Panzergrenadier


Le terme Panzergrenadier ⓘ (au pluriel Panzergrenadiere)[A 1] désigne, dans les forces armées des pays de langue germanique, et notamment dans la Bundeswehr allemande, la Bundesheer autrichienne et l'Armée suisse, l'infanterie mécanisée qui accompagne les chars. Les Panzergrenadiers sont principalement équipés de véhicules de combat d'infanterie (VCI) plus lourdement armés et mieux protégés que les véhicules de transport de troupe qui équipent l'infanterie motorisée. Ils peuvent combattre en restant à bord de leurs engins en utilisant des sabords pour leurs armes individuelles ou bien à pied après avoir débarqué.
Le terme apparaît en 1942 pour décrire l'infanterie spéciale des divisions blindées (Panzerdivisionen) allemandes. Avant cette date ces fantassins étaient simplement appelés Schützen (tireurs - ou soldats - en allemand) mais, à la suite d'une décision d'Hitler, tous les fantassins allemands deviennent des Grenadiers et les "Schützen" des panzerdivisions, des Panzergrenadiers.
Alors que l'infanterie motorisée des autres pays se déplace en véhicule mais combat à pied, les panzergrenadiers allemands, quand ils sont dotés d'engins blindés semi-chenillés SPW[A 2] peuvent accompagner les chars quelle que soit la nature du terrain et combattre sans débarquer. En cela, ils sont les précurseurs de l'infanterie mécanisée moderne. Cependant, l'Allemagne n'arrive pas à produire le SPW en quantités suffisantes et la majorité des unités de panzergrenadiers sont équipées de camions.
Enfin, le terme est également employé à partir de 1943 pour désigner les anciennes divisions d'infanterie motorisée qui reçoivent un bataillon blindé et deviennent des divisions de Panzergrenadiers (Panzergrenadierdivisionen). La différence entre les deux types de division (Panzer et Panzergrenadier) s'amenuise au cours de la guerre et disparaît pratiquement en 1945.
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Wehrmacht (1935-1945)
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Rappel historique
[modifier | modifier le code]Apparu pendant la Première Guerre mondiale le tank est le sujet de nombreuses études pendant l'entre-deux-guerres[A 3]. Un débat oppose notamment les partisans du char d'infanterie, utilisé comme appui de cette dernière et évoluant à sa vitesse, à ceux qui pensent que - pour employer une image - ce n'est pas le char qui doit accompagner l'infanterie mais le contraire. Dans cette optique, il faut créer, au sein même des formations blindées, des unités d'infanterie (mais aussi d'artillerie et de génie[A 4]) capables de se déplacer avec les tanks sur tous les types de terrains, à la même vitesse qu'eux, et de combattre à leurs côtés, en étroite collaboration avec l'aviation. Ces formations mixtes peuvent alors percer le front ennemi pour réaliser des encerclements ou des actions dans la profondeur. En Allemagne, cette idée est défendue par un groupe d'officiers dont le plus connu est le général Guderian[A 5]. La doctrine qu'ils élaborent donnera la victoire à l'Allemagne nazie au début du conflit suivant : c'est la Blitzkrieg (guerre éclair).
Alors que les alliés ne déploient - au mieux - que des unités d'infanterie motorisée[A 6], l'Allemagne développe par la suite le concept d'infanterie mécanisée : dans les bataillons qui sont dotés de blindés semi-chenillés SPW[A 2], les Panzergrenadiers peuvent accompagner les chars sur presque tous les terrains et combattre à partir de leurs véhicules. Ces bataillons sont cependant peu nombreux et les Panzergrenadiers restent majoritairement équipés de camions pendant le conflit.
Le concept du char d'infanterie reste cependant très largement appliqué par tous les belligérants tout au long du conflit[A 7]. Dans la Wehrmacht, ce rôle est principalement tenu par le canon d'assaut ou Sturmgeschütz[1],[A 8], plus facile à produire et moins coûteux.
Les divisions rapides : Panzer et Infanterie motorisée
[modifier | modifier le code]Les divisions Panzer et leur infanterie
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Créées à partir d'octobre 1935[2], les Panzerdivisions[A 1] (en abrégé, PzDiv) sont des formations interarmes - c'est-à-dire qui associent chars, infanterie, génie[A 4] et artillerie. Leur format évolue tout au long de la guerre. Ainsi, lors des campagnes de 1939 et 1940, une division blindée compte généralement deux régiments de chars et un régiment d'infanterie[A 9].
À partir du milieu de l'année 1940, cette proportion va s'inverser. En effet dix nouvelles divisions blindées sont créées, ce qui permet de doubler leur nombre avant l'attaque de l'URSS[3]. Mais comme le nombre total de chars ne change pas, la Panzerdivision type 1941 ne comprend désormais plus qu'un seul régiment blindé tout en gagnant un régiment d'infanterie supplémentaire[4],[A 10].
Dans les panzerdivisions, les fantassins sont appelés Schützen[5] (en allemand, le mot Schütze décrit un tireur ou un simple soldat). Ils doivent pouvoir se déplacer à la même vitesse que les panzers afin de les protéger puis de préparer et d'accompagner leur engagement. Lors d'une offensive, leur mission est de "nettoyer" les poches de résistance que les chars ont contournées. Ils doivent également protéger ces derniers des fantassins ennemis qui essaient de les détruire avec des armes à courte portée (fusil antichar, grenades, charges creuses portables et autres cocktails Molotovs). Enfin dans certains cas, ils les précèdent - avec les démineurs - pour préparer le terrain ou pour détruire les armes antichars ennemies[6]. Pour cela, ils sont dotés de camions, de motocyclettes et de véhicules semi-chenillés non blindés. À partir de 1939, ils commencent à recevoir leurs premiers semi-chenillés blindés : les SPW[7],[A 2].
