Temple protestant de Nantes

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Temple protestant de Nantes
Image illustrative de l’article Temple protestant de Nantes
Présentation
Culte Protestantisme
Type Temple
Rattachement Église protestante unie de Loire-Atlantique
Début de la construction 1956
Fin des travaux 1958
Architecte Victoire Durand-Gasselin
Site web eglise-reformee-loire-atlantique.orgVoir et modifier les données sur Wikidata
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Ville Nantes
Coordonnées 47° 13′ 09″ nord, 1° 33′ 50″ ouest

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Temple protestant de Nantes

Géolocalisation sur la carte : Nantes

(Voir situation sur carte : Nantes)
Temple protestant de Nantes

Le temple protestant de Nantes, est une église protestante réformée située au nord de la place Édouard-Normand dans le quartier Hauts-Pavés - Saint-Félix de Nantes, et inauguré en 1956. La paroisse est rattachée à l'Église protestante unie de France.

Historique[modifier | modifier le code]

Premier temple, rue des Carmélites[modifier | modifier le code]

Lors du concordat de 1801, les protestants de Nantes se voient attribuer, en 1805 (en 1806 selon Camille Mellinet[1]), la chapelle des Carmélites située rue des Carmélites, non loin du château des ducs de Bretagne. Cet endroit restera le temple jusqu'en 1855, année durant laquelle un nouveau lieu de culte est inauguré place de l'Édit-de-Nantes[2].

Le temple de la place de l'Édit-de-Nantes[modifier | modifier le code]

Le projet de construction d'un nouveau temple est lancé en 1851. L'architecte en chef de la ville, Henri-Théodore Driollet, en dresse les plans. Pour financer le projet, l'État verse une aide de 63 000 francs, la municipalité 30 000, les paroissiens 24 000, tandis que la vente de l'ancien temple rapporte 14 823 francs (celui-ci abrite depuis le XXe siècle une salle de cinéma baptisée « Le Cinématographe »). Le terrain est acheté en 1852[3], la pose de la première pierre a lieu en 1853, et les travaux sont achevés en 1854. La dédicace est célébrée le 25 mars 1855[4].

Ce nouveau temple, qui se dresse à l'angle au sud-ouest de la place de l'Édit-de-Nantes, a coûté 120 000 francs-or[3].

L'édifice est détruit par un bombardement allié dans la soirée du [5].

Des mesures d'alignement prévues pour la rue de Gigant empêchent la reconstruction de ce temple à son emplacement d'origine sur lequel un square est aménagé. Un nouveau site est donc nécessaire.

Le temple actuel[modifier | modifier le code]

Au lendemain de la guerre, des baraquements provisoires destinés à accueillir les fidèles du culte réformé sont alors installés place Édouard-Normand sur le terrain occupé une trentaine d'années plus tôt par le théâtre de la Renaissance, détruit lors d'un incendie en 1912.

En 1948, sur une suggestion du pasteur Raoul Duval, le projet de construction d'un nouveau temple en lieu et place de ces baraquements est lancé (des mesures d’alignement de la rue de Gigant empêchant toute réutilisation de l'ancien site)[6]. Victoire Durand-Gasselin (petite-fille de l'exécuteur testamentaire de Thomas Dobrée, le banquier Hippolyte Durand-Gasselin (1839-1929), petite-nièce de l'ancien maire Paul Bellamy et épouse de l'architecte Charles Friesé, fils de Paul Friesé), réalise les plans du nouveau temple protestant dont la première pierre sera posée le 30 septembre 1956, pour être finalement inauguré le 26 octobre 1958[6],[7],[8].

Architecture[modifier | modifier le code]

Sur une surface totale de près de 2 000 m2, le temple de Nantes comprend deux grandes salles polyvalentes et de nombreuses salles annexes[9] :

  • une salle de culte de 400 m2 avec tribune, pouvant accueillir 350 fidèles ;
  • une salle polyvalente en sous-sol (salle Coligny)[6] de 260 m2 équipée en salle de spectacle, pouvant accueillir 150 personnes,
  • 7 salles de réunion de superficie variant de 12 m2 à 75 m2
  • le bureau et le logement du pasteur ;
  • des logements étudiants et le logement de gardien 90 m2
  • un espace-musée (à l'entrée[6]), le Mémorial de la Réforme et de l’Édit de Nantes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Camille Mellinet, La Commune et la milice de Nantes, (lire en ligne), p. 311.
  2. Pied 1906, p. 53.
  3. a et b Jean-Yves Carluer, « Le grand temple de Nantes, rue de Gigant (1855-1943) », sur Les Protestants bretons (consulté le 15 décembre 2013).
  4. Friesé 1995, p. 47.
  5. « Nantes : l'ancien temple », association Huguenots de France (consulté le 15 décembre 2013).
  6. a b c et d « Historique du temple | Église protestante unie », sur nantes.eglise-reformee-loire-atlantique.org (consulté le 20 juin 2019)
  7. Wester 2003, p. 28.
  8. « PSS / Temple protestant (Nantes, France) », sur www.pss-archi.eu (consulté le 20 juin 2019)
  9. La plaquette de présentation du projet de rénovation du temple

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Karine Dupré (dir.) et Isabelle Richard (dir.), Livre du cinquantenaire du temple de Nantes : 1956-2006, Église réformée de Nantes et de la Loire-Atlantique, , 129 p. (notice BnF no FRBNF40246717).
  • Karine Dupré, « La construction du temple de Nantes », dans Hélène Rousteau-Chambon (dir.) et al., Nantes religieuse, de l'Antiquité chrétienne à nos jours : actes du colloque organisé à l'université de Nantes (19-20 octobre 2006), Département d'histoire et d'archéologie de l'université de Nantes, coll. « Bulletin de la Société archéologique et historique de Nantes et de la Loire-Atlantique » (no hors série), , 268 p. (ISSN 1283-8454, lire en ligne).
  • Victoire Friesé, « L'ancien temple protestant », Cahiers de l'académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire, Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire, no 32 - Lieux disparus de Nantes,‎ (ISSN 2258-7462, notice BnF no FRBNF34407402).
  • Édouard Pied, Notices sur les rues de Nantes, A. Dugas, , 331 p., p. 52-53.
  • Pascale Wester, « Place Édouard-Normand - Du Théâtre de la Renaissance au Temple protestant », Nantes au quotidien, mairie de Nantes, no 179,‎ , p. 26-27 (lire en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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