Fay (Somme)

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Fay
Mairie.
Mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Arrondissement de Péronne
Canton Canton de Chaulnes
Intercommunalité Communauté de communes de Haute Picardie
Maire
Mandat
Bruno Étévé
2014-2020
Code postal 80200
Code commune 80304
Démographie
Population
municipale
115 hab. (2011)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 53′ 11″ N 2° 48′ 34″ E / 49.8864, 2.809449° 53′ 11″ Nord 2° 48′ 34″ Est / 49.8864, 2.8094  
Altitude Min. 52 m – Max. 82 m
Superficie 3,9 km2
Localisation

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Fay

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Fay

Fay est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Il s'agit du type toponymique gallo-roman FAGETU « hêtraie », composé des éléments FAGU (du latin fagus) « hêtre » suivi du suffixe -ETU (-etum) servant à désigner un ensemble d'arbre, arbustes, végétaux appartenant à la même espèce et dont la forme féminine -ETA a donné -aie (cf. hêtraie).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Village picard du Santerre, desservi par l'ancienne route nationale 29 (actuelle RD 1029) et situé à proximité du croisement des autoroutes A1 et A29

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Nature du sol et du sous-sol[modifier | modifier le code]

Généralement argilo-siliceux, le sol est plutôt gras et riche, quelque peu caillouteux au nord et calcaire à l'ouest[1].

Relief, paysage, végétation[modifier | modifier le code]

Situé en plein plateau du Haut-Santerre, le territoire communal est encaissé au centre. Le relief de la commune est composé d'une petite vallée sèche en entonnoir.

Le sud et l'ouest du territoire sont dominés par des terrains boisés. L'altitude culmine à 76,15 m.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Il n'y a aucun cours d'eau qui traverse la commune.

L'eau des nappes phréatiques se situe à environ 15 mètres de profondeur[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de la commune est tempéré océanique.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Urbanisme et aménagement du territoire[modifier | modifier le code]

Le village de Fay présente un habitat groupé. Totalement détruit pendant la Grande Guerre, le village n'a pas été reconstruit à son emplacement initial mais à quelques centaines de mètres sur le plateau en direction d'Estrées-Deniécourt.

Activités économiques et de services[modifier | modifier le code]

L'activité dominante de la commune est l'agriculture.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Fontaine-lès-Cappy Dompierre-Becquincourt Assevillers Rose des vents
Fricourt N Belloy-en-Santerre
O    Fay    E
S
Herleville Estrées-Deniécourt et Soyécourt

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge et Temps modernes[modifier | modifier le code]

La plus ancienne mention de l'existence de Fay dans un document date de 1157[2]

  • En 1215, Raols de Fay devait rendre hommage à Jean Ier de Nesle.
  • En 1288, Jean de Fay participa au tournoi de Hem.
  • En 1327, le seigneur du lieu se nommait Pierre de Fay, il était Grand panetier de France.
  • Enguerrand de Fay fut chambellan du roi Charles VI (1380-1422).
  • En 1402, Jean de Fay, fils d'Enguerrand épousa Jeanne d'Athies, seule héritière de la Maison d'Athies. Ils furent inhumés dans l'église de Fay.
  • En 1437 Gilles de Fay, qui s'était distingué au siège du Crotoy, fut armé chevalier.
  • En 1440, Jean de Fay, chevalier de Rhodes, était au service du roi de France.
  • En 1528, Charles d'Athies de Fay, chevalier.
  • En 1558, Antoine de Fay épousa Jeanne de Mailly.
  • En 1734, Angélique de Fay, fille de François de Fay, épousa Michel de Broye, chevalier et seigneur de Bernes.
  • En 1789, sur la liste de la noblesse du gouvernement de Péronne, on trouve encore un membre de la famille de Fay[3].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

  • En 1870, le village fut détruit par l'armée prussienne et fut reconstruit[4].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

  • Entre-deux-guerres : Situé dans la zone rouge, le village de Fay ne devait pas, au départ, être reconstruit. Le retour de la population en 1919, amena le conseil municipal à décider la reconstruction du village non pas sur son emplacement originel, à flan de coteau, mais sur le plateau. La reconstruction ne débuta qu'à partir de 1922-1923[6].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

  • En mai-juin 1940, Le 41e Régiment d'infanterie du colonel Loichot en position dans le Santerre résista aux attaques de l'ennemi jusqu'au 7 juin. Le village de Fay, coupé du reste du régiment, ne reçut pas l'ordre de repli sur l'Avre et à bout de vivres, de munitions et de médicaments, la 10e compagnie du capitaine Le Moal se rendit aux Allemands et fut faite prisonnière. Le village de Fay était une nouvelle fois détruit[4].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 115 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
202 156 221 251 260 249 260 265 253
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
246 232 213 205 203 186 190 187 171
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
149 154 157 53 88 85 80 76 81
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
84 75 64 70 74 71 103 107 115
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Dhilly   en cours en 1899[1]
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 6 mai 2014)
Bruno Eteve UMP Réélu pour le mandat 2014-2020[9], [10]


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin[11]: elle renfermait, en 1899, une pierre tombale sculptée d'un chevalier. Les inscriptions étaient peu lisibles[1]. L'édifice détruit pendant la Grande Guerre fut totalement reconstruit à un autre emplacement dans les années 1920.
  • Deux plaques commémoratives à l'église :
  • Plaque commémorative dans la mairie en mémoire des six hommes de Fay "morts pour la France".
  • Ruines de l'ancien village de Fay.
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Paul Decagny, Histoire de l'arrondissement de Péronne et de plusieurs localités circonvoisines, 1865 - réédition partielle, Chaulnes et ses environs, Paris, Rassorts Lorisse, 1992 (ISBN 2-877-60916-2)
  • Francine François-Dejuine, 1914-1924, 26 communes dans la tourmente, Inval-Boiron, la Vague verte, coll. « Souvenance »,‎ 2007 (ISBN 978-2-913-92499-4)
  • Francine Dejuine, 1935-1955, mémoires de 28 communes du Santerre, Inval-Boiron, Éd. la Vague verte, coll. « Souvenance »,‎ 2011 (ISBN 978-2-356-37035-8).

Liens internes[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées noti.
  2. Abbé Paul Decagny, Histoire de l'arrondissement de Péronne et de plusieurs localités circonvoisines, 1865 - réédition partielle, Chaulnes et ses environs, Paris, Rassorts Lorisse, 1992 (ISBN 2-877-60916-2)
  3. Abbé Paul Decagny, Histoire de l'arrondissement de Péronne et de plusieurs localités circonvoisines, 1865 - réédition partielle, Chaulnes et ses environs, Paris, Rassorts Lorisse, 1992 (ISBN 2 - 87 760 - 916 - 2)
  4. a et b Francine Dejuine 2011
  5. http://chtimiste.com/batailles1418/combats/estreedeniecourt.htm
  6. a et b Francine François-Dejuine 2007
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  9. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr,‎ 9 juin 2008 (consulté le 13 août 2008)
  10. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ 6 mai 2014 (consulté le 9 juin 2014)
  11. http://clochers.org/Fichiers_HTML/Photos_clochers/80/c80304_03.htm