France Télécom

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France Télécom

Description de l'image  France_telecom.svg.
Création 1988
Dates clés 1988 : séparation des PTT
1990 : transformation en exploitant de droit public
1996 : transformation en SA
1997 : ouverture du capital
2000 : acquisition d'Orange
2004 : privatisation partielle
2005 : mise en place du plan NExT
2007 : fin de la minorité de blocage de l'État français
2009 : lancement du plan Orange
2010 : lancement du plan « Conquêtes 2015 »
2013 : France Télécom change de nom pour devenir Orange
Disparition 2013
Personnages clés Marcel Roulet, Michel Bon, Thierry Breton
Forme juridique Société anonyme avec conseil d'administration
Action Euronext : FTE
NYSE : FTE
Slogan « Le service Orange, satisfait quand vous l’êtes » (depuis 2012)
« La vie change avec Orange » (depuis 2010)
« Plus loin ensemble » (depuis juillet 2008)
2006-2007 : « Le futur et toutes les raisons d'y croire »
Siège social Drapeau de France 78, rue Olivier de Serres, 75015, Paris (France)
Direction Stéphane Richard
Actionnaires Actionnaires institutionnels : 64,3 %
État Français (dont FSI) : 26,94 %
Actionnaires individuels : 5,0 %
Salariés : 3,7 %
Auto-détention : 0,4 %[1]
Activité Opérateur de télécommunications
Produits Commercialisation d'équipements et de services de télécommunication pour les particuliers, les professionnels et les entreprises (via Orange Business Services) : téléphonie fixe, téléphonie mobile, services sur internet, télévision, services de téléconférence, etc.
Filiales Globecast, Viaccess, Orange, France Telecom e-commerce, Studio 37, Groupe Silicomp, Orange Consulting, NordNet, Sofrecom, FT Marine, FranceTel, Telekomunikacja Polska, w-HA, Orange Business Services, Orange Advertising Network, Dailymotion
Effectif 170 000 (au 31/12/2011)
Site web orange.com
Capitalisation 23,27 milliards d'euros (11/12/2013)[2]
Dette 30,545 milliards d'euros (au 31/12/2012)
Résultat net en diminution 820 millions d'euros (31/12/2012) (-79 %)

France Télécom[3], dénommée Orange depuis le 1er juillet 2013[4],[5], était une société française de télécommunications et la 121e entreprise mondiale[6]. Elle employait au moment du changement de nom près de 172 000 personnes[7], dont 105 000 en France, et servait près de 226 millions de clients dans le monde[7].

Historique[modifier | modifier le code]

Les télécoms, service industriel de l'État[modifier | modifier le code]

Sous la Révolution française, en 1792, le premier réseau de communication voit le jour pour permettre d'acheminer rapidement les informations dans un pays en guerre et peu sûr. Il s'agit du réseau de télégraphie optique de Chappe.

Après l'invention du télégraphe électrique et ensuite du téléphone l'État français crée en 1878 un ministère des Postes et Télégraphes, ce dernier annexe bientôt les services du téléphone, qui sont nationalisés en 1889. Pourtant ce n'est qu'en 1923, que le second « T » apparaît, le ministère des P & T devenant celui des PTT.

En 1941, une Direction générale des Télécommunications est créée au sein de ce ministère et en 1944 le Centre national d'études des télécommunications (CNET), a pour mission de développer l'industrie des télécommunications en France.

Entre 1950 et 1965, les P&T vendent leurs numéros pour la somme de 10 000 francs de l'époque[réf. nécessaire].

Dans les années 1970, la France met les bouchées doubles pour rattraper son retard sur plusieurs autres nations avec le programme « delta LP » (accroissement des lignes principales). C'est à cette époque que fut construite la plus grande partie de la boucle locale. De plus, avec le concours des industriels français, sont mis au point par les ingénieurs et chercheurs du CNET, la commutation numérique, le minitel, la norme GSM.

Création de la société France Télécom[modifier | modifier le code]

Pour répondre à une directive européenne de mise en concurrence des services de télécommunication (téléphonie fixe principalement), la Direction générale des télécommunications devient France Télécom le 1er janvier 1988.

La loi du 2 juillet 1990 transforme France Télécom en un exploitant de droit public, dont Marcel Roulet est le premier Président ; elle est dotée d'une personnalité morale distincte de l'État et, acquiert une autonomie financière. Auparavant, le budget des Télécommunications était inscrit au sein du budget annexe des PTT voté chaque année par l'Assemblée nationale.

En septembre 1995, Michel Bon est nommé à la tête du Groupe France Télécom.

Pour préparer l'ouverture à la concurrence au 1er janvier 1998, une loi est votée en juillet 1996 transformant l'exploitant public en société anonyme dont l'État français est le seul actionnaire.

Les années folles[modifier | modifier le code]

En 1997, le capital de la nouvelle société anonyme a été ouvert avec succès. L'action est vendue 27 euros. Une seconde ouverture eut lieu en 1998, malgré la crise des marchés émergents, puis la bulle Internet rend les bourses euphoriques en 1999.

Partie en retard dans le train de l'internationalisation lancé par des concurrents internationaux tels Vodafone, France Télécom se met à chercher des cibles au plus fort de la valorisation des années de la bulle Internet. Cela d'autant plus que son alliance avec Deutsche Telekom, caractérisée par une participation au capital croisée de 2 %, a éclaté lorsque cette dernière a annoncé un projet de rapprochement avec Telecom Italia (finalement abandonné) sans avertir les Français.

Le groupe France Télécom rachète la grande majorité d'Orange en 2000 et l'intégralité en 2003 ; il fusionne ensuite ses activités mobiles (Itinéris, OLA, Mobicarte) en une filiale nommée Orange. France Télécom procède également à de nombreuses autres acquisitions de sociétés (revendues pour certaines) dans le monde devenant le quatrième opérateur mondial par sa taille (GlobalOne, Equant, Internet Telecom, Freeserve, EresMas, participation dans Wind, NTL, Mobilcom, etc.).

