Sixième Sens (film)

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Ne doit pas être confondu avec Le Sixième Sens, sorti en 1986.
Sixième Sens
Description de l'image The Sixth Sense.png.
Titre québécois Le Sixième Sens
Titre original The Sixth Sense
Réalisation M. Night Shyamalan
Scénario M. Night Shyamalan
Acteurs principaux
Sociétés de production Hollywood Pictures
The Kennedy/Marshall Company
Barry Mendel Productions
Spyglass Entertainment
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre horreur psychologique
Durée 107 minutes
Sortie 1999

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Sixième Sens ou Le Sixième Sens au Québec et en Suisse romande (The Sixth Sense) est un film d'horreur psychologique américain réalisé par M. Night Shyamalan, sorti en 1999. Il met en scène Bruce Willis et Haley Joel Osment.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Alors qu'il rentre chez lui et s'apprête à fêter avec son épouse une vie couronnée de succès, le Dr Malcom Crowe, psychologue pour enfants, a la surprise de voir l'un de ses anciens patients, Vincent Grey, pénétrer chez lui. Dénudé, sous l'emprise d'un stress important, et avec une arme à la main, l'individu accuse Malcom de l'avoir abandonné à une vie de terreur, lui tire dessus et se suicide.

Quelques mois plus tard, le Dr Crowe fait la rencontre d'un jeune garçon de 9 ans, Cole Sear, qui lui rappelle Vincent Grey au même âge. Comme lui, Cole est régulièrement en proie à des accès de terreur inexplicables, ce qui en fait une proie facile pour les autres garçons de son âge. Devant l'impuissance de sa mère, le Dr Crowe décide de gagner peu à peu la confiance du jeune garçon, pour réussir là où il avait délaissé Vincent Grey plusieurs années auparavant. Cet investissement personnel n'est d'ailleurs pas sans conséquence pour son couple, qui depuis l'intrusion de Vincent Grey semble avoir des difficultés notamment au niveau communication.

Après plusieurs échanges, Cole révèle à Malcom qu'il voit des gens morts se déplacer autour de lui. Inconscients de leur état, parfois décédés dans des conditions terribles, ces morts croient continuer à vivre comme si de rien n’était, mais perçoivent la présence du jeune garçon, ce qui ne manque pas de le terroriser.

Refusant tout d'abord de croire à son histoire, le Dr Crowe en conclut qu'il ne peut pas aider le jeune garçon, puisque son cas semble relever de la psychiatrie. Mais alors qu'il réécoute un enregistrement sonore de Vincent Grey du temps où celui-ci fréquentait la même école que Cole, Malcom a la surprise de constater, en poussant le son à fond, qu'une voix suppliante se fait entendre, alors que Vincent était censé être seul dans la pièce. Le Dr Crowe doit alors se rendre à l'évidence, les deux garçons n’ont pas menti.

Il lui reste toutefois à comprendre pourquoi les morts se manifestent. Après avoir analysé plusieurs « visions » du jeune garçon, Malcom émet l’hypothèse simple que les apparitions ont peut-être besoin d'être écoutées, qu’elles ont en réalité besoin d'aide pour comprendre leur situation. L'initiative s'avère bientôt payante puisque Cole prend peu à peu confiance en lui, et finit par accepter ce don : il aide ainsi l'esprit d'une fillette à révéler qu'elle est morte empoisonnée par sa mère, souffrant d'un syndrome de Munchausen.

Heureux d'avoir accompli sa mission, le Dr Crowe rentre finalement chez lui pour assister à une scène très étrange. Depuis l'intrusion de Vincent Grey, son couple semble battre de l'aile au point que sa femme est devenue froide et absente. Alors qu’il la trouve endormie sur le divan, visiblement sous l’effet de sédatifs, cette dernière laisse échapper un anneau d’or des mains. Constatant qu’il s’agit de son alliance alors qu’il était persuadé de l’avoir au doigt, Malcom interroge à voix basse son épouse endormie, qui dans son sommeil l’entend, et lui parle pour la première fois depuis des mois.

Son alliance lui a été retirée par sa femme, le soir où il est mort d’un coup de feu tiré par Vincent Grey. Depuis cette date tragique, Malcom Crowe est un fantôme.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Sources et légende : version française (VF) sur AlloDoublage[2] et RS Doublage [3]. Version québécoise (VQ) sur Doublage Québec[4]

Production[modifier | modifier le code]

Genèse et développement[modifier | modifier le code]

Pour le scénario, M. Night Shyamalan explique s'être inspiré de l’épisode L’Histoire d’une fille de rêve (The Tale of the Dream Girl) de la série télévisée Fais-moi peur ![5]. Lorsque David Vogel, alors président de la production de Walt Disney Studios, lit le script de M. Night Shyamalan, il est tout de suite séduit. Il décide de l'acquérir sans pour autant consulter ses collègues. Il débourse ainsi 3 000 000 $ alors que le contrat stipule que M. Night Shyamalan en sera également le réalisateur[6]. Cela déplait fortement à Disney et affaiblit la position de David Vogel au sein du studio, qu'il quittera finalement quelques temps plus tard[7]. Disney vend alors les droits de production à Spyglass Entertainment mais conserve cependant les droits de distribution et 12,5% des recettes au box-office[8].

