Traité de Londres (1840)

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Le Traité ou Convention de Londres du 15 juillet 1840, est signé par la Grande-Bretagne, la Prusse, la Russie et l'Autriche d'une part et l'Empire ottoman d'autre part. Il a pour but de mettre fin à la Deuxième guerre égypto-ottomane et obtenir la pacification du Levant.

Circonstances[modifier | modifier le code]

Depuis 1805 Méhémet Ali est maître de l'Égypte et cherche à s'émanciper du calife ottoman, son vassal . Les deux guerres de 1831-1833 et 1839-1841 tournent à l'avantage de l'Égypte et montrent la faiblesse de l'"Homme malade de l'Europe". La victoire égyptienne de Nezib le 24 juin 1839 face aux troupes de Mahmoud II entraîne une crise diplomatique sur la question d'Orient. Les grandes puissances craignent l'effet déstabilisateur d'un effondrement ottoman sur l'Europe. C'est alors que les quatre puissances européennes, écartant la France qui soutient Méhémet Ali dans l’espoir de s’assurer une influence en Palestine, se mettent d'accord pour freiner les ambitions de Méhémet Ali par la convention de Londres du 15 juillet 1840. Tenue à l'écart, la France subit « un Waterloo diplomatique » selon l'expression de Chateaubriand[1].

L'annonce de la conclusion de ce traité suscite en France une très vive colère et porte à son comble l'exaltation patriotique[2]

Le traité confirme la concession de l’Égypte à Méhémet Ali à titre héréditaire ; ce dernier reçoit en outre le pachalik d’Acre à titre viager à condition d’accepter dans les 10 jours la notification de l’accord. Méhémet Ali refuse de se plier aux conditions de l'accord de Londres. Une expédition de troupes britanniques et autrichiennes prend Beyrouth et Saint-Jean-d'Acre et tout le littoral en quelques semaines si bien que Méhémet Ali accepte la paix le 10 décembre 1840. Il doit abandonner toute la Syrie et la Crète et restituer d'Alexandrie la flotte ottomane qui avait fait défection.

Une convention internationale complète le traité de l'année précédente en garantissant la neutralité des Détroits en temps de paix et l'interdiction de la mer de Marmara aux navires de guerre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jérôme Louis, la crise du Proche-Orient de 1840 dans Champs de Bataille n°45
  2. Histoire de la Diplomatie française, Collectif, Perrin, 2005, p.557

Articles connexes[modifier | modifier le code]