Les années noires[modifier | modifier le code]

À la suite de changement de qualification d'une partie de la dette de « long terme » à « court terme » en vue d'obtenir un meilleur taux d'intérêt, les actionnaires s'aperçoivent que, de 2002 à 2005, France Télécom doit rembourser chaque année entre cinq et quinze milliards d'euros de dette.

Le cours de l'action s'effondre à 6,94 euros le 30 septembre 2002, alors qu'il était à 219 euros le 2 mars 2000. L'entreprise qui avait une capitalisation boursière de 580 milliards d'euros voit cette dernière chuter à "seulement" 18 milliards d'euros.

Le 2 octobre 2002, le président-directeur général est Thierry Breton. Il a été appelé pour redresser l'entreprise qui était à ce moment-là, la deuxième entreprise la plus endettée du monde (en termes de dette à court terme). Il a obtenu quinze milliards de réaménagement de la dette à prendre en charge par les banques et les investisseurs, quinze milliards d'augmentation de capital réclamés à l'État alors actionnaire majoritaire, et quinze milliards de trésorerie à dégager grâce à des économies en interne. Nommé Ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, il démissionne de France Télécom le 22 février 2005 pour rejoindre le gouvernement.

Les fusions opérées en mars 2004 par France Télécom avec sa filiale de téléphonie mobile Orange, achetée au prix fort lors de la bulle Internet de 2000, et avec sa filiale spécialisée dans l’accès à Internet Wanadoo, rebaptisée Orange, ont amené Colette Neuville, la présidente de l'Association de défense des actionnaires minoritaires (Adam), à écrire à l'Autorité des marchés financiers (AMF) pour souligner qu’une action Wanadoo valait 19 euros au moment de son introduction en bourse au printemps 2000, et que France Télécom en a proposé 8,86 euros, seulement quatre ans plus tard[8].

La période actuelle[modifier | modifier le code]

En septembre 2004, l'État français cède une partie de ses actions pour passer en dessous de la barre des 50 %. France Télécom devient alors une entreprise privée. Cent-quinze ans après sa nationalisation, le téléphone redevient privé en France.

Le 27 juillet 2005, France Télécom annonce le rachat de 80 % de l'opérateur de téléphonie mobile Amena, détenteur de 24 % de parts de marché en Espagne, pour la somme de 6,4 milliards d'euros dont trois par augmentation de capital.

Une cabine publique France Télécom

France Télécom a aussi annoncé le déploiement du plan NExT dont l'objectif est de fournir à ses clients, de façon intégrée, l'ensemble des services de télécommunications dont ils ont besoin.

Selon la société Dataxis, France Télécom serait en 2005 le deuxième opérateur ADSL mondial derrière China Telecom et devant l'américain SBC Communications. Il serait le premier opérateur ADSL européen.

Depuis le 1er juin 2006, France Télécom tend à commercialiser l'ensemble de ses produits dans le monde sous la seule marque commerciale Orange. Le logo (esperluette) de la marque France Télécom est devenu plus arrondi, la charte (couleur et police) a été modifiée.

En juin 2007, l'État français cède à nouveau 5 % de sa participation dans France Télécom. La participation publique (État Français et ERAP) est portée à 27 %. À cette même date, France Télécom revend Orange Pays-Bas et acquiert le fournisseur d'accès espagnol Ya, ainsi que l'opérateur mobile autrichien One.

En mars 2008, les médias prêtent à France Télécom l'intention de racheter la société scandinave TeliaSonera[9]. Le nouvel ensemble deviendrait le premier opérateur européen. Cette opération sera abandonnée.

Le 21 septembre 2010, France Télécom rentre au capital (40 %) de Meditelecom (marque Méditel), deuxième opérateur de téléphonie mobile du Maroc (10 millions de clients au moment de l'opération). L'accord prévoit la montée de France Télécom à 49 % du capital d'ici 2015.

En octobre 2011, France Télécom acquiert l'opérateur CCT en République démocratique du Congo[10]

En 2012, France télécom s'est séparé d'Orange Suisse et de TP Emitel (pl) opérateur polonais de TNT[10].

En février 2012, la ligne fixe France Télécom change de nom et devient la ligne fixe Orange. Tous les services d'Orange France portent désormais le même nom. Les sites internet de France Télécom renvoient tous vers les sites Orange[11]. Toutefois, le nom juridique de l'entreprise, sa raison sociale, son adresse, son RCS restent France Télécom SA pour les offres fixe et internet. Le changement complet de nom au profit d'Orange est finalement voté lors de l'assemblée générale du 28 mai 2013[12] avec effet à compter du 1er juillet 2013[13].

Plan NExT[modifier | modifier le code]

Objectifs[modifier | modifier le code]

Le plan NExT (2006-2008) est le plan de redressement de la société France Télécom qui vise entre autres à réduire les coûts – principalement salariaux – de la société, à mener une politique de produits et services convergents, et à regrouper toutes les enseignes du groupe sous une marque unique (Orange), sauf pour les activités téléphonies fixes qui restent sous la dénomination France Télécom. Ceci entraîne donc la disparition de nombreuses marques (Wanadoo, Equant…). Il est prévu de diminuer les effectifs de 10 %, soit 22 000 employés[14].

Les effectifs de 2005 à 2009 fondent de 196 000 employés à 167 000[15].

Nouvelles méthodes de management[modifier | modifier le code]

Le plan NExT introduit un management violent. En 2004, 4 000 employés sont formés durant dix jours afin d'accomplir sur le terrain le plan NExT : la réduction des effectifs est une priorité, de nouvelles techniques de managements sont introduites, la méthode est de dégrader les conditions de travail, afin de pousser psychologiquement une partie des employés au départ volontaire, réduisant ainsi les indemnités à payer[14].

