Sigmar Polke

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher

Sigmar Polke

Naissance 13 février 1941
Oels (Silésie)
Décès 11 juin 2010 (à 69 ans)
Cologne (Allemagne)
Nationalité Drapeau de l'Allemagne Allemand
Activité(s) Artiste peintre
Formation Académie des Beaux-arts de Dresde
Récompenses Lion d'Or à la 42e Biennale de Venise
Bade-Wurtemberg International Prize for Painting”
Praemium Imperiale

Sigmar Polke, né le 13 février 1941 à Oels (Silésie), maintenant Olesnica (Pologne) et mort le 11 juin 2010 à Cologne, est un artiste allemand.

Sommaire

Vie et parcours [modifier]

La famille de Polke a fui la République démocratique allemande en 1953. À son arrivée en Allemagne de l'Ouest, à Wittich, Sigmar Polke a commencé à passer du temps dans les galeries et les musées tout en travaillant comme apprenti dans une fabrique de vitraux appelée Düsseldorf Kaiserwerth, avant d'intégrer la Düsseldorf Kunstakademie (école d'art) à 20 ans. Là, il a fait des peintures qui incorporent des photographies sur la toile. À la remise des diplômes en 1968, il a publié un carton de 14 photographies faites avec un appareil-photo emprunté signifiant ses “sculptures de dessus de table” et ses performances. Pendant les quatre années suivantes, il a fait des milliers de photographies qui n'ont jamais été imprimées et plusieurs films jamais édités, pour des raisons financières. Autodidacte en photographie, Polke a fait avec l'aide de chimistes des expériences avec des produits chimiques, incorporant des erreurs et des éléments de hasard dans son travail fini.

Avec son condisciple Gerhard Richter, il a lancé à l'académie de l'art un courant appelé le "Réalisme capitaliste"[1]·. C'est un anti-style de l'art, s'appropriant la sténographie imagée de la publicité.

Ce réalisme se rapportait au modèle de réalisme artistique connu sous le nom de 'réalisme socialiste', donc la doctrine officielle d'art de l'Union soviétique, mais il a également commenté l'art de l'incitation à la consommation, 'doctrine' du capitalisme occidental. Le côté anarchique du travail de Polke a été en grande partie influencée par son approche volatile. Son irrévérence à l'égard des techniques traditionnelles de peinture et des matériaux a établi sa réputation maintenant respectée de révolutionnaire visuel. Paganini, une expression "de la difficulté de purger les démons du nazisme" - témoin des svastikas "cachés" - est typique de la tendance de Polke à accumuler une gamme de différents médias sur une unique toile. Polke combine souvent les laques, les matériaux de ménage, la peinture, les colorants, les copies d'écran et du film transparent dans une seule pièce. Un "récit" compliqué est souvent implicite dans l'image multicouche, donnant l'effet de la projection d'une hallucination d'un rêve par une série de voiles.

Polke a fait une série de voyages à travers le monde pendant les années 1970, photographiant au Pakistan, à Paris, à New York, en Afghanistan et au Brésil. Il a également enseigné par intermittence en Allemagne de 1970 à 1978. Il s'est alors installé à Cologne, où il continua à vivre et travailler.

En 2010, Sigmar Polke obtient le Prix Haftmann, récompense artistique la plus richement dotée en Europe (150 000 Francs suisses, soit 120 000 €), décerné par la Fondation Roswitha Haftmann, une fondation suisse, à un « artiste vivant ayant produit une œuvre de première importance. »

Peintre contemporain, Sigmar Polke est mort à l'âge de 69 ans, le 11 juin 2010.

Courte chronologie [modifier]

Œuvres [modifier]

  • Sans titre, 1979, techniques mixtes sur toile 130,5 x 110,5 cm, Musée d'art de Toulon. L'œuvre représente une jeune femme attrapée par deux policiers. La toile est, entre autres, percée de dizaines d'épingles à nourrice.

Références [modifier]

Notes [modifier]