Mont-sous-Vaudrey

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Mont-sous-Vaudrey
L'ancienne mairie-école et l'église de l'Assomption
L'ancienne mairie-école et l'église de l'Assomption
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Arrondissement de Dole
Canton Canton de Montbarrey
Intercommunalité Communauté de communes du Val d'Amour
Maire
Mandat
Bernard Fraizier
2014-2020
Code postal 39380
Code commune 39365
Démographie
Population
municipale
1 260 hab. (2011)
Densité 85 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 58′ 52″ N 5° 36′ 11″ E / 46.9811, 5.603146° 58′ 52″ Nord 5° 36′ 11″ Est / 46.9811, 5.6031  
Altitude Min. 211 m – Max. 252 m
Superficie 14,86 km2
Localisation

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Mont-sous-Vaudrey est une commune française située dans le département du Jura en région Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Belmont Montbarrey Rose des vents
Bans
Souvans
N Vaudrey
O    Mont-sous-Vaudrey    E
S
Villers-les-Bois, Oussières

Économie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Les origines de Mont-sous-Vaudrey sont incertaines.

Au sud, une voie romaine, connue sous le nom de Levée de Jules-César, reliant Grozon à Rahon et Tavaux, sépare Mont de Villers-les-Bois.

Au nord, au lieu-dit "la Boutique", des débris de constructions romaines, des monnaies et des ustensiles de cuisine ont été découvertes, et un péage y a existé.

Moyen âge et époque moderne[modifier | modifier le code]

La première mention de Mont connue à ce jour figure dans un acte de 1111, par lequel Guillaume ler d'Arguel, archevêque de Besançon, fait don de l'église de Mont à la cathédrale Saint-Étienne de Besançon.

Le village fait alors partie de la baronnie de Vaudrey.

Il est érigé en seigneurie particulière en 1319, par Simon de Vaudrey, qui y fait bâtir un château-fort, détruit en 1480, à l'actuel lieu-dit "au Vieux Château", sur la rive gauche de la Cuisance.

Cette terre sert d'apanage à son quatrième fils Jean. La justice haute, moyenne et basse, la banalité du four et du moulin, des cens en argent et en grains, ainsi que des corvées, sont alors attachés à cette terre. Cependant la communauté villageoise jouit d'une charte de commune qui lui permet, avec des échevins à sa tête, de gérer les affaires courantes du village.

Jean de Vaudrey divise la seigneurie de Mont, en 1341, au profit de ses enfants. Une moitié conserve l'appellation de seigneurie de Mont, un quart prend celle de seigneurie de Byans, et un autre quart celle de seigneurie de Vellefaux.

Jouissant du passage de nombreux axes de circulation, dont la route saunière reliant les Monts Jura à Dole, capitale du comté de Bourgogne, Dijon, capitale du duché de Bourgogne, et Paris, capitale du royaume de France, et par laquelle transitent bois, fromages et salaisons, Mont accueille rapidement de nombreuses auberges et boutiques, ainsi que des villégiatures de notables des villes voisines. Cette prospérité commerçante lui permet de supplanter très tôt dans l'histoire son voisin, Vaudrey, demeuré paysan.

Seigneurie de Mont[modifier | modifier le code]

Un descendant, Guyot II de Vaudrey, ayant pris le parti du roi de France Henri II, est puni de sa trahison par la confiscation de ses biens, prononcée par le parlement de Dole, en 1549. L'empereur Charles Quint donne ses derniers à Jean de Vaudrey, cousin de Guyot, contre le paiement d'un cens modique. Sans hoirs, Jean de Vaudrey lègue la seigneurie de Mont à Guillaume de Montrond.

Au début du XVIIe siècle, son fils Antoine, fait édifier ou restaurer, le Château-Gaillard.

Adrien de Montrond, descendant de ce dernier, sans enfants, lègue ses bien à son épouse, Louise-Dorothée de Lezay. Sans hoirs, elle rédige son testament en faveur de François-Gabriel, marquis de Lezay, qui vend ses droits sur Mont, à Etienne Domet, avocat général au parlement de Dole, en 1736. La famille Domet fait édifier le Château de la Grangerie, et conserve la seigneurie de Mont jusqu'à ce que la Révolution française en fasse une commune.

Seigneurie de Byans[modifier | modifier le code]

Un descendant, Adam de Byans, vend la part, dite de Byans, à Philippe Merceret, de Salins, en 1572.

