Rigidité cadavérique

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La rigidité cadavérique, ou rigor mortis en latin, est un enraidissement progressif de la musculature causé par des transformations biochimiques irréversibles affectant les fibres musculaires au cours de la phase post-mortem précoce. Cet état disparaît habituellement lorsqu'apparaît la putréfaction, c'est-à-dire au bout de deux à quatre jours selon les circonstances.

Explication de la rigidité cadavérique[modifier | modifier le code]

Schéma d'une fibre musculaire

La rigidité se caractérise par une perte d'élasticité des tissus, et notamment des muscles, causée par la coagulation de la myosine, une protéine qui y est présente.

Plus précisément, elle est due à l’arrêt des pompes ATPasiques (donc de l'approvisionnement des cellules en énergie) et à la perte de l'étanchéité du réticulum sacroplasmique, sorte de poche située dans la cellule musculaire et contenant des ions calcium. Chez le vivant, lorsque le muscle est stimulé par l'influx nerveux, ces ions sont rapidement libérés dans le cytoplasme pour permettre les cycles de liaisons-détachement entre les têtes de myosine et les filaments d'actine (protéines filamenteuses), ce qui entraîne la contration d'une cellule musculaire, et donc, du muscle. Lorsque la contraction prend fin, le calcium est rapidement repompé dans le réticulum sarcoplasmique. À la mort, il y a une perte de l’étanchéité du réticulum sarcoplasmique, la concentration cytoplasmique du Ca2+ augmente. Sous l'action de cet ion, des ponts entre les filaments d’actine et de myosine se forment ce qui entraîne l'immobilisation du muscle.

La disparition de la rigidité est en rapport avec l’autolyse et la putréfaction, qui détruisent la structure des filaments d’actine et de myosine ainsi que les liaisons qui les unissent.

Utilisation pratique[modifier | modifier le code]