Suicides[modifier | modifier le code]

En septembre 2010, le nombre de suicides depuis le lancement du plan NExT s’élevait à cinquante-huit[14]. Le 26 avril 2011, un employé s'est suicidé en s'immolant par le feu[16].

Le changement de stratégie initié par Thierry Breton et poursuivi par Didier Lombard induit des tensions. Les changements de postes à l’intérieur de l’entreprise sont nombreux (14 000 entre 2006 et 2008). L'alliance CFE-CGC/UNSA[17] et SUD ont créé dès 2007 l'Observatoire du stress et des mobilités forcées[18], pour en étudier les conséquences sur l'organisation du travail. Les suicides liés au travail[19], six pendant l’été 2009, posent la question de cette gestion du personnel[20].

Suicides chez France Télécom
Années 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
Nombre d'employés suicidés en France 28[21] 29[21] 12[22] 19[22] 27[22] 11[23]
Taux annuel pour 10 000 employés en France 2,15[21] 2,49[21] 1,20[24] 1,90[24] 2,30[24] 1,32[24]
Taux pour 10 000 habitants (moyenne française) 1,84[25] 1,76[26] 1,78[26] 1,60[25] 1,96[27] 1,62[28]

L'interprétation des taux de suicide nécessite une étude détaillée, prenant en compte la structure de la population étudiée (en termes de classe d'âge, de taux d'activité, de Catégorie Socio-Professionnelle,...). Une comparaison simple avec le taux de la population française n'a pas de sens[29]. La population d'employés de France Télécom est elle-même composée de plusieurs catégories socio-professionnelles ayant des taux de suicides différents[30] (par exemple, les ouvriers ont un taux de suicide plus élevé que les cadres). De plus le dénombrement étant fait sur la base de remontées d'information informelles aux organisations syndicales, il n'est pas nécessairement exhaustif. On ne dispose pas non plus de statistiques dans d'autres grands groupes français qui permettraient de prendre en compte la spécificité d'un management complexe de grand groupe sur une population attirée par une relative stabilité de l'emploi.

L'observation simple montre que le taux brut dans l'entreprise au début des années 2000 était élevé par rapport à la moyenne française. Il n'a pas été médiatisé et n'a pas suscité de débats. Le taux observé en 2008 et 2009 est dans la moyenne nationale. Il n'en signale pas moins un problème réel, lorsque le suicide est directement lié aux conditions de travail. On peut argumenter que la spécificité de ces suicides est moins leur nombre[31], que le fait qu'ils sont commis sur le lieu de travail, ce qui est plus rare (même si peu de statistiques sont disponibles)[32].

Cependant, 2010 est marqué par une hausse très sensible des suicides. 9 se produisent en janvier et février[23] (soit un taux de 5,4 pour 10 000 ou 180 % de plus qu'en 2009). Didier Lombard cède le contrôle opérationnel du groupe le 1er mars 2010 et la présidence du groupe en février 2011. Il est remplacé par Stéphane Richard. 2011 s'est traduit par une très nette baisse, pour revenir au taux de 2008. La responsabilité de Didier Lombard est en cours d'instruction par la justice française puisqu'il a été mis en examen pour harcèlement moral suite à un rapport de l'inspection du travail mettant en cause la politique de gestion du personnel et une plainte de la fédération SUD-PTT fin 2009[33].

Le suicidé du 14 juillet 2009 de Marseille notait dans sa dernière lettre : « Je me suicide à cause de mon travail à France Télécom. C’est la seule cause. Urgence permanente, surcharge de travail, absence de formation, désorganisation totale de l’entreprise. Management par la terreur ! »[34] Les témoignages rassemblés depuis la sortie du silence de ce phénomène montrent un malaise profond dans de nombreuses équipes[35]. Certains au contraire veulent défendre leur cadre de travail[35].

Après dépouillement du questionnaire à tout le personnel de France Télécom, les consultants du cabinet Technolgia remettent leurs conclusions le 14 décembre 2009 et évoquent une « ambiance de travail tendue, voire violente ». « Le ressenti général est très dégradé, notamment en ce qui concerne les conditions de travail, la santé, le stress… ». Dans la « vague de suicides », ils pointent « la grande défaillance du management ». « Les personnels de France Télécom semblent plus que jamais orphelins de sens, de leaders »[36].

Le 25 septembre 2010, un ancien directeur régional raconte le management mis en place par France Télécom, dont l'objectif aurait été la démission volontaire de 22 000 employés. Il évoque notamment l'existence d'une « courbe du deuil », selon laquelle la direction aurait prévu les phases de dépression par lesquelles sont passés les salariés. Selon Delphine Ernotte, la directrice exécutive adjointe du groupe France Télécom Orange, ce document était au contraire destiné à accompagner au maximum les employés[14].

Au-delà de la recherche des causes réelles des suicides, l'apparition dans le débat public de la question des suicides chez France Télécom trouve son origine dans des syndicats en posture d'alerte face à une tendance perçue par eux comme grave et d'autant plus inacceptable qu'elle est vue comme liée à des processus de gestion qui pourraient être modifiés. Elle sort cependant du contexte de l'entreprise pour devenir l'otage d'un débat public influencé par des considérations idéologiques, puisqu'il a été reproché aux syndicats de sur-médiatiser un phénomène ordinaire (tandis qu'implicitement on reprochait au personnel de France Télecom son incapacité à s'adapter à des modes de gestion modernes, en le liant au statut de fonctionnaire[37]), tandis que d'autres y voyaient le dévoiement des méthodes de gestion centrées sur le rétablissement de la performance financière au détriment de toute considération sociale[38].

Identité visuelle (logo)[modifier | modifier le code]

Après 2011, France télécom utilise définitivement le logo d'Orange.

