Temple protestant de Neuilly-sur-Seine

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Temple protestant de Neuilly
Temple protestant de Neuilly.
Temple protestant de Neuilly.
Présentation
Culte Protestant
Type Temple
Rattachement Église protestante unie de France
Début de la construction 1866
Fin des travaux 1867
Site web www.erf-neuilly.comVoir et modifier les données sur Wikidata
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Hauts-de-Seine
Ville Neuilly-sur-Seine
Coordonnées 48° 53′ 07″ nord, 2° 16′ 29″ est
Géolocalisation sur la carte : France
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Temple protestant de Neuilly
Géolocalisation sur la carte : Île-de-France
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Temple protestant de Neuilly
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Temple protestant de Neuilly

Le temple protestant de Neuilly est un lieu de culte protestant réformé, situé 18 boulevard d'Inkermann à Neuilly-sur-Seine dans le département des Hauts-de-Seine (Île-de-France). La paroisse est membre de l'Église protestante unie de France.

Historique[modifier | modifier le code]

Le temple est construit en 1866, grâce à la générosité de Jules Chartier, afin d'accueillir la centaine de familles protestantes qui habitent Neuilly sous le Second Empire[1]. Il est inauguré le . Les événements de la guerre de 1870, puis ceux de la Commune de Paris en 1871, n'épargnent pas l’édifice, alors victime de nombreuses dégradations. Il est même transformé pour un temps en écurie par les parisiens fédérés. Une barricade est établie boulevard d'Inkermann à la hauteur du temple. Celui-ci est en partie détruit. Grâce à l’action du pasteur Rives et à l’aide de Sir Richard Wallace, le temple rouvre ses portes le .

En 1903, l’Église réformée de Neuilly, jusqu'alors locataire des murs, en devient propriétaire. Elle entreprend une série de modernisations et d’agrandissements[2]. La salle annexe a été construite en 1907, le long de la rue Perronet.

La première troupe d'éclaireurs de Neuilly voit le jour le . La communauté protestante de Neuilly souffre des deux grands conflits du XXe siècle. Les noms de ceux qui ne revinrent pas sont apposés sur deux plaques commémoratives dans une salle annexe.

En 1966, pour le centenaire du bâtiment, celui-ci est entièrement rénové : les tribunes sont munies de gradins, prenant la forme qu'on connaît de nos jours[3]. En 2009, une nouvelle rénovation du temple n’a pas touché à la tribune, mais a restitué les piliers de soutien en fonte de la tribune dans leur état d’origine. Ceux-ci avaient été cachés par un habillage en bois en 1966. Il fête son 150e anniversaire en 2014, après une importante rénovation intérieure et extérieure[4].

Architecture[modifier | modifier le code]

L'architecture est de style néo-classique. Sa façade principale est à pignon. Elle est percée d'un portail encadré de colonnettes portant un tympan en arc brisé et comporte une élégante rosace ornée de vitraux. Elle est surmontée d'un clocher-mur. Les bas-côtés sont percés de deux baies superposées, en plein cintre.

La bâtiment est un bien recensé dans l'Inventaire général du patrimoine culturel français[5].

Orgues[modifier | modifier le code]

L'orgue est offert en 1912 par le pasteur Edouard Maury. Grand amateur de musique, il était persuadé de l’importance de cet instrument dans le culte.

C'est un instrument de 8 jeux à 2 claviers et pédalier, le no 1006 de ceux construits par la maison Cavaillé-Coll, fondée en 1833 par Aristide Cavaillé-Coll. Ayant acquis une renommée mondiale au cours du XIXe siècle, cette maison continua son activité avec Charles Mutin, ce qui explique le nom Cavaillé-Coll qui figure sur le cartouche au-dessus des claviers de l'orgue du temple de Neuilly.

Un première restauration est réalisée par le facteur d'orgues Adrien Maciet en 1965. Il a été de nouveau restauré par Dominique Leboucher en 2017.

