Gorgier

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Gorgier
Blason de Gorgier
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Neuchâtel Neuchâtel
District Boudry[1]
NPA 2023
N° OFS 6410
Démographie
Population 2 004 hab. (31 décembre 2015)
Densité 143 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 54′ 20″ nord, 6° 46′ 50″ est
Altitude 932 m (min. : 428 m) (max. : 1 445 m)
Superficie 1 398 ha = 13,98 km2
Divers
Langue Français
Localisation

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Liens
Site web www.gorgier.ch
Sources
Référence population suisse[2]
Référence superficie suisse[3]

Gorgier est une commune suisse du canton de Neuchâtel, située dans le district de Boudry.

Géographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Gorgier s'étend sur une superficie de 13,98 km2[3]. 8,3 % de cette superficie correspond à des surfaces d'habitat ou d'infrastructure, 33,3 % à des surfaces agricoles, 56,2 % à des surfaces boisées et 2,2 % à des surfaces improductives.

La commune fait partie de la Béroche et comprend les localités de Gorgier et de Chez-le-Bart. Elle est limitrophe des communes de Saint-Aubin, Montalchez, Bevaix, Boudry et Noiraigue. Elle borde le lac de Neuchâtel au sud et finit au nord à la Ferme Robert qui se trouve au pied du Creux-du-Van.

Le , Gorgier va fusionner avec les communes de Bevaix, Saint-Aubin-Sauges, Montalchez, Vaumarcus-Vernéaz et Fresens pour donner naissance à la nouvelle commune de La Grande-Béroche.


Vue sur le Château de Gorgier dans la verdure
Le centre à Noël 2014.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Seigneurie de Gorgier.

Chef-lieu d'une seigneurie comprenant La Béroche, Saint-Aubin, Sauges, Fresens et Montalchez, elle bénéficiait à l'origine de l'immédiateté impériale avant d'être soumise aux maisons de Savoie-Vaud et de Neuchâtel.

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Gorgier possède 2 004 habitants fin 2015[2]. Sa densité de population atteint 143,3 hab./km².

Le graphique suivant résume l'évolution de la population de Gorgier entre 1850 et 2008[4] :

Centre pénitentiaire[modifier | modifier le code]

Depuis 1994, Gorgier accueille une institution pénitentiaire fermée, l'établissement d'exécution des peines (EEP) dit de Bellevue. C'est une prison de 54 places, dont la moitié en cellules individuelles. Le travail, obligatoire pour les prisonniers, s'effectue dans divers ateliers : cuisine, conditionnement, menuiserie, cosmétique, horlogerie, peinture, intendance, entretien et contrôle qualité. Les prisonniers disposent de 150 minutes de loisirs par jour qu'ils peuvent utiliser en salle de sport, sur le terrain de football ou de basket-ball, ou encore en cour de promenade.

Monuments[modifier | modifier le code]

  • Les menhirs dans la forêt du Devens.
  • Le château de Gorgier, remarquablement conservé, est une pittoresque résidence aujourd'hui néogothique et néo-renaissance, mais dont le noyau le plus ancien remonte à la tour des premiers seigneurs de Gorgier (avant 1252). Le château est mentionné pour la première fois en 1299, alors possession des seigneurs d'Estavayer; dès 1433, il se trouve aux mains d'une branche bâtarde des comtes de Neuchâtel. Reconstruction après 1564 sous Claude III de Neuchâtel[5]. Pont-levis, fossés, jardins et dépendances datent du XVIe siècle, la tour d'escalier, au sud, avec sa porte Renaissance, est datée 1576. Au XIXe siècle, la famille Pourtalès-Gorgier étant propriétaire (1813-1879), les bâtiments subissent des transformations importantes, notamment des ailes néo-renaissance des années 1840 sous la direction de l'architecte James-Victor Colin. Chapelle néogothique de 1860 avec des vitraux de Lucien-Léopold Lobin, de Tours. En 1879-1880, le banquier Antoine Borel étant devenu propriétaire, interviennent également William Mayor, architecte, et Auguste Bachelin, peintre. Restaurations générales en 1897-1905 par l'architecte Léo Chatelain, puis encore, dès 2001, par Daniel-André Porret[6].
  • L'hôtel des Tilleuls, construit au XIXe siècle

Le pavillon des bains[modifier | modifier le code]

Ce petit pavillon de bains a été construit en 1907 suite à l'incendie d'installations plus anciennes. Il appartenait à Auguste-Antoine Borel, banquier, qui avait acheté le château de Gorgier quelques années auparavant. L'architecte Léo Châtelain qui s'était chargé des transformations du château pourrait en être l'auteur. La petite construction évoquant la pagode reflète l'engouement pour les baignades lacustres au début du XXe siècle, ainsi qu'un certain goût pour l'exotisme. Les hommes et les femmes disposent de cabines séparées. Les détails constructifs extrêmement soignés lui ont valu la mise sous protection au titre de monument historique cantonal. En 2000, le pavillon a été restauré et transféré en face de la plage de Chez-le-Bart[7].

L'ancien lavoir[modifier | modifier le code]

Le lavoir public de Bréna (Brenaz) est l’un des plus anciens du canton puisqu’il est mentionné dans les archives en 1668 déjà. Aménagé sur un ruisseau précédemment utilisé pour laver le linge, le double bassin est abrité sous une toiture à croupes supportée par huit poteaux en chêne. Douze lessiveuses pouvaient s’y côtoyer, chacune avec sa planche à frotter le linge. Il a été restauré en 1985-1986 et jouit d’une protection cantonale au titre de monument historique[8],[7].

Références[modifier | modifier le code]

  1. [xls] « Liste officielle des communes de la Suisse - 01.01.2008 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 13 janvier 2009)
  2. a et b « Population résidente permanente et non permanente selon les niveaux géographiques institutionnels, le sexe, l'état civil et le lieu de naissance, en 2015 », sur Office fédéral de la Statistique.
  3. a et b « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  4. [zip] « Evolution de la population des communes 1850-2000 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 13 janvier 2009)
  5. Kunstführer durch die Schweiz : Glarus, Graubünden, Nidwalden, Obwalden, Schwyz,Tessin, Uri, t. II, Bern, , 996 p. (ISBN 978-3-906131-96-2), p. 89.
  6. Guide artistique de la Suisse : Jura, Jura bernois, Neuchâtel, Vaud, Genève, vol. 4a, Berne, Société d'histoire de l'art en Suisse, , 642 p. (ISBN 978-3-906131-98-6), p. 191.
  7. a et b Guide artistique de la Suisse, Berne, Société d'histoire de l'art en Suisse, , p. 191
  8. Bernard Boschung, Annette Combe, Nicole Froidevaux, Daniel Glauser, Anne-Laure Juillerat, Claire Piguet et Christian de Reynier, Les maisons rurales du canton de Neuchâtel, Le Locle, Editions G d'Encre et Société suisse des traditions populaires, , p. 366

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