Cocher

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Cocher
Image illustrative de l'article Cocher
Cocher sur un timbre allemand émis en 1969 (d’après une gravure du XIXe siècle)

Le cocher est le conducteur, assis sur un siège, d'une voiture hippomobile.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom vient du coche, voiture originaire de la ville hongroise de Kotschi, qui fut pendant plusieurs siècles le principal mode de transport terrestre. Mais la fonction de cocher existe bien évidemment depuis les origines de la traction hippomobile. Dans l'Antiquité gréco-romaine, l'aurige menait un char dans des compétitions de vitesse.

Le cocher exerce une activité rémunérée pour le compte d'un employeur, ou pour son propre compte. Il conduit à partir de la voiture, assis sur un siège généralement placé à l'avant de la voiture, mais qui peut aussi être situé à l'arrière, comme sur le cab britannique.

Certains types de voitures ne sont pas conduits par des cochers, mais par des postillons. C'est le cas des chaises de poste, voitures légères et rapides destinées au service du courrier, qui ne peuvent prendre qu'un ou deux passagers. Dans ce cas, le postillon monte un des chevaux de l'attelage (attelage en poste). D'autres voitures plus importantes, comme les diligences, nécessitaient à la fois la présence d'un cocher et d'un postillon (attelage en demi-poste).

À partir du XVIIIe siècle et sous l'influence anglaise, des voitures légères sont conduites par leurs propriétaires eux-mêmes, et ne nécessitent donc plus de cochers et, par conséquent, de sièges pour les cochers (voir cabriolet). Parfois, comme dans la victoria, le siège du cocher est amovible, selon que la voiture est conduite par un cocher, ou par le ou la propriétaire depuis le siège principal. Dans ce cas la personne qui conduit l'attelage s'appelle le meneur.

Le cocher était un personnage important, surtout à l'époque des grandes diligences qui assuraient des services réguliers entre les grandes villes. C'est lui qui détenait toute autorité sur l'organisation du voyage, qui réglait la marche, qui faisait descendre les voyageurs dans les montées ou les passages délicats. Il avait la prééminence sur les postillons. Toutefois, dans certains cas, une personne pouvait assumer ces diverses autorités : on l'appelait le conducteur, mais il ne jouait pas le rôle du cocher et ne menait pas la voiture.

Plaques de cocher[modifier | modifier le code]

Plaque de cocher à Anteuil (Doubs)
Article détaillé : Plaque de cocher.

Créées en 1835 en France, jusqu'à la Première Guerre mondiale, on appelait plaques de cocher les plaques indicatrices en fonte placée au bord des routes pour indiquer les directions et les distances. Les textes et chiffres, en relief, étaient peints en blanc. Les plaques de cocher étaient souvent disposées sur des obélisques ou des croix aux carrefours, selon une loi du XVIIIe siècle qui stipulait que des indications devaient figurer à tous les carrefours. Beaucoup de croix et d'obélisques ayant été détruits à la Révolution, on les plaça sur des mâts métalliques.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Parmi les cochers, János Thorma (1902)

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Manuels[modifier | modifier le code]

  • (de) Heinrich XXVIII. Reuß zu Köstritz, Der korrekte Kutscher. Handbuch für Equipagenbesitzer und deren Kutscher, Parey, Berlin 1890
  • (fr) Le Parfait cocher, ou l'art d'entretenir et conduire un équipage en ville et en campagne, F. J. Desoer, Liège, 1777, 315 p.
  • (fr) Jean André, Manuel du cocher, ou méthode pour savoir choisir, soigner et conduire les chevaux et les voitures : contenant la manière d'éviter les accidents, savoir arrêter les chevaux qui s'emportent à la voiture et à la selle, Paris, 1864, 54 p.

Essais[modifier | modifier le code]

  • (en) Nicholas Papayanis, The coachmen of nineteenth-century Paris : service workers and class consciousness, Louisiana State university press, Baton Rouge, Londres, 1993, XVI-247 p. (ISBN 0-8071-1814-1)
  • (fr) Joseph Jobé, Au temps des cochers : histoire illustrée du voyage en voiture attelée du XVe au XXe siècle, Lausanne, Edita-Lazarus, 1976, 211 p. (ISBN 2-88001-019-5) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Œuvres de fiction[modifier | modifier le code]

Périodiques[modifier | modifier le code]

  • Le Cocher, publié trois fois par mois à Paris à partir de 1864
  • Le Cocher français, hebdomadaire publié à partir de 1869 à Paris
  • Almanach-guide pratique du cocher et du propriétaire de chevaux pour..., annuel publié à Paris à partir de 1887
  • Le Réveil du cocher, mensuel publié en 1911-1912 par le Syndicat mixte des cochers de Lyon et le Syndicat général des cochers de voitures de place et de grandes remises de Lyon

Liens externes[modifier | modifier le code]

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