Slavonie

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La Slavonie en Croatie.
La Slavonie.

La Slavonie (en croate et serbe : Slavonija ou Славонија avec alphabet cyrillique), est une vaste plaine agricole de Croatie. Cette plaine est limitée au nord par la Drave, au sud par la Save et à l'est par le Danube. La capitale de la région est Osijek, peuplée d'environ 115 000 habitants. Les autres villes de la plaine sont, entre autres, Slavonski Brod, Vinkovci, Vukovar, Pakrac et Djakovo. La Baranja (au nord d'Osijek), les vallées de la Save (Posavina), du Danube (Podunavlje) et de la Drave (Podravina) y sont traditionnellement rattachées.

Histoire[modifier | modifier le code]

La région s'est longtemps appelée Esclavonie et ses habitants Esclavons[1]. L'Esclavonie a formé jusqu'en 1849, avec la Croatie, une des annexes des États héréditaires hongrois. Sa capitale était alors Eszek.

Sous Auguste, il entre dans la Pannonie et porte alors le nom de Pannonia Savia. Probus, qui en est originaire, y fait développer la culture de la vigne. Plus tard, la région passe sous le joug des Byzantins. Envahie par les Avars et par les troupes de Charlemagne les pourchassant, elle se rétablit des ravages par une immigration issue de Dalmatie.

Au IXe siècle, la région est réunie à la Croatie, convertie au christianisme par Cyrille et Méthode. Elle résiste aux incursions bulgares mais au Xe siècle, tombe au pouvoir des Hongrois. Au début du XIe siècle, les Grecs la reprennent mais la perdent de nouveau en 1127. Ils s'en remparent en 1162 puis finalement l'abandonnent définitivement.

L'Esclavonie est alors gouvernée par des Bans locaux puis par des princes de la maison royale de Hongrie. En 1471, elle est envahie par les Turcs ottomans (1471-1476) puis en 1484 et 1524. Un traité signé en 1562 leur abandonne toute l'Esclavonie tandis que la Croatie reste à l'Autriche qui en est dépossédée en 1699 par le traité de Karlowitz[2].

Dans Le Baron perché d'Italo Calvino dont l'action commence en 1767, le narrateur évoque sa mère, appelée la Générale car étant la fille du général autrichien von Kurtewitz : « La Générale se remémora un camp où des soldats placés en sentinelle dans les arbres — je ne sais plus où c'était, en Esclavonie ou en Poméranie — avaient aperçu l'ennemi et permis d'éviter une embuscade »[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire universel françois et latin, vulgairement appelé Dictionnaire de Trevoux, Tome III sur Google Livres, 1738, p. 351-352.
  2. Dezobry et Bachelet, Dictionnaire de biographie, T. 1, 1878, p. 943-944.
  3. Italo Calvino, Le Baron perché, Paris, Éditions du Seuil, 1996 (Points), 283 pages, p. 38 (ISBN 2-02-028604-1)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]