Viticulture en Suisse

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En brun les principales régions viticoles de Suisse

La Suisse est un petit pays viticole mais légitime. Historiquement la viticulture remonte à l'époque romaine et aujourd'hui c'est une activité économique aux nombreuses ramifications sociales et culturelles.

En 2015 la viticulture en Suisse (source: OFAG - Office fédéral de l'agriculture, l'année viticole 2015[1]) s'étend sur une superficie de 14 793 hectares (près de 150 km2), elle est principalement concentrée le long du Rhône au sud ouest du pays, où les trois régions contiguës Valais (33 %), Vaud (26 %) et Genève (9 %) représente 68 % de la surface totale, la Suisse alémanique au nord et au nord est de la Suisse représente 18 % de la surface mais le vignoble y est plus dispersé. Le Tessin au sud des Alpes représente 7,4 % de la surface et enfin les vignobles des trois lacs (Neuchâtel, Bienne et Morat) au pied du Jura représente 6,4 % de la surface.

Toujours selon les chiffres de l'OFAG la production vinicole suisse en 2015 atteignait 85 millions de litres également répartie entre blanc et rouge. La viticulture suisse ne satisfait qu'un tiers des besoins du marché suisse par conséquent la quasi-totalité de la production est consommée localement, seuls 1 % à 2 % sont exportés.

Histoire[modifier | modifier le code]

Yvorne et son vignoble

Premières vignes[modifier | modifier le code]

La tradition viti-vinicole en Suisse est très ancienne, elle remonte au moins à l'époque romaine. Des indices archéologiques tendent à prouver que la culture de la vigne existait en Valais bien avant l’époque romaine.[réf. nécessaire] Entre 1989 et 1999, lors d’une fouille à Gamsen, on a découvert des pépins de raisins datant de l’Âge du fer. Il y avait donc des grappes de raisin en Valais bien avant l’arrivée des Romains. Reste à prouver qu'ils proviennent bien d’une vigne indigène cultivée.

Premières bouteilles[modifier | modifier le code]

Près de Sembrancher, dans une tombe celtique, on a retrouvé le plus vieil indice de la consommation de vin en Valais, une bouteille de céramique. Elle accompagnait la dépouille d'une femme, inhumée au IIe siècle av. J.-C. Ces bouteilles, nommées vases a trottola, ont été produites dans des officines celtiques de l'Italie du Nord. On a appris qu’elles contenaient du vin grâce à une inscription retrouvée sur l’une d’elles. Vers 150 av. J.-C., à l’époque celtique, les Valaisans offraient donc du vin aux morts et en buvaient probablement. Un siècle plus tard, les amphores romaines faisaient leur apparition.

Traces écrites[modifier | modifier le code]

Au XIIe siècle, les vignobles étaient déjà organisés, comme le prouvent les premiers documents écrits. Les recherches viennent d'ailleurs détruire la légende : la vigne n’était pas entre les mains exclusives d’abbayes et de moines mais entre celles de nombreux propriétaires. Les historiens dépouillent, actuellement, tous les documents relatifs aux vignes dans les archives publiques et privées. L'analyse des actes notariés de l’époque est très enrichissante, particulièrement ceux touchant aux reconnaissances : dans ces documents, les locataires des terres reconnaissent tenir leurs biens d’un seigneur (propriétaire). Les historiens tentent également de dessiner la mise en place de la vigne et l’évolution du paysage viticole.

La généalogie des cépages[modifier | modifier le code]

Article général Pour un article plus général, voir Ampélographie.

Depuis quelques années, des analyses d’ADN apportent des réponses précises sur les cépages et leur généalogie. José Vouillamoz[2], biologiste moléculaire de l’université de Neuchâtel, a démontré une filiation directe entre l’humagne rouge et le cornalin[réf. souhaitée]. Les analyses d’ADN ouvrent de nouvelles perspectives, elles pourraient par exemple permettre de déterminer l’origine génétique des pépins de raisin trouvés à Gamsen.

