Gérard de Villiers

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Gérard de Villiers

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Nom de naissance Gérard Adam de Villiers
Activités Écrivain, journaliste, éditeur
Naissance 8 décembre 1929
Paris (France)
Décès 31 octobre 2013 (à 83 ans)
Paris (France)
Langue d'écriture Français
Genres Roman d'espionnage, roman policier, reportage, souvenirs

Gérard de Villiers est un écrivain, journaliste et éditeur français, né à Paris le 8 décembre 1929 et mort dans la même ville le 31 octobre 2013.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gérard Adam de Villiers est le fils de Jacques Boularan[1], auteur de théâtre sous le pseudonyme de Jacques Deval, et de Valentine Adam de Villiers[2]. La famille Adam de Villiers est une famille bourgeoise d'apparence noble de l'île de La Réunion[3]. Diplômé de l'IEP Paris et de l'ESJ Paris, ayant fait la guerre d'Algérie comme officier, il travaille plus tard à Minute[4], Rivarol, Paris-Presse, France-Dimanche et pour le site Atlantico[5].

Depuis 1965, il écrit des romans d'espionnage avec pour héros un personnage récurrent : Son Altesse sérénissime le prince Malko Linge, surnommé S.A.S. Outre cette série qui reçoit un très grand succès populaire (150 millions de livres vendus)[6], il écrit des livres de mémoires : Sabre au clair et pied au plancher, Mes Carnets de grand reporter. On lui doit aussi des livres d'enquête, notamment en 1970 Papillon épinglé où il démystifie le récit prétendument autobiographique d'Henri Charrière, Papillon. Et, en 2005, une enquête sur l'enlèvement en Irak des journalistes français Christian Chesnot et Georges Malbrunot[7].

Gérard de Villiers se décrit comme « résolument à droite, libéral, anticommuniste, anti-islamiste, anticommunautariste, antisocialiste », et il déclare avoir été accusé, à tort, de racisme[8].

Le 30 janvier 2013, Gérard de Villiers, qui est largement ignoré sinon méprisé[9] par la critique littéraire en France, se voit consacrer un long article à la une du New York Times. Dans cet article, l'auteur, un journaliste confirmé spécialiste des relations internationales, explique la valeur et la fiabilité étonnantes des informations contenues dans les romans de Gérard de Villiers[10], au point que de nombreux diplomates lisaient ses livres[11]. Hubert Védrine, interrogé à son sujet déclare : « L'élite française prétend ne pas le lire, mais ils le lisent tous. »[12]. Le Courrier international a publié une traduction de cet article en février 2013[13]. Ses livres de la série S.A.S. étaient parmi les favoris de Jacques Chirac[14].

En août 2013, M, le magazine du Monde consacre sa couverture et publie un long article illustré sur l'auteur de S.A.S. et révèle que Gérard de Villiers a travaillé pour le SDECE qui utilisait S.A.S. pour faire de la désinformation[15]. Cet article, ainsi que deux autres datés de 2013, sont reproduits à la fin du tome 200 La vengeance du Kremlin.

Il meurt à Paris le 31 octobre 2013[16] des suites d'un cancer du pancréas. Son décès est annoncé sur Twitter par son avocat[17]. Des journalistes et des écrivains lui ont aussitôt rendu hommage comme Renaud Girard, Vladimir Fédorovski, Jean des Cars, Jean-Sébastien Ferjou et Pierre Jovanovic [18].

Gérard de Villiers s'était marié quatre fois et était le père de deux enfants. Il est inhumé au cimetière de Passy, à Paris.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Œuvres littéraires[modifier | modifier le code]

Il est notamment l'auteur depuis 1965 des romans d'espionnage érotique S.A.S., qui racontent les aventures du prince autrichien Malko Linge, employé par la CIA. Ses romans étaient en phase avec l'actualité de son époque (guerre civile et autres). Ses romans d'espionnage se caractérisent par une forte dose de violence et d'érotisme. Dans la série S.A.S., il emploie souvent l'expression « un ange passe », à tel point que certains lui en attribuent la paternité[19].

Article détaillé : S.A.S. (série littéraire).