Métiers[modifier | modifier le code]

France Télécom développe et commercialise trois grandes familles de services sous la marque Orange :

  • les services de communication résidentiels (SCR), qui restent sous leur marque historique dans les pays où France Télécom est l'opérateur historique (France, Pologne, Jordanie, Sénégaletc.) bien qu'en France, la dénomination France Télécom ait laissé la place à Orange.
  • les services de communication personnels (SCP), c'est-à-dire mobiles, sous la marque Orange.
  • les services de communication d'entreprise (SCE) sous la marque Equant puis Orange Business Services.

Elle fonde son avenir sur une stratégie de services convergents, dont Unik aura été la première manifestation la plus visible : Orange Open, offre quadruplay du groupe, lui succédera.

Les services résidentiels[modifier | modifier le code]

Ils utilisent principalement la traditionnelle ligne fixe, éventuellement équipée en ADSL, et sont commercialisés sous les marques France Télécom ou Orange (49 millions de clients en téléphonie fixe, 12 millions en internet haut débit) :

France Télécom — Orange a annoncé déployer un réseau de fibre optique FTTH dans plusieurs villes de France qui permettra de passer à la génération suivante de services résidentiels.

Les services personnels[modifier | modifier le code]

Ils utilisent principalement les réseaux mobiles de 2e et 3e générations et sont commercialisés sous la marque Orange (98 millions de clients) :

Les services aux entreprises[modifier | modifier le code]

Ils sont plus spécialement destinés aux activités professionnelles et sont principalement commercialisés sous la marque Orange Business Services :

Les services « publics »[modifier | modifier le code]

France Télécom est l'actuel gestionnaire du Service universel des télécommunications. France Télécom possède et gère également :

  • Des boutiques ouvertes au public, réparties à travers tout le territoire.
  • Des cabines téléphoniques : les premières cabines téléphoniques sont apparues à Paris en 1884, et sont progressivement répandues sur le territoire, jusque dans les années 1990, date de développement puis d'explosion de la téléphonie mobile qui a entraîné le déclin pour cause de rentabilité de ces cabines : ainsi en 1996, il y en avait 290 000 en France ; en 2009, il y en a 153 000[39]. Au début des années 1990, certains TGV ont même été équipés de cabines.

Stratégies de développement[modifier | modifier le code]

Afin de s'assurer une politique de croissance durable, le groupe France Télécom - Orange élargit ses activités à la vente de contenus (musique, cinéma, téléchargement…), à l'e-commerce, à la publicité en ligne, aux solutions M2M, domotique, et de téléassistance aux malades. Elle développe également fortement le périmètre géographique de ses activités, en investissant massivement dans les pays dit « émergents ».

Dans le domaine concurrentiel des télécommunications, France Télécom, à travers son plan NExT (2006-2008), a initié une politique commerciale et marketing de convergence (accès aux services depuis le téléphone fixe, mobile, internet ; facturation unique…). Politique qui tend à s'étendre à l'ensemble des opérateurs téléphoniques.

Conséquences de l'ouverture à la concurrence[modifier | modifier le code]

La transformation de son métier de fournisseur de services publics en situation de monopole à celui de prestataire de services aux consommateurs sur un marché concurrentiel s'est faite progressivement et avec certaines difficultés. Depuis 1998 le marché des télécommunications est en concurrence totale en France conformément aux directives européennes. Toutefois, le coût de l'installation d'une infrastructure de desserte des abonnés étant très élevé, la concurrence n'a pas choisi en dehors du câble et de la fibre optique de construire sa propre infrastructure de terminaison.

Par conséquent, l'ouverture de son marché a reposé en partie sur la mise de son infrastructure à la disposition de ses propres concurrents. Autrement dit, France Télécom a été conduite à laisser ses concurrentes utiliser son réseau pour leur permettre l'accès au marché, et à proposer des offres d'accès à ses infrastructures (offres de gros, dégroupage, etc.).

La contrainte a été pour l'essentiel législative et règlementaire. Le système reposait et repose encore sur l'imposition d'une règle par l'État français ou l'Union européenne. Des encadrements économiques lourds ont été mis en place par les pouvoirs publics (validation des tarifs d'interconnexion, validation des offres tarifaires proposées par France Télécom pour s'assurer que la société ne bénéficie pas d'avantage lié à sa position dominante sur le marché). Un contrôle du strict respect de la règle (entre autres par dénonciation des concurrents) est en place et a conduit France Télécom à être condamnée à plusieurs reprises à de lourdes amendes pour entrave à la libre concurrence.

Dans le cadre de cette réglementation visant à permettre l'essor d'une forte concurrence sur les marchés des télécommunications de l'ensemble des pays européens, la France est le pays où l'ADSL s'est développé le plus rapidement avec un marché très concurrentiel et des tarifs très bas en comparaison avec ses voisins européens.

Condamnations judiciaires[modifier | modifier le code]

Prix prédateurs[modifier | modifier le code]

Le 16 juillet 2003, la Commission européenne a condamné France Télécom pour abus de position dominante sur le marché de l'ADSL[40]. L'entreprise pratiquait des prix prédateurs, c'est-à-dire vendait ses services d'accès à l'Internet à perte afin d'éliminer ses concurrents et de pouvoir par la suite pratiquer des tarifs plus élevés que sur un marché concurrentiel. France Télécom a été condamnée à verser une amende de 10,35 millions d'euros au budget européen.

France Télécom a fait appel de cette décision devant le tribunal européen de première instance, qui est un des organes de la cour de justice de l'Union européenne. Celui-ci a confirmé le 30 janvier 2007 la décision de la Commission et exigé le paiement de l'amende[41].

Entente anti-concurrentielle entre opérateurs mobiles[modifier | modifier le code]

Le 1er décembre 2005, la société France Télécom / Orange France a été condamnée par le Conseil de la Concurrence à une amende de 256 millions d'euros dans l'affaire de l'entente entre trois opérateurs de téléphonie mobile en France[42].

