Fiacre (hippomobile)

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Fiacre 1830 - Musée de Compiègne

Le fiacre est un véhicule hippomobile ancien en général fermé à quatre places, quatre roues et parfois doté de suspensions. Le terme de fiacre répond plus à sa fonction qu'à un type particulier : le fiacre d'hiver, fermé, correspond à un coupé, tandis que la forme d'été, ouvert, est plutôt le cabriolet-milord.

C'était une voiture de louage conduite par un cocher qui réalisait des transports de personnes à la demande pour une durée déterminée. L'origine semble être la concession accordée en 1620 à des propriétaires de carrosses pour opérer ce type de transport. Sa fabrication en bois lui a valu l'appellation populaire de « sapin ».

Le terme de fiacre s'est étendu à tous les véhicules de louage hippomobiles et même automobiles dans les années 1900.

On rapporte que l'origine du nom[1] de cet ancêtre du taxi vient de l'enseigne de l'hôtellerie « à Saint-Fiacre » à Paris, à l'angle de la rue Saint-Martin et de l'impasse Saint-Fiacre, devant lequel stationnaient les premières voitures de louage. Cependant, certains évoquent d'autres origines possibles[2],[3].

Saint Fiacre est considéré comme le patron des taxis.

À la fin du XIXe siècle, les fiacres de Paris numérotés devant à la ville un droit de stationnement d'un franc par jour, plus un droit annuel, les propriétaires repoussaient chaque année le remplacement des voitures découvertes par les fiacres fermés au point qu'« Il ne faut rien moins chaque année qu'une campagne de la presse quotidienne pour obtenir que les loueurs de voitures et les compagnies » s'y décident. Arrivés en fin de vie - dix ans sur le pavé parisien -, ne pouvant plus être « réparés ni maquillés par un badigeonnage savant », leurs ferrures étaient exploitées par les Auvergnats de la rue de Lappe pendant que les boiseries étaient appréciées par les peintres pour leur stabilité. Les fiacres à quatre places avec galerie étaient propres au service des gares de Paris[4].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Joseph Jobé, Au temps des cochers, Lausanne, Edita-Lazarus, 1976. ISBN 2-88001-019-5

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nom attesté dès 1650
  2. De l'origine du mot ... fiacre
  3. Frère fiacre
  4. L'édition de mars 1896 du Journal des connaissances utiles consacre un article de statistique au « Numérotage des fiacres » et évoque « ce fameux numéro 1, qu'on ne voit jamais, mais qui existe pourtant et est qui remise au dépôt Popincourt ... » .