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Ménagerie de verre

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La Ménagerie de verre est un théâtre français situé rue Léchevin (11e arrondissement de Paris), dans une ancienne imprimerie.

Lieu d’avant-garde et d’émergence, la Ménagerie de verre est un lieu de danse et de performance, au sens de pratiques transdisciplinaires, fondé et dirigé par Marie-Thérèse Allier.

Depuis son ouverture en 1983, elle soutient la création à travers des ateliers, des résidences et deux festivals par an qui prennent « le pouls d'une époque » : Étrange cargo au printemps et Les Inaccoutumés à l'automne[1].

De 2023 à 2025, la Ménagerie de verre a été dirigée par Philippe Quesne[2], directeur artistique, et Christophe Susset, directeur exécutif. Depuis janvier 2026, Christophe Susset en assure la direction.

Le lieu s’articule aujourd'hui autour de trois axes principaux : la production, la diffusion et la transmission. La Ménagerie est en effet reconnue par les milieux culturels et artistiques pour les artistes qu’elle a su promouvoir, les auteurs qu’elle a su découvrir, les créateurs de mode et d’image qu’elle a su accueillir et les très nombreux artistes qu’elle a formés. Avant tout lieu de travail, la Ménagerie s’impose comme un espace de rencontres, entre les artistes en création, entre les pédagogues et leurs élèves, et entre les œuvres et leur public. Par la transversalité́ de son projet artistique, la Ménagerie de verre encourage une mixité des formes artistiques et un échange constant entre les créateurs contemporains. Sa liberté́ et son indépendance lui ont permis d’être à l’écoute de toutes les émergences, et d’affirmer une ligne artistique très identifiée. Elle se positionne comme un lieu de prise de risques où se révèle la force de courants artistiques naissants.


La structure est soutenue en fonctionnement par la Drac Île-de-France, la région Île-de-France et la ville de Paris. Les partenariats se multiplient : avec le Festival d’Automne à Paris, le festival Actoral, le Centre Wallonie-Bruxelles, le Centre culturel suisse, le Centre Pompidou, le Cnap Centre national des arts plastiques, le festival danse dense, Mondes nouveaux…

Lieu d’exception de plus de 1500 m² au cœur de Paris, la Ménagerie de verre est le résultat d’un défi architectural qui consista à transformer une ancienne imprimerie datant de la fin du 19e siècle, abandonnée durant plusieurs années, en un lieu de travail des plus confortables, destiné à accueillir les créateurs contemporains et les événements dans les meilleurs conditions.

Sa réhabilitation en 1983 par l'architecte Pierre-Louis Faloci a rapidement donné à la Ménagerie de verre une place tout à fait à part dans le paysage de la création contemporaine à Paris. Entre Bastille et République, elle se situe dans un quartier culturel de premier plan et propose dans une même structure plusieurs espaces de travail (5 studios de danse dont un équipé d'un gradin : Wigman, Balanchine, Duncan, Diaghilev et Cocteau) et un espace scénique équipé d'un gradin (la salle OFF).

Traités en larges volumes clairs, baignés de lumière naturelle, sous des verrières zénithales entièrement rénovées, ses espaces ont été imaginés et aménagés pour répondre, au plus haut niveau, aux besoins réels des artistes et créateurs contemporains, en mettant à leur disposition un lieu d’une qualité esthétique et fonctionnelle unique à Paris.

L’aménagement de l’espace a été repensé par la designeuse Matali Crasset, mondialement reconnue pour sa collaboration avec des univers éclectiques allant de l’artisanat à la musique électronique, de l’industrie textile au commerce équitable. Elle a conçu l'aménagement et le mobilier de l'espace d'accueil, du bar-restaurant, des espaces de circulation mais aussi des vestiaires ou des bureaux.

La Ménagerie de verre offre de vastes espaces de rencontre et de travail:   

→ la salle OFF, un espace scénique vaste et brut avec gradin, de 300 m²

→ l'espace public avec bar-restaurant de 180 m²

→ 2 grands studios sous verrière de 260 m² avec gradin (Studio Wigman) et 200 m² (Studio Balanchine)

→ 3 studios de répétition (Studio Cocteau 100 m², Studio Diaghilev 90 m², studio Duncan 70 m²)

« La Ménagerie n'est ni un lieu de spectacle ni une école, mais une maison »[3]. Lieu, dès 1983, de programmation et d'alternatives à la danse classique, à la danse américaine (présentée à l'American Center) et à la danse contemporaine française, la Ménagerie de verre s'est imposée comme incontournable dans la programmation de nouvelles pratiques corporelles. Valérie Lang demande à son père Jack Lang, alors ministre de la Culture de François Mitterrand, de trouver un budget pour assurer la pérennité de cette institution.

Artistes historiques de la Ménagerie de verre

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Lieu de soutien à la Jeune danse française (Daniel Larrieu, Régine Chopinot, Mathilde Monnier, François Raffinot, Philippe Découflé, Georges Appaix, Alain Buffard...), puis aux « conceptuels » (Jérôme Bel, Xavier Le Roy, Tino Sehgal, Boris Charmatz, Emmanuelle Huynh et Olivia Grandville) jusqu'aux nouvelles approches de la scène (Vincent Macaigne, François Chaignaud, Rodrigo Garcia, Théo Mercier, Philippe Quesne ou Yves-Noël Genod).

