Vincent Macaigne

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Vincent Macaigne
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Vincent Macaigne en janvier 2014.

Naissance (38 ans)
Nationalité Drapeau de la France française
Profession Comédien, metteur en scène, réalisateur
Films notables La Bataille de Solférino

Vincent Macaigne, né le , est un acteur, metteur en scène de théâtre, et réalisateur français.

Au théâtre, il crée l'événement au festival d'Avignon 2011 avec une adaptation d'Hamlet intitulée Au moins j'aurai laissé un beau cadavre.

Au cinéma, il fait partie avec Guillaume Brac, Justine Triet, Yann Gonzalez, Djinn Carrenard, Thomas Salvador ou encore Antonin Peretjatko d'une jeune génération de cinéastes français mise en avant par les Cahiers du cinéma en avril 2013 et révélée au grand public lors du festival de Cannes 2013. En tant qu'acteur, il est aussi un trait d'union entre les cinéastes de cette génération[1],[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il entre en 1999 au Conservatoire national supérieur d'art dramatique de Paris où il suit notamment les cours de Joël Jouanneau, Catherine Marnas, Claude Buchwald et Muriel Mayette.

Sa pièce Requiem 3, montée pour la première fois en 2007 puis montée à nouveau au théâtre des Bouffes du Nord en 2011, a reçu un accueil controversé[3]. Armelle Héliot dans Le Figaro dénonce une pièce d'un « sadisme complaisant »[4] alors que Jean-Pierre Thibaudat sur Rue89 et Brigitte Salino dans Le Monde se sont enthousiasmés pour la pièce[3].

C'est avec la création de Idiot ! en 2009, librement inspiré de L'Idiot de Dostoïevski, produite par la MC2 de Grenoble et le théâtre national de Chaillot, qu'il accède à la notoriété. Vincent Baudriller et Hortense Archambault le découvrent à cette occasion et lui confient un nouveau projet pour Avignon[réf. nécessaire]. La pièce sera recréée[5] en 2014 sous le titre Idiot ! parce que nous aurions dû nous aimer.

Au festival d'Avignon en 2011, il met en scène une adaptation de Hamlet de William Shakespeare intitulée Au moins j'aurai laissé un beau cadavre qui divise de nouveau la critique[6],[7],[8].

Il passe à la réalisation en 2011 avec Ce qu'il restera de nous qui obtient le Grand Prix au festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand en 2012[9],[10]. Le film sort sur les écrans français le 29 février 2012[11],[12].

En 2012, Vincent Macaigne est artiste en résidence à la Ménagerie de verre à Paris. Dans le cadre du festival Étrange Cargo, il y présente un spectacle intitulé En manque, écrit à partir de Manque de Sarah Kane[13].

En 2013, Vincent Macaigne est à l'affiche de plusieurs films du jeune cinéma d'auteur français ; le journal britannique The Observer lui consacre à cette occasion un article qui le présente comme « le nouveau Gérard Depardieu », et une figure de proue du renouveau du cinéma français[14].

Théâtre[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Metteur en scène[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Longs métrages[modifier | modifier le code]

Courts métrages[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Laurent Carpentier, « Cannes : Vincent Macaigne, sur tous les fronts », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  2. Clément Ghys, « Vincent Macaigne : cuite ou double », Libération,‎ (lire en ligne)
  3. a, b et c Patricia León et Jean-Paul Rathier, « En attendant Hamlet avec Vincent Macaigne », Psychanalyse, vol. 2, no 21,‎ , p. 113-127 (lire en ligne)
  4. Armelle Héliot, « Vincent Macaigne, au feu ! c'est un pompier ! », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  5. a, b et c [www.theatredelaville-paris.com/Publish/media/2816/IDIOT_pedago.pdf Dossier pédagogique du Théâtre de la ville de Paris, pièce de 2014.]
  6. a et b Brigitte Salino, « Le trublion qui dynamite le théâtre », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  7. Brigitte Salino, « Vincent Macaigne laisse un beau cadavre à Avignon », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  8. Jean-Pierre Thibaudat, « À Avignon, Vincent Macaigne dévore « Hamlet » par tous les bouts », Rue89,‎ (lire en ligne)
  9. a, b, c, d et e Louis Séguin, « Rencontre avec Vincent Macaigne », Independencia,‎ (lire en ligne)
  10. Pierre Murat, « Vincent Macaigne doublement primé à Clermont-Ferrand 2012 », Télérama,‎ (lire en ligne)
  11. Louis Skorecki, « "ce qu'il restera de nous" sort aujourd'hui ... ne pas le rater », sur Club Skorecki, (consulté le 29 février 2012)
  12. Thierry Chèze, « Ce qu'il restera de nous », L'Express,‎ (lire en ligne)
  13. Armelle Héliot, « La leçon de ténèbres de Vincent Macaigne », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  14. (en) Kim Wilsher, « France hails Vincent Macaigne as the new Gérard Depardieu », The Observer,‎ (lire en ligne)
  15. a et b « Vincent Macaigne, Idiot ! parce que nous aurions dû nous aimer | Festival d'Automne à Paris », sur Festival d'Automne à Paris (consulté le 11 mai 2017)
  16. a et b « Dossier du spectacle »
  17. Jean-Pierre Thibaudat, « Vincent Macaigne a du sang royal sur les mains », Rue89,‎ (lire en ligne)
  18. vidy.ch
  19. Jean Roy, « Festival de Clermont-Ferrand : La France tire son épingle du jeu », L'Humanité,‎ (lire en ligne)
  20. « An the winner are… », sur mardelplatafilmfest.com, (consulté le 24 novembre 2013)
  21. 15e palmarès des Étoiles d'or du cinéma français (2014) sur le site officiel, consulté le 25 février 2014.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Vincent Macaigne, pour un art vivant », dans les Cahiers du cinéma, février 2012, no 675
  • Vincent Macaigne, « Le SMS de Cologne », Cahiers du cinéma, no 688,‎

Liens externes[modifier | modifier le code]