La Chapelle-Launay

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La Chapelle-Launay
Église Notre-Dame des Aulnes et mairie.
Église Notre-Dame des Aulnes et mairie.
Blason de La Chapelle-Launay
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Saint-Nazaire
Canton Savenay
Intercommunalité Communauté de communes Loire et Sillon
Maire
Mandat
Jacques Dalibert
2014-2020
Code postal 44260
Code commune 44033
Démographie
Gentilé Capellonésiens
Population
municipale
2 790 hab. (2011)
Densité 112 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 22′ 24″ N 1° 58′ 14″ O / 47.3733333333, -1.9705555555647° 22′ 24″ Nord 1° 58′ 14″ Ouest / 47.3733333333, -1.97055555556  
Altitude Min. 0 m – Max. 77 m
Superficie 24,82 km2
Localisation

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La Chapelle-Launay est une commune française située dans le département de la Loire-Atlantique en région des Pays de la Loire.

Ses habitants s'appellent les Capellonésiens et les Capellonésiennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de dans le département de la Loire-Atlantique

Localisation[modifier | modifier le code]

La Chapelle-Launay est située sur les bords de l'estuaire de la Loire, à 27 km à l'est de Saint-Nazaire et à 42 km au nord-ouest de Nantes.

Les communes limitrophes de la Chapelle-Launay sont Donges, Prinquiau, Savenay, Campbon et Lavau-sur-Loire. Elles sont situées de la manière suivante :

Communes limitrophes de La Chapelle-Launay
Campbon
Prinquiau La Chapelle-Launay Savenay
Donges Lavau-sur-Loire

Toutes les communes font partie du canton à l'exception de Donges qui dépend du canton de Montoir-de-Bretagne.

La Chapelle-Launay est une commune urbaine. Elle fait partie de l'agglomération de Savenay qui compte seulement ces deux communes. C'est une commune dite multipolarisée entre les aires urbaines de Nantes et de Saint-Nazaire, incluse dans l’espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Géologie[modifier | modifier le code]

La géologie de la Chapelle Launay est marquée par le Sillon de Bretagne[R 1], bordé au nord par le bassin tertiaire de Campbon. Sur un substrat de granite, schiste et gneiss (orogenèse hercynienne) se sont déposés en différents endroits des sédiments, comme dans le bassin sédimentaire de Campbon. La faille a subi deux rejeux verticaux, qui ont défini l'escarpement[1].

Topographie[modifier | modifier le code]

La Chapelle Launay est située sur le Sillon de Bretagne, la chaîne de montagne primaire qui délimite la partie sud de la Bretagne. Son paysage est donc marqué par l'escarpement qui sépare le revers (plaine de Campbon) de l'escarpement qui marque la descente vers la faille du sillon, où se loge le début des marais de Loire à environ 5 mètres d'altitude[R 1]. Le paysage de bocage domine[2], la ligne de crête étant parsemée de quelques bois de feuillus[R 2]. Cinq grandes failles coupent latéralement le Sillon : la vallée Mismy, la vallée Géraud, la vallée de la Cure, la vallée de Malhara et la vallée de la Carriais [R 3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

De nombreux ruisseaux marquent l’hydrographie communale. Les cinq vallées creusées dans les cassures du Sillon sont parcourues par des ruisseaux. Deux canaux la Taillée et celui de l'ile de Bougail drainent les eaux vers les marais du bord de Loire qui sont généralement recouverts d'eau l'hiver[R 1].

Au nord-est du sillon, le bassin de Campbon est positionné en tête du bassin versant du Brivet, par le canal de Quilly. La gestion de l'eau sur le territoire communal dépend du Syndicat mixte pour l'aménagement hydraulique du bassin du Brivet et les aménagements ligériens du Syndicat intercommunal d'aménagement de la Loire et de ses affluents de la Loire-Atlantique[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat de la Loire-Atlantique.

Le climat de la Chapelle Launay est, comme pour le reste de la Loire-Atlantique, de type tempéré océanique. Ce climat est très largement influencé par l'estuaire de la Loire. Les hivers sont doux (min 3 °C / max 10 °C), et les étés tempérés (min 12 °C / max 24 °C). Les chutes de neige sont rarissimes. Les pluies sont fréquentes (113 jours par an avec précipitations) mais peu intenses, les précipitations annuelles s'élevant en moyenne autour de 743 mm. Les précipitations sont cependant relativement variables d'une année sur l'autre. L'ensoleillement moyen est de 1 826 heures par an, et l'on ne compte que 53 jours de fort ensoleillement[4].

