Cressier (Neuchâtel)

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Cressier
Cressier.
Cressier.
Blason de Cressier
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Neuchâtel Neuchâtel
Région Littoral
NPA 2088
N° OFS 6452
Démographie
Gentilé Cressiacois
Population
permanente
1 921 hab. (31 décembre 2016)
Densité 225 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 03′ 05″ nord, 7° 02′ 10″ est
Altitude 609 m
Min. 428 m
Max. 1 061 m
Superficie 8,55 km2
Divers
Nom officiel Cressier (NE)
Langue Français
Localisation
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.

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Cressier
Liens
Site web www.cressier-ne.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Cressier est une commune suisse du canton de Neuchâtel, située dans la région Littoral.

Géographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Cressier mesure 8,55 km2[2]. 15,9 % de cette superficie correspond à des surfaces d'habitat ou d'infrastructure, 27,9 % à des surfaces agricoles, 54,3 % à des surfaces boisées et 1,9 % à des surfaces improductives.

La commune est limitrophe de Enges, Le Landeron, Gals (BE), Cornaux, Saint-Blaise et Neuchâtel.

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Cressier compte 1 921 habitants fin 2016[1]. Sa densité de population atteint 224,7 hab./km2.

Le graphique suivant résume l'évolution de la population de Cressier entre 1850 et 2008[3] :

Monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château
  • Le château de Jeanjaquet

La maison Jeanneret[modifier | modifier le code]

Vue depuis le nord-ouest

Le nom de la maison renvoie bien entendu au peintre neuchâtelois Gustave Jeanneret (1847-1927), mais il ne doit pas occulter la dimension vigneronne du bâtiment, ainsi que sa longue et riche histoire[4].

En 1729, le gouverneur de la Principauté de Neuchâtel, Paul de Froment (1664-1737) acquiert une propriété en mauvais état et la fait transformer en « campagne », une construction qui répond aux habitudes patriciennes du moment en alliant exploitation rurale et logement de maître. En 1730, l’ensemble comprend des locaux viticoles au rez-de-chaussée, un appartement au bel étage et s’ouvre sur un jardin. Quelques années après le décès du gouverneur, Madame de Froment et ses filles se défont de la propriété au profit d’un riche soleurois François-Victor-Augustin von Roll qui s’en porte acquéreur en 1747. Par mariages et par héritages, la maison passe ensuite aux mains de la famille Vigier de Steinbrugg et y demeure jusqu’à la fin du XIXe siècle. Au cours du deuxième quart du XVIIIe siècle, l’une de ces familles fait peindre un étonnant décor à motifs de chinoiseries. Petits personnages chinois, animaux exotiques et paysages européens dialoguent dans une structure décorative de style Régence[5].

Autoportrait de Gustave Jeanneret, 1873

En 1888, Gustave Jeanneret et son épouse Emma font l’acquisition de la maison et la transforment à leur image ; ils profitent notamment de l’imposante toiture pour aménager un atelier de peintre dans le comble. En 1898, leur architecte, Léo Châtelain, confère définitivement au bâtiment sa silhouette Heimatstil (ou régionaliste), par l’adjonction d’une tourelle d’angle et la conversion de l’ancien pressoir en salle à manger ; ce local est éclairé par une fenêtre dont l’encadrement extérieur renvoie au style Renaissance répandu dans la région neuchâteloise au XVIe siècle. Les imposants décors muraux réalisés par Gustave Jeanneret au début du XXe siècle ornent toujours différentes pièces[6]. L'ensemble est mis sous protection au titre de monument historique par le canton de Neuchâtel.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Industrie[modifier | modifier le code]

  • Viticulture et vins
  • Le raffinage de pétrole
  • Industrie des pompes

Transport[modifier | modifier le code]

Manifestations[modifier | modifier le code]

  • Fête du Vin nouveau chaque premier week-end de mai

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Population résidente permanente et non permanente selon les niveaux géographiques institutionnels, le sexe, l'état civil et le lieu de naissance, en 2016 », sur Office fédéral de la Statistique.
  2. a et b « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 26 août 2017)
  3. [zip] « Evolution de la population des communes 1850-2000 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 13 janvier 2009)
  4. Jean Courvoisier, Les monuments d'art et d'histoire du canton de Neuchâtel, vol. 2, Bâle, p. 137-138
  5. Anne-Laure Juillerat, Estelle Niklès-van Osselt et Claire Piguet, « Un salon pour les "curieux", les dessous d'une chinoiserie neuchâteloise », Art & Architecture, no 1,‎ , p. 16-25
  6. Pascal Ruedin, Gustave Jeanneret (1847-1927), entre régionalisme et cosmopolitisme : une carrière artistique au temps des avant-gardes, Hauterive, Editions Gilles Attinger,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]