Expansion de l'Empire ottoman

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L'avènement et l'expansion de l'Empire ottoman se réalise du XVe au XVIIIe siècles, vis-à-vis de ses zones voisines d'Europe, du Moyen-Orient et de l'Asie.

Après la domination des Omeyyades et des Abbassides, les dynasties turques s'imposent, tout d'abord avec les Seldjoukides, puis avec les Ottomans qui conquièrent en 1453 Constantinople, dont ils font leur capitale. Le grand Empire ottoman s'étend en Asie, au nord de l'Afrique et en Europe balkanique et danubienne.

Rappels chronologiques[modifier | modifier le code]

Du VIIe au XIVe siècles :

Expansion de l'Empire ottoman[modifier | modifier le code]

Après Constantinople, Mehmed II, dit le Conquérant, soumet grâce à l'armée ottomane la Grèce, l'Albanie et la Serbie, mais sans réussir à conquérir Belgrade (1456), puis en 1477, la Bosnie et l’Herzégovine. Son successeur, le sultan Sélim Ier, vainc l’Irak, la Perse et plus tard l’Égypte.

Soliman le Magnifique[modifier | modifier le code]

Soliman le Magnifique monte sur le trône en 1521 et devient le plus grand des sultans ottomans. Il conquiert Belgrade en 1521, occupe Rhodes en 1520 où se trouvent les Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem qui se déplacent à Malte que Charles Quint leur donne. Il reçoit les régence d'Alger, de Tunis et Tripoli. Il assiège Vienne et défait le roi de Bohême et de Hongrie, Louis II, qui est tué en 1526. En 1529, l’armée turque conquiert Buda

En 1538, Charles Quint, le Pape, les Hospitaliers et Venise s’allient pour affronter la flotte turque au large de l’Albanie. Il n’en ressort aucun vainqueur jusqu'à la défaite de Lépante où les Européen prennent le dessus. Soliman s’allie avec la France qui dispose de nombreux intérêts commerciaux avec les Turcs.

D’importants succès sont obtenus grâce au corps de fantassins des Janissaires. Soliman meurt en 1566.

La Méditerranée et l'Empire ottoman – La bataille de Lépante[modifier | modifier le code]

Carte donnant la situation de l'Empire ottoman et de ses états vassaux (non-différenciés sur cette carte) en 1683.

Sélim II succède à Soliman et continue sa politique expansionniste. Ils sont les maîtres de la mer Méditerranée, grâce aussi à l’alliance avec la France.

En 1565, les Ottomans attaquent Malte, mais les Hospitaliers repoussent l’assaut et deviennent « le rempart de la Chrétienté [contre les Ottomans] ». Charles Quint, en 1535, lance contre les Turcs une croisade soutenue par le pape Paul III, les Portugais et les Hospitaliers. Il prend Tunis, libérant 20 000 prisonniers chrétiens. En 1541, il cherche à conquérir Alger, mais l’attaque échoue.

En 1570, les Turcs reprennent Tunis et assiègent Chypre, après avoir lancé un ultimatum à Venise. Ainsi, le , se conclut la « Sainte Ligue » entre l’Espagne, Venise, le pape Pie V, le duc de Savoie, l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, ainsi que d’autres républiques italiennes. En octobre, la Sainte Ligue se met en marche et, le 7, à la bataille de Lépante, obtient une victoire contre la flotte turque ; 80 navires turcs sont coulés, 130 capturés et 50 000 Turcs sont tués ou fait prisonniers. Pie V instaure alors la fête de Notre Dame des Victoires, fixée ensuite par Grégoire XIII comme fête de Notre Dame du Rosaire.

Les divisions des princes chrétiens favorisant un retour des musulmans, Venise abandonne la Sainte Ligue et conclut une paix séparée avec Sélim II.

En 1661, l’empereur Léopold d’Autriche tente de reconquérir la Hongrie, mais en vain, et en 1663, les Ottomans atteignent Presbourg et menacent Vienne. S’ensuit une nouvelle coalition qui obtient une victoire en 1664 contre les Turcs. Puis Vienne est à nouveau assiégée jusqu’à ce que, le , à Kahlenberg, en Autriche, les forces chrétiennes, sous la conduite du duc Charles V de Lorraine et du roi de Pologne, battent les Ottomans par une victoire totale.

Le nouveau sultan, Soliman II, capitule sur tous les fronts. Par l’accord de Karlowitz, en 1699, le Saint-Empire romain germanique s’attribue la Hongrie, la Croatie, la Transylvanie et la Slavonie; Venise s’octroie une grande partie de la Dalmatie, et la Pologne, d’autres régions plus au nord.

Après la défaite de Vienne, commence la décadence turque. Le , le prince Eugène de Savoie bat encore les Ottomans.

La Pologne, la Russie, l'Empire ottoman et les chrétiens orthodoxes et orientaux[modifier | modifier le code]

Carte donnant la situation de l'Empire ottoman en 1801.

Avec la chute de Constantinople et le mariage entre Ivan III et la fille du dernier empereur byzantin, la Russie se sent héritière historique du patrimoine orthodoxe byzantin et siège de la « troisième Rome ». Les tsars se considèrent comme les protecteurs des chrétiens orthodoxes. Plusieurs guerres les opposent au khanat de Crimée, vassal des Ottomans.

La République polono-lituanienne, qui étend sa souveraineté sur l'Ukraine, affronte l'Empire ottoman dans les guerres polono-turques. Après 1699, la Pologne, politiquement affaiblie par le régime de la Liberté dorée, ne constitue plus un danger pour les Ottomans.

Les guerres russo-turques, au contraire, représentent une menace grandissante. Pierre le Grand occupe brièvement Azov, sur la mer Noire, de 1696 à 1711, mais doit y renoncer. C'est Catherine II de Russie (1729-1796) qui impose l'hégémonie russe en Europe orientale : elle restaurer l’ancien Empire byzantin de Constantinople et chasser le sultan d’Istanbul. Les Russes vainquent les Turcs sur la Mer Noire en 1768, et détruisent leur flotte. En 1770, une flotte russe venue de la mer Baltique fait le tour de l'Europe et fait irruption dans la mer Égée, déclenchant une révolte des Grecs. La tsarine Catherine reconquiert l’Ukraine et la Crimée, mais ne réussit pas à reprendre Istanbul. En effet, les Turcs détruisent la flotte russe lors d’une nouvelle bataille sur la mer Noire et, en 1792, la tsarine doit signer le traité de paix de Jassy, qui modère ses projets.

Frises chronologiques[modifier | modifier le code]

À compter de 1300 :

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]