Villemur-sur-Tarn

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Villemur-sur-Tarn
Villemur-sur-Tarn.
Villemur-sur-Tarn.
Blason de Villemur-sur-Tarn
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Haute-Garonne
Arrondissement Arrondissement de Toulouse
Canton Canton de Villemur-sur-Tarn (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de Val'Aïgo
Maire
Mandat
Jean-Marc Dumoulin
2014-2020
Code postal 31340
Code commune 31584
Démographie
Gentilé Villemuriens, Villemuriennes
Population
municipale
5 691 hab. (2011)
Densité 122 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 51′ 59″ N 1° 30′ 21″ E / 43.8663888889, 1.5058333333343° 51′ 59″ Nord 1° 30′ 21″ Est / 43.8663888889, 1.50583333333  
Altitude Min. 85 m – Max. 218 m
Superficie 46,57 km2
Localisation

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Liens
Site web site officiel

Villemur-sur-Tarn (occitan : Vilamur de Tarn) est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne, en région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Villemuriens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située sur le Tarn à 32 km au nord-est de Toulouse et à 26 km de Montauban. Elle est limitrophe des départements de Tarn-et-Garonne et du Tarn.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Villemur-sur-Tarn
Villebrumier
(Tarn-et-Garonne)
Varennes
(Tarn-et-Garonne)
Le Born
Fronton Villemur-sur-Tarn Montvalen
Villaudric
Bouloc
Villematier
Vacquiers
Bondigoux

Histoire[modifier | modifier le code]

Les défenses[modifier | modifier le code]

La cité de Villemur-sur-Tarn a été fondée il y a plus de mille ans sur un site favorable à la défense. Elle est si remarquablement aménagée que cette place forte partage, avec le Mont-Saint-Michel, l'honneur de n'avoir jamais été prise, notamment par les Anglais qui, à l'époque de la guerre de Cent Ans, occupaient tout l'ouest et le sud-ouest de la France.
Tout d'abord, ses défenses naturelles étaient constituées par le large fossé de la rivière et par deux ravins profonds qui s'ouvraient sur la rive droite. Ces fossés au profil en V étaient quasi infranchissables pour un agresseur éventuel : le fossé Notre Dame, toujours visible aujourd'hui et qu'enjambe une voûte de briques, puis le ravin de Bifranc, comblé après l'inondation de 1930.
Le duc de Joyeuse, ligueur, y met le siège en 1592. Mais le sire de Rastignac et une troupe d’Auvergnats fidèles au roi Henri IV le repousse : ses troupes espagnoles sont jetées à la rivière, et lui est tué[1].

Les églises[modifier | modifier le code]

Une église Saint-Jean, mentionnée en 1124, est donnée à l’abbaye de Moissac[2] entre 1115 et 1130 par le seigneur de Villemur[3]. La chronique d’Aymeric de Payrac, abbé de Moissac de 1377 à 1406, mentionne que cette église appartient à l'évêque de Montauban. Couvrant le faubourg Saint-Jean et sa campagne environnante, elle était vraisemblablement située dans la quartier Saint-Jean, près du cimetière et proche du port-bas. Le chapitre cathédral de Montauban y est transféré en 1562. Les guerres civiles et religieuses démolissent cette église, qui n'est pas reconstruite. En 1673 elle est signalée comme étant en ruine, et son service est transféré à l’église Saint-Michel, l'autre église de la ville[4].

L’église Saint-Michel

Cette église a également été donnée, en 1124 ou 1125, à l'abbaye Saint-Théodard de Montauban[5] par Pons et Pierre Rames[6]. Un prieuré était associé à l'église, puisqu'il est donné par Pierre Bermond, abbé de Montauban, à l'abbaye de la Chaise-Dieu[7] en 1260. Philippe le Hardi hérite du comté de Toulouse en 1271, et donc également de la seigneurie de Villemur : c'est l'occasion pour l'église Saint-Michel d'être en décembre 1271 le cadre de l'hommage rendu à Philippe par ses barons et seigneurs[4].
En 1382 l’église St Michel est reconstruite dans le style gothique toulousain, en brique ; et de nouveau en 1673 suite aux guerres de religion. Fieuzet, curé et doyen de la paroisse, souhaite la faire reconstruire à neuf dès 1834 : il la trouve mal sécurisée pour ses usagers et d'une architecture indifférente. Son vœu est en voie d'être exaucé en 1859, par l’architecte Jacques Jean Esquié. La nouvelle église est bénite le 2 juin 1859, à l'Ascension, par l'archevêque de Toulouse Jean-Marie Mioland, même s'il manque encore voûtes, clocher et ornementation. Les peintures du chœur sont réalisées en 1862 par Bernard Bénezet, de Toulouse. L'abside reçoit ainsi un Combat des bons et des mauvais et Création de l’homme ; l’hémicycle, des Béatitudes, Chute du paganisme, Établissement du christianisme et Sermon sur la montagne. L'ébéniste Gourdou orne le tour du chœur d'un beau lambris, et l’ancienne abbaye de Grand Selve (détruite pendant la révolution) fournit les stalles sculptées qui s’y appuient. La nouvelle église Saint-Michel est consacrée le 3 novembre 1863 par l'archevêque de Toulouse Julien-Florian-Félix Desprez. En 1885, elle reçoit sa nouvelle chaire, taillée dans la pierre par Laporte et sculptée par Maurette. Le clocher est achevé en 1876. Il abrite « Germaine » « Monseigneur » et « Alain-Marie », ses trois cloches. Xavier Darasse inaugure le 18 juin 1961 les nouvelles orgues installées en 1960 par la diligence de Maurice Puget[4].

