Gensac-la-Pallue

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Gensac-la-Pallue
L'église Saint-Martin
L'église Saint-Martin
Blason de Gensac-la-Pallue
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Cognac
Canton Segonzac
Intercommunalité Communauté de communes de Grande Champagne
Maire
Mandat
Bernard Mauzé
2014-2020
Code postal 16130
Code commune 16150
Démographie
Gentilé Gensacais
Population
municipale
1 601 hab. (2011)
Densité 83 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 39′ 06″ N 0° 15′ 05″ O / 45.6517, -0.251445° 39′ 06″ Nord 0° 15′ 05″ Ouest / 45.6517, -0.2514  
Altitude Min. 7 m – Max. 50 m
Superficie 19,23 km2
Localisation

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Liens
Site web gensac-la-pallue.fr

Gensac-la-Pallue est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Gensac-la-Pallue est une commune située à l'ouest du département de la Charente, à 8 km à l'est de Cognac.

Le bourg de Gensac est aussi à 4,5 km au nord-ouest de Segonzac, le chef-lieu de son canton, 7 km à l'ouest de Jarnac et 32 km d'Angoulême[1].

La N.141 entre Angoulême et Cognac, maillon de la route Centre-Europe Atlantique aménagé en voie rapide, traverse le nord de la commune et passe à 2 km du bourg.

Le bourg est desservi par la D 49 de Saint-Brice à Segonzac et la D 148 d'Angeac-Champagne à Bourg-Charente. La D 24, route de Cognac à Segonzac, traverse l'ouest de la commune[2].

La ligne Angoulême - Saintes traverse la commune au nord du bourg. La gare la plus proche est celle de Cognac, desservie par des TER à destination d'Angoulême, Saintes et Royan.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune possède quelques hameaux, principalement au nord-ouest en direction de Cognac et de la N 141 : Soubérac, la zone économique des Grands Champs, Gademoulin près de la Charente, Grateau, les Gascards et la Pallue au sud de la route nationale, ainsi que Chardon (où est située l'école) et les Barbotins entre le bourg et la Pallue. Au sud-ouest, les Six Chemins est au carrefour de la D 24, la D 150 et le chemin Boisné.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Gensac-la-Pallue
Saint-Brice
Châteaubernard Gensac-la-Pallue Bourg-Charente
Genté Angeac-Champagne Segonzac

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune occupe le calcaire datant du Crétacé, comme les zones situées au sud et sur la rive gauche de la Charente entre Angoulême et Cognac.

Le Crétacé supérieur s'étage entre le Turonien (ou Angoumien) et le Coniacien qui occupent une frange nord de la commune, et le Santonien formant une dépression qui en occupe la plus grande partie au sud, et qui est la plaine de Châteaubernard. Une cuesta du Turonien supérieur qu'on peut suivre vers l'est jusqu'au plateau d'Angoulême en passant par Saint-Même, Châteauneuf et La Couronne se conjugue au tracé du fleuve pour former une falaise assez haute sur sa rive gauche.

Au centre de la commune, la dépression santonienne est occupée par un ancien étang qui forme une zone marécageuse ayant déposé des alluvions récentes et une formation tourbeuse au milieu, lors du Quaternaire.

La vallée de la Charente est elle aussi couverte d'alluvions, avec une basse terrasse à Gademoulin[3],[4],[5].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le point culminant de la commune est à une altitude de 50 m, situé sur la limite nord aux Mullons. Le point le plus bas est à 7 m, situé au bord de la Charente près de Gademoulin. La plaine centrale est à une altitude de 20 m environ. Le bourg est à 16 m d'altitude[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Gouffre en hiver

Derrière l'église se trouve une importante résurgence, appelée le Gouffre, donnant naissance à un petit affluent de la Charente sur sa rive gauche, le Ri de Gensac, qui fait 3 km de long et ne traverse que la commune.

Le centre de la commune est aussi occupé par des marais, le Grand Marais et le marais de Rulle, qui ont donné le nom de la Pallue au hameau voisin (francisation de Palud). L'émissaire commun de ces marais se jette dans la Rivière de Gensac.

La Charente borde l'extrémité septentrionale de la commune, à Gademoulin, où se jette la Rivière de Gensac[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Gentiaco en 1100[6].

La Pallue est la francisation de palud dérivant du latin, qui signifie marais.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Grande Borne, aujourd'hui disparue, tel que publiée par Jean-Hippolyte Michon en 1844

Des fossés protohistoriques ont été trouvés, circulaires au lieu-dit le Deroc, circulaires et carrés aux Fauconnes et carrés à La Garenne de Tilloux[7].

François-Marie Bourignon (ou Bourguignon), en 1801, a fait l'hypothèse que la Grande Borne ait été un milliaire, sur laquelle il distinguait quelques lettres. Cette pierre faisait 1,15 m de haut, 0,50 m de large et 0,26 m de profondeur. Alors plantée au carrefour des Six-Chemins[8], et depuis disparue, elle a été décrite en 1844 par l'abbé Michon[9],[10]. Ce dernier doutait beaucoup que ce soit une borne romaine, à cause de sa forme inhabituellement brute, mais hasardait aussi quelques lettres. Toutefois, elle se trouvait sur le chemin Boisné, considéré comme une voie romaine et une route médiévale allant de Saintes à Périgueux, au sud du bourg.

