Courtavon

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Courtavon
Courtavon
La mairie-école.
Blason de Courtavon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Collectivité territoriale Collectivité européenne d'Alsace
Circonscription départementale Haut-Rhin
Arrondissement Altkirch
Intercommunalité Communauté de communes Sundgau
Maire
Mandat
François Walch
2020-2026
Code postal 68480
Code commune 68067
Démographie
Gentilé Courtavonnais
Population
municipale
361 hab. (2018 en augmentation de 2,56 % par rapport à 2013)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 27′ 41″ nord, 7° 11′ 53″ est
Altitude Min. 417 m
Max. 663 m
Superficie 9,6 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton d'Altkirch
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Courtavon
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Courtavon

Courtavon est une commune française située dans la circonscription administrative du Haut-Rhin et, depuis le , dans le territoire de la Collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Ses habitants sont appelés les Courtavonnais et les Courtavonnaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Courtavon est une commune limitrophe entre la France et la Suisse dans le Sundgau. La commune est voisine d'Oberlarg à l'est, de Liebsdorf et de Pfetterhausen au nord, de Bonfol et de Vendlincourt à l'ouest et de Levoncourt au sud.

En 1888, Courtavon est situé sur la frontière linguistique alsacienne, côté francophone[1].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Courtavon est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. La commune est en outre hors attraction des villes[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (48,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (50,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (47,2 %), zones agricoles hétérogènes (32,6 %), terres arables (16,1 %), zones urbanisées (4,1 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Du latin Cortem (actuels -court) + nom de personne germanique Hado(n)[9].
  • Cortamund en 1179, Corchaton en 1286, Ottendorf en 1345[10], Coutchavon au XIXe siècle, Courtavon en 1793, Ottendorf (période 1871-1918).
  • En allemand : Odendorf[10], en alsacien : Ottederf, en patois ajoulot : Cotchavon.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une motte féodale, peut-être du XIIIe siècle, est repérée par M. Salch, à mettre en rapport avec une famille noble, les Cherbou de Courtavon.

Une Wasserburg est mentionnée dans plusieurs aveux de fiefs à la fin du XVe siècle. Après avoir appartenu aux Morimont, elle passe aux Vignacourt. Elle a souffert des destructions de la part des suédois en 1633

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Courtavon

Les armes de Courtavon se blasonnent ainsi :
« D'argent à trois fleurs de lys à pied nourri de gueules. »[11]

Maire actuel WALCH François

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[13].

En 2018, la commune comptait 361 habitants[Note 2], en augmentation de 2,56 % par rapport à 2013 (Haut-Rhin : +0,82 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
433480497487570613617595600
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
523543580556561541489473460
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
461523490415405351344343303
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
304301292274290326357333364
2018 - - - - - - - -
361--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 2020 En cours François Walch [16]    
Les données manquantes sont à compléter.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La chapelle du cimetière et l'ancienne église Saint-Jacques-le-Majeur et Saint-Christophe
L'église Saint-Jacques et Saint-Christophe.

De la chapelle du cimetière (ancienne église paroissiale de Saint-Jacques-le-Majeur et Saint-Christophe), il ne reste que le chœur et est attestée de 1302. Elle a été détruite par le feu en 1632, reconstruite ou restaurée, consacrée par l'évêque de Bâle Jean Claude Roggenbach, le 23 mai 1684. Elle avait un clocher sur la façade principale qui a sérieusement été endommagée par la foudre en 1805 et restaurée en 1808, le clocher et la nef ont été détruits. La nouvelle église, au centre du village, est consacrée en 1865. De nouvelles restaurations en 1925 et 1969 ont remonté le sol, l'arche de la porte d’entrée est gravée d'une inscription en latin commémorant la destruction par la foudre et la restauration de 1808.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Hess (1862-1926), explorateur né à Courtavon.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (de) Constant This, Die deutschfranzoesische Sprachgrenze im Elsass, Straßburg, 1888.
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. Toponymie générale de la France: Tome 2, Formations non-romanes-Ernest Nègre.
  10. a et b Dictionnaire topographique du département du Haut-Rhin - Georges Stoffel (1868)
  11. Archives Départementales du Haut-Rhin
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  16. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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