Les divisions d'infanterie motorisée
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La création en 1937 des quatre premières divisions d'infanterie motorisée (Infanterie Divisionen - motorisierte abrégé en Infanterie Divisionen (mot))[8] constitue une étape importante. Ce sont des divisions d'infanterie - donc sans chars - mais elles sont dotées de leurs propres véhicules et sont donc extrêmement mobiles. Leur principale mission est d'accompagner les divisions blindées en protégeant leurs flancs et leurs arrières lorsqu'elles percent le front ennemi[A 11]. Treize autres divisions motorisées seront créées entre 1937 et 1943[9] mais, comme dans les autres armées de cette époque, la grande majorité des divisions d'infanterie allemandes ne disposent pas de leurs propres véhicules[A 12],[A 13].
Au début du conflit, les divisions d'infanterie motorisée comprennent trois régiments d'infanterie. Ce nombre est réduit à deux après la campagne de Pologne pour faciliter leur emploi en les rendant moins massives[10].
Les Schnelle Truppen
[modifier | modifier le code]Les divisions blindées et les divisions d'infanterie motorisée n'appartiennent pas à la même branche de l'armée de terre (Heer) mais elles sont connues collectivement sous l'appellation de Schnelle Truppen (littéralement forces - ou troupes - rapides). Dès 1938, Hitler donne au général Guderian la responsabilité du développement des tactiques de ces unités ainsi que de leur l'entraînement[8]. L'Allemagne crée notamment des corps d'armée blindés (même s'ils ne portent pas encore ce nom) qui associent les deux types de division[11].Les forces rapides restent cependant confrontées pendant toute la durée de la guerre au double problème du manque de camions et de la multiplication du nombre de modèles en service. La division Panzer Lehr illustre bien le problème : en 1944, elle possède 96 modèles différents de camions ! [12]
Les Panzergrenadiers dans les divisions blindées
[modifier | modifier le code]Du Schütze au Panzergrenadier
[modifier | modifier le code]En 1942, Hitler décide que tous les fantassins allemands seront dorénavant appelés grenadiers, en hommage à l'armée du roi prussien Frédéric II[13], qu'il admire particulièrement. En conséquence, les Schützen des régiments d'infanterie des divisions Panzer sont renommés Panzergrenadiers en juillet 1942[14],[A 14].
Dans les divisions d'infanterie motorisée, les régiments d'infanterie (Infanterie Regimenter (mot.)) sont simplement renommés régiments de grenadiers motorisés (Grenadier Regimenter (Mot.)), nom qu'ils conserveront jusqu'à la fin de 1944[15] avant de devenir à leur tour des régiments de panzergrenadiers.
Des Schnelle Truppen aux Panzer Truppen
[modifier | modifier le code]En mars 1943, Hitler rappelle le général Guderian, qui avait été relevé de son commandement à la suite de l'échec de l'offensive sur Moscou en décembre 1941 et lui confie le poste d'Inspecteur général de l'arme blindée (Panzerwaffe). À ce poste, il en supervise l'organisation et il tente d'en rationaliser la production et l'emploi[2],[A 15]. À partir du mois d'avril, le terme Schnelle Truppen est remplacé par celui de Panzer Truppen[16],[17].
Ces formations, qui avaient joué un rôle essentiel dans la Blitzkrieg, conservent une importance majeure pendant toute la deuxième partie de la guerre comme réserves mobiles déplacées tout au long des fronts lorsqu'une crise surgit. Les divisions blindées de la Waffen-SS, comme la division Großdeutschland de l'armée sont d'ailleurs rapidement surnommées les "pompiers du IIIe Reich"[18],[19].
Uniforme, armement, équipement et tactiques des Panzergrenadiers
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Dans la Wehrmacht, chaque Arme (infanterie, cavalerie, blindés, artillerie etc.) est identifiée par sa couleur (Waffenfarbe), qui apparaît notamment sur le passepoil des pattes d'épaule de ses uniformes. Pour les Panzergrenadiers c'est le "vert-prairie" (wiesengrün). Cependant, pour des raisons de tradition, certaines de leurs unités ont conservé jusqu'à la fin de la guerre la couleur de leur arme d'origine, soit le rose de l'arme blindée, le blanc de l'infanterie ou le jaune de la cavalerie[20].
Les Panzergrenadiers sont mieux dotés en armement que l'infanterie conventionnelle, avec notamment deux mitrailleuses MG34 ou MG42 pour chaque groupe, au lieu d'une seule dans le reste de l'infanterie[21],[A 16].
Ils sont également mieux dotés en équipements de communication, ce qui leur permet d'exploiter pleinement leur mobilité et leur rapidité - et de coordonner leur action avec les autres armes et avec l'aviation[22].


Le moyen de transport principal des Panzergrenadiers est le camion, qui équipe la grande majorité des unités. En effet, alors que le terme de Panzergrenadier est généralement associé à l'image classique de soldats sautant de leur semi-chenillé SPW[A 2], ce véhicule, entré en service en 1939, n'équipe au début qu'une ou deux compagnies (sur quatre ou cinq) dans les rares bataillons qui en disposent. Par la suite, la Wehrmacht choisit de les concentrer dans des bataillons mécanisés (gepanzerte - littéralement cuirassés) mais, comme leur production est insuffisante[A 17], elle ne pourra généralement en équiper qu'un seul dans chaque Panzerdivision[23],[A 18]. Les trois autres bataillons, dotés de camions, sont qualifiés de motorisierte (motorisés). Le pourcentage de bataillons mécanisés augmente légèrement pendant la guerre mais reste faible. Ainsi, en 1945, sur environ 220 bataillons de Panzergrenadiers, moins d'une quarantaine - soit moins de 20 % du total - sont dotés de SPW[24].