La présence du Sillon de Bretagne provoque cependant quelques micro variations locales, la zone des marais étant généralement plus froide que le reste de la commune. Cette zone est par ailleurs souvent envahie de brume en hiver. Pour des raisons topographiques évidentes, le plateau est plus arrosé que la façade ouest de l'escarpement[5].

La localité est principalement balayée par des vents de secteur sud-ouest liés aux dépressions atlantiques et par des vents de secteur nord-est lorsque le temps est plus stable. La vitesse annuelle moyenne des vents se situe autour de 4,5 m/s tandis que l'on dénombre quelque 60 jours par an de fort vent[Note 1],[5].

Nuvola apps kweather.png  Climatologie de Saint-Nazaire[Note 2] 1961-1990
Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 11,3 12,7 11,9 15,0 21,0 22,1 22,9 21,6 19,9 16,3 12,0 8,5 16,3
Températures minimales moyennes (°C) 4,8 4,0 5,6 6,3 11,4 12,1 13,6 14,3 9,9 7,8 6,8 2,0 8,2
Températures moyennes (°C) 8,0 8,3 8,7 10,7 16,2 17,1 18,3 18,0 14,9 12,1 9,4 5,2 12,2
Cumul mensuel de précipitations (mm) 106,6 61,2 71,4 63,0 73,4 31,4 73,8 52,2 66,8 59,2 63,8 63,2 786,0
Source : St Nazaire, Loire Atlantique(44), 3m - 1961-1990

Zones protégées, faune, flore[modifier | modifier le code]

Asphodèle du Nord de la Chapelle Launay
Sous bois, couvert de Jacinthe des Bois

Les vallées du coteaux du Sillon sont couverts de bois de feuillus (chênaie.

La commune fait partie du grand ensemble constitué par l'estuaire de la Loire, zone humide considérable répertoriée dans de nombreux inventaires : Zone de protection spéciale et site d'importance communautaire pour Natura 2000, zone importante pour la conservation des oiseaux, ZNIEFF de type I et II, zone humide d'importance nationale.

Voies de communication et de transport[modifier | modifier le code]

La commune est le lieu d'importants croisements de réseaux de transport.

Le réseau routier est marqué par la présence de la N165 (Nantes-Brest) et de la N171 (Laval-La Baule). Ces routes découpent le territoire de la commune. Le trafic moyen s'élève à 48 000 véhicules jour sur la N165 et peut atteindre 65 000 véhicules jour en retour de week-end[6]. Une route départementale, la D17/D217, longe le sillon au pied de l'escarpement et permet de rejoindre Saint-Étienne-de-Montluc et au-delà, Nantes. Elle permet encore à plus de 5 000 véhicules/jour de circuler. Enfin, la D771, d'orientation Ouest-Est, longe la N171 en direction de Prinquiau puis Saint-Nazaire.

Deux voie ferrées parcourent le bas du sillon de Bretagne, sur la ligne de faille. Les voies sont en direction de Redon et de Saint-Nazaire.

L'espace communal de la Chapelle Launay est aussi traversé par des réseaux de transport d'énergie, des gazoducs issus du terminal méthanier de Montoir.

La commune au niveau de l'aménagement numérique de l'internet, ne possède pas de DSLAM, au 15/05/2013 à Vérac le débit de la ligne ADSL Re est de 340 Ko.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La Chapelle-Launay possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale : La Chapèll-L'Aunaèy (écriture ELG)[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Dans l'Antiquité, le nord de l'estuaire était constitué par un vaste golfe maritime, parsemé d'îles et fermé par la presqu'île de Guérande, dont la Brière forme aujourd'hui un vestige. C'est aussi l'époque, où les Celtes s'y installent. Peuples gaulois des Namnètes sur la rive nord.

