Gouberville

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Gouberville
L'église Notre-Dame.
L'église Notre-Dame.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Manche
Arrondissement Cherbourg-Octeville
Canton Saint-Pierre-Église
Intercommunalité Communauté de communes de Saint-Pierre-Église
Maire
Mandat
Régis Lericheux
2014-2020
Code postal 50330
Code commune 50211
Démographie
Gentilé Goubervillais
Population
municipale
115 hab. (2011)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 41′ 12″ N 1° 19′ 00″ O / 49.686667, -1.31666749° 41′ 12″ Nord 1° 19′ 00″ Ouest / 49.686667, -1.316667  
Altitude Min. 0 m – Max. 38 m
Superficie 2,79 km2
Localisation

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Gouberville est une commune française, située dans le département de la Manche en région Basse-Normandie, peuplée de 115 habitants[Note 1] (les Goubervillais).

Géographie[modifier | modifier le code]

Gouberville est au nord-est de la péninsule du Cotentin. Couvrant 279 hectares, son territoire est le moins étendu du canton de Saint-Pierre-Église. Son sous-sol est formé de granite. Gouberville est une commune allongée, elle est composée de cinq hameaux se suivant : le Haut de la Rue, Giberprey, Gouberville (le principal avec église et château), Réville, le Bas de la Rue.

Communes limitrophes de Gouberville[1]
Néville-sur-Mer Mer de la Manche Mer de la Manche
Néville-sur-Mer Gouberville[1] Gatteville-le-Phare
Tocqueville Tocqueville, Gatteville-le-Phare Gatteville-le-Phare

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune tire son nom de villa, « domaine rural », qui est précédé de l'anthroponyme germanique Gausbertus[réf. nécessaire].

Un autre hameau de cette commune a une origine germanique : Réville, de Reginvilla (« le domaine de Regin »)[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le fief de Gouberville a appartenu à une ancienne famille dont il est fait mention au XIIe siècle dans un acte de donation à l'abbaye de Montebourg. En effet, après la fondation du prieuré de Néville en 1163, dans une donation faite par Pierre de Beaumont à cette abbaye, on trouve comme témoin Guillaume de Gouberville.En 1240, Jacques de Gouberville, fils de Pierre de Gouberville, est mentionné dans une charte de l'abbaye Notre-Dame du Vœu de Cherbourg. En 1256, Geoffroy de Gouberville, fils de Guillaume, confirme les donations faites par son aïeul Jacques[2]. Le livre noir (1251-1278) cite comme patron de l'église de Gouberville Gaufridus de Guibervilla. La famille de Gouberville se trouve vers la fin du XIVe siècle sans héritier mâle. Une fille épousa en 1392 un certain Guillaume Picot, originaire du Bessin, qui demande et obtient de la Cour des comptes, l'attribution du fief de Gouberville et d'y adjoindre son nom. Son écusson est : « de gueules à la croix ancrée d'argent ».

En 1463, Montfaut qui enquête sur titres de noblesse, pour le compte du roi, en pays bessin, reconnaît noble Guilaume Picot, troisième du nom. À son décès, en 1490, ses deux fils, encore mineurs, sont confiés à leur mère Tassine, en garde noble. Elle meurt en 1517.

Jean, l'aîné de ses deux fils, seigneur de Russy et de Houtteville, choisit la carrière ecclésiastique, gardant les bénéfices de Russy et de Gouberville. Le second fils, Guillaume, cinquième du nom, sire de Gouberville et de Percy, reçut la charge de lieutenant du grand maître des eaux et forêts de Normandie. Il épouse Jeanne du Fou, dame du Mesnil-au-Val, fille de Guillaume du Fou, capitaine du château de Cherbourg. Jeanne du Fou met au monde Gilles de Gouberville, François de Sorteval, Guillaume (mort à Paris alors qu'il est étudiant), Louis, Guillonne (mariée à Jean de la Bigne, seigneur du bailliage de Caen), Renée (Dame de Saint-Nazer par son mariage avec Jacques du Moncel), et Tassine, qui épousa le sieur des Essarts.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1983 mars 2001 Maurice Noël SE Agriculteur
mars 2001[3] mars 2014 Francis Derrien SE  
mars 2014[4] en cours Régis Lericheux SE  
Pour les données antérieures, dérouler la boîte ci-dessous.


Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et un adjoint[4].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 115 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2005, 2010, 2015, etc. pour Gouberville[5]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2]. Gouberville est la commune la moins peuplée du canton de Saint-Pierre-Église.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
316 371 427 421 392 391 380 385 359
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
355 358 376 348 315 306 300 277 270
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
258 270 231 232 246 211 205 195 191
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
176 158 172 158 139 137 132 130 115
2011 - - - - - - - -
115 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Notre-Dame du XIIIe siècle est inscrite aux Monuments historiques[8]. Il ne reste actuellement de l'ancienne église de Gouberville que le pignon ouest avec le portail et la fenêtre, la base de la tour et les trois fenêtres du chevet[9]. D'après M. du Moncel, ces ouvertures remontent à la première moitié du XIIIe siècle. Depuis, tout a été remanié ou reconstruit sous les différents curés qui se sont succédé.
Cette église est sous le vocable de Notre Dame. Le droit de présentation appartenait au seigneur de la paroisse. Suivant le Livre noir (1251-1274), le patron était Godefroy de Gouberville. Le curé percevait les revenus, possédait un manoir et environ trois vergées de terre en aumône, recevait trois quartiers de froment du moulin du Gué, deux autres ailleurs, neuf pains, neuf gelines et quarante œufs. La cure valait 54 livres.
Un siècle plus tard, le Livre blanc (1347-1370) mentionne Guillaume de Gouberville comme patron. Le recteur ou curé percevait toutes les dîmes d'église, jouissait d'un presbytère et touchait 40 sous de rente. L'église était taxée 54 livres. Le plus ancien curé de Gouberville, dont le nom soit parvenu jusqu'à nous, est Nichole de Gouberville, cité en 1360, sous le titre de personnat. Après ce curé, on trouve Simon de Couvert, fils de Guillaume et de Alexis Picot sœur de Guillaume seigneur de Russy. Il occupait la cure dès 1407. Son successeur fut André ou Andrieu Picot, fils de Guillaume seigneur de Gouberville. Son petit neveu Jehan Picot, seigneur temporel de Russy, Houtteville et autres lieux, fils aîné de Guillaume et de Tassine, obtint la cure de Gouberville, de même que celle de Russy en Bessin et de Manesqueville dans le diocèse d'Évreux. Ses visites à Gouberville étaient assez rares. C'est Jehan Michel son vicaire qui gouvernait la paroisse à sa place. Celui-ci mourut le 11 septembre 1560. Gaspard Troude qui était vicaire avant Jehan Michel prit possession du bénéfice de la cure le 22 août 1561. En 1603 et 1614 les archives du château de Saint-Pierre-Église désignent Michel Tardif comme curé de Gouberville. Jacques Lefaut écuyer continua l'office de Michel Tardif, il fut « ensépulturé » au chœur de l'église le 26 août 1634. Il fut remplacé par Noël Caubrière, originaire de Tamerville où il retourna mourir après avoir démissionné. En 1658, Étienne Benoit était curé de Gouberville. Le 6 octobre 1667, il préside la réunion des habitants pour qu'ils renoncent au rachat de leurs droits sur l'étang de Gattemare. En 1670 c'est Noël Dallet qui occupait la paroisse. Il y resta deux ans et fut nommé notaire apostolique du Saint-Siège. Jean Dallet son frère lui succéda en 1672 et fut lui-même remplacé par messire François Marie de Crosville curé du Mesnil au Val qui administra la paroisse jusqu'en 1682. Jean Deny fut installé à Gouberville en 1683. L'église était en piteux état. Le curé dirigeait la restauration. En 1688, il fit mettre une porte de chêne à la tour. En 1689, il fit construire une contretable, établir une sacristie derrière l'autel et fermer le sanctuaire. En 1699, il fit refondre et augmenter la cloche. En 1702, deux contretables et une chaire furent placés dans la nef, le grand autel décoré, des bancs confectionnés et le chœur clos par une grille. Le 6 août 1703, Jean Deny mourut, il fut inhumé dans le chœur de l'église. Foucault maître des requêtes dans son mémoire, compte 72 taillables et quatre pauvres à Gouberville. La cure fut donnée à Jean Vastel jusqu'à sa mort le 24 mars 1712. Messire Nicolas Le Poittevin continue les travaux de l'église. Il relève le presbytère en 1720, bâtit la sacristie en 1746, lambrissa et blanchit la nef en 1753. Il fit rétablir la cotière de la nef et la couverture au midi. De 1767 à 1770, le cimetière fut clos de murs, des marches en pierre de taille et une grille furent placées à l'entrée. Ce digne curé s'éteignit à l'âge de 85 ans, le 4 mars 1770. C'est M. Antoine Bon Nicolas Lescellière de Néville qui lui succéda. Avec l'argent qui restait