Saint-Nazaire-sur-Charente

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Saint-Nazaire-sur-Charente
Le Fort Lupin.
Le Fort Lupin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Arrondissement Rochefort
Canton Tonnay-Charente
Intercommunalité Communauté d'agglomération Rochefort Océan
Maire
Mandat
Valérie Barthélemy
2014-2020
Code postal 17780
Code commune 17375
Démographie
Gentilé Saint-Nazairiens
Population
municipale
1 184 hab. (2014)
Densité 58 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 56′ 12″ nord, 1° 03′ 06″ ouest
Altitude Min. 0 m – Max. 21 m
Superficie 20,31 km2
Localisation

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Saint-Nazaire-sur-Charente
Liens
Site web http://www.saintnazairesurcharente.fr

Saint-Nazaire-sur-Charente est une commune du sud-ouest de la France, située sur la rive sud de l'estuaire de la Charente, dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine). Ses habitants sont appelés les Saint-Nazairiens et les Saint-Nazairiennes[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Nazaire-sur-Charente est située dans la partie sud-ouest de la France[Note 1], au centre de la côte atlantique dont elle est distante de quelques kilomètres à vol d'oiseau, faisant partie du « Midi atlantique »[2].

Commune fluviale et estuarienne, elle est longée uniquement sur sa rive gauche par la Charente.

Elle appartient à la couronne périurbaine de l'aire urbaine de Rochefort et s'étend entièrement sur la rive sud de l'estuaire de la Charente en aval de Rochefort.

Elle fait également partie de l'unité urbaine de Port-des-Barques, ville dont elle est limitrophe.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Nazaire-sur-Charente[3]
Saint-Laurent-de-la-Prée Vergeroux
Port-des-Barques Saint-Nazaire-sur-Charente[3] Rochefort
Saint-Froult Moëze Soubise

Histoire[modifier | modifier le code]

  • La commune de Saint-Nazaire aurait tiré son nom du martyr chrétien Nazarius, pieux anachorète converti au christianisme et mort, décapité, en 68 de notre ère, qui au Ier siècle de notre ère, voyagea beaucoup dans les gaules et dont le culte est célébré en France et en Italie. Si l’on en croit la tradition populaire, la légende voudrait qu’il ait vécu dans le village, dans une grotte au lieu-dit l’Ermitage”.
  • Les prospections archéologiques concernant les périodes néolithiques et gallo-romaines ont révélé une occupation humaine très ancienne. Avant la révolution Saint-Nazaire faisait partie de la seigneurie de Soubise dont les plus importants seigneurs ont été les Parthenay-Larchevêque au Moyen Âge puis les Rohan-Soubise à partir de 1575. La paroisse de Saint-Nazaire occupait dans sa totalité la pointe au sud de l’estuaire de la Charente, Île Madame comprise. Situé face à la presqu’île de Fouras et ouvrant sur le golfe de Saintonge, vers la vallée de la Seudre, le territoire constituait un site stratégique. À l’époque moderne, lorsque furent lancées par Colbert les Constructions de L’arsenal de Rochefort et la mise en place du système de fortifications côtières, le territoire de Saint-Nazaire fut équipé pour contribuer à la défense et l’équipement du grand port militaire. Saint-Nazaire a toujours été la paroisse la plus étendue et la plus peuplée de la seigneurie de Soubise ; les protestants y étaient nombreux, comme sur les communes environnantes.

La commune s'appelait Saint-Nazaire-en-Saintonge jusqu'à la Révolution française puis, par souci d'effacer toute référence religieuse, elle prit le nom de « Marat ». Redevenue ensuite Saint-Nazaire, elle prend son nom actuel de Saint-Nazaire-sur-Charente le 7 septembre 1905. Par ordonnance du 27 juillet 1832, changement des limites entre Soubise et Saint-Nazaire.

  • 19 septembre 1947 : La commune se sépare de sa partie ouest. Cette séparation crée la commune de Port-des-Barques.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2014 Christiane Le Roux    
2014 en cours Valérie Barthélemy SE Fonctionnaire
Les données manquantes sont à compléter.

