Campbon

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Campbon
Image illustrative de l'article Campbon
Blason de Campbon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Saint-Nazaire
Canton Savenay
Intercommunalité Communauté de communes Loire et Sillon
Maire
Mandat
Jean-Louis Thauvin
2014-2020
Code postal 44750
Code commune 44025
Démographie
Gentilé Campbonais
Population
municipale
3 829 hab. (2011)
Densité 77 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 24′ 46″ N 1° 58′ 03″ O / 47.4127777778, -1.9675 ()47° 24′ 46″ Nord 1° 58′ 03″ Ouest / 47.4127777778, -1.9675 ()  
Altitude Min. 3 m – Max. 80 m
Superficie 49,82 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.campbon.fr/

Campbon est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire).

Géographie[modifier | modifier le code]

Campbon se situe à 36 km au nord-est de Saint-Nazaire, 46 km au nord-ouest de Nantes et 72 km au sud-est de Vannes.

Les communes limitrophes sont La Chapelle-Launay, Savenay, Bouvron, Quilly, Sainte-Anne-sur-Brivet, Pontchâteau et Prinquiau. Elles sont situées de la manière suivante :

Communes limitrophes de Campbon
Sainte-Anne-sur-Brivet Quilly
Pontchâteau Campbon Bouvron
Prinquiau La Chapelle-Launay Savenay

Selon le classement établi par l’Insee en 1999, Campbon est une commune rurale multipolarisée, notamment par l'aire urbaine de Saint-Nazaire, et qui fait partie de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Campbon vient du gaulois Cambodonum : « hauteur fortifiée ».

Campbon possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Caunbon (écriture ELG)[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

De nombreuses traces d'occupation ont été retrouvées sur la commune, biface du paléolithique, outillage du mésolithique et du néolithique, haches de pierre et autres objets du néolithique,

Antiquité[modifier | modifier le code]

Dans l'Antiquité, le nord de l'estuaire était constitué par un vaste golfe maritime, parsemé d'îles et fermé par la presqu'île de Guérande, dont la Brière forme aujourd'hui un vestige. C'est aussi l'époque, où les Celtes s'y installent. Peuples gaulois des Namnètes sur la rive nord. Un statère picton a été retrouvé à la Gouérie.

Une villa gallo-romaine a été identifiée à l'Aubinais. Des monnaies du IIIe siècle ont été également trouvées à Bessac et à l'Aubinais.

Evangélisation[modifier | modifier le code]

Hilaire de Poitiers, évangélisateur de la région.

Au IVe siècle, saint Hilaire, évêque de Poitiers, arrive dans la région pour l'évangéliser [2]. Entre 430 et 448 saint Germain d'Auxerre accomplit la deuxième évangélisation[2].

La paroisse est dédiée à saint Victor qui y naquit au VIe siècle

Immigration bretonne[modifier | modifier le code]

De 579 à 593, Raids des Bretons de Waroch II sur le Nantais.

À la fin du VIe siècle, une population « entièrement bretonne de langue et de mœurs » s'établit dans « le pays de Guérande, et généralement toute cette partie de l'évêché de Nantes comprise entre la Vilaine, la Loire et une ligne allant de Savenay à La Roche-Bernard par Pont-Château »[3].

En 850, la région est conquise par le breton Nominoë. Celui-ci envahit notamment les villes de Nantes et Rennes[4]. L'année suivante, après la bataille de Jengland, la marche de Bretagne avec Nantes et Savenay est intégrée à la Bretagne par le traité d'Angers.

La période de domination scandinave (919-937)[modifier | modifier le code]

De 919 à 939 la région est administrée par les Vikings. Avec l’aide d’une troupe de Bretons exilés et d’Anglais[5], Alain Barbetorte reprend la région de 937 à 939[6]

L'oratoire de l'ermitage fut détruit par les invasions normandes au IXe siècle, en même temps que l'église paroissiale.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Des cercueils mérovingiens, découverts près du calvaire, montre une certaine importance du bourg.
La châtellenie de Campbon, avait juridiction sur les diverses seigneuries de Campbon y compris Coislin, simple hébergement médiéval à cette époque, mais aussi sur la Chapelle Launay, Quilly et Guenrouët.
La châtellenie de Campbon est un démembrement de la Baronnie de Pontchâteau. Le siège de cet châtellenie était un château féodal [7]

Article détaillé : Liste des barons de Pontchâteau.

Au XIVe siècle, la châtellenie est un arrière-fief des Clisson. Plus tard, elle passe aux Rohan puis à Arthur de Montauban. Coislin, est un arrière fief de la Baronnie de Pontchâteau, dans la mouvance directe de la châtellenie de Campbon. En 1565, René du Cambout, seigneur de Coislin acquièrent la châtellenie, ultérieurement érigée en marquisat en 1634 puis en duché de Coislin en 1663, donc une importante possession féodale dans l'ouest du comté de Nantes.

Terres et Juridictions citées dans les enquêtes de la réformation des feux : Bastine, Bessac, bocquehan, Le bois de la Lande, La Bosse Marion, La Bramblaye, Cambon, Le Chastellier, Coislin, La Girelais, Le Guignot, La Hirtais, Laureat, La Morandais, La Pirotais, Le Séric, Trevecar et la Villehouin.