de son prédécesseur, il mit en état le presbytère et ses dépendances et fit construire un logement pour les domestiques. Toutefois, la tour était restée inachevée depuis le XIIIe siècle, la cloche était à découvert. Le curé s'engagea à construire un clocher en coupole de 60 pieds. En 1780, l'ouvrage était terminé. Les lambris de la nef furent peints, le comble refait à neuf et en excellent chêne. La Révolution arriva, M. Lescellière et son vicaire Jean Christophe Tison qui était maire de Gouberville furent mis en demeure de prêter le serment schismatique, ils refusèrent, ainsi que Thomas Augustin Lebrun prêtre obitier. Jacques François Boitel vicaire de Maupertus fut élu curé constitutionnel par le conseil municipal le 5 juin 1791. Malgré Boitel, Thomas Auguste Lebrun fut autorisé par la municipalité à dire des messes tous les dimanches. La cure de Gouberville fut supprimée et la paroisse annexée à celle de Néville.La persécution religieuse s'accentuant, la Terreur arriva et l'église fut saccagée, l'argenterie confisquée, les meubles mis à l'encan et le presbytère vendu. Le propriétaire le rendit plus tard à la commune contre échange. Après la Terreur, les prêtres assermentés purent seuls reparaître. Également après la Terreur, l'église fut rouverte et consacrée de nouveau au culte catholique par le citoyen François Mangon, accompagné de M. Jourdan de Brillevast et de M. Levautre desservant à Néville, ceci en attendant la rentrée du pasteur légitime, M. Poisson délégué des pouvoirs du diocèse[10]. François Mangon dit la Croute et M. Le Brun célébraient alternativement les offices à l'église chacun leur semaine, suivant les ordres de la municipalité. En 1803, après le concordat, M. Lescellière, ancien curé, fut nommé desservant de Gouberville, qui demeura jusqu'en 1820 annexe de Néville. Suivant le mandement de l'évêque de Coutances, l'église de Gouberville fut mise en possession de M. François Mangon prêtre de Tocqueville[11] M. Mangon resta comme desservant de Gouberville jusqu'en 1818. Il eut pour successeur M. Jean Baptiste Lebrettevilois ancien vicaire d'Alleaume. Il fut remplacé en 1823 par un vicaire de Réville M. Lecœur. Après une longue maladie, celui-ci termina sa carrière le 23 juillet 1831. C'est M. Thin, prêtre de Saint-Vaast, qui prit sa succession après avoir été son coadjuteur. Il décéda le 13 janvier 1842. Après lui vint M. Meslin, vicaire à Picauville. Ce curé travailla beaucoup pour son église. Il expira le 28 septembre 1863. Sur sa demande, la cure fut donnée le 15 novembre 1863 à M. Jacques Joseph Leclère. Ce dernier sollicita sa retraite au mois de juillet 1874. C'est Jean Baptiste Lecuyer qui prit possession de la cure de Gouberville le 18 août 1874. Durant sa cure, de grands travaux de l'église furent entrepris. Pour raisons de santé, M. Lecuyer resigna ses fonctions au mois d'octobre 1889. M. Alexandre Jean Leonard Emmakuel Letournel lui succéda. Son mandat fut de courte durée. Il succomba le 1er avril 1889. Le 12 juillet 1889, c'est Clément Branthôme qui le remplacera.
  • Rive de la Couplière .
  • Fontaine Babillette.
  • Château (1853).

Site Natura 2000[modifier | modifier le code]

Le littoral de la commune (Bucaille, Hennemare) et l'étang de Gattemare font partie du site d'importance communautaire Caps et marais arrière-littoraux de la pointe de Barfleur au cap Lévi proposé au réseau Natura 2000[12]. Notons l'origine scandinave des noms du littoral : Hannimara "mer de Hanni" > Hennemare, Gattomara "mer de Gatto" > Gattemare

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, afin de permettre les comparaisons entre communes selon une périodicité de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999, de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, outre les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement, que les années 2006, 2011, 2016, etc. et la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  2. Mémoire d'appel.
  3. « Après dix-neuf ans, Francis Derrien cède sa place à la mairie », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 28 août 2014)
  4. a et b « Gouberville (50330) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 9 mai 2014)
  5. Date du prochain recensement à Gouberville, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  8. « Église », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. D'après Louis Drouet-Recherches Historiques sur les vingt communes du canton de St. Pierre Église-Imprimerie Saint Joseph Cherbourg 1893
  10. Archives de la mairie.
  11. Registre municipal.
  12. « Fiche FR2500085 du réseau Natura 2000 sur le site du ministère de l'écologie » (consulté le 15 septembre 2009)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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