Friesen

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Friesen
La mairie.
La mairie.
Blason de Friesen
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Altkirch
Canton Hirsingue
Intercommunalité Communauté de communes du Canton de Hirsingue
Maire
Mandat
Claude Geiger
2008-2014
Code postal 68580
Code commune 68098
Démographie
Population
municipale
607 hab. (2011)
Densité 72 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 33′ 57″ N 7° 09′ 03″ E / 47.5658, 7.1508 ()47° 33′ 57″ Nord 7° 09′ 03″ Est / 47.5658, 7.1508 ()  
Altitude Min. 345 m – Max. 417 m
Superficie 8,42 km2
Localisation

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Friesen

Friesen est une commune française rurale située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace.

Ses habitants portent le nom de Friesenois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Friesen est un village situé au cœur de la Vallée de la Largue, sur la route allant de Seppois-le-Bas à Dannemarie. L'altitude du village va de 345 à 417 mètres. Il se situe à 12 km d'Altkirch, la capitale du Sundgau. Friesen est également limitrophe de la région Franche-Comté, et proche de la frontière suisse.

Les communes à proximité de Friesen sont Hindlingen (1,1 km), Ueberstrass (1,5 km), Largitzen (2,86 km), Strueth (2,9 km) et Fulleren (3,1 km)[1]. La grande ville la plus proche est Mulhouse, située à 24,6 km de Friesen.

Le village est à proximité du parc naturel régional des Ballons des Vosges ainsi que du Bois de Hirtzbach (4,2 km).

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Friesen est traversée par la rivière La Largue, la rivière La Suarcine et le ruisseau de Largitzen, le ruisseau de l'Etang et le Bas ruisseau de l'Etang Krumm.

Histoire[modifier | modifier le code]

Pendant le Moyen Âge, Friesen faisait partie de la « mairie de la Largue », qui regroupait une dizaine de villages, administrés par un « maire » nommé par la Seigneurie d'Altkirch. Celle-ci dépendait du comté de Ferrette (devenu hasbourgeois à partir de 1324). Certaines publications citent le château de Friesen. Tout porte à croire qu'il s'agissait d'une « maison forte », mentionnée au début du XIVe siècle, c'est-à-dire d'un bâtiment construit en pierre, protégé par un fossé rempli d'eau.

Les guerres de religion du XVIe siècle ont épargné le Sundgau habsbourgeois et catholique. Par contre, Friesen et les trois villages limitrophes formant la paroisse éponyme connurent les horreurs de la Guerre de Trente Ans. À la fin de la guerre, il ne restait que 110 habitants dans les quatre communautés, alors qu'ils étaient 640 auparavant. Ceux qui avaient échappé aux massacres s'étaient réfugiés surtout en Suisse. Le Sundgau devint français en 1648. Louis XIV favorisera l'immigration pour redonner vie au pays dévasté. Dans la vallée de la Largue, la plupart des immigrants fut d'origine helvétique. C'étaient bien souvent des gens fuyant leur pays pour des raisons religieuses (anabaptistes, protestants), politiques ou économiques (la survie y était difficile). On trouvera ainsi de nombreux domestiques, bergers, charbonniers, qui sauront très vite s'intégrer et se fondre dans la population locale.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Friesen

Les armes de Friesen se blasonnent ainsi :
« D'azur à la bêche d'or en pal. »[2]

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Claude Scherrer SE Instituteur
mars 2008 en cours Claude Geiger SE Exploitant agricole
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 607 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
511 474 484 529 619 570 632 671 688
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
680 676 717 671 623 639 630 623 619
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
558 548 537 522 543 500 456 470 471
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
537 528 552 536 585 594 550 526 597
2011 - - - - - - - -
607 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4])
Histogramme de l'évolution démographique

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Friesen dispose d'infrastructures multiples. Outre une caserne de pompiers, on peut y trouver une Hall des Sports (la plus grande salle de la vallée), une école, une église, une maison forestière et un presbytère. Côté loisirs, la commune dispose d'un terrain de tennis, d'un terrain de pétanque et d'un stade de foot. En 2010, un Bike Park a également vu le jour. De plus, la commune est traversée par une piste cyclable qui relie Pfetterhouse à Mulhouse et par un sentier de Grande Randonnée.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre et Saint-Paul

Friesen a conservé une cinquantaine de bâtiments à pans de bois, dont la construction s'échelonne entre 1497 et 1878. La ferme monobloc de 1497-1500, située au cœur du village au no 49 de la rue Principale, représente, expertisée par dendrochronologie, la plus ancienne maison paysanne d'Alsace.

La commune de Friesen, la Communauté des communes du canton de Hirsingue et un établissement bancaire ont permis d'éditer un guide de visite du patrimoine bâti. Élaboré par Daniel Rouschmeyer et Maurice Gross, cet opuscule, disponible en français et en allemand, décrit vingt quatre maisons à colombage qui illustrent les différents styles de construction.

À noter[modifier | modifier le code]

Friesen compte deux piscicultures, ce qui fait du village, la "capitale de la carpe frite", spécialité du Sundgau.

La commune fait partie des villes et villages fleuris. Une fleur lui a été décernée.

Musée proche aux alentours de Friesen[modifier | modifier le code]

* le Musée Sundgauvien d'Altkirch.

Monuments Historiques aux alentours de Friesen[modifier | modifier le code]

* A Réchésy : la Chapelle du cimetière qui date du Moyen Age et une ferme du XVIIIe siècle, propriété privée.

* A Dannemarie : la Motte féodale dite motte de Manspach, du Moyen Age, propriété privée.

* A Hirtzbach : le Château de Reinach, de la première moitié du XVIIIe siècle et du premier quart du XIXe siècle, ainsi que le Parc de Reinach, propriétés privées.

* A Courtelevant, le Moulin Marion, qui date du milieu du XIXe siècle, propriété privée.

* A Altkirch :

- l'ancienne maison du Bailli qui date du XVIe. Elle est remarquable pour son garde-corps en fer forgé, ses toitures et sa tourelle avec escalier en vis. Elle appartient à la commune.

- l'Eglise Saint-Morand, construite au XIIe, XIVe, XVIe et XVIIIe siècles. C'est la propriété de la commune.

- la Fontaine de la Vierge date du XVe et XIXe siècles, propriété de la commune.

- l'Hôpital Saint-Morand, du troisième quart du XVIIIe siècle et du deuxième quart du XIXe siècle, qui est la propriété de la commune.

- l'Hôtel de Ville, de la fin de XVIIIe siècle.

- Différentes maisons du XVIe et XVII siècles, dont l'une a un motif sculpté au-dessus de la porte dans la tourelle d'escalier.

- la Vieille porte de ville qui date du quatrième quart du XVIIIe siècle et du XIXe siècle.

Appellation d'Origine Contrôlée (AOC) et Label (IGP)[modifier | modifier le code]

Sur le territoire de la commune on a l'AOC pour le Munster ainsi que les Indications géographiques protégées (IGP) pour les Volailles d'Alsace, le Miel d'Alsace, la Crème fraîche fluide d'Alsace et les Pâtes d'Alsace[5].

* A Réchésy : la Chapelle du cimetière qui date du Moyen Age et une ferme du XVIIIe siècle, propriété privée.iétaire : Propriété d'une personne privée

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]

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