Temple protestant de Saintes

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Temple protestant de Saintes
Image illustrative de l'article Temple protestant de Saintes
Présentation
Culte Église protestante unie de France
Type Temple
Début de la construction XXe siècle
Fin des travaux XXe siècle
Architecte Augustin Rey
Style dominant néo-roman, néo-byzantin, Art nouveau
Protection  Inscrit MH (1998)
Patrimoine XXe s.
Géographie
Pays France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Ville Saintes
Coordonnées 45° 44′ 50″ nord, 0° 38′ 16″ ouest

Géolocalisation sur la carte : France

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Temple protestant de Saintes

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Temple protestant de Saintes

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Temple protestant de Saintes

Le temple protestant de Saintes est le principal lieu de culte de l'église protestante unie de France de la ville de Saintes, dans le département de la Charente-Maritime.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le style éclectique du temple, terminé en 1906, mêlant éléments néo-roman, néo-byzantin et art nouveau lui a valu une inscription au titre des monuments historiques en 1998[1].

Le temple actuel est l'héritier de plusieurs sanctuaires aujourd'hui détruits. Un premier temple est édifié au début du XVIIe siècle dans ce qui est aujourd'hui le quartier Saint-Vivien, soit en dehors de l'ancienne enceinte urbaine. Dédicacé en 1602, il est détruit en 1685 après la publication de l'édit de Fontainebleau.

L'existence d'un troisième temple est attestée dès 1802, ce dernier servant au culte jusqu'au début du XXe siècle[2].

Une société civile baptisée « La solidarité » est fondée à l'initiative d'un couple de particuliers nommés Louis Jaud et Marie Daniaud à la fin du XIXe siècle. Cette dernière est chargée de l'acquisition d'un terrain afin que puisse être bâti un nouveau temple pour la communauté protestante. La construction du bâtiment est confiée à l'architecte parisien Augustin Rey, lequel achève le sanctuaire en 1906.

Architecture[modifier | modifier le code]

Bâti en pierre et béton armé, le temple présente une composition intérieure tripartite s'inspirant de l'architecture chrétienne traditionnelle, loin des formes épurées des temples néo-classiques qui parsèment la campagne saintongeaise. Son plan comprend une nef voûtée en plein cintre flanquée de bas-côtés surmontés de tribunes, ce afin d'augmenter la capacité d'accueil du sanctuaire.

La façade mêlant influences néo-romane et néo-byzantine est ornée de motifs végétaux et géométriques rappelant l'art nouveau. Des vitraux réalisés par le maître-verrier Félix Gaudin ornent les ouvertures. Les plus marquants sont ceux de la façade et de la grande baie zénithale cruciforme.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Brigitte Montagne, Yannick Comte, Catherine Tijou, Les temples protestants « monuments historiques » en Poitou-Charentes, In Situ, revue des patrimoines, 2009, no 11 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]