Canton de Palluau

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Canton de Palluau
Canton de Palluau
Le canton dans le département de la Vendée (découpage de 1979 à 2015).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays-de-la-Loire
Département Vendée
Arrondissement(s) Les Sables-d’Olonne
Chef-lieu Palluau
Histoire de la division
Création
Modification(s) 9 brumaire an X ()

Disparition
Démographie
Population 12 267 hab. (2011)
Densité 59 hab./km2
Géographie
Altitude Min. 2 m
Max. 71 m
Superficie 206,67 km2

Le canton de Palluau est une ancienne division administrative française située dans le département de la Vendée et la région des Pays-de-la-Loire.

Créé en 1790, il est supprimé en à la suite d’un découpage cantonal opéré en 2014.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sous la Révolution française, pendant la mise en œuvre des décrets de l’Assemblée nationale concernant la division du royaume en 83 départements ( et ), un décret particulier du porte implicitement création du canton au sein du district[1] ; les textes de la Constituante sont par la suite ordonnés dans des lettres patentes de Louis XVI données le [2]. La division admet alors un chef-lieu fixé dans la municipalité de Palluau[3].

Le 7 prairial an VIII (), la commune de Grand’Lande est absorbée par celle de Palluau.

Le 1er vendémiaire an IX (), la commune de Saint-Paul est absorbée par celle de La Chapelle-de-Palluau.

Le maintien du canton est projeté dans la loi concernant la division du territoire de la République et l’administration du 28 pluviôse an VIII (). Aussi, en vertu de l’arrêté du 9 brumaire an X (), deux communes rejoignent le canton (Apremont et Falleron)[4].

En l’an XII, la commune de Saint-Paul est érigée à partir de parcelles de celle de La Chapelle-de-Palluau.

En 1806, la commune de Maché est érigée à partir de parcelles de celle d’Apremont. De même, la commune de Grand’Lande est érigée à partir de parcelles de celle de Palluau.

Les limites du canton sont modifiées après une loi du par laquelle sont attribuées aux communes de Legé et de Touvois (canton de Legé, arrondissement de Nantes, Loire-Inférieure) des parcelles de celle de Grand’Landes.

Le , la commune de La Chapelle-Palluau est associée à celle d’Aizenay (canton du Poiré-sur-Vie). Un décret pris en Conseil d’État le modifie les limites du canton de Palluau et de l’arrondissement des Sables-d’Olonne en soustrayant l’ancienne commune. Cependant, le , La Chapelle-Palluau est restaurée comme commune et réintègre le canton de Palluau.

Nombre de communes du canton
1803-1804 1806
6 5 4 6 7 9 8 9

Dénomination[modifier | modifier le code]

Le canton est créé le sous le nom de « canton de Palluau ».

Alors que l’arrêté du 9 fructidor an V () relatif à la dénomination des communes et arrondissements de justices de paix prescrit comme graphie officielle de la commune et du canton celle contenue dans les tableaux de division en justices de paix[5], l’arrêté du 9 brumaire an X () portant réduction des justices de paix du département de la Vendée attribue à la commune abritant le chef-lieu du canton le même nom[4]. Le canton conserve donc sa dénomination jusqu’à sa suppression.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Administrativement, le canton se situe au sein du département de la Vendée, dans le district des Sables-d’Ollonne de 1790 à 1795[3]. À partir de la loi concernant la division du territoire de la République et l’administration (), le canton relève du premier arrondissement départemental[6], baptisé, au sens de l’arrêté du 9 brumaire an X ()[4], « arrondissement des Sables-d’Olonne ».

Surfaces et altitudes[modifier | modifier le code]

Superficies et altitudes des communes du canton au [7],[8]
Commune Surface
(ha)
Altitude
(m)
Mini Maxi
Apremont 3 015 2 58
La Chapelle-Palluau 1 295 11 64
Falleron 2 906 22 69
Grand’Landes 2 032 20 71
Maché 1 816 10 62
Palluau 749 18 64
Saint-Christophe-du-Ligneron 4 215 15 69
Saint-Étienne-du-Bois 2 963 17 64
Saint-Paul-Mont-Penit 1 676 12 71

Composition[modifier | modifier le code]

Découpage du [modifier | modifier le code]

Commune Période Réf.
La Chapelle[a] 1790-1801 [α],[Cass. 1]
Grand’Lande[b] 1790-1800 [β],[Cass. 2]
Le Ligneron[c] 1801-2015 [γ],[Cass. 3]
Palluau
(chef-lieu)
1790-1801 [δ],[Cass. 4]
Saint-Étienne-du-Bois[d] 1790-1801 [ε],[Cass. 5]
Saint-Paul[e] 1790-1800 [ζ],[Cass. 6]