Le Terme et Magnanac

Ces deux localités ratachées à Villemur ont chacun une église.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Villemur-sur-Tarn

Son blasonnement est : De gueules au mur crénelé d'argent, maçonné de sable, surmonté d'un croissant d'argent également et accompagné de trois étoiles d'or ; au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lys aussi d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la deuxième circonscription de la Haute-Garonne.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 en cours Jean-Marc Dumoulin UMP Conseiller général
mars 2008 2014 Jean-Claude Boudet MoDem puis PS  
mars 1995 2008 Jacques Faure PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 691 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 320 5 488 5 587 5 627 6 063 5 565 5 472 5 472 5 314
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 323 5 304 4 768 4 489 4 530 4 055 4 080 3 929 3 944
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 951 3 909 3 255 2 891 3 008 2 907 3 038 3 595 3 691
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
4 169 4 738 4 692 4 415 4 840 4 929 5 078 5 137 5 654
2011 - - - - - - - -
5 691 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Avant 1907, Villematier était une section de la commune de Villemur-sur-Tarn, d'où une baisse de population après 1906.

Économie[modifier | modifier le code]

Usine Molex[10] , Usine Labinal du groupe Safran.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La Tour de la Défense[modifier | modifier le code]

La tour de la défense est bâtie en brique sur deux étages et haute de 30 m. Sa construction date du XIIIe siècle, et a bénéficié de divers aménagements aux siècles suivants. La tour interdisait l’accès au gué dans le système de défense de la ville. Elle fermait les remparts au Sud-Est. Sa fonction militaire perdure après le démantèlement des remparts jusqu'en 1631. La partie basse abritait le moulin seigneurial. Celui-ci sera remplacé par un foulon pour les draps de laine au XVIIe siècle. Au XIXe siècle, il est remplacé par trois paires de meules pour moudre le grain. Ces aménagements sont encore bien visibles dans les soubassements de la tour. C'est dans ces lieux que la famille Brusson commença à fabriquer ses premières pâtes alimentaires en 1872. Avant de construire en face de la tour sur la rive Est du Tarn, l’usine de pâte.

Grenier Du Roy[modifier | modifier le code]

Usine Brusson[modifier | modifier le code]

En 1930, une vaste usine utilisant l’énergie hydraulique est construite sur la rive gauche pour exploiter un nouveau créneau industriel : la fabrication des pâtes alimentaires. L'usine comptera jusqu'à 700 salariés.

Le pont suspendu[modifier | modifier le code]

Un premier pont suspendu avait été érigé en 1834, avec une pile centrale. Il a été emporté pendant la crue du Tarn de 1930, les travaux de reconstruction ont débuté la même année. Ils ont été confiés à la société G. Leinekuel Le Cocq et Fils.

Le Terme[modifier | modifier le code]

Le Terme, lavoir du XIXe.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Vie pratique[modifier | modifier le code]

Service public[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Le collège de Villemur est passé en avril à la télévision italienne sur RAI dans l'émission le GT ragazzi. Et dans La Dépêche du Midi au mois de mai, suite à leur apparition télévisée.

Culture[modifier | modifier le code]

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Club de rugby à XV, l'Association sportive villemurienne évolue dans le Championnat de France Promotion d’Honneur de rugby à XV pour la saison 2010-2011.

La Ronde de Villemur, association sportive de course à pied[11].

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 382
  2. L'abbé de Moissac au temps de la donation s'appelle Jean-Roger
  3. Evariste Andurandy, Répertoire général des actes de l’abbaye de Moissac : donation citée en 1130, faite par « Bernard, Raimond et autre Raimond et Guillaume de Villemur ».
  4. a, b et c Bernard Rousse, Saint Michel de Villemur, L'Église catholique en Haute-Garonne.
  5. Abbé de Montauban en 1124 ou 1125 : Hugues II.
  6. Cartulaire du monastère de Montauban.
  7. Abbé de la Chaise-Dieu en 1260 : Albert
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  10. http://www.ladepeche.fr/article/2009/04/22/595786-Villemur-Les-dirigeants-de-Molex-liberes-sous-condition.html
  11. La Ronde de Villemur