Temple protestant de Meyrueis

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Temple protestant de Meyrueis
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Présentation
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Le temple protestant de Meyrueis est un édifice religieux situé à Meyrueis, dans le département français de la Lozère[1]. La paroisse est rattachée à l'Église protestante unie de France.

Description[modifier | modifier le code]

Le temple protestant, édifié entre 1837 et 1842, se présente comme une vaste rotonde octogonale, couverte d'un toit de lauzes à huit pans, précédée d'un parvis couvert et surmontée d'un petit clocher en arcade. À l'intérieur, l'espace pouvant accueillir 500 fidèles se répartit en un octogone couvert d'une coupole côtelée en lambris, circonscrit par une galerie à deux étages superposés, ajourée de larges fenêtres en plein centre. De puissants piliers en bois soutiennent la coupole qui culmine à 18 mètres de hauteur. Les lignes sobres et élancées, les proportions équilibrées des volumes confèrent à l'ensemble une impression de belle harmonie. L'utilisation massive du bois procure à ce temple une excellente acoustique, qui est d'ailleurs recherchée par les artistes qui s'y produisent chaque année lors de concerts estivaux.

Comme dans tous les lieux de culte protestant, l'intérieur est très sobre. L'espace s'organise en hémicycle, centré sur une chaire monumentale en bois de noyer, fixée sur l'un des murs face à l'entrée principale et dominant le pupitre du chantre. Sur la « table sainte » sont déposées une bible ouverte tournée vers l'assemblée et une croix de bois. De part et d'autre de la chaire, des panneaux numérotés indiquent les cantiques chantés au cours du culte. Au-dessus, on preux lire "Dieu est esprit. Il faut que ceux qui l'adorent, l'adorent en esprit et en vérité" (Jean, 4, 24). Au-dessous, des bancs en demi-cercle accueillaient autrefois les « anciens » et les « diacres » siégeant au « consistoire », conseil élu par les fidèles pour administrer la communauté.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dès 1797, la communauté protestante de Meyrueis entreprit au lieu-dit « la Glacière » l'édification d'un temple sur un terrain qui servait depuis le XVIe siècle de cimetière aux huguenots. Construit à l'économie, sans aide de l'État, ce lieu de culte ne donna jamais entière satisfaction. Sa rapide dégradation entraîna sa fermeture (1829) puis sa démolition (1836). À son emplacement, les entrepreneurs Martin et Pellet érigèrent un nouvel édifice suivant les plans de l'architecte Meynadier. Commencée en 1837, menée avec beaucoup de difficultés techniques, financières et administratives, la construction traîna jusqu'en 1842. Pendant cette période, pour célébrer le culte en hiver, la paroisse dut louer un local petit et insalubre. À la belle saison, les cérémonies avaient lieu en plein air, dans le cimetière attenant au chantier. Enfin, en octobre 1842, le nouveau temple fut dédicacé. Il fallut encore quelques années pour les finitions : grilles et clôture du terrain (1847), achat de la cloche (1853)… Le coût total de la construction dépassa les 30 000 francs de l'époque. Le cimetière fut désaffecté et transféré au cimetière communal en 1897.

Cet édifice, constituant un élément important de l'architecture protestante en Languedoc-Roussillon, est inscrit à l'inventaire des monuments historiques depuis le 24 septembre 2008[1].

Galerie[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]