Fin 1906, on découvrit les restes d'une céramique brisée par la charrue qui contenait 3 000 à 4 000 pièces en billon. Les dernières pièces sont au nom d'Aurélien (270-275) ce qui permet de dater l'enfouissement des troubles des années 270-275. Parmi les monnaies figuraient 39 deniers en assez mauvais état des Antonins (IIe siècle), un unique aureus au nom de l'usurpateur gallo-romain Postumus, une bague en or portant les lettres RIC sur le chaton et 7 cuillères en argent.
À la Chapelle Launay apparaissent des imitations radiées au nom de Tétricus, de frappe locale vraisemblablement de Donges.

Evangélisation[modifier | modifier le code]

Hilaire de Poitiers, évangélisateur de la région.

Au IVe siècle, saint Hilaire, évêque de Poitiers, arrive dans la région pour l'évangéliser [8]. Entre 430 et 448 saint Germain d'Auxerre accomplit la deuxième évangélisation[8].

Immigration bretonne[modifier | modifier le code]

De 579 à 593, Raids des Bretons de Waroch II sur le Nantais.

À la fin du VIe siècle, une population « entièrement bretonne de langue et de mœurs » s'établit dans « le pays de Guérande, et généralement toute cette partie de l'évêché de Nantes comprise entre la Vilaine, la Loire et une ligne allant de Savenay à La Roche-Bernard par Pont-Château »[9].

En 850, la région est conquise par le breton Nominoë. Celui-ci envahit notamment les villes de Nantes et Rennes[10]. L'année suivante, après la bataille de Jengland, la marche de Bretagne avec Nantes et Savenay est intégrée à la Bretagne par le traité d'Angers.

Période angevine[modifier | modifier le code]

En 907, à la suite de la mort du roi Alain le Grand, à qui succède Gourmaëlon, comte de Cornouaille et prince de Bretagne de 908 à 913, les attaques vikings ravagent à nouveau le royaume de Bretagne. Face aux menaces vikings et à leurs razzias, Robert Ier de France qui combat les Normands à travers toute la Neustrie, organise avec Foulque Ier d'Anjou la défense des frontières occidentales de la Neustrie. Foulque Ier reçoit alors le comté de Nantes dont il est chargé d'organiser la défense.

La période de domination scandinave (919-937)[modifier | modifier le code]

De 919 à 939 la région est administrée par les Vikings. Avec l’aide d’une troupe de Bretons exilés et d’Anglais[11], Alain Barbetorte reprend la région de 937 à 939[12].

Les guerres de succession[modifier | modifier le code]

Dans la période suivante les ducs de Bretagne doivent lutter contre les comtes de Nantes. Ces querelles de succession font passer par moment la région sous le giron de la maison d'Anjou. La plus longue de ces période s'ouvre De 1156 à 1203. En 1203 la Bretagne se place sous domination des Capétiens (époque de la dynastie de Dreux XIIIe ‑ XIVe siècle).

La deuxième guerre de Succession de Bretagne met aux prises les partisans du demi-frère du défunt duc Jean III, Jean de Montfort qui s'appuie sur les États de Bretagne convoqués à Nantes, et ceux de Charles de Blois, soutenu par le roi de France Philippe VI et reconnu duc de Bretagne par les pairs du royaume. La dynastie de Montfort (XIVe ‑ XVIe siècle) sort victorieuse du conflit.

Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

La paroisse de la Chapelle Launay se situe sur 2 grandes juridictions :

