Buzet-sur-Tarn

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Buzet-sur-Tarn
Monument aux morts de Buzet-sur-Tarn.
Monument aux morts de Buzet-sur-Tarn.
Blason de Buzet-sur-Tarn
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Haute-Garonne
Arrondissement Arrondissement de Toulouse
Canton Canton de Montastruc-la-Conseillère
Intercommunalité Communauté de communes Tarn et Agout
Maire
Mandat
Gilles Joviado
2014-2020
Code postal 31660
Code commune 31094
Démographie
Gentilé Buzétois, Buzétoises
Population
municipale
2 393 hab. (2011)
Densité 79 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 46′ 47″ N 1° 38′ 02″ E / 43.7797222222, 1.6338888888943° 46′ 47″ Nord 1° 38′ 02″ Est / 43.7797222222, 1.63388888889  
Altitude Min. 95 m – Max. 247 m
Superficie 30,19 km2
Localisation

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Site web Site officiel

Buzet-sur-Tarn (en occitan Buset de Tarn) est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne, en région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Buzétois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Toulouse située sur la route nationale 630, à 28 km au nord-est de Toulouse sur le Tarn, Buzet-sur-Tarn est une commune limitrophe du département du Tarn.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Buzet-sur-Tarn
Bessières Roquemaure
Tarn
Mézens
Tarn
Paulhac Buzet-sur-Tarn Saint-Sulpice
Tarn
Paulhac Gémil Roquesérière

Histoire[modifier | modifier le code]

Le château de Buzet-sur-Tarn[1] fut le théâtre d’un tragique et sinistre épisode du règne du roi Louis XI de France.

En 1470, Louis XI met l'Armagnac et le Rouergue sous séquestre et envoie son gendre Pierre de Beaujeu en prendre possession, mais Jean V (1420-1473), soulève l'Armagnac et reprend Lectoure. Il y est assiégé en 1473 et tué durant l'assaut, le 5 mars 1473, avec une grande partie de la population.

Jean V d'Armagnac avait épousé Jeanne de Foix en août 1469, mais n'en eut qu'une fille, mort-née en avril 1473. Jeanne de Foix était la fille de Gaston de Grailly, comte de Foix sous le nom de Gaston IV de Foix-Béarn, vicomte de Béarn (1425 - juillet 1472), qui s'était marié le 30 juillet 1436 avec Éléonore Ire de Navarre, héritière du Royaume de Navarre.

Après le siège et la bataille de Lectoure, Jeanne de Foix fut dépouillée de ses bijoux et de ses joyaux et fut traînée dans le château de Buzet-sur-Tarn, devenu, pour la circonstance, prison d'État, bien qu'elle fut enceinte de sept mois pour y être enfermée à côté du cadavre de son mari.

Là, sur l'ordre de Louis XI qui cherchait l'extinction de la Maison d'Armagnac, elle vit entrer le soir dans son cachot cardinal Jouffroy, évêque d'Albi, qui donna l’ordre aux apothicaires et aux soldats qui l’accompagnaient de contraindre la comtesse à absorber un breuvage pour détruire, après l’Armagnac mort, l'enfant qu'elle portait. Jeanne de Foix avorta d'un enfant mort-né en avril 1473.

Jeanne de Foix décéda après le 10 février 1476.

Et bien longtemps après, en pratiquant des fouilles dans les ruines de l'ancien château de Buzet-sur-Tarn qui avait été incendié pendant la Révolution, un tombeau, soigneusement fermé, fut découvert à l'intérieur et dans le creux d'un mur. Il renfermait les ossements du corps d'un tout petit enfant et le squelette d'une femme presque réduit en cendres : les restes, vraisemblablement, de la malheureuse comtesse Jeanne de Foix et ceux de son enfant.

Tout couvert de sang et de honte, le cardinal marcha triomphalement sur Auch, où les chanoines mêmes furent obligés de payer rançon, et chargé des dépouilles de l’Armagnac, il se dirigea enfin vers le Roussillon.

Jacques d'Armagnac, duc de Nemours, comte de Pardiac et de La Marche, vicomte de Carlat et de Murat, fils de Bernard d'Armagnac, comte de Pardiac et d'Éleonore de Bourbon, duchesse de Nemours, cousin germain au 1er degré de Jean V d'Armagnac qui fut assassiné par les troupes françaises de Louis XI à Lectoure le 5 mars 1473, est exécuté en 1477 aux Halles à Paris pour conspiration contre la personne du roi.

Jacques d'Armagnac, duc de Nemours et Jean V d'Armagnac, comte d'Armagnac, tous deux objets de la mortelle vindicte du roi Louis XI de France contre la Maison d'Armagnac étaient deux des trois derniers petits-fils et héritiers mâles de Bernard, comte d'Armagnac, (décédé en 1418, marié en 1393) et de Bonne de Berry (1367-1435).

Le roi de France Louis XI, qui les fit mettre à mort, était leur cousin au 4e degré, puisqu'il avait Jean II Le Bon, de Valois, roi de France (1319-1364) et Bonne de Luxembourg (1315-1349) comme trisaïeux communs avec Jacques d'Armagnac, duc de Nemours et Jean V d'Armagnac, comte d'Armagnac, ainsi que bien d'autres aïeux.

Le seul rescapé mâle de la Maison d'Armagnac fut, semble-t-il, Charles Ier d'Armagnac qui ne dut sans doute la vie qu'au fait de ne pas avoir de descendants. Charles Ier d'Armagnac était particulièrement incommode et le roi Louis XI le poursuivit de sa vindicte anti-Armagnac en le faisant enfermer treize longues années en prison, de 1472 à 1485 jusqu'au point de détruire sa santé mentale qui fut très affectée par la prison. Ayant cédé son comté à Alain d'Albret, il finit misérablement, aux mains des curateurs.

Charles Ier d'Armagnac, comte d'Armagnac, vicomte de Fézensaguet, était né en 1425 et décéda sans postérité le 3 juin 1497 à Castelnau-de-Montmiral, à l'âge de 72 ans. Il s'était marié le 26 novembre 1468 à Castelnau-de-Médoc avec Catherine de Foix-Candale († 1510), fille de Jean de Foix, comte de Benauges et de Kendall, vicomte de Castillon et de Meilles Captal de Buch, (1410 - † 1485) et de Margaret Kerdeston de La Pole Suffolk (1426-1485).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Buzet-sur-Tarn

Son blasonnement est : De gueules, à un oiseau essorant d'or posé sur une terrasse de sinople tenant de sa patte dextre une plante ou feuille du même et la becquetant, au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2003 2014 Jean-Claude Carrie apolitique retraité Agriculteur
mars 2014 en cours Gilles Joviado Divers gauche  
Les données manquantes sont à compléter.

Commune faisant partie de la deuxième circonscription de la Haute-Garonne.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 393 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
939 986 1 115 1 178 1 273 1 318 1 320 1 360 1 316
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 310 1 294 1 340 1 316 1 328 1 354 1 337 1 255 1 207
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 181 1 128 1 118 915 912 874 801 784 818
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
877 945 1 060 1 278 1 281 1 410 1 744 1 906 2 298
2011 - - - - - - - -
2 393 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Francisco Ponzan.jpg

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cet épisode a peut-être plutôt eu lieu au château de Buzet (actuellement Buzet-sur-Baïse en Lot-et-Garonne) dont les seigneurs de l'époque, les Noailhan du Fréchou, rendaient hommage à la Maison d'Albret
  2. Denis-François Gastelier de La Tour, Armorial des États de Languedoc, Paris, Vincent,‎ 1767, 248 p. (lire en ligne)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011