Scénariste et producteur pour le cinéma[modifier | modifier le code]

Éditeur[modifier | modifier le code]

En tant qu'éditeur et directeur de collections, Gérard de Villiers a publié de nombreux styles de littérature, parmi lesquels des romans généralistes, fantastiques, ou pornographiques. Il s'agit notamment :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gérard de Villiers sur le site 13eme rue
  2. « Ensuite, toute mon enfance s’est déroulée au sein d’un véritable gynécée : entre ma mère, Valentine Adam de Villiers ; ses deux sœurs, Mino et Alie et leur mère, veuve du colonel de l’infanterie coloniale Luc-Jacques-Marie-Léon Adam de Villiers. » Gérard de Villiers in « Sabre au clair et pied au plancher  », Fayard, 2005.
  3. Pierre-Marie Dioudonnat, Encyclopédie de la fausse noblesse et de la noblesse d'apparence.
  4. Gérard de Villiers n’est plus : SAS désormais orphelin…, Nicolas Gauthier, bvoltaire.fr, 1er novembre 2013
  5. Voir sur atlantico.fr.
  6. http://www.lalsace.fr/actualite/2013/11/02/sas-gerard-de-villiers
  7. Gérard de Villiers, Otages : la vérité, Paris, Fayard,‎ 12 janvier 2005, 22 cm, 186 p. (ISBN 2-213-62431-3, notice BnF no FRBNF39905382)
  8. Interview par Laurent de Saint Périer, « Littérature Livre - Gerard de Villiers : "On m'a accusé de racisme mais c'est faux, j'aime l'Afrique" », jeuneafrique.com, 19 septembre 2012.
  9. Laurence Rosier et Marie-Christine Pollet (dir.), Les mauvais genres en classe de français ? : retour sur la question : échos de la journée d'étude du 7 décembre 2005, université libre de Bruxelles, Presses universitaires de Namur, 2007, p. 20 (ISBN 978-2-87037-552-5)
  10. The Spy Novelist Who Knows Too Much, Robert F. Worth, nytimes.com, 30 janvier 2013
  11. http://www.rfi.fr/france/20131101-sas-gerard-villiers-mort
  12. SAS – Gérard de Villiers, l’homme qui en savait trop, consacré par le « New York Times », blog.lemonde.fr, 31 janvier 2011
  13. « Gérard de Villiers : l'auteur de romans d'espionnage qui en savait trop », Courrier International, Hors-série Ces français qui s'exportent, 6 novembre 2013
  14. http://blog.francetvinfo.fr/livres-actualite/2013/11/01/du-new-york-times-au-monde-enfin-la-consecration-pour-gerard-de-villiers-avant-la-sortie-du-200e-sas.html
  15. Ariane Chemin et Judith Perrignon, « Gérard de Villiers : itinéraire d'un réac », M, le magazine du Monde, no 21330,‎ 17 août 2013, p. 19-25 (lire en ligne)
  16. LCI
  17. https://twitter.com/EricMorain/statuses/396215017411846144
  18. http://www.quotidien.com
  19. Annick Stevenson, « Un baroudeur planétaire », Le Progrès, 19 juin 2006
  20. Jag de Zeb Chillicothe

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacqueline Rémy-Hospital, La série de Gérard de Villiers : un cas de littérature populaire (1965-1997), Université Paris 3, 1999, 2 vol., 468 p. (thèse de Littérature et linguistique françaises et latines)
  • (en) David Coward, A History of French Literature: From Chanson de geste to Cinema, John Wiley & Sons, 2008, p. 511-512 (ISBN 9780470751954)
  • (en) Lee Server, « Gérard de Villiers », in Encyclopedia of Pulp Fiction Writers, Infobase Publishing, 2009, p. 263 (ISBN 9781438109121)
  • « Le Parisien condamné à Paris pour avoir diffamé Gérard de Villiers », Agence France-Presse, 28 janvier 2005
  • Patrick Besson, « Solderie; Le prince Malkovic », Le Figaro, 3 février 2000
  • Christophe Deloire, « Gérard de Villiers : Le mercenaire du polar », Le Point, 13 janvier 2005
  • « The Spy Novelist Who Knows Too Much » by Robert F. Worth, New York Times

Liens externes[modifier | modifier le code]