Article détaillé : Liste des barons de Pontchâteau.
Article détaillé : Liste des seigneurs de Donges.
  • XIIe siècle : fondation de l'Abbaye de Blanche Couronne. Abbatia de Alba Corona. C'est de 1161 que date le premier document sur l'Abbaye de Blanche Couronne. Son abbé fait partie des juges du différend qu'eurent des chanoines de Nantes avec des religieux de Quimperlé pour la propriété d'une des églises de Nantes[13]. Elle abrita des moines jusqu'à la révolution.
  • Une charte de (1156-1169), contient une transaction passée, en présence de l'archevêque de Tours, entre l'évêque de Nantes et l'abbé de l'Abbaye de Marmoutier (Tours), au sujet de la nomination des curés de Pontchâteau et de la Chapelle-Launay. Marmoutier recueillit les dîmes et les rentes ecclésiastiques des deux paroisses[14].
  • La paroisse est citée en 1188, pour un litige fiscal portant sur les dîmes de la paroisse, entre Guérin Seigneur de Saint-Etienne-de-Montluc et Hugon prieur de Pontchâteau.
  • 1209 : Première mention des Seigneurs de Mareil par le biais d'une Charte de Geoffroi, seigneur d'Ancenis et baillistre (ballivus) de la terre du vicomte de Donges, notifiant les conventions arrêtées entre Guillaume de Mareil (Willelmus de Maroil) et Prieur de Jorzac, touchant le futur mariage de la fille de Guillaume de Mareil avec le fils de Prieur de Jorzac[15]. Guillaume donne notamment à son futur gendre des terres sur Savenay et au Mas, ainsi que les revenus de la dîme prélevée sur Mareil.
Article détaillé : Famille de Mareil.
  • La paroisse est citée une troisième fois en 1236 dans un acte de donation entre Noble Dame Constance de Pontchâteau et l'Abbaye de Blanche-Couronne. La donation fait a pour objet des rentes issues de près sur la paroisse de Montoir, ainsi que le tiers de son fief de Launay (Feodum de Alneto). Ce fief de Launay étant la moitié Nord de la paroisse[16].
  • 1298 : Nouvelle mention des Seigneurs de Mareil par le biais du mariage de Hilaire de Mareil fille du Chevalier Guillaume de Mareil avec Jean de Maure. En 1329 : Fondation d'une Chapellenie par Hilaire de Mareil. Leur mariage apporta comme bien à la famille de Maure, la Haye de Mareil qui devient la Haye de Maure[17].
  • Terres et Juridictions citées dans les enquêtes de la réformation des feux en 1429 : La Baratais (La Baratterais), Le Fresné (Le Fresne),La Haie de Mareil (Haie de Maure) et Mareil[18]. Il est à noter que le Fresne appartient à la famille de Pontchâteau.
  • 1488 : Établissement d'une garnison à Mareil par François II de Bretagne. Voir la Guerre folle.
  • 18 septembre 1538, les habitants de différentes paroisses dont la Chapelle Launay sont déclarés copropriétaires de la Grande Brière. Le roi François Ier [19] confirma dans leur pleine jouissance et leur pleine propriété du marais les habitants de quatorze paroisses.
  • 1565 : La vente de la Chatellainie de Campbon fait passer la Chapelle Launay de la tutelle des Barons de Pontchâteau à celle de la famille du Cambout.
  • 1587 : François du Cambout, achète le fief des Hospitaliers de Campbon, ce fief contient notamment la Terre de la Touche-Basse à la Chapelle Launay, il est probable que ce fief est issu d'une ancienne seigneurie templière.
  • 1745 : Donation par Testament de Henri-Charles de Coislin à la fabrique de la paroisse.
  • 1771 : Formation de la Société DEBRAY et Cie, pour l'assèchement des Marais.
  • 1793 : bataille de Savenay, une partie des survivants tentent de gagner la Loire ou de se cacher dans les Bois de la Chapelle Launay et Prinquiau. Pendant la période révolutionnaire, les municipalités de la Chapelle-Launay et Prinquiau sont décrites comme anti-révolutionnaire[20].

Guerres Mondiales[modifier | modifier le code]

La Seconde Guerre mondiale se prolongea dans l'estuaire durant 9 mois de plus (d'août 1944 au 11 mai 1945) que dans le reste du département : c'est l'épisode connu sous le nom de Poche de Saint-Nazaire.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Coupé : au premier, échiqueté d'argent et de gueules, les points d'argent chargés chacun d'une moucheture d'hermine de sable ; au second, parti : au premier, d'azur à une couronne marquisale d'or, et au second, d'argent à une branche d'aulne de sinople posée en barre ; à la plaine fascée ondée d'argent et d'azur de quatre pièces brochant sur le parti.
Commentaires : Le chef évoque le blasonnement de la Famille de Mareil (échiqueté d'argent et de gueules, chargé d'hermines). La couronne évoque l'appartenance au Marquisat de Coislin et la branche d'aulne évoque le nom de la commune. L'onde évoque la Loire. Blason conçu par Olivier Cruau (délibération municipale du 23 février 1993).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.

