Robert Ryman

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Robert Ryman est un artiste américain né le à Nashville.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son œuvre s'identifie aux mouvements des œuvres monochromes, du minimalisme et de l'art conceptuel. La plupart de ses œuvres sont expressionnistes abstraites, variations autour de la couleur blanche, peintes sur des toiles ou surfaces en métal. En 1992, une rétrospective majeure de l'œuvre de Ryman a été présentée au MoMA et à la Tate Gallery. Ryman est membre de l'American Academy of Arts and Letters depuis 1994. Le Hallen für Neue Kunst (en) à Schaffhausen en Suisse a la plus importante collection de ses œuvres et en expose en permanence 29 d'entre elles datant de 1959 à 2007.

Bien qu'il soit classé dans le mouvement du minimalisme, l'artiste préfère être authentifié comme un "réaliste" car il n'est pas intéressé par la création d'illusions, mais seulement par la présentation des matériaux qu'il a utilisés dans ses compositions. Durant toute sa vie, il n'a cessé d'expérimenter les différents supports (toiles, métal aluminium, plexiglas, lumasite [Quoi ?], vinyl, papier ondulé, journal, fibre de verre, papier fait main, etc...) en peignant, dessinant avec de la caséine, de la gouache, des acryliques, des encaustiques, des acryliques de Lascaux [Quoi ?], des pastels, des crayons gras, des graphites, des émaux. Ryman s'est aussi adonné aux techniques de la gravure, de l'aquatinte, de la lithographie et de la sérigraphie.

En 1953, il déménage de Nashville pour s'installer à New York, avec l'intention de devenir un saxophoniste professionnel de jazz. Rapidement, pour boucler les fins de mois, il prend un travail durant la journée en étant gardien de musée. Il rencontre alors Sol LeWitt et Dan Flavin, qui travaille à ses côtés au MoMA. Il rencontre également l'artiste Roy Lichtenstein durant les années 1950.

Il est captivé par les récentes acquisitions du musée des travaux des peintres expressionnistes abstraits Mark Rothko, Willem de Kooning, Clyfford Still, Jackson Pollock et Barnett Newman, Ryman est attiré par le désir de peindre. Il achète des fournitures au marchand de couleur local et commence à expérimenter dans son appartement en 1955.

Ryman a sa première exposition personnelle à la galerie Paul Bianchini en 1967 à l'âge de 36 ans. Sa première exposition muséale a lieu en 1971 au Musée Solomon R. Guggenheim de New York. Ryman était en rapport avec feu le conservateur Orrin Riley, qui lui donnait souvent des conseils sur les matériaux et comment les utiliser sur les différents supports.

Il fut interviewé à deux reprises à la télévision par l'écrivain et producteur Barbaralee Diamonstein. Une fois pour le livre et la production vidéo Inside New York's Art World en 1979 et à nouveau pour Inside the Art World en 1993.

De 1975 à la fin des années 1990, Ryman a suspendu ses œuvres au mur avec des accrochages métalliques. Il dessinait ses systèmes spécifiquement pour chacune de ses pièces et les faisait réaliser par un fabricant de métal.

La plus célèbre citation[interprétation personnelle] de Ryman demeure « Il n'y a jamais eu de questions sur quoi peindre mais sur comment peindre ».[réf. nécessaire]

Il a toujours dit que les titres de ses œuvres n'ont aucun sens, et que ceux-ci existent comme une forme d'identification.[réf. nécessaire] D'ailleurs, Ryman leur préfère le terme de nom car il ne crée une œuvre que par rapport à la peinture et les matériaux qu'il utilise. Les "noms" de ses peintures viennent souvent de ses fournisseurs ou fabricants et sont des mots qui n'ont pas de significations particulières.

En 2005, Robert Ryman obtient le Prix Haftmann, décerné par la Fondation Roswitha Haftmann, une fondation suisse, à un « artiste vivant ayant produit une œuvre de première importance. »

Le fils de Robert Ryman, Cordy Ryman est aussi un artiste qui vit et travaille à New York.

En France, l'un de ses plus célèbres collectionneurs français fut le réalisateur et producteur de cinéma Claude Berri[1] qui l'exposa à deux reprises dans son espace RENN.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Frémon, Robert Ryman, L’Échoppe, 1991

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. la-passion-pour-l-art-de-claude-berri

Liens externes[modifier | modifier le code]