Distribution des rôles[modifier | modifier le code]

Michael Cera a notamment auditionné pour le rôle Cole Sear, rôle qui revient finalement à Haley Joel Osment[5]. Marisa Tomei a quant à elle été envisagée pour interpréter Lynn Sear[9].

Dans le film, on voit apparaître à un moment donné un psychiatre pour enfants (celui qui oriente la mère de Cole vers une assistante sociale). Ce psychiatre est joué par le réalisateur et scénariste du film, M. Night Shyamalan, qui a l'habitude, à la manière d'Alfred Hitchcock ou même de Quentin Tarantino, de faire des apparitions dans la plupart de ses films.

Tournage[modifier | modifier le code]

Comme la plupart des films de M. Night Shyamalan, le tournage a eu lieu principalement en Pennsylvanie, notamment à Philadelphie, Blue Bell et Bryn Mawr. Une scène est également tourné dans la Gerri's Palm Tavern à Grand Boulevard (Chicago)[10].

Accueil[modifier | modifier le code]

Critique[modifier | modifier le code]

Sixième Sens a reçu un accueil critique favorable, avec 85 % de critiques positives sur Rotten Tomatoes et une note de 64 sur 100 sur Metacritic.

Box office[modifier | modifier le code]

Avec un budget de 40 000 000 $, le film a rapporté 672 806 292 $ de recettes dans le monde, dont 293 506 292 dollars aux États-Unis[1] et 7 799 130 entrées en France[11]. En France, il est ainsi le 2e film en nombre d'entrées au box-office de 2000 derrière Taxi 2. Il est également 2e du box-office 1999 nord-américain derrière Star Wars, épisode I : La Menace fantôme.

Pays ou région Box-office Date d'arrêt du box-office Nombre de semaines
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau du Canada Canada
293 506 292 $ 39
Drapeau de la France France 7 799 130 entrées 28
Monde Total Monde 672 806 292 $ - -

Distinctions principales[modifier | modifier le code]

Source et distinctions complètes : Internet Movie Database[12]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Postérité[modifier | modifier le code]

En 2001, il est classé 60e dans le classement des 100 meilleurs thrillers par l'American Film Institute. En 2007, la réplique « I see dead people » (« Je vois des gens qui sont morts ») a été classée par le magazine américain Première parmi les 100 meilleures répliques de films[5] ainsi que 44e des 100 meilleures répliques de films de l'American Film Institute Le film figure par ailleurs dans l'ouvrage 1001 Movies You Must See Before You Die de Steven Schneider.

Dans l'épisode 17 de la saison 4 de Scrubs, le concierge regarde le film pour la première fois au lieu de faire son travail. Le Dr. Cox, agacé, lui révèle le rebondissement final. Dans les bonus du DVD de la saison 3, le créateur de la série Bill Lawrence évoque une autre référence faite au film, plus profonde cette fois : c'est en effet tout l'épisode 14 qui reprend la même construction que celle du film. Le film est évoqué dans la comédie Amour et Amnésie par le personnage de Lucy, joué par Drew Barrymore.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) The Sixth Sense - Box Office Mojo
  2. « Fiche du doublage français du film » sur AlloDoublage, consulté le 26 novembre 2014
  3. « Fiche du doublage français du film » sur RS Doublage, consulté le 26 novembre 2014
  4. « Fiche du doublage québécois du film » sur Doublage Québec, consulté le 26 novembre 2014
  5. a b et c (en) Trivia sur l’Internet Movie Database
  6. Allison Hope Weiner, « Shyamalan’s Hollywood Horror Story, With Twist », The New York Times,‎ (lire en ligne)
  7. Peter Bart, « Moguls make switch after power turns off: Is there life after Hollywood? », Variety, Chicago Tribune,‎ (lire en ligne)
  8. Stewart, James B. (2005). DisneyWar: The Battle for the Magic Kingdom. New York : Simon & Schuster
  9. (en) Roger Cormier, « 15 Twisted Facts About The Sixth Sense », sur Mental Floss, 6 aoput 2016 (consulté le 10 novembre 2017)
  10. (en) Locations sur l’Internet Movie Database
  11. Sixième sens (The Sixth Sense) - JP's box-office.com
  12. (en) Distinctions sur l’Internet Movie Database

Annexes[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]