Les SPW peuvent accompagner les chars sur presque tous les terrains. Ils sont dotés d'un blindage léger (8 à 15 mm) et sont armés d'une mitrailleuses (les fantassins embarqués en mettent en œuvre deux de plus). Le Panzergrenadier reste le plus possible dans son véhicule pour profiter de sa mobilité et de sa protection[25]. Cependant, il débarque pour combattre lorsque l'ennemi est proche[A 19]. Le bataillon qui en est équipé dispose, en plus de ses véhicules de transport de troupe SdKfz 251/1, de nombreuses variantes spécialisées, équipée de canons, de mortiers, de lance-roquettes et de lance-flammes[26],[A 20], ce qui lui confère une puissance de feu considérable. Enfin, à partir de 1943, chacun des deux régiments de Panzergrenadier d'une division blindée possède également une compagnie dotée d'une demi-douzaine de canons d'infanterie automoteurs de 150 mm 15 cm sIG 33 (Sf), surnommés "Grille" (grillon - prononcé "grileu")[A 21]. Ces pièces qui, comme leur nom l'indique, appartiennent aux régiments d'infanterie, complètent l'action des canons - automoteurs (Hummel ou Wespe) ou tractés - du régiment d'artillerie de la division.

L'essieu non-moteur à l'avant du SPW limite ses performances en tout-terrain et constitue de plus un point faible[27]. Dès la fin de 1942, l'étude d'un véhicule entièrement chenillé est engagée. Elle débouche sur des contrats préliminaires attribués à Auto-Union et à Böhmisch-Mährische Maschinenfabrik (BMM) qui livrent des prototypes en 1943 sous le nom de code de Kätzchen (chaton). Des essais seront conduits au début de 1944 mais ne déboucheront pas sur une production de série[28],[A 22].
Au combat, la division blindée constitue généralement un gepanzerte Kampfgruppe (groupe de combat blindé) - appelé parfois Panzergruppe[A 23] regroupant chars (ou canons d'assaut), semi-chenillés SPW et canons automoteurs. C'est une structure semi-permanente qui forme le fer de lance de la division lors d'une offensive ou une contre-offensive[29]. Quant aux Panzergrenadiers des bataillons dotés de camions, ils débarquent à bonne distance de la ligne de feu et, s'ils montent parfois sur les blindés pour ne pas être distancés lors des déplacements, ils sont alors exposés et donc vulnérables. Au début de la guerre, certaines divisions interdisent d'ailleurs expressément cette pratique parce qu'elle occasionne des pertes si l'infanterie débarque trop tard mais par la suite, le manque de véhicules - et d'essence - la rendra plus fréquente[30]. Lors de l'assaut, dans la mesure du possible, ils progressent à pied derrière les blindés pour profiter de leur protection[31].
Le tableau ci-dessous compare une compagnie de Panzergrenadiers dans un bataillon mécanisé (sur SPW) et dans un bataillon motorisé (doté de camions) d'une Panzerdivision en 1943. Pour mémoire, en 1943 et 1944, un bataillon de Panzergrenadiers est composé de trois compagnies d'infanterie identiques à celle représentée dans le tableau et d'une compagnie "lourde" équipée d'armes d'appui supplémentaires (mitrailleuses lourdes, canons, mortiers etc.).




| Compagnie de Panzergrenadiers de l'armée de terre (Heer) | |||
|---|---|---|---|
| Comparaison entre compagnies motorisée (camion) et mécanisée (SPW) - 1943 | |||
| Compagnie mot. (camions) 1943[32] |
Compagnie méca. (SPW) 1943[33] |
Commentaires | |
| Véhicules | |||
| Kubelwagen | 14 | 2 | équivalent de la jeep |
| moto 350 cm3 | 2 | ||
| moto 350 cm3 avec side car | 3 | 2 | |
| Kettenkrad | 4 | moto-chenille | |
| camion 2 tonnes[A 24] | 17 | 1 | transport de personnel |
| camion 3 tonnes[A 24] | 3 | 5 | logistique |
| SdKfz 7 | 1 | logistique | |
| SdKfz 251/3 (radio) | 2 | commandement | |
| SdKfz 251/17 canon Flak 20 mm | 4 | DCA | |
| SdKfz 251/1 personnel | 9 | 3 véhicules par section | |
| SdKfz 251/10 canon 37 mm | 1 | ||
| SdKfz 251/2 Mortier 80 mm | 2 | ||
| SdKfz 251/9 canon 75 mm court | 2 | ||
| Total SdKfz 251 | 20 | ||
| Armement | |||
| Panzerschreck[A 25] 88 mm | 13 | 13 | Lance-roquette antichar portable |
| Mortiers 80 mm | 2 | 2 | |
| mitrailleuses légères | 18[A 26] | 30 | |
| mitrailleuses lourdes (sMG) | 4 | 4 | |
| Total mitrailleuses[A 27] | 22 | 34 | |
| Personnel | |||
| Officiers | 3 | 3 | |
| Sous-officiers | 44 | 52 | |
| Soldats | 178 | 165 | |
| Effectif total | 225 | 220 | |
À noter la création à partir de la mi-1944 d'une douzaine de Panzer-Brigades composées pour la plupart d'entre elles d'un bataillon de chars et d'un bataillon mécanisé de Panzergrenadiers sur SPW (mais sans artillerie)[A 28]. Ces unités, créées principalement pour se substituer à des formations anéanties et boucher des trous dans le dispositif allemand, ne rencontrent pas le succès. La plupart sont absorbées dans des divisions de Panzers ou de Panzergrenadiers et elles ont disparu à la fin de l'année[34],[35].
Les divisions de Panzergrenadiers
[modifier | modifier le code]L'évolution des divisions d'infanterie motorisée
[modifier | modifier le code]Initialement, les divisions d'infanterie motorisée (DIM), qui ont été conçues pour opérer en appui des Panzerdivisions, ne disposent pas de leurs propres chars.
Cependant, au début de l'année 1942, les 3e, 16e, 29e et 60e DIM ainsi que de la division Großdeutschland, qui vont participer à l'offensive d'été vers le Caucase et Stalingrad (Opération Fall Blau)[36] obtiennent chacune un bataillon doté d'une cinquantaine de chars Panzer II, III et IV[A 29].
En 1942 également, la Waffen-SS[A 30]. crée un bataillon de chars dans chacune de ses quatre premières divisions d'infanterie motorisée (Leibstandarte, Das Reich, Totenkopf et Wiking), qui ne disposaient jusque là que d'une batterie de canons d'assaut[37],[A 8].