Pratiques anti-concurrentielles dans les DOM[modifier | modifier le code]

Le 28 juillet 2009 l'Autorité de la concurrence a sanctionné France Télécom / Orange à hauteur de 27,6 millions d'euros pour avoir entravé abusivement le développement de nouveaux opérateurs concurrents dans les DOM (principalement à la Réunion)[43].

France Télécom / Orange a utilisé sa position dominante résultant notamment de son ancien monopole pour s'octroyer, de manière déloyale, des avantages sur ses concurrents. Les pratiques relevées par l'Autorité sont :

  1. un niveau excessif des tarifs ;
  2. du « winback » ;
  3. un ciseau tarifaire sur les offres internet haut débit ;
  4. le maintien de services de restriction d'appel incompatibles avec la présélection d'un opérateur alternatif.

2011 contre Numericable pour abus de position dominante[modifier | modifier le code]

L'opérateur historique a été condamné par le Tribunal de commerce de Paris à verser dix millions d'euros à Numericable pour des pratiques anti-concurrentielles sur le marché de l'accès à Internet[44].

Actionnaires[modifier | modifier le code]

France Télécom est une société anonyme dont le capital de 10 595 067 092 euros (au 30 juin 2010) est réparti de la façon suivante[1] :

Les salariés actionnaires sont regroupés au sein d'une association : l'ADEAS[46].

En application de la loi no 2003-1365 du 31 décembre 2003 et du décret no 2004-387 du 3 mai 2004, et depuis la cession par l’État français de 10,85 % supplémentaires du capital de France Télécom intervenue le 7 septembre 2004, les procédures spécifiques de contrôle de France Télécom par l’État ne sont plus applicables. Néanmoins, en application du décret-loi du 30 octobre 1935, le Conseil d’administration doit encore comprendre des représentants de l’État au prorata de la quantité des actions France Télécom détenues par ce dernier. À la date du présent document, l’État dispose ainsi de trois représentants sur un total de quinze membres au Conseil d’administration de France Télécom[47].

Filiales et participations[modifier | modifier le code]

Principales filiales et participations du groupe France Télécom - Orange :

  • Orange, opérateur mobile anglais racheté en 2000 à Vodafone. Orange est devenue la holding des activités mobiles de l'opérateur. La plupart des opérateurs mobiles détenus par le groupe France Télécom - Orange dans le monde ont adopté la marque unique Orange, tout comme les services aux entreprises et les services d'accès à internet et à la télévision numérique.
  • Orange Business Services, (abrégé officieusement sous le sigle OBS) est la nouvelle identité commerciale (depuis le 1er juin 2006) qui regroupe les solutions et services de télécommunication et de services informatiques consacrés aux entreprises et au secteur public précédemment commercialisés par Orange, Equant, Transpac et France Télécom, ainsi qu'Etrali, Almerys, EGT, Orange Consulting, France Télécom Intelmatique, SETIB, Silicomp, Cofratel et Solicia.
  • TP Group, opérateur téléphonique leader en Pologne (opérateur historique) détenu majoritairement par France Télécom et commercialisant des offres de téléphonie fixe, mobile et internet.
  • W-HA, filiale détenue à 100 % par France Télécom qui développe des services d'achats sur internet et internet mobile débités directement sur la facture du client abonné à un fournisseur d'accès (Internet+).
  • NordNet, racheté en 1998 par France Télécom, commercialise des produits et services téléphonie et internet haut débit via l'ADSL dans le nord de la France et au niveau national par satellite. NordNet commercialise également des services d'hébergement et de noms de domaines sous la marque « le Relais Internet » et des produits sécurité avec « Securitoo ».
  • Etrali, intégrateur de systèmes de vente (trading) et de services réseaux pour la communauté financière, principalement pour les salles de marché.
  • Orange Consulting, filiale à 100 %, est le pôle conseil aux grandes entreprises et administrations. Les missions de conseil portent sur l'impact des technologies et des innovations pour accroître la performance des entreprises. Les domaines majeurs sont la gestion de la relation client, les processus internes de l'entreprise (Machine to Machine, travail collaboratif), la transformation IP, la performance applicative, la sécurité et la gouvernance des systèmes d'information.
  • IT&L@bs (ex Silicomp-AQL), société de service innovante et technologique cotée en bourse et possédant plusieurs filiales (réseau, ingénierie logicielle, labs). Orange Business Services est devenu actionnaire majoritaire de ce groupe début 2007.
  • Globecast, filiale détenue à 100 % par France Télécom, est l'un des principaux fournisseurs mondiaux de services de numérisation, d’agrégation, de transmission et de reformatage de contenus audiovisuels destinés à alimenter des plates-formes de télévision par satellite, Télévision Numérique Terrestre, réseaux câblés, TV sur IP, TV sur PC, TV sur mobiles ou encore des réseaux d’Affichage Audiovisuel Dynamique. Globecast est présent en Amérique, en Europe, en Asie, en Afrique, au Moyen-Orient et en Australie au travers dix-neuf points de présence dont quinze téléports et centres techniques.
  • Viaccess, filiale détenue à 100 % par France Télécom qui développe un système de cryptage d'offres télévisuelles numériques.
  • Studio 37, filiale spécialisée dans la production et l'acquisition de droits cinématographiques, en vue de leur exploitation sur les différents terminaux du groupe (téléphone mobile, internet, télévision).
  • France Télécom e-commerce, filiale spécialisée dans la vente en ligne de produits et services téléphoniques (boutiques en ligne de France Télécom et d'Orange) et de produits culturels et technologiques (Alapage, Clust, TopAchat…). Cession faite à la société Rueducommerce.com [réf. souhaitée] au 1er août 2009.
  • Innovacom, société de capital risque fondée par France Télécom, et finançant des sociétés innovantes dans le domaine de l'informatique, de l'internet et des télécommunications.
  • Sofrecom, filiale à 100 %, cabinet international de conseil en télécommunications qui accompagne les opérateurs télécoms, les gouvernements, les investisseurs et les bailleurs de fonds internationaux en intervenant sur l’ensemble des domaines de compétences nécessaires à leur développement : business development, management et processus, marketing et distribution, systèmes d’information, réseaux et services.
  • FranceTel, société anonyme, spécialisée dans le crédit. Cette filiale est destinée à proposer des solutions de crédit aux salariés mais également pour les offres de financement de matériel Orange (location PC + accès internet).
  • Orange Advertising Network, régie dont la mission est de commercialiser et valoriser l'ensemble des espaces publicitaires présents sur les sites web (Orange, Cityvox, Voila, etc.), les sites/applications mobiles et la télévision d'Orange (Orange Sports et Orange Sports Info).
  • Bull, détenu à hauteur de 8 %.
  • GOA Games Services, filiale 100 % France Télécom crée à Dublin en 2007 pour gérer l'exploitation des jeux en ligne (MMORPG) lancée par GOA, Direction des Contenus, en France, jusqu'à sa fermeture en 2010[réf. souhaitée].
  • Dailymotion, plate-forme Internet de diffusion de vidéo.
  • Deezer, est un service d'écoute de musique à la demande en streaming permettant d’écouter les artistes, titres, albums favoris et de créer, échanger les playlists grâce à un catalogue de 18 millions de titres, issus de tous les genres musicaux.

