Expulsion des congrégations (1880)

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne la première expulsion des congrégations de France. Pour la 2e expulsion, voir expulsion des congrégations (1903).
Expulsion des Dominicains de la rue Jean-de-Beauvais à Paris, le 5 novembre 1880 (gravure d'après un dessin de Dick de Lonlay).
Application des décrets du 29 mars 1880. Expulsion des Prémontrés. Tableau de F. Wenzel (1881) représentant le "Siège de Frigolet", qui a eu lieu du 5 au 8 Novembre 1880. Tableau conservé à l'Abbaye Saint-Michel de Frigolet.

La première expulsion des congrégations religieuses de France se produit à la suite de la signature, le , de deux décrets par Charles de Freycinet, président du Conseil, et Jules Ferry, ministre de l’Instruction publique. Leur objectif est :

  • l'expulsion de France des jésuites ;
  • l'imposition aux autres congrégations de demander leur autorisation dans un délai de trois mois, sous peine de dissolution et de dispersion.

La plupart ayant décidé de ne pas demander l'autorisation par solidarité avec les jésuites, les congrégations non autorisées (bénédictins, capucins, carmes, franciscains, assomptionnistes…) sont expulsées[1]. Certains couvents dominicains sont fermés.

Certaines municipalités anticléricales expulsent aussi les religieuses infirmières dans les hôpitaux[2].

Cette mesure provoquant de nombreux cas de conscience, il y eut 200 démissions de membres des parquets (Victor de Marolles, Jean de Boysson), des démissions d’officiers, de commissaires de police et d’agents de police ; 261 couvents furent fermés, 5 643 religieux expulsés[3].

Dans le Nord où ce décret était très impopulaire, des moines trappistes purent échapper à l'expulsion en étant considérés comme formant une société agricole[4].

Références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]