Gérard de Villiers
Gérard de Villiers
| Nom de naissance | Gérard Adam de Villiers |
|---|---|
| Activités | Écrivain, journaliste, éditeur |
| Naissance | 8 décembre 1929 Paris |
| Langue d'écriture | Français |
| Genres | Roman d'espionnage, roman policier, reportage, souvenirs |
Gérard de Villiers est un écrivain, journaliste et éditeur français, né à Paris le 8 décembre 1929.
Sommaire |
Biographie[modifier]
Gérard Adam de Villiers est le fils de Jacques Boularan, Jacques Deval en littérature, et de Valentine Dupin de Saint-André, épouse de Jacques Adam de Villiers. La famille Adam de Villiers est une famille bourgeoise d'apparence noble de l'île de La Réunion[1]. Diplômé de l'IEP Paris et de l'ESJ Paris, ayant fait la guerre d'Algérie comme officier, il travaille plus tard à Rivarol, Paris-Presse, France-Dimanche et pour le site Atlantico[2].
Gérard de Villiers se décrit comme « résolument à droite, libéral, anticommuniste, anti-islamiste, anticommunautariste, antisocialiste », et il déclare avoir été accusé, à tort, de racisme[3].
Œuvre[modifier]
Œuvres littéraires[modifier]
Il est notamment l'auteur depuis 1965 des romans d'espionnage érotique S.A.S. qui racontent les aventures du prince autrichien Malko Linge, employé par la CIA. Ses romans étaient en phase avec l'actualité de son époque (guerre civile et autres). Ses romans d'espionnage se caractérisent par une forte dose de violence et d'érotisme. Dans la série S.A.S., il emploie souvent l'expression « un ange passe », à tel point que certains lui en attribuent la paternité[4].
Gérard de Villiers a écrit des sortes de mémoires (Sabre au clair et pied au plancher, Mes Carnets de grand reporter) ainsi qu'un livre d'enquête sur l'enlèvement en Irak des journalistes français Christian Chesnot et Georges Malbrunot.
Le 30 janvier 2013, Gérard de Villiers, qui n'a pas une vraie cote d'amour chez les critiques littéraires français, se voit consacrer un très long article débutant à la une du New York Times. Dans cet article, l'auteur, un journaliste confirmé spécialiste des relations internationales, explique la valeur et la fiabilité étonnantes des informations contenues dans les romans de Gérard de Villiers[5]. Hubert Védrine, interrogé à son sujet déclare: « L'élite française prétend ne pas le lire, mais ils le lisent tous. »[6].
Scénariste et producteur pour le cinéma[modifier]
- 1980 : Brigade mondaine : Vaudou aux Caraïbes de Philippe Monnier
- 1983 : S.A.S. à San Salvador de Raoul Coutard (scénariste et producteur), mettant en vedette Miles O'Keeffe
- 1991 : Eye of the Widow (SAS - L'œil de la veuve) de Andrew V. McLaglen avec Richard Young qui interprète le personnage de Malko Linge
Éditeur[modifier]
En tant qu'éditeur et directeur de collections, Gérard de Villiers a publié de nombreux styles de littérature, incluant des romans généralistes, fantastiques, ou pornographiques. Il s'agit notamment :
- série Brigade mondaine
- romans policiers de Michel Brice narrant les aventures de Boris Corentin, l'as des as de la Brigade de répression du proxénétisme et de son fidèle subordonné Aimé Brichot ; le premier est un don Juan, le second est père de famille
- série L'Aventurier des étoiles de E. C. Tubb
- série L'Implacable de Richard Sapir et Warren Murphy
- série L'Exécuteur de Don Pendleton
- série Blade, Voyageur de l'Infini, romans de science-fiction par un collectif d'auteurs sous le pseudonyme de Jeffrey Lord
- série JAG (romans de science-fiction dans un monde post-apocalyptique), par un collectif d'auteurs sous le pseudonyme de Zeb Chillicothe[7]
Notes et références[modifier]
- Pierre-Marie Dioudonnat, Encyclopédie de la fausse noblesse et de la noblesse d'apparence.
- Voir sur atlantico.fr.
- Interview par Laurent de Saint Périer, « Littérature Livre - Gerard de Villiers : "On m'a accusé de racisme mais c'est faux, j'aime l'Afrique" », jeuneafrique.com, 19 septembre 2012.
- Annick Stevenson, « Un baroudeur planétaire », Le Progrès, 19 juin 2006
- The Spy Novelist Who Knows Too Much, Robert F. Worth, nytimes.com, 30 janvier 2013
- SAS – Gérard de Villiers, l’homme qui en savait trop, consacré par le « New York Times », blog.lemonde.fr, 31 janvier 2013
- Jag de Zeb Chillicothe
Bibliographie sur Gérard de Villiers[modifier]
- « Le Parisien condamné à Paris pour avoir diffamé Gérard de Villiers », Agence France-Presse, 28 janvier 2005
- Patrick Besson, « Solderie; Le prince Malkovic », Le Figaro, 3 février 2000
- Christophe Deloire, « Gérard de Villiers : Le mercenaire du polar », Le Point, 13 janvier 2005
- "The Spy Novelist Who Knows Too Much" by Robert F. Worth, New York Times