Changement d'appellation
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Les divisions d'infanterie motorisées de l'armée de terre (Heer) sont renommées Panzergrenadier-Divisionen (PzGrD en abrégé) à partir de mai 1943[38],[A 31].
Celles qui n'en avaient pas encore reçoivent un bataillon blindé mais dans la plupart d'entre elles, du fait d'un manque chronique de chars, ce bataillon est remplacé par une détachement (Abteilung)[A 32] appelé Panzer-Sturmgeschütz-Abteilung[39] normalement équipé de 45 canons d'assaut[A 8] de type Sturmgeschütz III ou IV.
Pour la Waffen-SS, la transition commence dès la fin de 1942[40]. La Leibstandarte, la Das Reich et la Totenkopf sont redésignées divisions de panzergrenadiers (Panzer-Grenadier Divisionen) mais comme elles reçoivent un deuxième bataillon de chars afin de former un régiment blindé, elles deviennent en fait des Panzerdivisions. Elles adopteront d'ailleurs cette dernière appellation en octobre 1943[41]. Seules les quelques divisions qui restent dotées d'un seul bataillon blindé conservent l'appellation de Panzergrenadier-Division jusqu'à la fin de la guerre (voir liste des divisions de Panzergrenadiers ci-dessous).
Comparaison entre divisions de Panzers et de Panzergrenadiers
[modifier | modifier le code]Les deux types de division sont comparables sur le plan des effectifs : en moyenne environ 13 000 à 14 000 soldats pour celles de l'armée en 1944 - avec d'importantes différences d'une unité à l'autre[A 33] et des effectifs généralement supérieurs pour les Panzerdivisions de la SS qui peuvent atteindre 20 000 hommes pour les plus importantes d'entre elles[A 34].
La différence principale concerne les pourcentages respectifs de blindés et d'infanterie : une Panzergrenadier-Division comprend un seul bataillon blindé (chars ou canons d'assaut) et six bataillons d'infanterie, tandis qu'une Panzerdivision comprend normalement deux bataillons de chars et quatre bataillons d'infanterie (sauf celles de la SS qui en comptent six[A 35]).
On trouve également un bataillon de canons automoteurs (sur trois) dans le régiment d'artillerie des Panzerdivisions alors les divisions de Panzergrenadiers sont uniquement équipées de systèmes tractés.
De même, les semi-chenillés SPW (SdKfz 251) équipent surtout les régiments de Panzergrenadiers des divisions blindées. Dans les divisions de Panzergrenadiers, à de rares exceptions près[A 36] les six bataillons sont tous portés sur camions[42],[43].
Enfin, seules quelques rares divisions de Panzergrenadiers sont dotées de semi-chenillés SdKfz 250 dans leurs bataillons de reconnaissance ou du génie alors que ce blindé équipe régulièrement ces mêmes bataillons au sein des panzerdivisions.
Le tableau ci-dessous compare les formats réglementaires - et donc théoriques - des deux types de division en 1944. Avec moins de blindés mais plus d'infanterie que les Panzerdivisions, les divisions de Panzergrenadiers sont mieux adaptées aux situations défensives[44],[29]. De plus, à l'exception de la Großdeutschland et de la Feldherrnhalle, qui ont un statut particulier, elles ne sont pas dotées de semi-chenillés ou de canons automoteurs et ne peuvent donc pas former de Gepanzerte Kampfgruppen.



| Comparaison entre Panzer-division et Panzergrenadier-division de l'armée de terre (Heer) - 1944 | |
|---|---|
| Synthèse des règlements publiées le 1er août 1944 Les effectifs réels étaient souvent très inférieurs | |
| Panzer-division 1944[45] | Panzergrenadier-division 1944[46] |
| 1 Régiment blindé à 2 bataillons [A 37]) - 1 bataillon Panther - 1 bataillon Panzer IV (théoriquement 165 chars en pratique une soixantaine)[47] |
1 bataillon de canons d'assaut (45 Sturmgeschütz)[A 38] |
| 2 Régiments de Panzergrenadiers à 2 bataillons - 1 bataillon mécanisé (SPW) - 3 bataillons motorisés (camions) 12 canons automoteurs de 150 mm |
2 Régiments de Grenadiers motorisés à 3 bataillons [A 39] soit 6 bataillons motorisés (camions) 8 canons de 150 mm (tractés) |
| 1 Régiment d'artillerie 1 bataillon automoteur 2 bataillons tractés |
1 Régiment d'artillerie 3 bataillons tractés |
| 1 Bataillon de reconnaissance véhicules divers dont semi-chenillés (SdKfz 250) |
1 Bataillon de reconnaissance véhicules divers (automitrailleuses, Volkswagen etc.) |
| 1 Bataillon du génie véhicules divers dont semi-chenillés (SdKfz 250 et 251) |
1 Bataillon du génie véhicules divers |
| 1 Bataillon anti-char 3 compagnies sur Sturmgeschütz |
1 Bataillon anti-char 2 compagnies sur Sturmgeschütz 1 compagnie de canons tractés (75 mm) |
| 1 Bataillon de DCA | 1 Bataillon de DCA |
| Unités de transmission, de logistique, Unité médicale, feldgendarmerie, poste | |
Il existe de grandes variations entre unités de même type, et notamment pour celles qui ont été reconstituées après anéantissement. Ainsi par exemple, la 25e division de Panzergrenadiers, reconstituée après sa destruction en juillet 1944 lors de l'Opération Bagration intègre des éléments en provenance de la 107e Panzer-Brigade et comporte finalement un bataillon de chars Panther et un bataillon de Panzergrenadiers sur semi-chenillés SPW[48] mais deux des cinq autres bataillons de Panzergrenadiers sont équipés de bicyclettes[49].