Découpage du 9 brumaire an X[modifier | modifier le code]

Commune Période Réf.
Apremont 1801-2015[f] [η],[Cass. 8]
La Chapelle-de-Palluau[a] 1801-2015[g] [α],[Cass. 1]
Falleron 1801-2015 [θ],[Cass. 9]
Palluau
(chef-lieu)
1801-2015[h] [δ],[Cass. 4]
Saint-Christophe[c] 1801-2015 [γ],[Cass. 3]
Saint-Étienne[d] 1801-2015 [ε],[Cass. 5]

Administration[modifier | modifier le code]

Le canton de Palluau est la circonscription d’élection d’un des membres du conseil général de la Vendée, désigné lors des élections cantonales.

Conseillers généraux successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Charles Martineau[DHV 1]   Notaire à Machecoul
Juge de paix du canton
Luc-Joseph Guinebauld de La Grossetière[DHV 2]   Propriétaire
Maire de Saint-Christophe-du-Ligneron (1848-1852)
Aimé Gibotteau[DHV 3]   Juge de paix du canton

(décès)[9]
Émile Pineau[DHV 4]   Propriétaire à Palluau
[10]
(décès)
Stéphane Halgan Monarchiste Fonctionnaire
Propriétaire à Falleron
Membre du Sénat (1879-1882),
élu dans la Vendée
Conseiller municipal de Nantes

(décès)
Emmanuel Halgan[DHV 5],[i] Monarchiste Propriétaire
Membre du Sénat (1885-1917),
élu dans la Vendée
Vacance du siège (1917-1919)
Arthus Boiscourbeau[DHV 6]   Notaire
Maire de Palluau (1896-1923)
Lucien Valéry[DHV 7] PDP Avocat
Maire de Saint-Étienne-du-Bois (1926-1952)
Membre de la Commission administrative de la Vendée (1941-1943)[11]
Nommé conseiller départemental en 1943[12]
Vacance du siège (1940-1945)[j]

(décès)
Lucien Valéry[DHV 7] MRP Avocat
Maire de Saint-Étienne-du-Bois (1926-1952)
Pierre Roy[DHV 8] RI Minotier
Maire de La Chapelle-Palluau (1945-1971)
Membre du Sénat (1963-1968),
élu dans la Vendée
Louis Roch[13] UDR
DVD
Vétérinaire
Maire de Palluau (1971-1989)
Président du syndicat intercommunal à vocation multiple
du canton de Palluau (1976-1991)
Président du district de Palluau (1991-2000)
Jacqueline Roy[14],[k] DVD Chauffeur-livreur
Maire du La Chapelle-Palluau (1989-2001)

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique des communes du canton de Palluau
1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856 1861
8 1529 7459 99210 96410 80711 44211 47111 23111 183
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
10 65910 54010 59010 62410 92211 14311 38011 57010 624
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
11 23910 2179 9969 7279 4468 9668 6198 5488 202
1975 1982 1990 1999 2006 2011 - - -
7 1378 0228 1688 60710 03412 267---
Recensements de population des communes du canton (de 1806 à 2011[l]).
(Sources : base Cassini)
Histogramme de l’évolution démographique

