Bouvron (Loire-Atlantique)

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47° 25′ 07″ N 1° 50′ 48″ W / 47.4186111111, -1.84666666667

Bouvron
La mairie.
La mairie.
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Châteaubriant
Canton Blain
Code commune 44023
Code postal 44130
Maire
Mandat en cours
Marcel Verger
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes de la Région de Blain
Site web http://www.mairie-bouvron.fr/
Démographie
Population 2 810 hab. (2009)
Densité 59 hab./km2
Gentilé Bouvronnais
Géographie
Coordonnées 47° 25′ 07″ Nord
       1° 50′ 48″ Ouest
/ 47.4186111111, -1.84666666667
Altitudes mini. 11 m — maxi. 82 m
Superficie 47,63 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Situation de la commune de Bouvron dans le département de Loire-Atlantique

Bouvron est une commune française, située dans le département de la Loire-Atlantique et la région Pays de la Loire.

Sommaire

[modifier] Géographie

Bouvron se situe à 36 km au nord-est de Saint-Nazaire, à 10 km au nord-est de Savenay et à 49 km au nord-ouest de Nantes.

Les communes limitrophes sont Quilly, Campbon, Savenay, Blain, Fay-de-Bretagne et Guenrouet.

Selon le classement établi par l’INSEE en 1999, Bouvron est une commune rurale multipolarisée, notamment par l’aire urbaine de Saint-Nazaire, et qui fait partie de l’espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Communes de Loire-Atlantique).

[modifier] Toponymie

La tradition veut que le nom de Bouvron vienne du mot « bovus » (bœuf en latin) puisque Bouvron était réputé anciennement pour sa foire aux jeunes bœufs. Les marchands de ces bêtes s'appelleraient les bouverons. Mais le nom « Boveron » ou « Bouveron » n'apparaît dans les textes que vers le XIIe siècle alors que dans un texte daté du 8 mai 878 du cartulaire de Redon, on retrouve le nom de « Buluuron » (nom donné aux terres de Bouvron) cédé au monastère de Saint-Sauveur de Redon. Une étude étymologique nous dit que « Buluuron » viendrait en réalité du gaulois « bebronnos », de « bebros » (castors), et de « onno » (rivière, cf. l'étymologie de l'Ogne). Bouvron signifierait donc « rivière aux castors ».

[modifier] Histoire

Le 2 décembre 1870 le ballon monté Volta, s'envole de la gare d'Orléans à Paris alors assiégé par les prussiens et termine sa course à Bouvron, après avoir parcouru 466 kilomètres[1].

C'est à Bouvron, à l'hippodrome du Grand Clos, que se déroule le 11 mai 1945, la cérémonie de la reddition des soldats allemands mettant fin à l'existence de la Poche de Saint-Nazaire.

[modifier] Héraldique

Blason Blasonnement
De sinople au chevron d'or accompagné en chef de deux castors assis affrontés et en pointe d'une épée tombante posée en pal, le tout d'argent ; au chef d'argent chargé de neuf mouchetures d'hermine de sable posées 5 et 4.
Commentaires : Bouvron tire son nom du vieux français bouvron : « rivière aux castors », d'où les deux castors ; l'épée tombante rappelle la reddition allemande de la poche de Saint-Nazaire le 11 mai 1945. Les mouchetures d'hermine évoquent le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance passée de la ville au duché de Bretagne. Blason conçu par la mairie.


[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  1790 Nicolas Corbille Royaliste Curé
1813 1817 Amaury Marie Fourché de Quéhillac    
1819 1830 Amaury Marie Fourché de Quéhillac    
1965 1989 Jean Hervy Sans étiquette  
1989 1991 Geneviève Datin Sans étiquette  
1991 2001 Claude Mordel Sans étiquette  
2001   Marcel Verger PS Conseiller général du canton de Blain
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Démographie

[modifier] Évolution démographique

En 2009, Bouvron comptait 2 810 habitants (soit une augmentation de 17 % par rapport à 1999). La commune occupait le 3 648e rang au niveau national, alors qu'elle était au 3 856e en 1999, et le 108e au niveau départemental sur 221 communes.

L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Bouvron depuis cette date. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Pour Bouvron, cela correspond à 2004, 2009, etc. Les autres dates de « recensements » (2006, 2009, etc.) sont des estimations[2],[3],[N 1].

Le maximum de la population a été atteint en 1886 avec 3 283 habitants.

Évolution démographique
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 923 1 897 2 165 2 317 2 305 2 445 2 532 2 703 2 716
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 912 3 004 3 058 3 012 3 118 3 193 3 283 3 177 3 112
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 055 3 168 2 953 2 565 2 499 2 470 2 418 2 321 2 222
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2 278 2 285 2 295 2 334 2 402 2 408 2 579 2 575 2 810
Sources : pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[4], base Cassini de l'EHESS pour les nombres retenus jusque 1962 et pour le recensement 2004[5], et à partir de 1968 : Insee (population sans doubles comptes puis population municipale à partir de 2006)[6],[7],[8].
Histogramme