Organistes[modifier | modifier le code]

Les organistes au temple de Neuilly depuis les années 1890 : Mlle Duchemin (à l’harmonium, jusqu’en 1910), Gabrielle Heinemann (1910-1954), Simone Kopp (1954-1970), Jacques Sandoz (depuis 1967), Solange Chiapparin (1970-1975), Roberte Mook (1974-1982), Joël Eisenegger (1977-2010), Luc Barbéry (1996-2006), Michel Raquillet (1973-75), Claude Richard-Mollard (1974-1975), Cécile Durand (1972-1995), Roger Hateau (1996-2000), Philippe Deschâtre (2003-2004), Chung A-Hong (2005-2007), Michel Klotchkoff (depuis 2007), Marie-Luise Herschtel (depuis 2010), Simon Adda-Reyss (depuis 2017).

Galerie[modifier | modifier le code]

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Gouvernance[modifier | modifier le code]

L'Église reformée de Neuilly est gouvernée selon le régime presbytérien synodal, à travers une association cultuelle à loi de 1905. Son assemblée générale élit tous les quatre ans ses membres, qui composent son Conseil presbytéral. Le pasteur en est membre de droit[6]. Depuis 2011, le pasteur est Bruno Gaudelet[7].

Le Conseil presbytéral de l'Église reformée de Neuilly prend toutes les décisions concernant la vie spirituelle, diaconale et administrative de la paroisse : nomination des pasteurs, déroulement des cultes, organisation de la catéchèse, finance, travaux et gestion du patrimoine immobilier.

Une association loi de 1901 regroupe plus particulièrement les activités d'entraide dont l'alphabétisation[8].

Pasteurs[modifier | modifier le code]

Les pasteurs Gaudelet, Veillé, Jeannin, Kieffer et Nême-Peyron au culte des 150 ans du temple de Neuilly.
1865-1891 Théophile Rives
1867-1874 Henri Blanc
1874-1887 Pasteur Paul
1887-1891 Pasteur Blanzet
1891-1891 Pasteur Gary
1891-1909 Adolphe Duchemin
1901-1931 Charles Merle d’Aubigné
1931-1947 Paul Ebersolt
1947-1963 Jean Gastambide
1959-1963 Émile Fuchs
1963-1974 Paul Chazel (d)[9]
1963-1970 André Lévi Alvares
1970-1974 Jean-Marc Saint
1974-1975 Éric Barde
1975-1976 Monique Veillé
1976-1987 André Pierredon
1987-1988 Catherine Jeannin
1988-1999 Jean-Marc Kieffer
2000-2011 Vincent Nême-Peyron
2011- Bruno Gaudelet (d)

Président du Conseil presbytéral[modifier | modifier le code]

1975-1979 Norbert Monod
1979-1985 Jean-Claude Parriaud
1985-1996 Claude Leroi
1996-2000 Jean-Claude Degrémont
2000-2006 Hubert de Cazenove
2006-2012 Denise Cousty
2012-2020 Philippe Pelé-Clamour
2020-2021 Jean-François Pouget
2021- Valérie Schoen

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Audrey Levy, « Les biens de Dieu - 2013-09-23 », sur Le Point, (consulté le )
  2. Ville de Neuilly-sur-Seine, « Les édifices remarquables | Site Officiel de la Ville de Neuilly-sur-Seine », sur www.neuillysurseine.fr (consulté le )
  3. F. Delteil, « D'hier à demain. Centenaire du Temple protestant de Neuilly-sur-Seine par Marc Bœgner », Bulletin de la Société de l'Histoire du Protestantisme Français, vol. 114,‎ , p. 160-161 (lire en ligne)
  4. « Neuilly Journal Septembre 2014 », sur calameo.com (consulté le )
  5. Base Mérimée, « Temple de Protestants dit Eglise Réformée », sur www.pop.culture.gouv.fr (consulté le )
  6. « Conseil Presbytéral - Textes », sur conseilpresbyteral.fr (consulté le )
  7. « CARÊME PROTESTANT (1/6) : LE TÉMOIGNAGE DE PIERRE - Apprendre à se pardonner soi-même », sur France Culture (consulté le )
  8. « Association Entraide – Eglise Réformée de Neuilly-sur-Seine » (consulté le )
  9. Père de l'actrice Marie-Anne Chazel.

Annexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Lecointre, Histoire de Neuilly

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]