Cessions d'actifs[modifier | modifier le code]

France Télécom a procédé à de nombreuses cessions d'actifs depuis l'année 2003 :

Recherche et développement[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Orange Labs.

Organisation du groupe France Télécom - Orange[modifier | modifier le code]

Divisions commerciales et métiers[modifier | modifier le code]

Présence mondiale du groupe France Télécom

Le groupe est organisé autour de divisions opérationnelles (découpages géographiques), de secteurs d'activités et divisions/fonctions métiers (activités et fonctions support pour le groupe).

  • Divisions opérationnelles
    • France
    • Royaume-Uni
    • Espagne
    • Pologne
    • Europe, Moyen-Orient et Caraïbes
    • Afrique, Moyen-Orient et Asie
    • Entreprises (monde)
  • Secteurs d'activités
  • Divisions métier / Fonctions transverses
    • Secrétariat général
    • Marketing stratégique
    • Finances
    • Réseaux, opérateurs et systèmes d'information
    • Ressources humaines
    • Transformation du groupe et achats
    • Communication et marque

Direction général du groupe[modifier | modifier le code]

Directeurs généraux des Télécommunications :

Après la réforme de 1990, présidents du groupe :

Conseil d'administration[modifier | modifier le code]

Le conseil d’administration (juillet 2011[50]) du groupe est composé de 15 membres :

8 administrateurs élus par l'assemblée générale

Anciens membres :

3 administrateurs représentant l'État

Anciens membres :

3 administrateurs représentant les membres du personnel
  • Caroline Angeli, pilote de réseaux d’entreprises dans un centre services clients à Paris Bercy
  • Ghislaine Coinaud, collaboratrice au sein de la division fonctions support
  • Daniel Guillot, Directeur des relations avec les collectivités locales du département de l’Ain

Anciens membres :

1 administrateur représentant les membres du personnel actionnaires

Ancien membre :

Représentant du comité central d'entreprise

Ancien membre :

Secrétaire du conseil d'administration

Anciennement :

Réorganisations de la partie opérationnelle de France Télécom[modifier | modifier le code]

En 1980, deux types de directions existent en France : les directions régionales et les directions opérationnelles (DOT) qui sont sous la coupe des premières et supervisent un département. Toutes ces directions dépendent de la Direction générale des télécommunications (DGT). Les établissements opérationnels sont organisés selon le schéma « CCL/Agence/CPE/ » qui va persister une quinzaine d'années. Ce schéma correspond à une vision du cycle de vie de la ligne téléphonique : création en CCL, vente en agence, service après-vente et comptage en CPE. Chacun de ces établissements comprend environ cent-cinquante personnes. À cela s'ajoute des fonctions en back-office : renseignements téléphoniques, centre de facturation.

En 1984, se rajoutent les délégations de zone, échelon intermédiaire entre les directions régionales et la DGT. Ces délégations de zones sont cependant supprimées au bout d'un an d'existence environ. Vers 1987, l'informatisation supprime environ un tiers des postes de travail en back-office. Les personnels ainsi libérés sont affectés aux agences commerciales ou à de nouvelles fonctions (vendeurs) pour vendre des abonnements téléphoniques, des terminaux ou des fax. L'introduction de la TVA et de la première libéralisation, celle des services à valeur ajoutés pour laquelle il n'y aura jamais de concurrents à se déclarer.

En 1992, France Télécom doit mener deux réformes de front. La réforme des classifications remplace sept-cents grades de fonctionnaires par quatre classes et trois niveaux dans chaque classe. Cela engendre une certaine protestation même si la masse salariale augmentera largement plus que ce qui était anticipé. Les directions régionales sont supprimées, les deux à trois-milles personnes qui y travaillaient sont reversées dans des Organismes nationaux de soutien (ONS). En 1998, la quasi-totalité de ces ONS est supprimée.

Une nouvelle réorganisation, en 1995, structure l'entreprise selon trois marchés (résidentiel, petits professionnels et grandes entreprises) pour faire face aux besoins croissants des différents clients, et l'arrivée de la concurrence (SFR). L'organisation est désormais conçue autour des usages des clients et non plus des produits. Les personnels sont donc réaffectés avec changement de métier. En 2000, le marché « petits professionnels », créé en 1995, est supprimé. Il ne semble pas y avoir eu de motivation commerciale, organisationnelle ou économique à cette restructuration. Des établissements techniques de tailles régionales[Quoi ?] sont créés. Les agences sont réorganisées doublement sous l'angle géographique (doublement de la surface).

1998 voit le début de la généralisation des intranets au sein de l'entreprise, ainsi que l'explosion d'internet et des offres dans ce domaine. France Télécom fonde Wanadoo et rachète plus d'une centaine de sociétés.

En 2003, les agences sont divisées en deux spécialités (agences spécialisées dans la vente à distance et les agences spécialisées en vente physique). Les tailles géographiques doublent aussi (et le nombre d'agences est divisé par deux).

En 2006 les directions régionales sont réduites à la relation institutionnelle régionale avec un effectif divisé approximativement par dix. Le pouvoir d'organisation de l'activité opérationnelle de l'entreprise est transféré aux directions territoriales. Il y a deux fois moins de directions territoriales que de directions régionales. La taille des établissements gérés par les DT atteint couramment mille personnes.

Bilan social[modifier | modifier le code]

Les effectifs passent de 140 000 personnes en 1993 à quelque 190 000 personnes en 2007 après un pic à 220 000 en 2001, cette croissance étant due aux effectifs à l'international.

106 000 employés (56 %) sont en France, 16 % en Pologne, 12 % au Royaume-Uni, 2 % en Espagne.

Une modification progressive[modifier | modifier le code]

Les 140 000 personnes en 1993 sont essentiellement des fonctionnaires français. Il reste 65 000 fonctionnaires en 2012[51] et d'ici à 2020 l'essentiel des fonctionnaires aura quitté France Télécom[52]. Les personnes qui ne sont pas sous statut de fonctionnaire, sont en CDI dans le droit de leur pays. La moitié du personnel travaille hors de France.

Le turn-over est plus important à compter de 2005. Il s'agit de mouvements entrants d'ingénieurs confirmés qui sont séduits par la relative stabilité de France Télécom par rapport aux SSII. Les départs existent, soit par un système de préretraite pour les fonctionnaires, soit vers des sociétés de haute technologie. Les mouvements internes sont nombreux. De plus, la moyenne d'âge est de 48 ans, et la moitié des salariés Français doivent partir en retraite d'ici 2018[53].

Les métiers[modifier | modifier le code]

Les fonctions sont :

Les rémunérations[modifier | modifier le code]

En 2006, selon le bilan social officiel de l'entreprise, environ trois employés sur quatre ont perçu une rémunération brute comprise entre 2 150 et 4 150 euros par mois[54]. La rémunération mensuelle moyenne brute est 2 924 euros.

Le climat social[modifier | modifier le code]

Voir aussi: #Suicides

Données financières[modifier | modifier le code]

En millions d'euros - Source : rapports financiers
Années 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
Chiffre d'affaires du groupe 43 026 46 630 46 121 47 157 49 038 51 700 52 960[55] 53 490[56] 45 944[57] 45 503[58] 45 277[59]
Résultat net part du groupe - 8 280 - 20 736 3 206 2 784 5 709 4 100 6 300 4 070 3 000[60] 4 880[58] 3 828[59]

La période d'expansion euphorique tous azimuts de la fin du XXe siècle connut le revers de la médaille en 2002. France Télécom fut obligée d'afficher pour la première fois depuis plusieurs décennies un déficit abyssal suite à des investissements hasardeux à l'étranger en vue d'en faire un groupe de taille européenne en préparation de l'ouverture à la concurrence. L'endettement financier net de France Télécom au 30 juin 2008 en normes IFRS s'élève à 38,2 milliards d'euros, soit un ratio dette nette sur marge brute opérationnelle juste inférieur à 2.

Un dividende d'1,40 euro par action au titre de l’exercice 2009 a été versé en juin 2010.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Document de référence 2010 : rapport financier annuel
  2. France Télécom : Données boursières
  3. Toujours écrit France Telecom, sans accent et/ou sans majuscules, dans le logo et les textes en anglais et hors de la France et DOM/TOM
  4. http://www.europe1.fr/Radio/Videos-podcast/L-interview-de-Jean-Pierre-Elkabbach/France-Telecom-nous-essayons-de-reconstruire-une-entreprise
  5. France Télécom change de nom et devient Orange
  6. (en) « Fortune Global 500 », sur money.cnn.com,‎ 25 juillet 2011.
  7. a et b « Chiffres du Groupe », sur www.orange.com
  8. Colette Neuville part en croisade contre France Télécom (Article sur Novethic.fr du 23 mars 2004)
  9. France Télécom étudie l'acquisition du scandinave Teliasonera (Dépêche AFP)
  10. a et b « Avis de convocation à l'assemblée générale 2013 page 9 », sur le site internet orange.com (consulté le 11 mai 2013)
  11. http://assistance.orange.fr/la-ligne-fixe-france-telecom-change-de-nom-et-devient-la-ligne-fixe-orange-4854.php
  12. France Télécom devient Orange, «une rupture avec l'histoire», article du 28 mai 2013 sur le site de Libération (journal).
  13. avis de convocation à l'assemblée générale 2013, septième résolution, p. 22.
  14. a, b, c et d Bernard Nicolas, « Humiliation, dépression, démission: l'offre triple play de France Télécom », LesInrocks.com,‎ 2010/09/25 : « Ce mois de septembre, cinq d’entre eux se sont encore donné la mort, portant à cinquante-huit le total des suicides depuis trois ans. Didier Lombard annonce le scénario pour les trois ans à venir : faire partir 22 000 personnes du groupe sans avoir à les licencier. Voici la recette : on incitera des salariés à démissionner »
  15. « Resultats France Télécom », sur www.daily-bourse.fr
  16. AFP, « France Télécom : un salarié s'est suicidé en s'immolant par le feu »,‎ 2011 (consulté le 26 avril 2011) : « Un salarié de France Télécom-Orange de 57 ans s'est suicidé mardi matin en s'immolant par le feu sur le parking d'un site près de Bordeaux… ».
  17. FE-CGC et UNSA, Agir ensemble - site national de la CFE-CGC UNSA France Télécom Orange, 4 juin 2008
  18. Présentation de l'Observatoire du Stress et des mobilités forcées
  19. Selon le quotidien 20 minutes
  20. Bertrand Bissuel, Cécile Ducourtieux, « France Télécom : syndicats et direction n’arrivent pas à enrayer le climat social », Le Monde, 9 septembre 2009, p. 13
  21. a, b, c et d Le Monde du 11 septembre 2009
  22. a, b et c « Chez France Télécom, le nombre de suicides a chuté »,‎ 15 septembre 2011.
  23. a et b « Recensement des suicides et tentatives de suicide à Orange, en 2010 et 2011 »,‎ 28 octobre 2011.
  24. a, b, c et d Calcul utilisé pour le taux 2008-2011 : nombre de suicidés sur X mois, divisé par X mois pour avoir un taux mensuel, multiplié par 12 pour un taux annuel, divisé par 100 000 (nb personnel), puis multiplié par 10 000
  25. a et b « La mortalité par suicide en France en 2006 Étude DREES septembre 2009 », ministère français de la santé [PDF]
  26. a et b « Suicides et tentatives de suicide en France Études DREES mai 2006 », ministère français de la santé [PDF]
  27. « Sur une vague de suicides par René Padieu »,‎ 20 octobre 2009, quotidien La croix.
  28. « Ce qu'il faut savoir sur la santé mentale des Français », L'Expansion,‎ 17/11/2009
  29. « Comparer les suicides chez France Télécom et dans le reste de la population n'a pas de sens »,‎ 22 octobre 2009. Quotidien le Monde.
  30. « Est-ce qu'on se suicide plus à France Télécom qu'ailleurs ? »
  31. Pour une réflexion statistique intéressante, voir Koztoujours : Se suicide-t-on plus chez France Télécom ?
  32. Cf. le dossier de la revue Santé et travail de juillet 2008.
  33. Suicides à France Télécom : Didier Lombard mis en examen pour harcèlement moral
  34. La Provence du 29 juillet 2009
  35. a et b France Télécom : "Des humiliations quotidiennes" - Le Monde, 11 septembre 2009
  36. Les Échos : L'enquête de Technologia accable la direction de France Télécom
  37. Barbier : France télécom ? Des fonctionnaires trop dorlotés
  38. France Télécom et le management par la peur
  39. France Télécom ne veut plus gérer ses cabines téléphoniques
  40. Communiqué de la Commission européenne
  41. Communiqué de la Commission européenne
  42. Le Conseil de la concurrence sanctionne à hauteur de 534 millions d'euros les sociétés Orange France, SFR et Bouygues Telecom - Communiqué de presse, Autorité de la concurrence, 1er décembre 2005
  43. L'Autorité de la concurrence sanctionne France Télécom à hauteur de 27,6 millions d'euros pour avoir entravé abusivement le développement de nouveaux opérateurs concurrents dans les DOM - Communiqué de presse, Autorité de la concurrence, 28 juillet 2009
  44. http://www.generation-nt.com/france-telecom-numericable-amende-actualite-1189861.html
  45. http://www.latribune.fr/bourse/20100906trib000546010/deutsche-bank-deuxieme-actionnaire-de-france-telecom.html
  46. Association pour la Défense de l'Actionnariat et de l'Épargne des Salariés
  47. Document de référence exercice 2008 déposé auprès de l'Autorité des marchés financiers, page 247.
  48. [1]
  49. [2]
  50. Conseil d'administration
  51. [3] Boursier.com, 5 juin 2012
  52. Il n'y aura bientôt plus de fonctionnaires au sein du groupe France Télécom, Le Monde.
  53. [4] France Info, 5 juillet 2010
  54. Bilan social [PDF]. Les données exactes selon ce document sont : 74,5 % de salariés entre 2 150 et 4 150 euros.
  55. « France Télécom : chiffre d'affaires de 52,96 milliards d'euros en 2007 », sur www.boursier.com
  56. La rédaction 01net avec Reuters, « France Télécom : résultats 2008 et changement de nom », sur 01net, 01net,‎ 2009 (consulté le 5 mars 2009).
  57. « Profil financier »
  58. a et b http://www.daily-bourse.fr/resultats-FRANCE-TELECOM-chiffre-affaire-FR0000133308.php
  59. a et b « France Télécom : Résultat financier 2011 », sur www.orange.com
  60. « Rapport Annuel 2009 », sur orange.com

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Jérôme Bertolus, Jean-Michel Cedro et Thierry Del Jesus, Qui a ruiné France Télécom ?, Hachette Littératures, 2003.
  • Dominique Decèze, La machine à broyer : De France Télécom à Orange : quand les privatisations tuent, éditions Jean-Claude Gausewitch, 2008 (1re édition 2004).
  • Yonnel Dervin, Ils m'ont détruit ! : Le rouleau compresseur de France Télécom, Michel Lafon, 2009.
  • Bruno Diehl et Gérard Doublet, Orange : le déchirement, France Télécom ou La dérive du management, Gallimard, 2010.
  • Yqal Fijalkow, Usagers ou consommateurs ? : France Télécom ou la dérégulation du service public, Presses universitaires du Mirail, 2006.
  • Marie Ledun et Brigitte Font Le Bret, Pendant qu'ils comptent les morts : entretien avec un ancien salarié de France Télécom et une médecin psychiatre, La Tengo, 2010.
  • Pierre Musso, Les télécommunications, La Découverte. Collection Repères, 2008 (ISBN 978-2-7071-5016-5).
  • Ivan du Roy, Orange stressé : Le management par le stress à France Télécom, La Découverte, 2009 (ISBN 978-2-7071-5859-8).
  • Vincent Talouit avec Bernard Nicolas, Ils ont failli me tuer, Flammarion, 2010 (ISBN 978-2-08-124101-5).

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Articles connexes[modifier | modifier le code]