En pratique, les effectifs réels sont souvent très inférieurs aux tableaux publiés car la Wehrmacht subit des pertes élevées et - plus encore que les armées alliées - elle peine à les compenser. En effet son industrie et son système de gestion des remplacements n'y parviennent plus, bien que les tableaux d'effectifs théoriques des unités soient modifiés à de nombreuses reprises[A 40]. Elle a d'ailleurs fréquemment recours à des groupes de combat (Kampfgruppen) temporaires, d'une part par besoin de flexibilité (leur raison d'être) mais aussi pour reconstituer localement une capacité de combat à partir d'unités très affaiblies ou même anéanties[50].
Du fait des pertes énormes subies par la Wehrmacht, les différences entre les deux types d'unités s'amenuisent et disparaissent pratiquement en 1945.
La fin de la guerre : la Panzer-division 1945
[modifier | modifier le code]En 1945, les effectifs ont tellement fondu que la distinction entre Panzerdivision et Panzergrenadierdivision n'existe plus vraiment et un nouveau format commun est adopté officiellement pour les deux types d'unité le 25 mars[51]. Forte seulement de 11 400 hommes[52], la Panzerdivision type 1945 n'aligne plus qu'une quarantaine de chars[A 41] et une petite centaine de semi-chenillés SPW - au lieu de respectivement 136 [A 40] et 288 dans la division type 1944[53] car l'ancien régiment blindé à deux bataillons de chars est remplacé par un régiment mixte (gemischte) de format réduit avec un seul bataillon de chars et un bataillon de Panzergrenadiers sur semi-chenillés SPW (on retrouve le concept de Gepanzerte Kampfgruppe mais cette fois dans une structure permanente[54]). La division comporte également un[A 42] ou deux régiments de panzergrenadiers, théoriquement motorisés mais, en pratique, souvent dépourvus de moyens de transport (ou équipés de bicyclettes...)[55] et un régiment d'artillerie, ainsi que les unités d'appui habituelles, dont un bataillon de chasseurs de chars théoriquement doté de 20 Jagdpanzer IV. Intervenu dans les derniers mois de la guerre, ce changement n'a été que très partiellement mis en œuvre[56] et ne semble pas avoir concerné les divisions blindées de la SS qui conservent leurs deux bataillons de chars [57].
Le tableau ci-dessous montre l'évolution de la compagnie mécanisée de Panzergrenadiers (sur SPW) entre 1943 et 1945. Sa structure est très allégée en 1945, cet affaiblissement étant en partie compensé par l'apparition de nouveaux modèles de half-tracks mieux armés (Sd.Kfz. 151/21 avec affut triple de 20 mm et Sd.Kfz. 151/22 avec canon long de 75 mm PAK 40 - ces derniers, comme d'ailleurs les mortiers et les mitrailleuses lourdes, sont répartis dans d'autres unités de la division non représentées dans ce tableau)[58].


| Évolution de la compagnie mécanisée (SPW) entre 1943 et 1945 | |||
|---|---|---|---|
| 1943[59] | 1944[60] | 1945[61] | |
| Véhicules | |||
| Kubelwagen | 2 | 2 | 1 |
| moto 350 cm3 avec side car | 2 | ||
| Kettenkrad | 4 | 4 | 2 |
| camion 2 tonnes[A 24] | 1 | ||
| camion 3 tonnes[A 24] | 5 | ||
| SdKfz 7 | 1 | ||
| SdKfz 251/3 (radio) | 2 | 2 | 1 |
| SdKfz 251/21 Drilling Affut triple 20 mm |
3 | ||
| SdKfz 251/17 canon Flak 20 mm | 4 | 7 | |
| SdKfz 251/1 personnel | 9 | 10 | 8 |
| SdKfz 251/10 canon 37 mm | 1 | ||
| SdKfz 251/2 Mortier 80 mm | 2 | 2 | |
| SdKfz 251/9 canon 75 mm court | 2 | ||
| Total SdKfz 251 | 20 | 21 | 12 |
| Armement | |||
| Panzerschreck[A 25] | 13 | 13 | |
| Mortiers 80 mm | 2 | 2 | |
| mitrailleuses légères | 30 | 24 | 21 |
| mitrailleuses lourdes (sMG) | 4 | 3 | |
| Total mitrailleuses[A 27] | 34 | 27 | 21 |
| Personnel | |||
| Officiers | 3 | 3 | 3 |
| Sous-officiers | 52 | 16 | 23 |
| Soldats | 165 | 151 | 63 |
| Effectif total | 220 | 170 | 89 |
Quant au le SPW (Sd.Kfz.250) qui équipait une partie du bataillon de reconnaissance, il disparaît entièrement de l'organigramme, même si, en pratique, les unités qui en disposaient déjà les conservent[62].
Liste des divisions de Panzergrenadiers
[modifier | modifier le code]Dans l'armée de terre (Heer)
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Sauf mention contraire, la plupart de ces divisions de Panzergrenadiers ont été formées à partir de mai 1943[A 31] par transformation des divisions motorisées correspondantes ou par reconstitution de divisions anéanties en Tunisie (15e et 90e) ou à Stalingrad (3e, 29e et 60e)[A 43]. Par la suite, certaines d'entre elles ont été anéanties et reconstituées (10e, 18e, 25e, Feldherrnhalle), parfois à plusieurs reprises.
On peut diviser ces unités en deux groupes :
1- Les anciennes divisions d'infanterie motorisée, dont certaines (3e, 16e, 29e, 60e et Großdeutschland) sont dotées d'un bataillon de char dès 1942[63].
- 3. Panzergrenadier-Division,
- 10. Panzergrenadier-Division,
- 15. Panzergrenadier-Division,
- 16. Panzergrenadier-Division, devient la 116. Panzerdivision en mars-avril 1944[64]
- 18. Panzergrenadier-Division,
- 20. Panzergrenadier-Division,
- 25. Panzergrenadier-Division,
- 29. Panzergrenadier-Division,
- Panzergrenadier-Division Feldherrnhalle Initialement appelée 60. Panzergrenadier-Division. Comme la division Großdeutschland (voir ci-dessous), c'est une formation "porte-drapeau", mieux dotée que les autres. Anéantie à la fin de 1944, elle est recréée comme PanzerDivision Feldherrnhalle 1 au sein d'un corps blindé Feldherrnhalle[65].
