Incorruptibilité (religion)

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Sarcophage châsse de verre et de bronze avec le corps de Bernadette Soubirous, au couvent de Saint Gildard de Nevers.

L'incorruptibilité est le fait, pour un cadavre, de ne pas se putréfier. Quelques cadavres échappent plusieurs décennies à la corruptibilité, les uns en vertu d'un procédé d'embaumement pratiqué sur eux afin de conserver leur corps exposé dans un mausolée (Lénine, quelque temps Staline, Mao entre autres - les autres pour des raisons moins explicables. C'est le cas d'un certain nombre de figures religieuses, mais aussi profanes.

Henri IV[modifier | modifier le code]

Lorsque des rois de France furent exhumés de la basilique de Saint-Denis pour être jetés à la fosse commune lors de la Révolution française, le corps d'Henri IV (décès en 1610) fut retrouvé desséché, mais non putréfié. Il se peut que le fait qu'il ait perdu beaucoup de sang avant sa mort ait joué un rôle dans cette conservation (par comparaison, le corps de Louis XIV était si altéré qu’il fallut, selon le compte-rendu effectué à l'époque, « tirer plusieurs coups de pistolet pour chasser la pestilence de l'air »)

Quelques saints[modifier | modifier le code]

Le corps de Thérèse de Lisieux semble ne pas avoir échappé à la putréfaction et un gisant est actuellement exposé dans une châsse de verre à la basilique de Lisieux (décès en 1897).

« Il faut que tout ce que je fais, les petites âmes puissent le faire » a dit Thérèse, refusant la conservation. On n'a donc, conformément à son souhait, retrouvé que des ossements lors de l'exhumation.

Les ossements sont transportés dans une châsse et voyagent dans le monde entier, il y a toujours beaucoup de monde pour vénérer ces reliques.

En revanche, c'est bien le corps de Bernadette Soubirous qui est exposé dans des conditions similaires à Nevers (décès en 1879). Cet exemple est le plus connu en France.

Cependant, un recensement effectué par Joan Carroll Cruz donne une liste de 102 noms, parmi lesquels on retrouve en plus des précédents ceux-ci, classés par dates de décès :

Saints Catholiques :

Quelques Saints Orthodoxes :

Pas d'explication scientifique[modifier | modifier le code]

Selon certains scientifiques, dans différents cas de corps incorrompus de saints évoqués, « ce qui est troublant ce n’est pas l’incorruptibilité elle-même car on connaît des facteurs particuliers qui empêchent la décomposition des cadavres. Le problème est que ces corps ont été inhumés dans des conditions qui auraient dû normalement entraîner la putréfaction[1] »

Ainsi, le corps de Thérèse-Marguerite du Sacré-Cœur, religieuse carmélite sainte, morte en 1770, est un vrai mystère pour les scientifiques[réf. insuffisante]. Desséché, son corps ne présente aucune putréfaction alors qu'elle est morte d'une gangrène généralisée[1].

De plus, alors que certains corps ont été enterrés et retrouvés incorrompus bien des années après leur mort, les morts des tombes voisines ont à plusieurs reprises été retrouvés en état de décomposition avancée[réf. souhaitée].

Autres images[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]