Mouvement social italien

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Mouvement social italien
(it) Movimento Sociale Italiano
Image illustrative de l'article Mouvement social italien
Logo officiel
Présentation
Secrétaire (1995) Gianfranco Fini
Fondation 26 décembre 1946
Disparition 27 janvier 1995
Siège Via della Scrofa, 43
Rome, Latium (Italie)
Président (1995) Cesco Giulio Baghino
Positionnement Droite
Idéologie Post-fascisme, conservatisme social Nationalisme
Représentation
Députés (1992)
34 / 630
Sénateurs (1992)
16 / 315
Eurodéputés (1989)
4 / 81

Le Mouvement social italien (Movimento sociale italiano, abrégé en MSI; rebaptisé en 1972 Movimento sociale italiano - Destra nazionale, « Mouvement social italien - Droite nationale ») était un parti politique italien d'extrême-droite, né le 26 décembre 1946 après la chute de la République sociale italienne et l'interdiction du Parti national fasciste par le gouvernement provisoire et les Alliés.

Histoire[modifier | modifier le code]

Parmi ses fondateurs, on compte pour la plupart des rescapés de la République de Salò comme Giorgio Pini, Augusto de Marsanich, Pino Romualdi, Arturo Michelini, ex-adjoint au dirigeant fédéral romain du parti fasciste et Giorgio Almirante, ancien rédacteur en chef du quotidien fasciste Tevere et chef de cabinet de Ferdinando Mezzasoma, ministre de la Culture populaire de la République sociale. Parmi les premiers adhérents, on trouve d'anciens dignitaires du régime comme le vieux « quadriumvir » de la Marche sur Rome, Cesare Maria De Vecchi, des rescapés des « camps de criminels fascistes », de jeunes militants des FAR (Fasci di azione rivoluzionaria) et des militaires parmi lesquels d'anciens prestigieux chefs comme le maréchal Rodolfo Graziani ou le commandant de la 10e flottille MAS (Motoscafi Armati Siluranti ou Motoscafi Anti Sommergibile) de la République sociale, le prince Junio Valerio Borghese.

Le programme du parti nouvellement créé est celui du programme socialisant, anticapitaliste et antibourgeois - la « Charte de Vérone » - élaboré au premier Congrès du Parti fasciste républicain en novembre 1943. C'est un retour non pas au « fascisme-régime » tel qu'il avait pu fonctionner au temps du consensus de masse mais au fascisme des origines, révolutionnaire et activiste. Ainsi la direction du MSI proclamait-elle dans un article publié en août 1947 dans Rivolta ideale, organe officieux du parti :

« Oui, nous sommes fascistes ; mais de ces fascistes qui se sont battus pour donner à l'Italie une législation sociale et syndicale. Nous sommes les fascistes des contrats collectifs de travail reconnus comme des lois, des syndicats conçus comme de libres associations de travailleurs libres et démocratiquement organisés. […] Nous sommes les fascistes qui nous sommes battus pour la participation des travailleurs à la gestion et aux bénéfices des entreprises[1]. »

Pendant toute la Ire République, il a été exclu de toute coalition gouvernementale et a été marginalisé par les autres partis, du Parti libéral italien au Parti communiste italien, en passant par la Démocratie chrétienne. La personnalité de son dirigeant Giorgio Almirante a cependant contribué à adoucir son image et à gagner un certain respect de la part de ses adversaires politiques.

En 1979, dans la perspective des premières élections européennes, le MSI participe, aux côtés du Parti des forces nouvelles (France) et du mouvement espagnol Fuerza Nueva, à l'Eurodroite.

Suite à la mise en place de l'opération Mani pulite et à l'effondrement consécutif du système des partis politiques, un congrès du MSI à Fiuggi en janvier 1995, a décidé d'un « tournant » décisif vers des formes plus modérées de centre ou de droite libérale, sous l'impulsion de Gianfranco Fini, adoptant alors le nom d'Alliance nationale. L'aile la plus dure de l'ancien MSI, guidée par Pino Rauti, a créé le Mouvement social - Flamme tricolore, qui continue de se situer clairement à l'extrême-droite.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rivolta ideale, août 1947 ; cité in Piero Ignazi, Postfascisti? Dal movimento sociale italiano ad Alleanza nazionale, Bologne, Il Mulino, 1994, p. 12

Article connexe[modifier | modifier le code]