Moëze

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Moëze
Moëze
L'église de Moëze
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Arrondissement Rochefort
Canton Marennes
Intercommunalité Communauté d'agglomération Rochefort Océan
Maire
Mandat
Didier Portron
2014-2020
Code postal 17780
Code commune 17237
Démographie
Gentilé Moëziens
Population
municipale
553 hab. (2016 en augmentation de 0,55 % par rapport à 2011)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 54′ 20″ nord, 1° 02′ 05″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 15 m
Superficie 21,17 km2
Localisation

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Moëze est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine). Ses habitants sont appelés les Moëziens et les Moëziennes[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation géographique[modifier | modifier le code]

La vaste commune de Moëze est à la fois une commune littorale et une commune de marais située sur la côte occidentale de la Charente-Maritime dans l'ancienne province de la Saintonge.

Sur un plan plus général, la commune de Moëze est située dans la partie sud-ouest de la France[Note 1], au centre de la côte atlantique dont elle est riveraine, faisant partie du « midi atlantique »[2].

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située à 8 km au nord-ouest de Saint-Agnant, 13 km du centre de Rochefort en passant par le Pont de la Charente et à 43 km au sud-est de La Rochelle.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Moëze[3]
Saint-Froult Saint-Nazaire-sur-Charente Soubise
Océan Atlantique Moëze Beaugeay
Marennes-Hiers-Brouage

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Moëze est traversée par le Chenal de Brouage[4] allant de Sainte-Gemme au Golfe de Gascogne.
Le Canal de jazenne se situe entièrement sur la commune et rejoint le Chenal de Brouage.
Le Canal de l'arceau part de la commune jusqu'au Golfe de Gascogne à Port-des-Barques.

Le marais de Moëze[modifier | modifier le code]

Le marais de Moëze est une des reliques du complexe ancien des marais charentais. Son bilan hydrique (rapport entre entrées d'eau et sorties (dont évaporation, évapotranspiration, drainage et irrigation) a été affecté à la fois par un drainage ancien, des prélèvements pour irrigation, et les effets de plusieurs sécheresses[5] (1976, 1985, 1986, 1989, 1990, 2003).

Le marais constitue une unité hydraulique couvrant environ 2 250 ha. C'est un ancien marais salant (utilisé pour la saliculture du XIe siècle au moins jusqu'au XVIIIe siècle et maintenu en totalité en eau douce depuis 1930). Géomorphologiquement parlant, il résulte du comblement d'anciens golfes lors des transgressions flandriennes qui expliquent son fond de plusieurs dizaines de mètres d'épaisseur d'argiles fluvio-marines[6]. Sa limite nord est l'ancienne côte calcaire. Au sud, il est limité par le havre de Brouage. À l'ouest il s'étend presque jusqu'au trait de côte. De nombreux bassins (plus ou moins envasés et reconquis par la végétation s'y devinent encore, souvent recouverts notamment de typha latifolia et de lentilles d'eau Lemna sp. et Ceratophyllum)[5]. Ces bassins sont reliés par des canaux et fossés (140 mètres de fossé en moyenne par hectare)[5]. Le marais est excédentaire en eau d'octobre à avril (+ 315 mm) mais déficitaire de mai à sept (-338 mm). Les gestionnaires le vident donc en hiver et le réalimentent en eau douce en été (en pompant dans le canal de Brouage et la rivière Arnoult)[5]. Les remembrements ont encouragé le recul de l'élevage au profit des céréales. La céréaliculture a été multipliée par 10 (en surface) en 9 ans (de 1980 à 1989), passant de 10 à 700, avec dans le même temps, un forte augmentation de ma maïsiculture irriguée en périphérie (passée de 37 ha à 298 ha de 1980 à 1989)[5].

Un moyen de retenir l'eau dans le marais en été serait de réduire par faucardage les surfaces en roseau (lesquels évapotranspirent plus d'eau que l'eau libre n'en évaporeraient). Un calcul laisse penser que les roseaux en couvrant 28,6 % des canaux contribuent à 51,1 % de son évapotranspiration[5]. La totalité des roseaux évapotranspirent 39 % de l'eau du marais. En conservant la surface en eau mais en réduisant les hélophytes de 34 %, 200 000 m3 d'eau ne seraient plus évapotranspirés[5]. Il est néanmoins nécessaire de conserver des roselières et des étangs pour leur importance plus que paneuropéenne pour les oiseaux migrateurs.

Histoire[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Gérard Maitre    
2008 2014 Norbert Ragot SE  
2014 En cours Didier Portron   Artisan
Les données manquantes sont à compléter.

Région[modifier | modifier le code]

À la suite de la réforme administrative de 2014 ramenant le nombre de régions de France métropolitaine de 22 à 13, la commune appartient depuis le à la région Nouvelle-Aquitaine, dont la capitale est Bordeaux. De 1972 au , elle a appartenu à la région Poitou-Charentes, dont le chef-lieu était Poitiers.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[8].

En 2016, la commune comptait 553 habitants[Note 2], en augmentation de 0,55 % par rapport à 2011 (Charente-Maritime : +2,64 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
557424639528581576503513540
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
565504504468462421437376383
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
378395430291304298279283304
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
309280310383467463518551552
2016 - - - - - - - -
553--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Élie Neau, négociant huguenot, né à Moëze vers 1662 et mort à New York.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Certains y voient une appartenance géographique au midi de la France — en référence au « Midi atlantique » cher au géographe Louis Papy - ainsi Moëze comme le département de la Charente-Maritime peuvent être rattachés à deux grands ensembles géographiques, le Grand Ouest français et le Grand Sud-Ouest français
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Louis Papy, Le midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984, p. 21
  3. Carte IGN sous Géoportail
  4. Le Chenal de Brouage sur le site du SANDRE
  5. a b c d e f et g F Giraud & al., Bilan hydrologique d'un marais littoral à vocation agricole: Le marais de Moëze (Charente-Maritime, France) (PDF à partir du site Erudit.org) ; Revue des sciences de l'eau, 4(4), 1991
  6. Chevallier C. et al. , 1984, Étude pédologique du polder de Moëze-Brouage. INRA, ENSAR, 109 p..
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  11. Notice no PA00104809, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. Notice no PA00104810, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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