Villelongue-dels-Monts

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Villelongue-dels-Monts
Image illustrative de l'article Villelongue-dels-Monts
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Céret
Canton Vallespir-Albères
Intercommunalité Communauté de communes des Albères et de la Côte Vermeille
Maire
Mandat
Christian Nifosi
2014-2020
Code postal 66740
Code commune 66225
Démographie
Gentilé Villelonguais, Villelonguaises
Population
municipale
1 644 hab. (2015 en augmentation de 16,35 % par rapport à 2010)
Densité 142 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 31′ 35″ nord, 2° 54′ 15″ est
Altitude Min. 36 m
Max. 1 030 m
Superficie 11,55 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.villelongue-dels-monts.com

Villelongue-dels-Monts est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Orientales en région Occitanie. Ses habitants sont appelés les Villelonguais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Villelongue-dels-Monts est située au sud-est du département des Pyrénées-Orientales et adossée au massif des Albères à 33 km de Perpignan, 18 km de la mer et 17 km de la frontière espagnole par Le Perthus.

D'une superficie de 1 155 hectares, le territoire présente une forme à la fois très étroite et très longue (2 km d'est en ouest et 8 km du nord au sud)[1].

Situation de la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Villelongue-dels-Monts[2]
Banyuls-dels-Aspres Brouilla Saint-Génis-des-Fontaines
Montesquieu-des-Albères Villelongue-dels-Monts[2] Laroque-des-Albères
L'Albère

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par trois voies structurantes : la RD618 vers Argeles-sur-Mer et Perpignan par la RN114, la RD11 permettant de rejoindre Montesquieu-des-Albères à l'ouest et Laroque-des-Albères puis Sorède à l'est et la RD11a selon un axe sud-nord vers la RD618.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Panneaux à l'entrée de Villelongue-dels-Monts

En catalan, le nom de la commune est Vilallonga dels Monts[4].

Villelongue-dels-Monts qui tient son nom du pic qui se dresse au-dessus du village, signifie « Villelongue-du-Mont ». Il en a été fait mention pour la première fois en 981. En effet, le monastère de Saint-Génis-des-Fontaines possédait un alleu à "Villalonga". Le vocable "Castrum Sancti Christophori" apparaîtra en 1095 pour désigner la forteresse construite sur ce pic rocheux.

Histoire[modifier | modifier le code]

Histoire du prieuré[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Prieuré Sainte-Marie du Vilar.
Le prieuré Sainte-Marie du Vilar.
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Vers 1089, des chanoines augustiniens fondent le prieuré Sainte-Marie au lieu-dit El Vilar. Les dernières fouilles archéologiques ont démontré une occupation du site dès le Néolithique. La situation présente en effet l'avantage d'être en hauteur et d'être difficile d'accès pour se prémunir des différents ennemis. Ainsi, lors de la reconquête du site par les Romains, une tour de surveillance sur la Via Domitia fut édifiée. Le site fut ensuite occupé par les Wisigoths qui construisirent plusieurs bâtiments permettant d'accueillir une petite garnison. La volonté de développer la Chrétienté au IXe siècle entraîna l'édification de nombreuses églises et abbayes dans les coins les plus reculés dont au Vilar. Ainsi, les moines réutilisèrent une enceinte fortifiée déjà dotée d'une église de l'époque carolingienne et en construisirent une nouvelle, ainsi qu'un cloître et un hospitalier pour les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle.

La construction, en 1202, d'une nouvelle église paroissiale placée sous le patronage de saint Étienne au pied du château pour une meilleure accessibilité (la première église était au sein de la forteresse) et pour accueillir un plus grand nombre de paroissiens. Les chanoines occupèrent le prieuré jusqu'en 1538.

Une vie de village qui s'était développée sur les vestiges des époques précédentes, périclita après le départ des religieux. Le prieuré fut alors sécularisé et le village rattaché à Villelongue-dels-Monts. Il devint un ermitage du diocèse d'Elne en 1688 et dont toute activité cessa à la Révolution française. Les habitants commencèrent à quitter le village pour Argelès-sur-Mer et les villages situés un peu plus bas dans la plaine comme Villelongue-dels-Monts permettant un certain essor démographique et économique. L'activité principale des habitants étaient la confection de produits sur la base de la végétation locale comme le micocoulier et le chêne liège issus des forêts denses des Albères.

Le prieuré fut alors vendu pour un usage agricole (l'église devint une grange). Au XIXe siècle, un berger acheta les terres qui recouvraient le prieuré et le village et fut ensuite laissé à l'abandon (l'église servit alors de bergerie). Une famille le rachète en 1993 et le restaure avec l'appui de nombreux bénévoles.(Source : Rapport de présentation - PLU de Villelongue dels Monts, Histoire du Roussillon)

Histoire de la commune[modifier | modifier le code]

En 1803, la commune absorbe sa voisine, Le Vilar[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Canton[modifier | modifier le code]