Une postérité de ce dernier, Alexandre, la revend à Charles de la Baume, marquis de Saint-Martin, en 1680.

Seigneurie de Vellefaux[modifier | modifier le code]

Les membres de la famille de Reculot, descendants des Vaudrey, vendent leur part, dite de Vellefaux, à Charles de la Baume, marquis de Saint-Martin, en 1679.

Ce dernier cède, à son tour, cinq ans plus tard, cette terre à Jean-Baptiste Domet, docteur ès droits, d'Arbois, qui la revend à Pierre Patouillet, de Salins, en 1705.

Etienne Domet, déjà en possession de la partie, dite de Mont, fini par s'emparer de celle de Vellefaux.

Epoque contemporaine[modifier | modifier le code]

Lors de la Révolution française, la seigneurie de Mont devient la commune de Mont-sous-Vaudrey.

Jean Bavilley, ancien échevin, est choisit par les villageois comme procureur spécial pour demander, auprès de la Convention nationale, la restitution d'une partie des bois communaux, accaparés par les anciens seigneurs.

Les biens, dont les châteaux, de la famille seigneuriale Domet, émigrée, sont confisqués en 1792, mais en partie rachetés par ceux-ci en 1796.

Vers 1830, un incendie dévaste le village, dont l'église et la mairie, qui sont reconstruites dans les années qui suivent, sous la direction de l'architecte Claude Besand.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[1]
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 Jean-Claude Godin   Curé de la paroisse
1791 1792 Claude Caron    
1792 1800 Jean Bavilley   Cultivateur
1800 1804 Claude Renaud   Instituteur
1804 1808 Claude Ruty   Propriétaire
1808 1813 Joseph Fourneret    
1813 1815 Claude Fourneret    
1815 1821 Alexis Dantant   Notaire
1821 1826 Jean-François Fourneret    
1826 1829 Albert de Boutechoux de Chavannes   Vicomte de Boutechoux de Chavannes
1829 1831 Jean-François Fourneret    
1831 1832 Jean Tramus   Propriétaire
1832 1841 Jean-François Fourneret    
1841 1842 Claude Cuenne    
1842 1843 Jean-François Fourneret    
1843 1849 François Grévy   Propriétaire
1849 1852 François Dubois    
1852 1856 Charles Durant    
1856 1860 Claude Chiffert    
1860 1867 Charles Durant    
1867 1870 Alfred Michaud    
1870 1871 Pierre Bavilley    
1871 1878 Paul Chevaleret    
1878 1888 Fortunat Pactet   Médecin
1888 1892 Jules Michaud    
1892 1900 Armand Billet    
1900 1912 Louis Girard    
1912 1919 Pierre Petitguyot    
1919 1919 Louis Guillaume    
1919 1921 Léonce Gouhot    
1921 1925 Louis Girard    
1925 1953 Louis Guillaume    
1953 1965 Armand Tisserand    
1965 1983 Louis Maire    
1983 1995 Maurice Griffet    
depuis 1995[2]   Bernard Fraizier UMP  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 260 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
750 800 863 970 1 183 1 291 1 283 1 256 1 241
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 121 1 099 1 108 1 016 931 919 939 929 910
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
914 874 863 784 825 742 722 706 692
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
771 804 844 994 1 099 1 165 1 244 1 255 1 260
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château-Gaillard (XVIIe s), Rue Léon Guignard. Ancienne résidence des seigneurs de Mont-sous-Vaudrey (XVIIe-XIXe s), du Vicomte de Chavannes (1820-1870), de la famille Grévy-Wilson (1870-1970), puis propriété de l'union départementale des

sapeurs pompiers du Jura, et enfin habitations et bureaux.