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b La commune prend le nom de La Chapelle-de-Palluau dans l’arrêté du 9 brumaire an X (), puis celui de La Chapelle-Palluau au cours du XIXe siècle.
  2. La commune prend le nom de Grand’Landes au cours du XIXe siècle.
  3. a et b La commune prend le nom de Saint-Christophe dans l’arrêté du 9 brumaire an X (), puis celui de Saint-Christophe-du-Ligneron au cours du XIXe siècle.
  4. a et b La commune prend le nom de Saint-Étienne dans l’arrêté du 9 brumaire an X (), puis celui de Saint-Étienne-du-Bois au cours du XIXe siècle.
  5. La commune prend le nom de Saint-Paul-Mont-Penit au cours du XIXe siècle.
  6. La commune de Maché est érigée à partir de parcelles de la commune d’Apremont en 1804. Elle demeure dans le canton de Palluau[Cass. 7].
  7. La commune de Saint-Paul est érigée à partir de parcelles de la commune de La Chapelle-de-Palluau en l’an XII. Elle demeure dans le canton de Palluau[Cass. 6].
  8. La commune de Grand’Lande est érigée à partir de parcelles de la commune de Palluau en 1806. Elle demeure dans le canton de Palluau[Cass. 2].
  9. Demi-frère de Stéphane Halgan, précédent conseiller général.
  10. Le conseil général est supprimé par le gouvernement de Pierre Laval.
  11. Belle-fille de Pierre Roy, conseiller général de 1952 à 1970.
  12. Le recensement de 1866 est le premier à tenir compte de l’amputation d’une partie du territoire du canton dans la commune de Grand’Landes, où des parcelles sont attribuées à des communes de la Loire-Inférieure (Legé et Touvois) en 1861. Seul celui de 1975 exclut le territoire de La Chapelle-Palluau (associée à Aizenay en 1972), qui appartient au canton du Poiré-sur-Vie de 1975 à 1979.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Commune de Chapelle-Palluau, La », [lire en ligne].
  2. « Commune de Grand’Landes », [lire en ligne].
  3. a et b « Commune de Saint-Christophe-du-Ligneron », [lire en ligne].
  4. a et b « Commune de Palluau », [lire en ligne].
  5. a et b « Commune de Saint-Étienne-du-Bois », [lire en ligne].
  6. « Commune de Saint-Paul-Mont-Penit », [lire en ligne].
  7. « Commune de Apremont », [lire en ligne].
  8. « Commune de Falleron », [lire en ligne].
  1. « Martineau, Benjamin-Charles », [lire en ligne].
  2. « Guinebauld de La Grostière, Luc-Joseph », [lire en ligne].
  3. « Gibotteau, Aimé-Alexandre-Prosper », [lire en ligne].
  4. « Pineau, Émile », [lire en ligne].
  5. « Halgan, Emmanuel-Léonce », [lire en ligne].
  6. « Boiscourbeau, Arthus », [lire en ligne].
  7. a et b « Valéry, Lucien », [lire en ligne].
  8. « Roy, Pierre-André », [lire en ligne].
  1. a et b « La Chapelle-Palluau » [lire en ligne].
  2. a et b « Grand’Landes » [lire en ligne].
  3. a et b « Saint-Christophe-du-Ligneron » [lire en ligne].
  4. a et b « Palluau » [lire en ligne].
  5. a et b « Saint-Étienne-du-Bois » [lire en ligne].
  6. a et b « Saint-Paul-Mont-Penit » [lire en ligne].
  7. « Maché » [lire en ligne].
  8. « Apremont » [lire en ligne].
  9. « Falleron » [lire en ligne].
  • Autres références
  1. « Suite des décrets sur la division du royaume », dans Collection générale des décrets rendus par l’Assemblée nationale, vol. 2, t. 11, Paris, Chez Baudouin, (lire en ligne), p. 42-43.
  2. Lettres-patentes du roi sur décrets de l’Assemblée nationale des 15 janvier, 16 et 26 février 1790, qui ordonnent la division de la France en quatre-vingt-trois départements, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), p. 42-43.
  3. a et b Louis-Marie Prudhomme, Dictionnaire géographique et méthodique de la République française en CXX départemens, vol. I, Paris, éditions Louis-Marie Prudhomme, , 673 p. (OCLC 715881089, lire en ligne), p. 216-220.
  4. a b et c « Arrêté portant réduction des justices de paix du département de la Vendée (no 1017) », Bulletin des lois de la République française, Imprimerie nationale, no 133,‎ pluviôse an x, p. 428-432 (lire en ligne).
  5. Claude Motte, Isabelle Séguy, Christine Théré et Dominique Tixier-Basse (coll.) (préf. Gérard Lang), Communes d’hier, communes d’aujourd’hui, les communes de la France métropolitaine (1801-2001) : Dictionnaire d’histoire administrative, Paris, Institut national d’études démographiques, coll. « Classiques de l’économie et de la population », , 406 p. (ISBN 2-7332-1028-9), p. 31-32.
  6. « Loi concernant la division du territoire de la République et l’administration (no 115) », Bulletin des lois de la République française, Imprimerie nationale, no 17,‎ brumaire an ix, p. 89-90 (lire en ligne).
  7. Institut national de l’information géographique et forestière (IGN), Répertoire géographique des communes, 2015.
  8. Géofla, version 2.2, base de données de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la France métropolitaine, 2016 [lire en ligne].
  9. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6218648b/f2.image.r=canton
  10. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62186772/f3.image.r=canton?rk=3669546;0
  11. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9615822f/f7.item.zoom
  12. Journal officiel de la République française. Lois et décrets, parution 24 mars 1943, (https://gallica.bnf.fr/services/image/highlighter/ark:/12148/bpt6k96143106/f6.image.r=canton%20.highreslire en ligne]).
  13. Sylvie Ribot, « Nécrologie : Louis Roch est décédé », Ouest-France,‎ .
  14. Philippe Gilbert, « L’élue cantonale Jacqueline Roy tire sa révérence avec élégance », Ouest-France,‎ .

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]