Réglementation[modifier | modifier le code]

Il n'existe pas à proprement parler de réglementation suisse, chacun des cantons pratiquant la viticulture ayant sa propre réglementation. Dans le cadre de la politique agricole PA2011, toutes les aires de production suisses sont soumises au règlement « AOC Suisse » à compter du . La réglementation en matière de vin proposée par la Confédération s’inspire des principes de la réglementation européenne.

Les cépages cultivés en Suisse[modifier | modifier le code]

En 2015 et selon les chiffres de l'OFAG[1] on recense près de 240 cépages cultivés, toutefois seuls 75 sont illustrés dans les statistiques de l’OFS. Au total 14 793 hectares dont 6 275 hectares (42 %) plantés en blanc et 8 517 hectares (58 %) plantés en rouge.

  • Les cépages les plus cultivés en Suisse sont le Pinot Noir (28 %), le Chasselas (cépage indigène) (26 %), le Gamay (9 %) et le Merlot (8 %), ils représentent 71 % des cultures.
  • Les cépages indigènes contribuent à l'identité et à la richesse du vignoble suisses. Ils représentent 36 % des cultures. Il s'agit principalement du Chasselas (26 %), associés aux autres cépages indigènes (9 %), citons les principaux: Gamaret (3 %), Garanoir (2 %), Arvine (1 %), Amigne (1 %) et bien d’autres encore.
  • Les cépages traditionnels ou universels comme Le Müller-Thugau (3 %), le Chardonnay (2 %), le Sylvaner (2 %) ou la Syrah (1 %) permettent aux producteurs suisses de démontrer la qualité du terroir et leur savoir faire lors des grands concours internationaux.

Tableau des cépages (OFAG 2015[1])[modifier | modifier le code]

Un dictionnaire des cépages suisses écrit par le Dr José Vouillamoz[2] est disponible en ligne sur le site de la faîtière. Selon le Dr José Vouillamoz[2], les trois types sont définis ainsi: les cépages indigènes, les cépages traditionnels (introduit avant 1900) et les cépages allogène introduit après 1900.