C'est à la Ménagerie de verre, en 1995, que Jérôme Bel a créé sa pièce Jérôme Bel, tournant dans la danse contemporaine. Jérôme Bel s'est servi de l'espace du « Off » de la ménagerie de verre pour exposer et interroger crûment les corps nus des interprètes Frédéric Seguette, Claire Haenni et Éric Affergan[4].

Des metteurs en scènes comme Pascal Rambert ou Claude Régy ont également utilisé la Ménagerie pour diverses expérimentations scéniques.

C'est aussi à la Ménagerie de verre qu'Alain Buffard, interprète notamment auprès de Daniel Larrieu, a monté et présenté la pièce Good Boy en 1998. Un solo, sur ce que le sida fait et lui a fait[5], repris en 2017 par Matthieu Doze au Centre national de la danse à l'occasion d'un programme consacré au chorégraphe[6].

Résidences

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Des artistes sont en résidence d'un an à la Ménagerie, en tant qu'artiste associé, avec un soutien à la création, deux cartes blanches, un atelier d'une semaine et la création d'une pièce pour l'espace singulier du « Off »

Étrange Cargo

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  • Yves-Noël Genod, La beauté contemporaine
  • Jean-Luc Verna, Uceelo, Uccellacci & The Birds
  • Gaëlle Bourges, Conjurer la peur
  • Galerie, Groupe Show
  • Fanni Futterknecht, Across the white
  • Malika Djardi, Horion
  • Giuseppe Chico & Barbara Matijevic, I've never done this before
  • Raimund Hoghe, Lettere Amorose, 1999 - 2017
  • Dominique Gilliot et Valérie Mréjen, MANO RANA
  • Jonas Chéreau, Baleine
  • João Dos Santos Martins, Compagnie
  • Julien Prévieux, Of Balls, Books and Hats
  • Charles Chemin et Caroline Breton, I hope
  • Matthieu Barbin, totemic studies, petits portraits
  • Thierry Micouin, Eighteen
  • Yuming Hey et le Collectif Rêve Concret, LAC
  • Olivia Grandville et Laurent Poitreneaux, La Guerre des pauvres
  • Yves Chaudouët, Il Loggiato
  • Yuming Hey et Mathieu Touzé, Une absence de silence,
  • Raimund Hoghe, Musiques et mots pour Emmanuel,
  • Florian Pautasso & Grégoire Schaller, Crash
  • Alexandre Roccoli, Di Grazia
  • Isild Le Besco, Chemin de l’âme
  • Anna Gaiotti, Les Antécédentes.
  • Charles Chemin, Figures
  • Matthieu Barbin, Les cents mille derniers quarts d’heure
  • Thierry Micouin, Jour Futur
  • Alix Boillot, Scénographie potentielle
  • Pau Simon, La grande remontée
  • Alexandre Roccoli et Roberta Lidia De Stefano, Di Grazia
  • Annabelle Pulcini, ½ plié
  • Duncan Evenou, MississipiS

Les inaccoutumés

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  • Dominique Gilliot, Différentes Choses
  • Annabelle Chambon, Cédric Charron et Jean-Emmanuel Belot, Sit on it
  • Ivana Müller et Gaëlle Obiégly, Entre-Deux
  • Eszter Salamon, M/OTHERS
  • Julia Perazzini, Holes & Hills
  • Liz Santoro et Pierre Godard, Noisy Channel No. 2.
  • Elsa Michaud et Gabriel Gauthier, Rien que pour vos yeux
  • Hélène Iratchet, Sketches.
  • Cassiel Gaube, Soirée d’études
  • Ivana Müller, Conversations déplacées
  • Gaëlle Bourges et Gwendoline Robin, Confluence
  • Marco Berrettini, My soul is my visa
  • Dominique Brun, RSRB
  • François Chaignaud, Nijinska / Un Bolero
  • Latifa Laâbissi et Antonia Baehr, Consul et Meshie
  • Benjamin Karim Bertrand, Vestiges,
  • César Vayssié, Péter le cube,
  • Alexandre Roccoli, Ars moriendi + Lesbo/ Λέσβος 2174
  • Isild Le Besco & Peggy Grelat-Dupont, Chemin de l’âme,
  • François Stemmer, Rimb
  • Bénédicte Le Lamer, L’hôte
  • Gerald Kurdian, lX ! (un opéra fantastique)
  • Emmanuel Eggermont, ABERRATION
  • Igor Cardellini & Tomas Gonzalez, Un spectacle
  • Colectivo Malasangre, Qué Bolero o En tiempos de inseguridad nacional
  • Yuming Hey et Mathieu Touzé, Une absence de silence

Notes et références

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  1. Brignone, Patricia, Ménagerie de Verre, Nouvelles pratiques du corps scénique, éd. Al Dante, Paris, 2006, p. 18.
  2. Claire Moulène et Nina Lacour, « Philippe Quesne quitte la Ménagerie de verre », sur Libération (consulté le )
  3. Brignone, Patricia, Ménagerie de Verre, Nouvelles pratiques du corps scénique, éd. Al Dante, Paris, 2006, p. 15.
  4. « Portrait Jérôme Bel - Festival d'automne à Paris ».
  5. Pour détourner le titre du livre d'Elisabeth Lebovici, Ce que le sida m'a fait, éd. JRP Ringier / Maison Rouge, Mai 2017.
  6. « Alain Buffard », sur Centre national de la danse (consulté le ).

Liens externes

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