Reda Caire

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Reda Caire
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Biographie
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Reda Caire (de son vrai nom Joseph Gandhour), né au Caire, en Égypte, le et mort le à Clermont-Ferrand, est un chanteur populaire des années 1930.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il était le fils de Bey Gandhour, haut fonctionnaire du gouvernement égyptien, et d'une héritière de la noblesse belge (sa mère appartenait en effet à la famille des Berner-Renoz de Walden, une des familles les plus anciennes de la noblesse belge).

Son nom de scène est inspiré de ses origines égyptiennes (Reda, prénom égyptien, et Caire du nom de sa ville de naissance - Le Caire). Il débute à Lyon dans une troupe d'opérette à vingt ans, puis en fait son métier en 1928. En 1934, après être « monté » à Paris, il enregistre Je voudrais un petit bateau (A. Parera - Robert Valaire) et Les Beaux Dimanches de printemps (J. Laurent, G. Gabaroche). Ces deux succès le consacrent roi du music-hall, aux côtés de Maurice Chevalier, qu'il surpassait, paraît-il, en popularité. Il restera populaire jusqu'à la fin des années 1950. Son impresario est Émile Audiffred.

Reda Caire, tout au long de sa carrière, n'abandonna jamais le monde de l'opérette, qui l'avait vu débuter. Il fut un Prince Danilo éblouissant dans La Veuve joyeuse, se consacra à un répertoire moderne et de qualité et créa, à Paris, peu avant la Seconde Guerre mondiale, Balalaïka.

À la déclaration de guerre, l'Odéon de Marseille (haut lieu des années auparavant des opérettes dites marseillaises de René Sarvil, et de Emile Audiffred ) le vit créer, aux côtés de Pierre Larquey et de Milly Mathis, Destination inconnue, une œuvre d'un de ses auteurs fétiches, Gaston Gabaroche.

Il meurt à l'âge de cinquante-huit ans d'un arrêt cardiaque, le 9 septembre 1963 à Clermont-Ferrand. Il avait quelques mois auparavant donné un ultime récital au théâtre du Gymnase à Marseille, en 1962. Il est enterré dans le village de Saint-Zacharie, au cours d'obsèques auxquelles assistera entre autres son ami Fernandel. Par la suite, son nom sera donné à la place principale du village (square Reda-Caire).

Filmographie[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Chansons[modifier | modifier le code]

  • Si tu reviens
  • Après toi, je n'aurais plus d'amour
  • Balalaika
  • Je n'ai pas de guitare
  • Je voudrais un joli bateau
  • Jeunesse
  • Le Temps du tango
  • Les Beaux Dimanches de printemps
  • Ma banlieue
  • Plaisir d'amour
  • Voyage dans la Lune
  • Personne (78 tours Parlophone N° 85619)
  • Ne t'aurais-je qu'une fois (de l'opérette de Franz Lehar Frasquita - Parlophone N° 85619)

Citation[modifier | modifier le code]

  • « Je me souviens que Reda Caire est passé en attraction au cinéma de la porte de Saint-Cloud », Georges Perec, Je me souviens. C'est à lui que Perec consacre le tout premier de ses 480 « Je me souviens ».

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