Couleur Cépages Type Noms associés Surface (ha) Poids (CH) Couleur Cépages Type Noms associés Surface (ha) Poids (CH)
Blanc Chasselas/Gutedel Indigène Fendant, Gutedel 3838 26 % Rouge Pinot Noir Traditionnel Blauburgunder, Klävner 4 207 28 %
Blanc Müller-Thurgau Allogène Riesling × Sylvaner 464 3 % Rouge Gamay Traditionnel 1 341 9 %
Blanc Chardonnay Allogène Clävner 359 2 % Rouge Merlot Allogène 1 124 8 %
Blanc Sylvaner Traditionnel Johannisberg, Gros Rhin 250 2 % Rouge Gamaret Indigène 425 3 %
Blanc Pinot gris Traditionnel Malvoisie, Grauburgunder 230 2 % Rouge Garanoir Indigène 225 2 %
Blanc Arvine Indigène Petite Arvine 178 1 % Rouge Syrah Allogène 194 1 %
Blanc Sauvignon blanc Allogène 170 1 % Rouge Humagne rouge Traditionnel 138 1 %
Blanc Savagnin blanc Traditionnel Heida 127 1 % Rouge Cornalin Traditionnel Rouge du Pays, Landroter 136 1 %
Blanc Pinot blanc Allogène Weissburgunder 111 1 % Rouge Diolinoir Indigène 120 1 %
Blanc Gewurztraminer Indigène 51 0 % Rouge Autres rouges - 116 1 %
Blanc Marsanne blanche Traditionnel Ermitage 48 0 % Rouge Cabernet Sauvignon Allogène 66 0 %
Blanc Viognier Allogène 44 0 % Rouge Cabernet Franc Allogène 63 0 %
Blanc Amigne Indigène 42 0 % Rouge Regent Allogène 38 0 %
Blanc Muscat blanc Traditionnel 36 0 % Rouge Galotta Indigène 35 0 %
Blanc Doral Indigène 35 0 % Rouge Ancellotta Allogène 28 0 %
Blanc Autres blancs - 31 0 % Rouge Cabernet Dorsa - 28 0 %
Blanc Humagne blanche Indigène 29 0 % Rouge Cabernet Jura Allogène 27 0 %
Blanc Aligoté Allogène 24 0 % Rouge Dunkelfelder Allogène 23 0 %
Blanc Kerner Allogène 24 0 % Rouge Dornfelder Allogène 22 0 %
Blanc Räuschling Traditionnel 23 0 % Rouge Zweigelt Allogène 19 0 %
Blanc Solaris Allogène 20 0 % Rouge Dakapo Allogène 15 0 %
Blanc Johanniter Allogène 19 0 % Rouge Malbec Allogène Cot 15 0 %
Blanc Riesling Traditionnel 10 0 % Rouge Marechal Foch Indigène 14 0 %
Blanc Charmont Indigène 10 0 % Rouge Carminoir Indigène 11 0 %
Blanc Seyval blanc Allogène 8 0 % Rouge Bondola Indigène 11 0 %
Blanc Chenin blanc Allogène 8 0 % Rouge Divico Indigène (Irac 2091) 10 0 %
Blanc Sauvignon gris Allogène 7 0 % Rouge Mara Indigène (Rac 3022, C41) 10 0 %
Blanc Muscat Oliver Allogène 7 0 % Rouge Plant Robert Traditionnel Plant Robez, Plant Robaz 8 0 %
Blanc Muscat - Muscateller 7 0 % Rouge Leon Millot Indigène 8 0 %
Blanc Rhine Riesling Indigène 7 0 % Rouge Cabernet Cortis - 4 0 %
Blanc Scheurebe Allogène 7 0 % Rouge Blaufränkisch Allogène Limberger, Kékfrankos 4 0 %
Blanc Muscat Ottonel Allogène 5 0 % Rouge Cabernet Cubin - 3 0 %
Blanc Freisamer Allogène Freiburger 5 0 % Rouge Acolon Allogène 3 0 %
Blanc Completer Indigène 5 0 % Rouge Cabernet Mitos Allogène 3 0 %
Blanc Altesse Allogène 5 0 % Rouge Muscat bleu Indigène 3 0 %
Blanc Muscaris - (FR493-87) 4 0 % Rouge Cabernet B - 3 0 %
Blanc Sémillon Allogène 4 0 % Rouge Cabernet Noir Allogène 3 0 %
Blanc Auxerrois Allogène 3 0 % Rouge Saint Laurent Allogène Sankt Laurent 2 0 %
Blanc Sauvignon Soyhières Allogène Sauvignon Soyhières 3 0 % Rouge Chambourcin Allogène 2 0 %
Blanc Mondeuse blanche Allogène Dongine 3 0 % Rouge VB 85-1 Allogène (85-1) 2 0 %
Blanc Roussanne Allogène 3 0 % Rouge Petit Verdot Allogène 2 0 %
Blanc Cabernet Blanc - (VB 91-26-01) 3 0 % Rouge Nebbiolo Allogène 2 0 %
Blanc Souvigner Gris Allogène (FR392-83) 3 0 % Rouge VB (Cal 1-28) Allogène (Cal 1-28) 2 0 %
Blanc Rèze Indigène 3 0 % Rouge Marselan - 2 0 %
Blanc Bianca Allogène 2 0 % Rouge Mondeuse Rouge Allogène 2 0 %
Blanc VB (Cal 6-04) Allogène (Cal 6-04) 2 0 % Rouge Monarch Allogène 2 0 %
Blanc Sous-total 6275 42% Rouge Sous-total 8 517 58%
Grand total 14793