[modifier] Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21,7 %) est en effet inférieur au taux national (22,1 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (20,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,1 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 49,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 23 %, 15 à 29 ans = 15,8 %, 30 à 44 ans = 23,3 %, 45 à 59 ans = 19,2 %, plus de 60 ans = 18,6 %) ;
  • 50,1 % de femmes (0 à 14 ans = 20,9 %, 15 à 29 ans = 15,5 %, 30 à 44 ans = 20,9 %, 45 à 59 ans = 17,9 %, plus de 60 ans = 24,8 %).
Pyramide des âges à Bouvron en 2008 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,4 
7,4 
75 à 89 ans
10,8 
10,8 
60 à 74 ans
12,6 
19,2 
45 à 59 ans
17,9 
23,3 
30 à 44 ans
20,9 
15,8 
15 à 29 ans
15,5 
23,0 
0 à 14 ans
20,9 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2008 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,5 
75 à 89 ans
9,0 
11,7 
60 à 74 ans
13,0 
20,2 
45 à 59 ans
19,9 
21,4 
30 à 44 ans
20,3 
20,3 
15 à 29 ans
18,7 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

[modifier] Lieux et monuments

  • Château de Quéhillac. Ensemble architectural remarquable des XVIe siècle et XVIIe siècle, composé du château, de la chapelle Saint-Matthieu, du logis du chapelain, des écuries, de la fuie, des ponts et des douves. L'ensemble est inscrit sur la liste des Monuments Historiques depuis le 22 novembre 2002. En 1640, Nicolas Fouquet, ministre des finances de Louis XIV épouse en premières noces Louise Fourché de Quéhillac qui lui apporte 160.000 livres de dot et la terre de Quéhillac. Cette terre reviendra à la famille Fourché de Quéhillac par le rachat qu'en fera son cousin par alliance, Jean Fourché (v1617-1675], mort sans postérité et est encore actuellement la propriété de ses héritiers.
  • Château du Launay-Bedeau. C'était un château situé dans le hameau de Launay. C'était simplement une tour entourée de remparts. Lors des combats de la Poche de Saint-Nazaire, il se trouvait sur la ligne de front. Ses toitures furent endommagées et il fut rasé en dépit du patrimoine médiéval qu'il représentait. Les pierres furent utilisées pour construire une ferme, une porcherie et empierrer des chemins. Les seuls restes visibles à ce jour sont un seuil de porte, un tabernacle de chapelle et les majestueuses douves du château.
  • La chapelle Saint-Julien. Située dans le hameau de Saint-Julien, sur la RD43, cette chapelle s'élevait autrefois sur la frairie de la Gavalais ( village situé à 2,5 km au sud-ouest de la chapelle). Elle est dédiée à Saint-Julien l'Hospitalier et abrite une statue le représentant en costume militaire. Endommagée à la Révolution, cette chapelle a été plusieurs fois restaurée. Elle s'est effondrée une nuit d'hiver 1915, et a été reconstruite à l'initiative de l'abbé Pierre Roberdel en 1962.
  • La chapelle Saint-André située au lieu-dit le Chatel, à 1 km au sud-est de Bouvron, elle est dédiée dès le Xe siècle au premier apôtre du Christ, patron de la paroisse. Au Moyen Âge, autour de la chapelle, on érige des maladreries, où les lépreux trouvent refuge et réconfort. Le site Saint-André a longtemps été un centre d'affaires et de foires.
    La chapelle a bénéficié de rénovations successives et d'une solennelle bénédiction, en 1963, après avoir été rebâtie en plus grand et en retrait de la route.

[modifier] Personnalités liées à la commune

  • Nicolas Fouquet, surintendant des finances de Louis XIV, qui en épousant Louise Fourché de Quéhillac, petite fille de Jean (ci-dessus), lui apporte la terre de Quéhillac en dot. Nicolas Fouquet a habité Quéhillac durant quatre années.
  • Pierre Waldeck-Rousseau séjourna de nombreuses années dans la maison de campagne familiale pendant ses années de retrait de la politique.
  • Charles de Gaulle inaugura le monument de la reddition (du 11 mai 1945) de la poche de Saint-Nazaire. La journée de commémoration de la fin de la guerre 39-45 n'a pas lieu le 8 mai à Bouvron mais le 11 mai.

[modifier] Lieux-dits de la commune

  • le Bois Lainé
  • Calan
  • le Chataîgner
  • la Cornuais
  • la Duty
  • la Fleuriais
  • Quéhillac
  • Saint Eloi
  • les Sapins

liste non exhaustive

[modifier] Bibliographie

Abbé Pierre Roberdel, Bouvron au cours des siècles, 1988 éditions Resiac

[modifier] Voir aussi

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[modifier] Liens externes

[modifier] Notes et références

[modifier] Notes

  1. Afin de permettre une comparaison entre communes, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999, de présenter :
    * pour 2004 et 2005 la population réelle publiée dans la base Cassini (attribuée par convention à l'année 2006 par l'EHESS) si elle existe ;
    * la population 2006, première population légale connue post-1999 publiée par l’Insee ;
    * les populations suivantes correspondant aux années réelles de recensement publiées par l’Insee ;
    * la dernière population légale publiée par l’Insee.

[modifier] Références

  1. Ballon N° 39 : « Le Volta »
  2. Loi no 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V des « opérations de recensement »
  3. Calendrier de recensement sur insee.fr. Consulté le 2 janvier 2012
  4. Bouvron 1836 sur Archinoë portail d'indexation collaborative. Consulté le 6 juillet 2011
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur Base Cassini de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 6 juillet 2011
  6. a et b Évolution et structure de la population sur Résultats du recensement de la population - 2008. Consulté le 6 juillet 2011
  7. Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur le site de l'Insee. Consulté le 6 juillet 2011
  8. Recensement de la population au 1er janvier 2009 sur le site de l'Insee. Consulté le 2 janvier 2011
  9. Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique en 2008 sur insee.fr. Consulté le 6 juillet 2011
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