- 90. Panzergrenadier-Division
- Panzergrenadier-Division Großdeutschland. Elle est formée en 1942 par l'accroissement d'effectif du régiment de même nom[66]. Dotée d'un bataillon puis d'un régiment de chars dès 1942, c'est l'unité d'élite de l'armée de terre. Malgré son appellation, elle possède plus de chars que la plupart des panzerdivisions. Constamment renforcée, elle est intégrée en 1944 au sein d'un corps blindé appelé lui aussi Großdeutschland[67].
2- Les divisions créées fin 1944/début 1945. Parfois identifiées comme des Panzerdivisions, elles ont en fait rarement atteint l'effectif d'une division complète et leur durée d'existence n'est que de quelques mois.
- Panzergrenadier-Division Brandenburg,
- Panzergrenadier-Division Kurmark,
- Führer-Begleit-Division,
- Führer-Grenadier-Division.
Dans la Luftwaffe
[modifier | modifier le code]- Fallschirm Panzergrenadier Division 2 Hermann Göring. Elle est créée dans les derniers mois de la guerre pour renforcer la Panzer Division Hermann Göring (qui devient la Fallschirm Panzer Division 1 Hermann Göring) au sein d'un corps blindé qui porte le même nom[68].
Dans la Waffen-SS
[modifier | modifier le code]Toutes les divisions SS[A 30]ont été numérotées en octobre 1943. Avant cette date, elles n'étaient identifiées que par leur nom. Par exemple, la SS Panzergrenadier-division Polizei est devenue la 4. SS Panzergrenadier-Division Polizei.
Elles forment deux groupes distincts :
1- Sept divisions de Panzergrenadiers qui, bien que portant ce titre, sont en fait des Panzerdivisions (avec deux bataillons de chars et des moyens supplémentaires) et sont renommées comme telles en octobre 1943.
- SS-Panzergrenadier-Division Leibstandarte SS Adolf Hitler - devient la 1re SS-Panzer-Division Leibstandarte SS Adolf Hitler ;
- SS-Panzergrenadier-Division Das Reich - devient la 2e SS-Panzer-Division Das Reich
- SS-Panzergrenadier-Division Totenkopf - devient la 3e SS-Panzer-Division Totenkopf
- SS-Panzergrenadier-Division Wiking - devient la 5e SS-Panzer-Division Wiking
- SS-Panzergrenadier-Division Hohenstaufen - devient la 9e SS-Panzer-Division Hohenstaufen
- SS-Panzergrenadier-Division Frundsberg - devient la 10e SS-Panzer-Division Frundsberg
- SS-Panzergrenadier-Division Hitler Jugend - devient la 12e SS-Panzer-Division Hitler Jugend
2- Six (en fait seulement cinq) divisions de Panzergrenadiers qui ont conservé cette appellation jusqu'à la fin de la guerre.
- 4e SS-Polizei-Panzergrenadier-Division.
- 11e SS-Freiwilligen-Panzergrenadier-Division « Nordland »[A 44].
- 16e SS Panzergrenadier-Division Reichsführer SS.
- 17e SS Panzergrenadier-Division Götz von Berlichingen.
- 18e SS-Freiwilligen-Panzergrenadier-Division "Horst Wessel"[A 44].
- 23e SS-Freiwilligen-Panzergrenadier-Division. Elle n'a jamais dépassé la taille d'une brigade et, bien que rebaptisée Panzergrenadier-Division en février 1945, elle n'a jamais été équipée comme telle[69],[A 44].
De l'après-guerre au XXIe siècle
[modifier | modifier le code]Les différents concepts de char (char moyen, char lourd, char de rupture, char d'infanterie ou de cavalerie etc.) fusionnent après la guerre sous l'appellation de Char de bataille principal (Main Battle Tank)[70]. L'infanterie mécanisée suit une progression parallèle en se dotant de véhicules sophistiqués - mieux armés mais plus coûteux[71] - qui lui permettent de suivre les chars et de combattre avec eux : ce sont les véhicules de combat d'infanterie (VCI).
Durant l'après-guerre et la guerre froide, L'Allemagne, l'Autriche et la Suisse dotent leurs armées d'unités de Panzergrenadiers.

Allemagne (Heer (Bundeswehr))
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- Budget de la défense 2019
En 2019, (Wehrbeauftragter des deutschen Bundestages) le budget de la défense avoisine les 43,2 milliards d'euros. La part du budget de la défense dans le budget fédéral en 2019 est de 12,1%. Des mesures d'investissement sont prévues pour environ 9,9 milliards d'euros[72],[A 45],[73].
Organigramme 2020
[modifier | modifier le code]Selon leur taille et le rôle, les brigades peuvent être commandées soit par un Brigadegeneral ou un colonel. Contrairement à d'autres armées européennes, telles celles des Pays-Bas voisins ou de la France, les régiments n'ont pas une forme commune d'organisation et sont donc rares dans l'Armée allemande. Les bataillons sont directement subordonnés aux brigades ou divisions de troupes divisionnaires.
13. Panzergrenadierdivision (de) à Leipzig
Panzergrenadierbrigade 37 (de) « État libre de Sax » à Frankenberg
Panzergrenadierbrigade 41 (de) « Poméranie occidentale » à Neubrandenbourg
À la suite de la réorganisation de la Heer à partir de 2002, le nombre de bataillons de Panzergrenadiers a été réduit. Une brigade blindée de la Eingreifkräfte (forces d'intervention) comprendra un bataillon de Panzergrenadier, tandis que les Brigades mécanisées de la Stabilisierungskräfte (forces de stabilisation) comprennent deux bataillons de Panzergrenadiers.