  • Château de la Grangerie (XVIIe s), Rue du Général Grévy. Ancienne résidence des seigneurs de Mont-sous-Vaudrey (XVIIe-XVIIIe s), puis de la famille Grévy (Révolution-XIXe s), dans laquelle naît Jules Grévy (1807), et aujourd'hui maison de retraite.
  • Maisons anciennes, en plusieurs endroits du village, dont :
    • la maison Bavilley-Biot (XVIIIe s), Rue Jean Bavilley. Depuis 2011 Espace Biot (mairie et salle du patrimoine).
  • Relais de Poste (XVIIIe s), en plusieurs endroits du village. Celui de la Rue du Docteur Fortunat Pactet, a reçu le contrebandier Louis Mandrin et le gastronome Jean Brillat-Savarin.
  • Croix de chemin, Rue Paul Koepfler.
  • Église de l'Assomption (XIXe s), Rue Jules Grévy. Reconstruite au début du XIXe s, à la suite d'un incendie.
  • Ancienne mairie-école (XIXe s), Rue Jules Grévy. La première mairie est détruite v.1830, lors d'un incendie. Le nouveau bâtiment, édifiée avec les pierres de l'ancienne église incendiée, abrite alors la mairie, l'école, la halle et la gendarmerie. Depuis 2011, seule l'école occupe encore l'édifice.
  • Tracé de l'ancienne ligne de Dole-Ville à Poligny (XIXe s). Ligne empruntée par Jules Grévy lors de ses villégiatures à Mont-sous-Vaudrey.
  • Gare de Mont-sous-Vaudrey (XIXe s), Avenue de la Gare. Empruntée par Jules Grévy lors de ses villégiatures à Mont-sous-Vaudrey.
  • Lavoir (XIXe s), Rue du Docteur Fortunat Pactet.
  • Maison d'Auguste Pointelin, Rue Jules Grévy. Actuelle médiathèque.
  • Caveau de Jules Grévy (XIXe s), Rue du Cimetière.
  • Monument aux morts (XXe s), Rue Jules Grévy.
  • Tombe d'Auguste Pointelin (XXe s), Rue du Cimetière.
  • Buste d'Auguste Pointelin (XXe s), par Henri Rey, sis Rue Jules Grévy;
  • Buste de Jules Grévy, fondu par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale, aujourd'hui refait; Rue Jules Grévy.
  • Espace des Anciens Combattants et Victimes de guerre (XXIe s), Rue Jules Grévy.
  • Statue de Jean Bavilley (XXIe s), par Adrien Meneau, sise au jardin Biot.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis XIV (1638-1715), roi de France, et sa Cour, ont séjourné à Mont-sous-Vaudrey, en 1683.
  • Jean Bavilley (1725-1801), échevin puis procureur spécial auprès de la Convention nationale. En 1792, il monte à pied et en sabots à Paris afin de demander la restitution, qu'il obtient, d'une partie des bois communaux que l'ancienne famille seigneuriale Domet s’est appropriée. Cette victoire assure encore de nos jours d'importants revenus à la commune.
  • Louis Mandrin (1725-1755), contrebandier, et sa bande ont fait rapine à Mont-sous-Vaudrey, en 1754.
  • Jean Brillat-Savarin (1755-1826), gastronome, a séjourné à Mont-sous-Vaudrey, en 1792.
  • Jules Grévy (1807-1891), homme politique, président de la République de 1879 à 1887, est né, mort, et enterré à Mont-sous-Vaudrey.
  • Auguste Pointelin (1839-1933), artiste-peintre arboisien, a résidé et est mort et enterré à Mont-sous-Vaudrey.
  • Armand Fallières (1841-1931), homme politique, président de la République de 1906 à 1913, est venu à Mont-sous-Vaudrey, comme représentant du Gouvernement, lors des obsèques de Jules Grévy, en 1891.
  • Léon Guignard (1852-1928), pharmacien, professeur puis directeur honoraire de l'École de pharmacie de Paris, membre des académies de médecine et de pharmacie, né à Mont-sous-Vaudrey.
  • Fortunat Pactet, médecin de campagne et conseiller général du canton de Montbarrey, né, mort et enterré à Mont-sous-Vaudrey.
  • Charles de Gaulle (1890-1970), militaire, président de la République française de 1959 à 1969, accompagné de plusieurs ministres, a fait halte à Mont-sous-Vaudrey, en 1962

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • F.-I. Dunod de Charnage, Mémoires pour servir à l'histoire du comté de Bourgogne, contenant l'idée de la noblesse et le nobiliaire dudit comté, 1740, p. 228
  • A. Rousset, Dictionnaire géographique, historique et statistique des communes de la Franche-Comté, tome IV, 1854.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Tableau des maires, affiché dans le hall de l'Espace Biot (mairie), à Mont-sous-Vaudrey
  2. Préfecture du Jura, Liste des maires élus en 2008, consultée le 2 mai 2010
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011