De 1789 à 1799, les agents municipaux (maires) sont élus au suffrage direct pour 2 ans et rééligibles, par les citoyens actifs de la commune, contribuables payant une contribution au moins égale à 3 journées de travail dans la commune. Sont éligibles ceux qui paient un impôt au moins équivalent à dix journées de travail.

De 1799 à 1848, La constitution du 22 frimaire an VIII (13 décembre 1799) revient sur l’élection du maire, les maires sont nommés par le préfet pour les communes de moins de 5 000 habitants. La Restauration instaure la nomination des maires et des conseillers municipaux. Après 1831, les maires sont nommés (par le roi pour les communes de plus de 3 000 habitants, par le préfet pour les plus petites), mais les conseillers municipaux sont élus pour six ans.

Du 3 juillet 1848 à 1851, les maires sont élus par le conseil municipal pour les communes de moins de 6 000 habitants.

De 1851 à 1871, les maires sont nommés par le préfet, pour les communes de moins de 3 000 habitants et pour 5 ans à partir de 1855.

Depuis 1871, les maires sont élus par le conseil municipal suite à son élection au suffrage universel.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1793 1795 M. Guichard    
1799 1815 René Vigneron de la Jousselandière   homme de loi, administrateur de la Vendée
1815 1830 Jean Chabot    
1831 1836 Pierre Legrand    
1837 1843 Guillaume Chevalier    
1843 1866 François Ouisse    
1866 1870 Pierre Fréour    
1870 1883 Françoise Huby    
1886 1889 Damien Rialland    
1892 1893 Jean Gérard    
1894 1912 Anthime Ménard Républicain indépendant publiciste, fondateur de Le Nouvelliste de l'Ouest de Nantes, et Le Vendéen de La Roche-sur-Yon, député, docteur en droit, avocat
1912 1921 Damien Rialland    
1921 1922 Alexandre Robin   commerçant
1922 1928 Louis Jagu    
1928 1939 Marcellin Huby    
1939 1940 François Guiheneuf    
1940 1945 Pierre Aupiais   adjoint faisant fonction de maire
1945 1971 Jean Bozec   directeur de laiterie
1971 1995 Alphonse Allain    
1995 2001 Alain Guérin    
2001 2008 Danielle Le Quenven    
2008 en cours Jacques Dalibert[21] Divers gauche retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 790 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 169 1 120 1 182 1 442 1 423 1 296 1 275 1 443 1 511
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 585 1 649 1 579 1 576 1 593 1 571 1 565 1 514 1 448
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 454 1 450 1 376 1 208 1 241 1 125 1 088 1 297 1 274
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 211 1 307 1 354 1 839 2 249 2 256 2 634 2 688 2 790
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2004[23]. Pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[24])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (13,5 %) est en effet inférieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,6 % contre 48,7 % au niveau national et 48,5 % au niveau départemental).

Pyramide des âges à La Chapelle-Launay en 2009 en pourcentage[25]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
0,2 
3,1 
75 à 89 ans
4,9 
8,8 
60 à 74 ans
9,7 
22,7 
45 à 59 ans
23,6 
25,6 
30 à 44 ans
24,0 
15,8 
15 à 29 ans
15,4 
23,8 
0 à 14 ans
22,1 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[26]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Chapelle Saint-Joseph, construite sur l'emplacement d'une ancienne chapelle. Elle est bénite le 9 octobre 1 844 jour de la foire de la Saint Denis par M. Lantier, curé. Avant-guerre, des offices étaient célébrés les matins de foire. De 1922 à 1929, on accueille des malades mentaux dans l'abbaye de Blanche Couronne. Le dimanche, on amène les pensionnaires dans la chapelle pour y entendre une messe célébrée à leur intention.
  • La croix de l'Ebaupin.
  • Mareil, Chapelle Sainte Anne.
  • La Haie de Mareil, puis Haie de Maure : Le premier document fait comme premier propriétaire connu la Famille de Mareil. Par mariage entre Hilaire de Mareil et jean de Maure la Haie passe à la famille de Maure en 1298. Ensuite on retrouve la famille de Lesnerac, Jean de Lesnerac en 1429, Jeanne de Lesnerac qui épouse Maistre Olivier du Dreseuc (- 12 mai 1483), son fils Eon du Dreseuc (- 15 octobre 1500) devient le propriétaire, son fils Jean du Dreseuc et sa femme Jeanne de Lospital rendent aveu le 23 juin 1543, la Haye de Maure est vassale de la Haye de Lavau. Poncet du Dreseuc fils des précédents. Gilles de Lospital curateur de Bonnaventure du Dreseuc en 1563. La Haie de Maure est défini comme un petit manoir en 1563[28].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Portrait du peintre Auguste Toulmouche