Un bataillon de Panzergrenadiers type est constituée d'un état-major, de trois compagnies de combat, et d'une compagnie d'entraînement. À partir de la réorganisation de 2002, l'armée allemande a huit bataillons actifs de Panzergrenadiers en service :
- Bataillons de Eingreifkräfte (forces d'intervention):
Panzergrenadierbataillon 33, (Neustadt am Rübenberge), Panzerlehrbrigade 9 (de)[74]
Panzergrenadierbataillon 212 (de), (Augustdorf), Panzerbrigade 21 (de)
- Bataillons de Stabilisierungskräfte (forces de stabilisation) :
Panzergrenadierbataillon 112, (Regen), Panzerbrigade 12 (de)
Panzergrenadierbataillon 122, (Oberviechtach), Panzerbrigade 12[75]
Panzergrenadierbataillon 391, (Bad Salzungen), Panzergrenadierbrigade 37
Panzergrenadierbataillon 371, (Marienberg), Panzergrenadierbrigade 37
Panzergrenadierbataillon 401, (Hagenow), Panzergrenadierbrigade 41
Panzergrenadierbataillon 411, (Viereck), Panzergrenadierbrigade 41
- De plus, en 2008, deux bataillons de Panzergrenadier inactifs seront reformés:
Panzergrenadierbataillon 908, (Viereck), Panzergrenadierbrigade 41, avec comme unité de logistique et de maintenance : Panzergrenadierbataillon 411- Panzergrenadierbataillon 909, (Marienberg), Panzergrenadierbrigade 37, avec comme unité de logistique et de maintenance : Panzergrenadierbataillon 371
- Matériels
- Le Boxer[A 46], véhicule blindé de combat d'infanterie[A 47] à 8 roues motrices. Équipage : 3 + 8 passagers.
- Le Schützenpanzer (SPz) Marder, véhicule de combat d'infanterie chenillé. Équipage : 3 (pilote, tireur et chef d'engin) + 7 soldats (6 sur le modèle A2).
- Le Puma est un véhicule de combat d'infanterie chenillé. Équipage : 3 + 6 fantassins.
- Véhicules de combat
-
GTK Boxer (véhicule)[76].
-
Boxer Commando Post.
-
Un Marder 1A3 du 391e bataillon d'infanterie mécanisée[77].
-
Véhicule de combat d'infanterie Marder 1A3 tirant un missile Milan en 2004. Remplacé par le Puma en 2015.
-
Véhicule de combat d'infanterie Puma. Démonstrateur de mobilité (VS2) avec simulateurs de poids (2009).
Autriche
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La Bundesheer (Österreichisches Bundesheer) comporte deux bataillons de Panzergrenadiers.
La 4e brigade de panzergrenadiers forme la brigade lourde de l'armée fédérale[79]. Dans la fédération, les forces mécanisées de l'armée fédérale sont résumées. L'association de la brigade est destinée aux opérations robustes locales et à l'étranger et est cruciale pour la préservation de la capacité dans la défense militaire conventionnelle.
Le brigadier Siegward Schier (de), nouveau commandant de la 4e brigade Panzer Grenadier, le , la cérémonie de passation du commandement du colonel de l'état-major général Stefan Fuchs au brigadier-capitaine Siegward Schier a eu lieu à la base aérienne de Vogler à Hörsching, près du District de Linz-Land[80].
- 4e Brigade Panzer Grenadier[81]
Suisse
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Les grenadiers de chars sont des unités militaires d'infanterie blindée mécanisée incorporées dans des troupes blindées ; ce corps est l'infanterie des troupes blindées de l'armée suisse. Leur formation comprend une instruction adaptée à leur fonction au sein des troupes blindées en plus de leur formation d'infanterie[84].
Les missions qui leur sont attribuées comprennent la défense des blindés, le nettoyage de poches de résistance, la fixation ou cassure d'un front, l'infiltration/exfiltration et les combats urbains. Un accent particulier lors de l'entraînement est mis sur la lutte antichar, le combat urbain et le combat à mains nues et avec armes tranchantes.
- Brigade mécanisée 1 () / ex-brigade Panzer 11)[85]
Le Brigadier Serge Pignat[86],[87]. Est responsable de l’état de préparation de base de ses états-majors et de ses forces et relève du commandant des forces terrestres[88]. Le commandant de la brigade mécanisée 1 est chargé de former sa brigade à la planification et à la réalisation d’opérations de défense contre les attaques militaires et aux opérations de soutien aux affaires civiles en Suisse[89].
- Brigade mécanisée 4 ()[90]
Le Brigadier A. Kohli[91]. Commandant de la brigade mécanisée 4, est une formation qui se compose essentiellement de militaires germanophones.
Le Brigadier Gregor Metzler[92], est le commandant de la brigade mécanisée 11. L'unité mécanisée comprend environ 6 000 soldats, sous-officiers et officiers.
Avec les chars de combat Leopard 2, les grenadiers de chars sont les troupes d'assaut des troupes blindée de l'armée suisse. Il s'agit de formations de choc et d'attaque ayant pour but de percer le front ennemi.

Ils opèrent en tête des formations mécanisées aussi bien sur un terrain découvert qu'en milieu urbain afin de faciliter le passage des troupes blindées. Équipés de lance-roquettes Panzerfaust 3, les grenadiers de chars peuvent détruire les unités blindées ennemies. Les autres armes sont le SIG-550, le lance-grenades additionnel (LGA), les TIFLU (tireur au fusil d'assaut à lunette) et les LMG 05 (FN Minimi). Comme l'indique leur nom, les grenadiers de chars se déplacent en véhicule de combat d'infanterie. Il s'agit, depuis les années 2000, du Combat Vehicle 90 (CV9030), appelé localement char gren 2000 ou Spz 2000, qui donne une bonne mobilité tactique en zone confinée et permet un déploiement rapide des grenadiers directement à l'emplacement de la mission.
