Meng Wanzhou

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Meng Wanzhou
Meng Wanzhou at Russia Calling! Investment Forum.jpg
Fonctions
Vice-présidente (d)
Directrice financière
Biographie
Naissance
Nom dans la langue maternelle
孟晚舟Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Huazhong University of Science and Technology (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Père
Parentèle
Meng Dongbo (d) (grand-père maternel)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour

Meng Wanzhou (en chinois : 孟晚舟), aussi connue sous les noms de Sabrina Meng et de Cathy Meng, est une femme d'affaires chinoise, née le à Chengdu. Vice-présidente du conseil d'administration et directrice financière de la société Huawei, elle a été arrêtée le 1er décembre 2018 au Canada, à la demande de la justice américaine, remise en liberté sous caution, mais elle risque d'être extradée vers les États-Unis.

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

Meng Wanzhou est née en 1972, en pleine révolution culturelle chinoise, à Chengdu, dans la province du Sichuan. Elle est la fille de Ren Zhengfei, fondateur de la plus grande société privée de Chine, le géant des télécommunications Huawei, et de sa première femme, Meng Jun[1].

Après de premières études, jusqu'en 1992, elle travaille pendant un an à la China Construction Bank avant de rejoindre Huawei, une entreprise récemment fondée (en 1987) par son père, pour y travailler comme secrétaire. Elle reprend des études supérieures en comptabilité en 1997 et obtient une maîtrise à la Huazhong University of Science and Technology. Revenant poursuivre son parcours professionnel au sein de Huawei, elle en devient vers 2010 directrice financière, et, en mars 2018, vice-présidente du conseil d'administration[1],[2]. Elle s'est mariée à un employé de longue date de Huawei et a eu deux enfants avec lui. Son mari a quitté Huawei, où il était devenu directeur commercial principal, pour prendre la présidence du conseil de la Shenzhen Qingfu Investment Company[3]. Elle est présentée comme une héritière potentielle de la direction de cette entreprise[4]. En 2017, le magazine Forbes la classe au huitième rang de sa liste des femmes d'affaires les plus remarquables de Chine[5].

Le secrétaire à la Sécurité intérieure des États-Unis, Kirstjen Nielsen, le procureur général par intérim, Matthew Whitaker, le secrétaire au Commerce, Wilbur Ross, et le directeur du FBI, Christopher Wray, en 2019, annoncent des chefs d'accusation contre Wanzhou Meng et Huawei

Le , Meng est arrêtée au Canada à la demande des États-Unis pour avoir prétendument fraudé plusieurs institutions financières, en violation des interdictions imposées par les États-Unis de traiter avec l'Iran[4]. Elle est remise en liberté, sous caution, le 12 décembre, mais reste en attente d’une éventuelle décision d’extradition, examinée en février[6].

Le 28 janvier 2019, le gouvernement federal des États-Unis annonça quelques accusations criminelles contre Huawei, la filiale américaine de Huawei, et une entreprise Skycom (accusé d'être une filiale iranienne de Huawei)[7]. Ainsi Meng Wanzhou a utilisé deux sociétés écrans, Skycom et Canicula Holdings, pour vendre des équipements télécoms à l'Iran en 2010, en contravention des sanctions. Avec ces mêmes artifices, Huawei aurait commercé avec la Syrie jusqu'en 2017[8].

Il y a eu quatre accusations criminelles contre Meng Wangzhou: de fraude bancaire, de fraude électronique et de complot en vue de commettre à la fois une fraude bancaire et une fraude électronique.[9],[10],[11].

Le 1er mars 2019, le ministère de la Justice canadien a délivré un arrêté introductif d’instance, commençant officiellement le processus d’extradition dans le cas[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Raymond Zhong, « Meng Wanzhou Was Huawei’s Professional Face, Until Her Arrest », The New York Times,‎ (lire en ligne)
  2. (en) « Huawei’s Arrested CFO Rose Through Ranks Despite Father's Rebuke », Bloomberg,‎ (lire en ligne)
  3. « Les 20 ans de carrière de Meng Wanzhou chez Huawei », Epoch Times,‎ (lire en ligne)
  4. a et b Alain Frachon, « L’affaire Huawei touche à la rivalité stratégique entre la Chine et les Etats-Unis », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  5. (zh) « 2017福布斯中国最杰出商界女性排行榜 », Forbes,‎ (lire en ligne)
  6. Anne Pélouas, « Affaire Huawei : le casse-tête chinois de Justin Trudeau », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  7. [1]
  8. Julie Zaugg Huawei, l'empire sous pression Les Échos, 25 avril 2019
  9. Stéphane Parent, « C’est officiel! Meng Wanzhou ciblée par la justice américaine qui présente au Canada une demande d’extradition », sur RCI,
  10. « Chinese Telecommunications Conglomerate Huawei and Huawei CFO Wanzhou Meng Charged With Financial Fraud », sur U.S. Department of Justice,
  11. Arnaud Leparmentier, « Huawei : l’administration Trump met en scène l’inculpation de l’entreprise chinoise », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  12. « Extradition concernant le cas de Mme Meng Wanzhou », Ministère de la Justice Canada,