Pierre Caron (réalisateur)

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Pierre Caron
Nom de naissance Pierre Antoine Caron
Naissance
Paris, France
Nationalité Drapeau de la France Française
Décès (à 69 ans)
Caracas, Venezuela
Profession Réalisateur
Films notables Bécassine

Pierre Antoine Caron est un réalisateur, scénariste et producteur français, né le 15 août 1901 à Paris 9e[1] et mort le 22 février 1971 à Caracas au Venezuela en Amérique du Sud où il avait dû fuir à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir terminé ses études au Lycée Carnot[2], il réalise à l'âge de vingt ans son premier film, L'Homme qui vendit son âme au diable avec Charles Dullin (1920), bien accueilli par la critique. En 1923, il crée la société de production Pierre Caron et produit le film La Mare au diable, dont il est aussi le réalisateur. Il travaille ensuite sur des commandes publicitaires[2].

Il revient au cinéma au début du parlant et tourne notamment Grains de beauté (1932), Votre sourire (1934), Blanchette avec Marie Bell (1936), Marinella avec Tino Rossi (1936), La Route enchantée avec Charles Trenet. En 1938, Sacha Guitry lui confie la réalisation de l'adaptation de sa pièce L'Accroche-cœur, avec Henri Garat et Jacqueline Delubac. Il réalise encore Bécassine puis deux films pendant l'Occupation, dont Pension Jonas.

À la Libération, pour avoir tourné pour la Continental-Films, il est condamné à une peine d'emprisonnement de cinq ans et à une forte amende[2], mais il réussit à quitter la France. Il réalise trois films en Espagne (un long-métrage et deux courts-métrages) et un au Venezuela, et meurt en 1971 à Caracas.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Assistant réalisateur[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du 9° arrondissement, registre des naissances de 1901, acte n° 1054 (vue 26 / 31) [1] avec mentions marginales de reconnaissance, de légitimation, de mariages et de décès.
  2. a, b et c Claude Beylie et Philippe d'Hugues, Les oubliés du cinéma français, préface de Jean-Charles Tacchella, Éditions du Cerf, 1999, p. 25-29

Liens externes[modifier | modifier le code]