La version grenadier de ce véhicule transporte 11 hommes (1 conducteur, 1 pointeur-tireur, 1 commandant de char et 8 grenadiers embarqués). Les trois premières fonctions sont accomplies par des militaires formés au maniement du Char gren 2000, les "équipages" ou "besatze", tandis que les 8 militaires débarqués sont des unités d'infanterie, les "combats" ou encore "débarqués". Cette séparation dans les fonctions s'effectuent déjà lors du 4recrutement et les deux unités ne travaillent ensemble qu'à partir de la fin de leur école de recrue et essentiellement durant les cours de répétition.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- Note sur l'orthographe. En allemand, le pluriel de Panzergrenadier est Panzergrenadiere ; de même celui de Panzerdivision est Panzerdivisionen et celui de Regiment est Regimenter. Dans cet article, l'orthographe francisée avec un s (des panzergrenadiers, des panzerdivisions...) est également utilisée. Par ailleurs, pour les mots composés comme Panzer-Division ou Panzer-Grenadier-Division, que l'on trouve dans les documents allemands datant de la Seconde Guerre mondiale, Panzerdivision ou Panzergrenadier-division sont également utilisés.
- SPW, prononcé en allemand S,P,V, est le diminutif de mSPW qui signifie mittlere Shützenpanzerwagen ou véhicule blindé pour l'infanterie - moyen. Son autre appellation MTW (pour Mannschaftstransportwagen - véhicule de transport de troupes) est moins usitée. Sa référence technique complète, Sd.Kfz. 251 signifie SonderKraftFahrzeug (véhicule spécial) modèle 251. Il existe aussi un véhicule plus petit, le Sd.Kfz. 250 "le SPW", (le pour leichter - léger). Ce dernier, apparu en 1941, sert principalement comme véhicule de commandement ou de reconnaissance.
- ↑ Les auteurs les plus connus sont les Britanniques John Fuller et Basil Liddell Hart, les Français Jean-Baptiste Estienne et Charles de Gaulle, et le Soviétique Mikhaïl Toukhatchevski - Source Thomas, 2017 - p. 4-5. Voir également Hughes & Mann, 2018 - p. 13-15
- Il s'agit du génie "de combat" ou "d'assaut", constitué de sapeurs (en allemand Pioneer)s dont la mission est de permettre ou faciliter le mouvement des forces amies et d'interdire ou gêner celui des forces ennemies. Elle comprend la mise en place - sous le feu ennemi - de dispositifs de franchissement (ponts, routes et corridors protégés) ou d'obstacles (défenses diverses, mines) et la destruction ou la neutralisation de ceux de l'ennemi.
- ↑ Il faut également citer le général Lutz, son chef, qui joue un rôle essentiel avant d'être écarté par Hitler en février 1948 - Source Thomas, 2017 - p. 5
- ↑ L'Armée rouge ne dispose pas de réelles unités d'infanterie motorisée car elle manque de véhicules : les fantassins marchent ou sont transportés par les chars. Pour les Américains, S. Zaloga relève que le combat embarqué (caractéristique de l'infanterie mécanisée moderne) n'est pas préconisé dans l'armée américaine de l'époque qui n'utilise ses half-track que vous acheminer les soldats - Panzergrenadier versus US Armored Infantryman, Osprey Publishing Ltd, coll. « Combat », 2017 p. 24
- ↑ Par exemple, les divisions d'infanterie de l'armée américaine sont presque systématiquement renforcées par des bataillons indépendants de chars et de chasseurs de chars. L'Armée rouge déploie des régiments autonomes de chars ou de canons d'assaut pour renforcer son infanterie.
- Le canon d'assaut est un canon automoteur blindé destiné à accompagner l'infanterie pour lui fournir un appui rapproché. Construit sur un châssis de char mais sans tourelle il est moins coûteux à produire que ce dernier et souvent moins vulnérable grâce à sa silhouette basse. Son arme principale est placée dans une casemate fixe, avec un débattement horizontal limité, qui oblige le conducteur a orienter le véhicule vers la menace. Le modèle le plus fabriqué est le Sturmgeschütz III. À partir de 1942, il est doté d'un canon long à haute vitesse initiale qui en fait un redoutable chasseur de chars.
- ↑ C'est une moyenne, en fait, pratiquement chaque division est différente des autres mais la majeure partie d'entre elles se rapproche de ce modèle.
- ↑ Le ratio infanterie/chars évolue dans toutes les armées pendant la guerre. Dès 1943, l'armée US ressent le besoin d'augmenter le nombre de fantassins dans ses divisions blindées et ajuste le nombre de bataillons en conséquence (voir notamment S. Zaloga, Panzergrenadier versus US Armored Infantryman, 2017, p. 13-16). L'armée soviétique cherchera également le bon équilibre entre infanterie et blindés mais sera constamment pénalisée par le manque de véhicules chenillés ou semi-chenillés capables d'accompagner ses chars.
- ↑ Lors d'une percée, une formation blindée (division ou corps) peut se déplacer de plusieurs dizaines de kilomètres par jour, avec une consommation très élevée de munitions et de carburant. Il est donc essentiel de protéger ses arrières et ses lignes d'approvisionnement sous peine de la réduire à l'impuissance - ou même de la voir encerclée.
- ↑ Même l'armée américaine, malgré ses moyens immenses, revient en arrière après avoir créé ses premières divisions d'infanterie motorisée et les reconvertit en divisions d'infanterie traditionnelle car ces dernières consomment moins de ressources et surtout moins de place à bord des navires lors des déploiements outremer ref : Gordon L Rottman Word War II US Armored Infantry Tactics Osprey Publishing Ltd, 2009 p. 6-7
- ↑ De plus - et paradoxalement - la Wehrmacht, dont l'image est associée à la Blitzkrieg, reste largement dépendante de la traction hippomobile pour les bagages et les canons de ses divisions d'infanterie traditionnelles (non motorisées) pendant toute la guerre.
- ↑ Au sein de chaque Panzerdivision, la brigade regroupant les deux régiments d'infanterie devient une Panzergrenadier-Brigade mais cet échelon intermédiaire est progressivement supprimé entre la fin 1942 et la mi-1943. Ref : Thomas, 2017 - p. 15
- ↑ Guderian, qui après avoir été un des théoriciens de la Blitzkrieg, a commandé des formations blindées en Pologne, en France puis en URSS avant d'être remercié, obtient d'être directement subordonné à Hitler, contrairement aux inspecteurs généraux des autres Armes. Source H. Guderian - Souvenirs d'un Soldat - