Varennes (Haute-Garonne)

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Varennes
Varennes (Haute-Garonne)
Rue principale
Blason de Varennes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Toulouse
Canton Escalquens
Intercommunalité Sicoval
Maire
Mandat
Philippe Goux
2018-2020
Code postal 31450
Code commune 31568
Démographie
Gentilé Varennais
Population
municipale
268 hab. (2016 en augmentation de 4,69 % par rapport à 2011)
Densité 58 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 28′ 41″ nord, 1° 41′ 20″ est
Altitude Min. 196 m
Max. 273 m
Superficie 4,61 km2
Localisation

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Varennes
Liens
Site web Site officiel

Varennes est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne en région Occitanie.

Enregistrée sous le nom de Varennes par l'INSEE et le code postal, le nom historique de la commune est Les Varennes. Ce nom apparaît sur les plaques d'entrée et sortie de village.

Ses habitants sont appelés les Varennais et les Varennaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Toulouse située dans le Lauragais, dans le domaine du vent d'Autan à 26 kilomètres au sud-est de Toulouse, 2 kilomètres au sud-est de Labastide-Beauvoir, 2,4 kilomètres au nord de Mauremont, 3,6 kilomètres au nord-ouest de Saint-Germier, 4 kilomètres au nord-ouest de Trébons-sur-la-Grasse, 4,5 kilomètres au sud-ouest de Toutens, 4,8 kilomètres au nord-ouest de Cessales, 6,6 kilomètres au nord de Baziège, 9,1 kilomètres au nord-ouest de Villefranche-de-Lauragais, 9,8 kilomètres au nord de Montgiscard, 14,5 kilomètres au sud-est de Saint-Orens-de-Gameville et 16,3 kilomètres au nord-ouest de Saint-Félix-Lauragais. Elle faisait partie du Bas-Montauban.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Varennes est limitrophe de cinq autres communes.

Carte de la commune de Varennes et de ses proches communes.
Communes limitrophes de Varennes[1]
Mourvilles-Basses
Labastide-Beauvoir Varennes[1] Saint-Germier
Mauremont Trébons-sur-la-Grasse

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par le ruisseau de la Dalgue ou ruisseau du Cardayré affluent de la Marcaissonne, et le Ruisseau de Visenc affluent de l'Hers Mort.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 461 hectares ; son altitude varie de 196 à 273 mètres[2].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la ligne 201 du réseau Tisséo et par la ligne 57 du Réseau Arc-en-Ciel.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Varennes est issu du gaulois varrenna, dérivé du gaulois hypothétique *varros « poteau », d'où varenne (occitan varenna). Il s'agit du même terme que le français garenne, mais sans l'influence du germanique sur la consonne initiale v cf. occitan vesc « gui », français gui de même étymologie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

La terre des Varennes, baronnie qui dépendait du comte de Foix, a été confisquée en 1398 par Charles VI, roi de France, sur Arnaud de Château-Verdun, à l'occasion de la succession de Gaston Fébus, comte de Foix, après le décès de Mathieu de Castelbon, comte de Foix, vicomte de Béarn, époux de Jeanne, infante d’Aragon, qui n'avait pas laissé de dispositions testamentaires (1391). Le fils unique de Gaston Fébus avait été tué accidentellement par son père dans un accès de colère.

Les Varennes à cette époque étaient administrées par un bailli et trois consuls, dont un noble, avec des annexes dont Mourvilles-Basses, Saint-Germier, une partie de Mauremont et Esquille dans Trébons. Esquille était une petite commune située entre Mauremont, Saint-Germier et les Varennes. Arrivés aux Varennes, les deux agents du roi sont obligés de s'adresser au bayle du village qui représentait le seigneur, faute de n'avoir pu rencontrer les consuls qui étaient allés assister à une noce à Mourville. Ils destituèrent le bayle en tant que représentant d'Arnaud de Château-Verdun, et le nommèrent représentant du roi. En signe de prise de possession au nom du roi, après avoir adressé un inventaire des biens d'Arnaud, ils firent clouer une fleur de lys sur la porte de la maison du seigneur appelée fortulatum[3].

C'est le 26 février 1398 que la terre des Varennes fut donnée à Pierre de Puybusque qui avait joué dans l'affaire de la succession de Foix un rôle important, et qui avait déjà Maurémont.

En 1521 François de Saint-Félix épousa Antoinette de Puybusque qui lui apporta en dot diverses terres dont les Varennes.
En 1582, son petit-fils, Claude, fit construire le château actuel, probablement à l'emplacement du fortulatum dont il est parlé en 1398, sur les plans et devis de Dominique Bachelier, fils de l'architecte Nicolas Bachelier.

À cette époque en effet, le Lauragais est appelé Pays de Cocagne en raison de la richesse apportée par le pastel. Le château des Varennes est l'un des célèbres châteaux du pastel en Lauragais[4]. La richesse apportée par cette plante lui vaut aussi l'un des premiers impôts sur la fortune à l'occasion de l'attribution d'office de ses armoiries par d'Hozier à la suite de l'édit de 1696, à moins que ce soit l'effet de la richesse apportée par le froment.

À la suite de l'achèvement de la construction du canal du Midi en 1681, une nouvelle richesse bénéficie en effet au village. Au XVIIIe siècle le château devient l'un des châteaux du froment. Il est alors modifié par la construction d'une cour en fer à cheval ; dans cette cour, une centaine d'anneaux en fer servent à attacher les chevaux lors des foires. Côté sud, le château des Varennes s'ouvre sur un parc de trois hectares avec une belle vue sur les coteaux du Lauragais et au loin la chaîne des Pyrénées.

Le château des Varennes est resté dans la famille des Saint-Félix jusqu'au XVIIIe siècle, puis toujours dans la même famille par descendance féminine jusqu'à aujourd'hui[5], où 23 générations de la même famille se sont succédé. La famille vit dans une partie du château et certaines chambres d'hôtes sont disponibles.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1845, la commune des Varennes fut adjointe à la commune de Trébons comme ne pouvant se suffire à elle-même.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Varennes

Son blasonnement est : Échiqueté d'azur et d'or.

Les armes des Varennes ont été attribuées par d'Hozier en 1696[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 100 et 499, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de onze[7],[8].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la septième circonscription de la Haute-Garonne du Sicoval et du canton d'Escalquens (avant le redécoupage départemental de 2014, Varennes faisait partie de l'ex-canton de Montgiscard).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Luis Larios SE  
mars 2008 octobre 2018 Yves Mugnier DVG[9] Retraité
décembre 2018 En cours Philippe Goux[10]   Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[12].

En 2016, la commune comptait 268 habitants[Note 1], en augmentation de 4,69 % par rapport à 2011 (Haute-Garonne : +6,98 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
198205267210273233314305299
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
287271236239224194198200201
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
180163159133140117122125118
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
10993117125156198247256268
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[15] 1975[15] 1982[15] 1990[15] 1999[15] 2006[16] 2009[17] 2013[18]
Rang de la commune dans le département 435 421 417 391 340 338 339 342
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

Économie[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Formalités[modifier | modifier le code]

La mairie est ouverte le mardi de 15h à 19h et le vendredi de 14h à 17h (Tél. : 05 61 81 47 64).

Enseignement[modifier | modifier le code]

Varennes fait partie de l'académie de Toulouse.

Scolarité : les enfants du primaire sont scolarisés sur le regroupement pédagogique intercommunal (RPI). Les communes de Cessales, Trébons-sur-la-Grasse, Mauremont et Les Varennes accueillent les enfants selon leur classe. Les élèves du collège sont scolarisés à Villefranche-de-Lauragais.

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre du Sicoval[19].

Transports

Le village de Varennes est desservi par la ligne de bus 201 de Tisséo, offrant un service régulier vers Toulouse tout au long de la journée du lundi au vendredi.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. Confiscation et donation du fief de Varennes-Pasquier, Bulletin de la Société ariègeoise des sciences, 1902
  4. Châteaux du pastel en Lauragais
  5. Site du Sicoval
  6. Armorial général de France
  7. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  8. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031436.html.
  9. https://www.lemonde.fr/languedoc-roussillon-midi-pyrenees/haute-garonne,31/varennes,31568/
  10. https://actu.fr/occitanie/varennes_31568/qui-est-philippe-goux-nouveau-maire-commune-varennes_21456742.html
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  15. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
  16. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  17. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  18. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  19. http://www.sicoval.fr/fr/mon-logement/dechets.html