Divers[modifier | modifier le code]

Selon le découpage de la région Bretagne fait par Erwan Vallerie, La Chapelle-Launay fait partie du pays traditionnel de la Brière et du pays historique du Pays nantais.

Commerces[modifier | modifier le code]

La Chapelle Launay a connu :

  • Le Bar des Sports.
  • La Fromagerie Bozec de 1931 à 1969.
  • Supermarché Stoc.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Quilgars, Géographie historique du pays de Guérande du VIe au Xe siècle, Saint-Brieuc, R. Prud'homme,‎ 1911, 60 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Léonce Auzias, L'Aquitaine carolingienne : 778-987 / par Léonce Auzias, Paris, H. Didier,‎ 1937 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-François Le Boyer, Notices sur le département de la Loire-Inférieure et sur la ville de Nantes, Forest,‎ 1832, 476 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jours ou la vitesse maximale du vent dépasse 16 m/s
  2. La station météo de Saint-Nazaire est la station la plus proche de la Chapelle Launay.
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c p. 153
  2. p. 154
  3. p. 101
  1. Jean-Yves Martin, « Le Sillon de Bretagne : topographie, géologie et paysages »,‎ 2007
  2. Anne-Marie Charaud, Annales de Géographie « Bocage et plaine dans l'Ouest de la France », Volume 58, Numéro 310, 1949, p.114
  3. « Atlas cartographique du schéma d'aménagement et de gestion des eaux de l'estuaire de la Loire », sur site du groupement d'intérêt public « Loire estuaire »,‎ 2006 (consulté le 25 janvier 2010)
  4. Meteo France, station de Montoir-Saint-Nazaire, consulté le 31 janvier 2010
  5. a et b « Document édité par Météo France : Présentation sommaire du climat de la zone concernée par le plan de protection de l'atmosphère PPA Nantes - Saint-Nazaire », sur site de la DRIRE Pays de la Loire,‎ 2000 (consulté le 25 janvier 2010)
  6. Information donnée dans une exposition sur le pôle relai de transports en gare de Savenay le 15 septembre 2007
  7. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013)
  8. a et b 1911, page 47
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  11. Chronique de Flodoard AD 936 Les Bretons revenant des régions d’outre mer, du service du roi Adelstan, regagnèrent leur pays
  12. Chronique de Flodoard AD 937 : « Les Bretons revinrent après de longs voyages dans leur pays dévasté [...] ils eurent de fréquents combats avec les Normands [...] il restèrent vainqueurs et reprirent le pays dévasté »
  13. Hyacinthe Morice, L'Église de Bretagne ou histoire des sièges épiscopaux,..., MEQUIGNON, 1839,
  14. Revue des societes savantes des departements, Volume 5, Éditeur Ministere, 1867.
  15. Bulletin de la Societe Archeologique de Nantes et du Departement ..., Volume 7
  16. D. Morice, Preuves, Tome Ier,p 902
  17. Auguste du Paz, Histoire généalogique de plusieurs maisons illustres de Bretagne, 1619,p. 633
  18. Société académique de Nantes, Annales, 1857,p 248
  19. Et non Anne de Bretagne, contrairement à ce que propage encore une légende.
  20. Rapport de Audubon, Commissaire de la république pour le district de Savenay.
  21. Réélu en 2014.
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
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  27. Société académique de Nantes et du département de la Loire-Inférieure, Annales, Volume 28, 1857
  28. Gallicé Alain. Inventaires après décès d'un agriculteur (1392) et d'un représentant de la moyenne noblesse (1563) du pays guérandais. In : Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, tome 107, numéro 4, 2000, p. 15-42. url : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/abpo_0399-0826_2000_num_107_4_4081 , consulté le 26 août 2012.