Les 6 régions viti-vinicoles suisses[modifier | modifier le code]

En 2015 et selon les chiffres de l'OFAG[1] tous les cantons cultivaient de la vigne sur 14 793 hectares (près de 150 km2). L'IVVS - Interprofession de la vigne et du vin suisse[3] - a défini 6 grandes régions viti-vinicoles. Par ordre d'importance: le Valais (33 %), Vaud (26 %), la Suisse alémanique (18 %), Genève (9 %), le Tessin (7 %), les Trois Lacs (6 %). Le pays est petit et pourtant les 6 régions se distinguent par leurs encépagements, leurs topographies, leurs climats et leurs sols.


Globalement, la Suisse est un territoire tourmenté où les Alpes représentent les deux tiers du pays, suivies par le Plateau et le Jura. Les vignes sont d’ailleurs réparties selon cette même clef. Par comparaison aux vignobles européens elles sont relativement hautes en altitude - entre 270 m au plus bas (au Tessin) et 1 100 m au plus haut (en Valais) – et souvent dans des zones à forte déclivité. En hiver il n’est pas rare de voir de la neige dans les vignes et les températures annuelles moyennes se situent entre 9 degrés (Suisse alémanique) et 12 degrés (Tessin). De fait la Suisse fait partie des producteurs de vin dit de régions fraîches. Lorsque la Suisse se présente au monde elle revendique un terroir à caractère alpin. (Source: Swiss Wine Promotion - chiffres clés[4])

Vignoble du Valais[modifier | modifier le code]

Article principal : Vignoble du Valais.
Sion et son vignoble

Avec ses 4 976 hectares (OFAG 2015[1]) le vignoble du Valais contribue pour un tiers à la production totale helvétique. Sur plus de cent kilomètres, les vignes s'étirent le long du Rhône. Leurs pentes bien exposées s'étendent des communes de Viège à l’Est jusqu’à Vouvry à l’Ouest. Les cultures s'étalent entre 450 et 800 mètres d'altitude, voir 1 100 mètres comme à Visperterminen qui compte parmi les vignes les plus élevées d'Europe.

Protégé par la barrière des Alpes, le Valais a de loin le climat le plus sec et ensoleillé de toutes les régions viticoles suisses (2 090 heures d'ensoleillement pour quelque 700 mm de précipitations annuelles). Ce climat associé à la diversité des sols, qui varient d'un parchet à l'autre, produit en Valais une étonnante richesse de vins singuliers, issus d'une multitude de cépages.

Aux étonnants vins rouges robustes, issus de cépages indigènes, s'ajoutent les nobles et fins Pinots Noirs. La gamme des vins blancs s'étend du Chasselas (ou Fendant), fin et léger, aux spécialités telles que les vins flétris, pleins et complexes. Le Valais est un paradis pour les amateurs de vins désireux d'aller à la découverte des expériences les plus variées.

La grande diversité des sols est due aux bouleversements géologiques, aux glaciers en retrait et aux dépôts alluvionnaires du Rhône et des torrents des Alpes.

Liste des AOC valaisannes[modifier | modifier le code]

Cépages cultivés en Valais[modifier | modifier le code]

En 2015 selon l'OFAG[1] la surface plantée en cépages blancs était de 1 875 hectares (38 %) et de 3 032 hectares (62 %) pour les cépages rouges.

Couleur Cépages Type Noms associés Surface (ha) Poids (VS) Couleur Cépages Type Noms associés Surface (ha) Poids (VS)
Blanc Chasselas/Gutedel Indigène Fendant, Gutedel 945 19 % Rouge Pinot Noir Traditionnel Blauburgunder, Klävner 1 563 32 %
Blanc Sylvaner Traditionnel Johannisberg, Gros Rhin 246 5 % Rouge Gamay Traditionnel 609 12 %
Blanc Arvine Indigène Petite Arvine 177 4 % Rouge Syrah Allogène 166 3 %
Blanc Savagnin blanc Traditionnel Heida 121 2 % Rouge Humagne rouge Traditionnel 138 3 %
Blanc Pinot gris Traditionnel Malvoisie, Grauburgunder 74 1 % Rouge Cornalin Traditionnel Rouge du Pays, Landroter 136 3 %
Blanc Chardonnay Allogène Clävner 69 1 % Rouge Merlot Allogène 106 2 %
Blanc Marsanne blanche Traditionnel Ermitage 47 1 % Rouge Gamaret Indigène 105 2 %
Blanc Amigne Indigène 41 1 % Rouge Diolinoir Indigène 94 2 %
Blanc Muscat blanc Traditionnel 35 1 % Rouge Ancellotta Allogène 26 1 %
Blanc Humagne blanche Indigène 29 1 % Rouge Cabernet Sauvignon Allogène 25 1 %
Blanc Pinot blanc Allogène Weissburgunder 24 0 % Rouge Cabernet Franc Allogène 21 0 %
Blanc Sauvignon blanc Allogène 23 0 % Rouge Garanoir Indigène 21 0 %
Blanc Müller-Thurgau Allogène Riesling × Sylvaner 10 0 % Rouge Autres rouges - 8 0 %
Blanc Viognier Allogène 8 0 % Rouge Galotta Indigène 8 0 %
Blanc Gewurztraminer Indigène 6 0 % Rouge Carminoir Indigène 7 0 %
Blanc Riesling Traditionnel 6 0 % Rouge Regent Allogène 1 0 %
Blanc Autres blancs - 3 0 % Rouge Sous-total 3 031 62 %
Blanc Roussanne Allogène 3 0 %
Blanc Rèze Indigène 3 0 %
Blanc Chenin blanc Allogène 2 0 %
Blanc Altesse Allogène 1 0 %
Blanc Sémillon Allogène 1 0 %
Blanc Aligoté Allogène 1 0 %
Blanc Sous-total 1 874 38 %
Grand total 4 905

Vignoble vaudois[modifier | modifier le code]

Le vignoble en Lavaux domine le lac Léman.

Des terrasses de Lavaux aux pentes abruptes du Chablais, en passant par les doux vallonnements de La Côte, le canton de Vaud compte 38,82 km2 (3 882 ha) de vignes et 8 appellations d’origine contrôlée : La Côte AOC, Lavaux AOC, Chablais, Côtes-de-l'Orbe, Bonvillars, Vully et depuis 2013 Calamin Grand Cru et Dézaley Grand Cru[5].

Liste des AOC vaudoises[modifier | modifier le code]

Étiquette de vin du canton de Vaud XIXe siècle
  • AOC Calamin grand cru et AOC Dézaley grand cru. Ces deux appellations Calamin grand cru et Dézaley grand cru (vignoble de la commune de Puidoux) font partie de la région de Lavaux mais possèdent depuis 2013 leur propre AOC. Ce sont des vignobles de fortes pentes aménagés en terrasses qui dominent le léman.
  • AOC Chablais. Au sud-est du canton, dans le Chablais vaudois, avec ses vignes accrochées à la pente (586 hectares de vignobles en 2012). Liste des lieux de production de l'AOC "Chablais"  : Villeneuve, Yvorne, Aigle, Ollon, Bex.
  • AOC Côtes-de-l'Orbe. L'AOC Côtes-de-l'Orbe se situe au sud-ouest du lac de Neuchâtel dans le nord vaudois principalement autour d'Orbe (Vaud) et Yverdon-les-Bains. La surface des vignobles en 2012 est de 1,7 km2 (171 ha).
  • AOC Bonvillars. Cette appellation se trouve principalement le long des rives vaudoises du lac de Neuchâtel avec 1,9 km2 (191 ha) de vignobles en 2012.
  • AOC Vully. L'AOC Vully est une petite appellation intercantonale au bord du Lac de Morat. Le canton de Vaud compte environ 0,5 km2 (50 ha) sur les 150 ha de l'appellation.

Cépages cultivés en terre vaudoise[modifier | modifier le code]

Le Chasselas est le cépage roi du vignoble vaudois avec 61 % des surfaces plantées (2 287 ha) (Source OFAG[1] 2015). Le Pinot noir (13 %, 491 ha) et le Gamay (10 %, 376 ha) sont les principaux cépages rouges. Une multitude d'autres spécialités viennent compléter ces cépages et notamment le Gamaret et le Garanoir qui peut entrer dans l'assemblage des vins rouges.

Couleur Cépages Type Noms associés Surface (ha) Poids (VD) Couleur Cépages Type Noms associés Surface (ha) Poids (VD)
Blanc Chasselas/Gutedel Indigène Fendant, Gutedel 2 287 61 % Rouge Pinot Noir Traditionnel Blauburgunder, Klävner 491 13 %
Blanc Chardonnay Allogène Clävner 40 1 % Rouge Gamay Traditionnel 376 10 %
Blanc Pinot gris Traditionnel Malvoisie, Grauburgunder 34 1 % Rouge Gamaret Indigène 147 4 %
Blanc Doral Indigène 28 1 % Rouge Garanoir Indigène 119 3 %
Blanc Sauvignon blanc Allogène 15 0 % Rouge Merlot Allogène 49 1 %
Blanc Pinot blanc Allogène Weissburgunder 14 0 % Rouge Autres rouges - 22 1 %
Blanc Viognier Allogène 14 0 % Rouge Galotta Indigène 20 1 %
Blanc Gewurztraminer Indigène 11 0 % Rouge Cabernet Franc Allogène 13 0 %
Blanc Müller-Thurgau Allogène Riesling × Sylvaner 6 0 % Rouge Diolinoir Indigène 11 0 %
Blanc Charmont Indigène 5 0 % Rouge Syrah Allogène 9 0 %
Blanc Muscat ottonel Allogène 5 0 % Rouge Plant Robert Traditionnel Plant Robez, Plant Robaz 8 0 %
Blanc Sylvaner Traditionnel Johannisberg, Gros Rhin 3 0 % Rouge Mara Indigène 7 0 %
Blanc Altesse Allogène 3 0 % Rouge Cabernet Sauvignon Allogène 4 0 %
Blanc Mondeuse blanche Allogène Dongine 3 0 % Rouge Divico Indigène 3 0 %
Blanc Autres blancs - 2 0 % Rouge Dakapo Allogène 2 0 %
Blanc Chenin blanc Allogène 2 0 % Rouge Dornfelder Allogène 2 0 %
Blanc Savagnin blanc Traditionnel Heida 2 0 % Rouge Malbec Allogène Cot 2 0 %
Blanc Auxerrois Allogène 2 0 % Rouge Regent Allogène 1 0 %
Blanc Aligoté Allogène 1 0 % Rouge Dunkelfelder Allogène 1 0 %
Blanc Kerner Allogène 1 0 % Rouge Ancellotta Allogène 1 0 %
Blanc Solaris Allogène 1 0 % Rouge Carminoir Indigène 1 0 %
Blanc Johanniter Allogène 1 0 % Rouge Sous-total 1 289 34 %
Blanc Riesling Traditionnel 1 0 %
Blanc Sauvignon gris Allogène 1 0 %
Blanc Sous-total 2841 66 %
Grand total 3770

Vignoble du canton de Genève[modifier | modifier le code]

Négociant en vins à Genève au début du XXe siècle
Une partie du vignoble de Dardagny

Avec ses 1 434 hectares de vignes, Genève est le troisième canton viticole de Suisse. On compte une centaine de caves dans le canton qui proposent, à côté du Chasselas, toute une série de spécialités. Le spectre englobe des cépages tel que le Gewurztraminer et le Viognier en passant par le Cabernet Sauvignon et le croisement qu’est le Gamaret.