En 1790 la commune de Villelongue-dels-Monts est incluse dans le canton d'Argelès au sein du district de Céret. Elle est rattachée au canton de Laroque en 1793 puis revient au canton d'Argelès en 1801, dont elle a fait partie depuis[6]. À compter de mars 2015, la commune est incluse dans le nouveau canton de Vallespir-Albères.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1794 Raphaël Roque    
1794 1797 Sauveur Vigo    
1797 1800 Antoine Portes    
1800 1813 Raphaël Roque    
1813 1815 Joseph Guichet    
1815 1821 Joseph Ribes    
1821 1831 Joseph Guichet    
1831 1835 Jean Guichet    
1835 1842 Louis Galangau    
1842 1846 Jean Guichet    
1846 1848 Saturnin Blay    
1848 1850 Jean Guichet    
1850 1851 Pierre Badie    
1851 1856 Saturnin Blay    
1856 1870 François Durand    
1870 1874 Jean-Baptiste Vigo    
1874 1876 François Durand    
1876 1884 Jean-Baptiste Vigo    
1884 1888 Jean Claret Guichet    
1888 1894 Jean Cavaillé-Giralt    
1894 1896 Pierre Cavaillé-Paris    
1896 1900 Barthélemy Cavaillé    
1900 1907 Louis Galangau-Jourda    
1907 1914 Jean Boulet    
1914 1915 Paul Portes    
1915 1919 Jean Cavaillé    
1919 1929 Jean Boulet    
1929 1945 Antonin Monné    
1945 1953 Julien Galangau    
1953 1989 Robert Gazan    
1989 2001 François Oms    
mars 2001 réélu en 2008[7] et 2014[8] Christian Nifosi[9]    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1358 1365 1378 1424 1470 1515 1643 1709 1720
21 f 62 f 12 f 10 f 22 f 20 f 30 f 93 f 74 f
1730 1755 1767 1774 1789 1790 - - -
78 f 99 f 358 H 78 f 90 f 436 H - - -
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Notes :

  • 1358 : pour Vilar ;
  • 1365 : dont 22 f pour Vilar ;
  • 1378 : pour Vilar ;
  • 1424 : pour Vilar ;
  • 1470 : dont 4 f pour Vilar ;
  • 1515 : dont 4 f pour Vilar ;
  • 1553 : pour Vilar ;
  • 1709 : dont 8 f pour Vilar.

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[11].

En 2015, la commune comptait 1 644 habitants[Note 1], en augmentation de 16,35 % par rapport à 2010 (Pyrénées-Orientales : +5,02 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
278 261 389 463 487 475 461 496 521
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
495 440 454 450 470 514 505 533 520
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
524 512 506 508 508 506 503 456 528
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
437 408 513 749 831 1 069 1 230 1 384 1 608
2015 - - - - - - - -
1 644 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

La démographie communale est marquée par une certaine stabilité entre 1851 et 1975, oscillant d'un minimum de population à 408 en 1968 à un maximum de 533 en 1891 et alternant entre période de croissance et période de baisse sans accident majeur. La commune est toutefois touchée par l’exode rural dans les années 1950 et 1960. Mais on constate, à partir de 1975, le début d’un essor démographique. Sa population a en effet plus que doublée en 30 ans, passant de 513 habitants en 1975 à 1367 en 2007 (soit un taux de croissance annuel moyen supérieur à 3 %).

L'amélioration notable du dynamisme naturel (de - 1,14 % entre 1968 et 1975 à - 0,27 % entre 1990 et 1999), certes encore négatif, explique tout de même en partie la croissance soutenue de la population communale, malgré la diminution du nombre de nouveaux arrivants par rapport à la période 1975-1982.

La commune connaît donc :

  • d'une part une nouvelle attractivité à partir de 1975 et plus particulièrement à partir de 1990 avec le desserrement des premières couronnes de périurbanisation de Perpignan et la pression foncière et immobilière de ces dernières années.
  • d'autre part un quasi-équilibre entre le nombre de naissances et le nombre de décès laissant entrevoir une éventuelle amélioration du mouvement naturel.
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[13] 1975[13] 1982[13] 1990[13] 1999[13] 2006[14] 2009[15] 2013[16]
Rang de la commune dans le département 103 95 80 80 73 67 65 63
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale : 26 décembre[17] ;
  • Fête d'été : 3 août[17].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 29 093 €[18].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Villelongue-dels-Monts Blason Fascé d’or et de sable.
Détails
Blason de la famille d'Oms, ces armes sont données par le sceau apposé à un acte en date de 1632 émanant du bailli et des consuls de Villelongue[19]. La seigneurie de Villelongue, de la baronnie de Montesquieu, appartient à la famille d'Oms de 1390 à 1666[20].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Rapport de présentation - PLU de Villelongue-dels-Monts
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. « Plan séisme »
  4. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone, (lire en ligne)
  5. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9)
  7. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  8. [PDF] « Liste des maires du département des Pyrénées-Orientales à la suite des élections municipales et communautaires des 23 et 30 mars 2014 », sur http://la-clau.net
  9. Christian Nifosi est l'un des 500 élus ayant parrainé la candidature de José Bové à l'élection présidentielle de 2007, cf. Liste des citoyens ayant présenté les candidats à l'élection du Président de la République
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  13. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  14. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  15. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  16. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  17. a et b Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5066-7)
  18. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).
  19. Sagarra : sigillografia catalana n° 1697, Enregistré par la commission héraldique des Pyrénées-Orientales.
  20. Ruscino, 1920, page 25