Fronton (Haute-Garonne)

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Fronton
Le Marché couvert
Le Marché couvert
Blason de Fronton
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Haute-Garonne
Arrondissement Toulouse
Canton Fronton
Intercommunalité Communauté de communes du Frontonnais
Maire
Mandat
Hugo Cavagnac
2014-2020
Code postal 31620
Code commune 31202
Démographie
Gentilé Frontonnais, Frontonnaises
Population
municipale
5 700 hab. (2011)
Densité 124 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 50′ 28″ N 1° 23′ 25″ E / 43.8411111111, 1.39027777778 ()43° 50′ 28″ Nord 1° 23′ 25″ Est / 43.8411111111, 1.39027777778 ()  
Altitude Min. 101 m – Max. 198 m
Superficie 45,79 km2
Localisation

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Fronton
Liens
Site web Site officiel

Fronton (occitan : Frontonh) est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne et la région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Frontonnais.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Fronton fait partie de l'aire urbaine de Toulouse et du canton de Fronton. Située au nord de la Haute-Garonne à 28 km au Nord-Ouest de Toulouse, elle bénéficie pleinement de l’essor de l’agglomération toulousaine et du développement de l’axe Toulouse-Montauban-Fronton. Fronton est aussi située au centre de l’aire d’appellation AOC Fronton, aire qui couvre 20 communes.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Fronton
Fabas
Campsas
Tarn-et-Garonne
Orgueil
Tarn-et-Garonne
Nohic
Tarn-et-Garonne
Grisolles
Canals
Tarn-et-Garonne
Fronton Villemur-sur-Tarn
Pompignan
Tarn-et-Garonne
Castelnau-d'Estrétefonds Villaudric

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées par le Ruisseau de Sayrac, le Rieu Tort et le Ruisseau de Fabas.

Transports[modifier | modifier le code]

  • Par la route : A 20 (sortie nos 66) et la route départementale D4
Article détaillé : routes de la Haute-Garonne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fronton compte parmi les plus anciens vignobles. Ce sont les Romains qui plantèrent les premiers ceps sur les terrains dominant la vallée du Tarn. Au XIIe siècle, avec la protection du pape Calixte II venu en 1119 consacrer l’église, le vignoble est la propriété des Chevaliers de l’ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem.

L’Ordre a construit le village autour de l’église Saint-Jean-Baptiste, bâtie sur l’emplacement de l’église actuelle. Les donations pieuses affluent et l’Ordre crée à Fronton une commanderie dirigée par un commandeur. Ce précepteur réside à Fronton et en est le seigneur. Le village se construit à l’abri des fossés et des remparts, et la vie s’organise sous la protection du château seigneurial. En 1400, la commanderie relève directement du grand prieuré de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem de Toulouse.

La vie de Fronton est marquée par les guerres de religion, les passages et séjours de troupes, la météorologie, la peste et, exceptionnellement, la visite de tel ou tel personnage important : Philippe le Bel, Charles IX, son cousin le futur Henri IV, Louis XIII qui touche les malades des écrouelles en 1632.

Au XVIe siècle, l’importance de Fronton décroît car les attaques des protestants lui sont fatales. Les guerres de religion y sont latentes jusqu'en 1628.

La renommée des vins n’atteint son apogée qu’au XVIIIe siècle : le protectionnisme dont bénéficient les vins girondins prend fin et les vins peuvent être exportés via Bordeaux vers l’Europe entière. Cette belle prospérité ne résiste pas à la fin du XIXe siècle au phylloxéra. Grâce aux efforts tenaces de générations de vignerons, les vins de Fronton retrouvent leurs lettres de noblesse en obtenant en 1975 l’appellation d’origine contrôlée. La renommée du vin de Fronton s'est également distinguée lorsque la cuvée INES a remporté en 2008 le prix du meilleur vin rosé du monde.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Fronton

Son blasonnement est : De sinople au jars d'argent, becqué et membré d'or, au chef cousu de gueules chargé d'une croix aussi d'argent.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la cinquième circonscription de la Haute-Garonne.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1945 1971 André Rey PS  
mars 1971 2001 Jean Tissonières RPR  
mars 2001 2014 Marie-Hélène Champagnac UMP  
mars 2014 en cours Hugo Cavagnac SE  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 700 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 633 2 053 2 139 1 987 2 225 2 151 2 141 2 190 2 143
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 190 2 196 2 273 2 290 2 445 2 416 2 447 2 481 2 328
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 155 2 034 1 896 1 901 2 005 2 018 2 016 2 049 2 107
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
2 169 2 272 2 525 2 814 3 355 3 891 5 030 5 700 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Plusieurs élément mobiliers sont classés au titre des Monuments historiques :

Les fonts baptismaux en plomb et étain, du XVIe siècle. Ils sont ornés à la partie supérieure de 18 compartiments à pinacle encadrant un crucifiement de St Michel.
le retable latéral architecturé à niche, avec 3 statues : Vierge à l'Enfant, saint Dominique, sainte Catherine de Sienne.
L'orgue, œuvre de Bertand Feuga de 1852[4] est classé. Il est encadré de deux statues représentant saint Pierre et saint Paul.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Vie pratique[modifier | modifier le code]

Service public[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Lycée Pierre Bourdieu, premier lycée en France à porter le nom du sociologue.

Culture[modifier | modifier le code]

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Adrien Escudier, Histoire de Fronton et du Frontonnais

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  3. Adrien Escudier, Histoire de Fronton et du Frontonnais, 2004 (ISBN 2877602761).
  4. Toulouse-les-orgues.