Le premier château de Garde Moulin (ou Gademoulin) du XIVe siècle a été incendié en 1548 lors des troubles de la révolte de la Gabelle. Il est racheté en 1604 par la famille de Saint-Marsault qui reconstruit un château, qui, en 1715 devient la propriété du grand séminaire de Saintes. Il sera vendu comme bien national, puis démoli. Le château actuel est le troisième château, construit à partir de 1815[11].

La terre de l'Éclopart est mentionnée dès 1537[12].

La terre du Perron est attestée depuis le XVIIe siècle[13].

Le 7 mars 1787 les représentants de Gensac à l'assemblée préliminaire des États généraux qui se tient à la salle capitulaire des Récollets de Cognac sont le notaire Pierre Vivien Bouteleau, Jacques Pinard et Pierre Longuet[14].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Parti : au 1) de gueules aux trois demi-vols d’argent posés en fasce et rangés en pal, au 2) de gueules aux trois couronnes d’or alternées avec trois lettres M capitales de sable, le tout rangé en pal[15].

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie en 2010
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Michel Baldacchino    
2008 en cours Bernard Mauzé SE Chef d'entreprise
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 601 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
783 882 901 822 837 954 1 003 1 044 1 596
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 025 1 077 1 093 1 016 923 902 890 867 834
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
848 789 730 757 902 805 739 870 935
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011 -
979 1 297 1 613 1 701 1 613 1 604 1 604 1 601 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2004[17].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Gensac-la-Pallue en 2007 en pourcentage[18].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,7 
5,3 
75 à 89 ans
6,9 
15,4 
60 à 74 ans
16,4 
25,3 
45 à 59 ans
25,6 
24,1 
30 à 44 ans
23,9 
11,7 
15 à 29 ans
10,3 
18,0 
0 à 14 ans
16,1 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[19].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Remarques[modifier | modifier le code]

Gensac absorbe la Pallue en 1857[16].

Le chiffre de 1856 est suspect.

Économie[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Gensac possède une école primaire, les Chardons, comprenant sept classes. Le secteur du collège est Segonzac[20].

Services[modifier | modifier le code]

La commune possède quelques commerces, une bibliothèque et un club 3e âge.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Martin date de la fin du XIIe siècle. Elle a été endommagée durant les guerres de Religion et restaurée en plusieurs fois dont 1724 et à partir de 1847 avec reconstruction du clocher à flèche polygonale, foudroyé le 27 février 1882[21]. Elle est à un vaisseau à voûte d'ogives avec coupoles sur pendentifs. Elle est classée monument historique depuis 1882[22].

Église Saint-Martin
Wikimedia Commons possède d’autres illustrations sur l'église Saint-Martin.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le logis de l'Éclopard a été construit au début du XVIIe siècle. Son corps de logis à un étage est encadré de deux pavillons à toits à pans et couverture de tuiles[23]. Il est inscrit aux monuments historiques depuis 1986[24].

L'actuel château de Gademoulins a été reconstruit à partir de 1835 en style néogothique[23].

Le logis du Perron est de la fin de XIXe siècle[25].

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

La fontaine et le lavoir des Martinauds sont antérieurs à 1850[26].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  2. a, b et c Carte IGN sous Géoportail
  3. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Cognac », sur Infoterre (consulté le 20 novembre 2011)
  6. Jacques Duguet, Noms de lieux des Charentes, éd. Bonneton,‎ 1995, 232 p. (ISBN 2-86253-185-5, présentation en ligne), p. 179
  7. Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule »,‎ 1993, 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 203
  8. 45° 38′ 56″ N 0° 17′ 21″ O / 45.6489101, -0.289136 (Grande Borne de Gensac-la-Pallue (CIL 17-02, 373), localisation originale hypothétique (détruite)).
  9. « La Grande Borne », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris),‎ 1844, 334 p. (lire en ligne), p. 163
  11. Châteaux, manoirs et logis : la Charente, p. 187
  12. Châteaux, manoirs et logis : la Charente, p. 180
  13. Châteaux, manoirs et logis : la Charente, p. 178
  14. Histoire de Cognac, Jarnac, Segonzac, Abbé Cousin, 1882, réédition 2007, (ISBN 2-84618-496-8)
  15. Jean-Paul de Gassowski, « OLDJP - La banque du blason 2 »,‎ 2010 (consulté le 5 février 2012)
  16. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  18. « Evolution et structure de la population à Gensac-la-Pallue en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  19. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  20. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 28 juin 2012)
  21. « Église Saint-Martin (notice) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « Église Saint-Martin », base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. a et b Châteaux, manoirs et logis : la Charente
  24. « Logis de l'Éclopard », base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « Le Perron », base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. « Lavoir des Martinauds », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Châteaux, manoirs et logis : La Charente, éditions Patrimoine et Médias,‎ 1993, 499 p. (ISBN 2-910137-05-8)

Liens externes[modifier | modifier le code]