Les Cent-Jours[modifier | modifier le code]

Pendant les Cent-Jours, le marquis de Coislin, chef local de l’insurrection royaliste, a son quartier général à Pontchâteau. Rayonnant avec sa troupe, il a quelques engagements à Campbon et à Guérande contre des détachements ralliés à Napoléon.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1845, fût ouvert le cours normal de Campbon, où les religieuses de Saint-Gildas, formèrent des élèves-maîtresses jusqu'en 1883[8].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à trois fasces échiquetées d'argent et d'azur ; à la bordure d'argent chargée de sept mouchetures d'hermine posées 3, 2 et 2.
Commentaires : Sceau de 1405. Armes de la famille du Cambout (duché de Coislin en 1663), brisées d'une bordure chargée de mouchetures dont le nombre rappelle les anciennes frairies de la paroisse. Les mouchetures d'hermine évoquent le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance passée de la ville au duché de Bretagne. (Nuvola apps important square.svg Attention : le blason dessiné ici représente une simple bordure d'hermine, et pas la bordure d'argent chargée de sept mouchetures d'hermine posées 3, 2 et 2). Blason conçu par le Conseil municipal (délibération municipale du 2 avril 1980), enregistré le 3 octobre 1980.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.

De 1789 à 1799, les agents municipaux (maires) sont élus au suffrage direct pour 2 ans et rééligibles, par les citoyens actifs de la commune, contribuables payant une contribution au moins égale à 3 journées de travail dans la commune. Sont éligibles ceux qui paient un impôt au moins équivalent à dix journées de travail.

De 1799 à 1848, la constitution du 22 frimaire an VIII (13 décembre 1799) revient sur l’élection du maire, les maires sont nommés par le préfet pour les communes de moins de 5 000 habitants. La Restauration instaure la nomination des maires et des conseillers municipaux. Après 1831, les maires sont nommés (par le roi pour les communes de plus de 3 000 habitants, par le préfet pour les plus petites), mais les conseillers municipaux sont élus pour six ans.

Du 3 juillet 1848 à 1851, les maires sont élus par le conseil municipal pour les communes de moins de 6 000 habitants.

De 1851 à 1871, les maires sont nommés par le préfet, pour les communes de moins de 3 000 habitants et pour 5 ans à partir de 1855.

Depuis 1871, les maires sont élus par le conseil municipal suite à son élection au suffrage universel.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
<1799 1799 Jan Merot   nommé
1799 1817 Charles Deligné    
1817 1822 JB Moysen de la Ferrière    
1822 1835 Robert Sourget    
1835 1843 Jean Gaudin    
1843 1848 Hyppolite Gérard    
1848 1852 Charles de Coislin    
1852 1855 A. Havard   nommé
1855 1859 Pierre Huard    
1859 1865 François Desmars    
1865 1870 Jean Baptiste Bâtard    
1870 1871 Jean Joseph Lebrun    
1871 1875 François Lemarié    
1876 1881 René Couétoux    
1881 1899 Henri Le Cour-Grandmaison   armateur
1899 1900 Pierre Paressant    
1900 1916 Henri Le Cour-Grandmaison Union des droites armateur, sénateur de la Loire-Inférieure
1916        
1965   Narcisse Tremblay    
mars 2001 mars 2008 François Allain    
mars 2008 2014 Jean-Pierre Maisonneuve    
2014 en cours Jean-Louis Thauvin Divers gauche  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 1875, la commune est partiellement démembrée pour permettre la création de Sainte-Anne-sur-Brivet.

En 2011, la commune comptait 3 829 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 479 3 439 3 742 4 024 4 930 4 111 3 848 4 363 4 415
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 380 4 560 4 629 4 886 3 496 3 672 3 728 3 794 3 625
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 525 3 452 3 252 2 818 2 776 2 608 2 531 2 774 2 640
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2 650 2 569 2 666 2 747 2 918 2 899 3 248 3 379 3 764
2011 - - - - - - - -
3 829 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10]. , pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[11], pour le recensement 2004 : base Cassini de l'EHESS)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,8 %) est en effet inférieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,5 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

Pyramide des âges à Campbon en 2009 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
5,0 
75 à 89 ans
8,7 
11,0 
60 à 74 ans
11,3 
18,2 
45 à 59 ans
17,2 
24,8 
30 à 44 ans
22,2 
15,0 
15 à 29 ans
16,0 
25,5 
0 à 14 ans
23,4 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La Tour d'Enfer.
  • Château de Campbon, XIe siècle, dont les remparts sont inscrits Monument historique. Le château de Campbon s'élevait dans le bourg de ce nom ; il était en ruines dès 1681, toutefois il en reste encore une tour appelée la tour d'Enfer.
  • Château de Coislin.
  • Chapelle Sainte-Barbe
  • Chapelle Saint-Michel
  • Chapelle de Bessac
  • Chapelle Saint-Victor, dont le tombeau fut pillé sous la Révolution.
  • Chapelle de La Ducheraie XIXe siècle.
  • Domaine de la Ducherais : centre des pep 44 et poney club[14].
  • Manoir de Bâtine.
  • Moulin de la Bicane.
  • La Fouas.
  • Eglise Saint-Martin et Saint-Victor de Campbon est détruite par la foudre en 1888, puis reconstruite.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013)
  2. a et b 1911, page 47
  3. 1911, page 16
  4. 1937, p. 269
  5. Chronique de Flodoard AD 936 Les Bretons revenant des régions d’outre mer, du service du roi Adelstan, regagnèrent leur pays
  6. Chronique de Flodoard AD 937 : « Les Bretons revinrent après de longs voyages dans leur pays dévasté [...] ils eurent de fréquents combats avec les Normands [...] il restèrent vainqueurs et reprirent le pays dévasté »
  7. Vestiges : tour circulaire datée du XIe siècle et une partie des remparts. Ces vestiges sont inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.
  8. Le Diocèse de Nantes, Yves Durand, Éditions Beauchesne, 1er janvier 1985 - 310 pages.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  11. « Campbon 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 9 janvier 2013).
  12. « Résultats du recensement de la population - Campbon - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  13. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  14. Site du centre de la Ducherais