Liste des cépages[modifier | modifier le code]

D'après le contrôle site officiel de la Confédération suisse[6]

Production[modifier | modifier le code]

  • 46 000 hl de blanc et 56 000 de rouge en 2010.

Vignoble du Tessin[modifier | modifier le code]

Le canton le plus méridional de Suisse compte 1 076 hectares de vignobles, dont 862 ha sont plantés de Merlot.

Les communes vinicoles du canton[modifier | modifier le code]

Liste des cépages[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

  • 7 500 hl de blanc et 46 500 de rouge en 2005.

Vignoble de la Région des trois lacs[modifier | modifier le code]

Le vignoble du Vully en hiver, vue sur le lac de Morat

Ainsi nommée car elle comprend les lacs de Neuchâtel, Bienne et Morat, ses 985 hectares de vignobles appartiennent aux quatre cantons de Neuchâtel, Berne, Fribourg et Vaud.

Liste des communes ayant un statut d'Appellation d'origine contrôlée (AOC)[modifier | modifier le code]

Liste des cépages pour le canton de Neuchâtel uniquement[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

  • Canton de Neuchâtel : 17 500 hl en blanc et 15 500 en rouge en 2005.
  • Canton de Berne : 8 500 hl en blanc et 5 000 en rouge en 2005.
  • Canton de Fribourg : 5 500 hl en blanc et 2 000 en rouge en 2005.

Vignoble du сanton de Berne, région du lac de Thoune[modifier | modifier le code]

Cépages : riesling X xylvaner, chardonnay, garanoir, pinot noir

Vignoble zurichois[modifier | modifier le code]

Avec ses 610 hectares, le canton de Zurich abrite le plus grand vignoble de Suisse alémanique. La majeure partie se situe sur les rives du lac de Zurich, la vallée de la Limmat et le bien nommé Weinland zurichois plus au nord.

Les communes vinicoles du canton[modifier | modifier le code]

Liste des cépages[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

  • 11 500 hl de blanc et 21 000 de rouge en 2005.

Vignoble des Grisons[modifier | modifier le code]

pinot noir de bundner herrschaft caves bundner herrschaft

Vignoble de Schaffhouse[modifier | modifier le code]

Les traditions[modifier | modifier le code]

Fêtes historiques

Évènements nationaux[7]

  • Les caves ouvertes régionales. De fin avril à début juin et à tour de rôle les caves des six régions viticoles ouvrent leur portes au public pour leur permettre de déguster le nouveau millésime. Ce qui avait commencé dans les années 1980 à Genève ou en Suisse alémanique comme un événement régional est devenu le rendez-vous national des producteurs et de leur public. Plus de la moitié des producteurs suisses y participent et attirent près de 200 000 personnes chaque année.
  • La Swiss Wine Week (ou la semaine du vin suisse) a lieu chaque automne depuis 2013, elle permet d'associer cuisine et vin, restaurateurs et producteurs dans toute la Suisse.

Fêtes régionales

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Cépages suisses, histoires et origines, José Vouillamoz, Éditions Favre, 2017, 159 pages[8]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g « Das Weinjahr - L’année viticole - L’anno viticolo », sur www.swisswine.ch,
  2. a, b et c « Portrait José Vouillamoz », sur agroscope.admin.ch, Agroscope (consulté le 20 novembre 2013).
  3. « IVVS - Interprofession de la vigne et du vin suisse », sur Swiss Wine,
  4. « Chiffres clés », sur Swiss Wine,
  5. Office des vins vaudois, www.ovv.ch/aoc
  6. Direction générale de l'agriculture
  7. « Agenda », sur Swiss Wine - Portail officiel de la vigne et du vin suisse,
  8. Ce que raconte l’ADN des cépages suisses, 24 Heures, 3 décembre 2017