 p. (ISBN 2-903504-21-0, lien notice BnF?, résumé), p. 196
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  13. « Evolution et structure de la population à Palluaud en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  14. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  15. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 11 juillet 2012)
  16. « Cloche de l'église paroissiale », base Palissy, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]