Région[modifier | modifier le code]

À la suite de la réforme administrative de 2014 ramenant le nombre de régions de France métropolitaine de 22 à 13, la commune appartient depuis le à la région Nouvelle-Aquitaine, dont la capitale est Bordeaux. De 1972 au , elle a appartenu à la région Poitou-Charentes, dont le chef-lieu était Poitiers.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 1 184 habitants, en augmentation de 5,34 % par rapport à 2009 (Charente-Maritime : 3,21 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 563 1 477 1 546 1 595 1 581 1 534 1 584 1 492 1 466
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 406 1 476 1 354 1 306 1 296 1 266 1 475 1 325 1 371
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 346 1 440 1 539 1 426 1 305 1 361 1 507 1 635 706
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
797 770 664 855 834 850 1 023 1 168 1 184
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006 [7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La fontaine Royale alias fontaine de Lupin.
  • La fontaine Royale, dite fontaine de Lupin : La Fontaine de Lupin est implantée dans le lit de la Charente, construite en 1676 et reconstruite en 1763, en aval de fort Lupin. Historiquement, c’est la première source captée puisque son origine remonte à la fondation de l’arsenal de Rochefort pour permettre aux navires de se ravitailler en eau potable. Son architecture renforce l’intérêt avec son style du milieu du XVIIIe siècle. Elle était encore activée au début du XXe siècle. La Fontaine est un chaînon important car il s’agit de l’une des trois seules “aiguades” - lieu où les navires s’approvisionnent en eau douce - conservée de nos jours (les deux autres sont à Brest et à Belle-Île). Aujourd’hui, le site revit grâce aux pontons installés depuis 1985. Ce petit port de plaisance peut accueillir jusqu’à 90 bateaux et permet aux plaisanciers de s’amarrer du 1er avril au 31 octobre.
  • Saint-Nazaire possède aussi trois autres fontaines : la fontaine de Fontpourri ou Fontpoury, la fontaine d'Orange, de l'autre côté du vallon - 100 m environ - Ces deux fontaines forment un ruisseau où le cresson se développe de même que les arums. La troisième dite des Morts, qui vient d'être restaurée avec goût, jouxte le cimetière, près de l'église. Ces trois sources sont recouvertes d’un édicule en pierre de taille servant de réserve pour alimenter la fontaine Lupin. Des lambeaux de conduite demeurent. La fontaine d'Orange, ensevelie sous le lierre, mériterait d'être mise en valeur.
  • Le fort Lupin : construit en 1683 pour défendre l’arsenal de Rochefort, sur le plan type de la défense côtière de Vauban, il est aujourd’hui classé ” Monument Historique”. Situé sur la rive gauche de l’estuaire de la Charente, en aval de Rochefort, le fort lupin se rattache par ses origines à l’intérêt direct que prit Vauban à sa construction. Celle-ci fut confiée à l’entrepreneur Delisle et dura environ 3 ans de 1683 à 1686. Ce fort de la Charente, devait être l’un des éléments de défense de Rochefort avec deux postes avancés, le corps de garde de l’Île Madame et celui de Piedemont : il assurait aussi la protection de la fontaine de Saint-Nazaire.
Ponton de pêche au carrelet à Saint-Nazaire-sur-Charente.
  • Les pontons de pêche au carrelet, installations traditionnelles de la pêche charentaise, bordent les rives de la Charente de son embouchure jusqu'à proximité du viaduc de Martrou à Rochefort. Ces cabanes en bois posées sur une plateforme au bout d’une passerelle au-dessus de l’eau permettent aux pêcheurs, certes de ne prélever qu’une petite quantité de poissons, mais de refaire les manœuvres de toujours en relevant le filet à l’aide d'un treuil. Il existe de nombreuses associations de défense de ce patrimoine maritime.
L'église Saint-Nazaire.
  • l’église Saint-Nazaire : détruite plusieurs fois à l’issue des guerres de Cent ans et des guerres de religion, l’église a été reconstruite en partie, à différentes reprises. À la fin du Moyen Âge une sacristie a été adjointe à l’édifice, fait rare pour les églises rurales de cette époque. L’église date pour partie du XVIIe siècle. L’intérieur est particulièrement sobre. Conservé à sa place d’origine, le cimetière jouxte toujours l’église.
  • L’autel : chacune des nefs de l’église renferme un autel. Le maître-autel du XVIIe siècle situé au sud dans le chœur de l’église est orné d’un tableau de la Vierge à l’Enfant daté de 1860 signé Hansmann. L’œuvre, qui figure une Vierge à l’Enfant, est un don de l’empereur Napoléon III. L’ensemble est encadré de deux statues, celle de saint Eutrope et sainte Estelle, qui reposent sur des corniches. Une des curiosités, c’est son ex-voto, le Zélé, une maquette de bateau de haut rang de 74 canons.
Monument à la Vierge Marie rue de Lupin.
  • Une statue de la Vierge Marie, située sur la route reliant Fort Lupin au bourg, au bord d'un petit carrefour giratoire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

http://www.saintnazairesurcharente.fr/

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Certains y voient une appartenance géographique au Midi de la France — en référence au « Midi atlantique » cher au géographe Louis Papy - ainsi Saint-Nazaire-sur-Charente comme le département de la Charente-Maritime peuvent être rattachés à deux grands ensembles géographiques, le Grand Sud-Ouest français et parfois le Grand Ouest français.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Louis Papy, Le Midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984, p.21
  3. Carte IGN sous Géoportail
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .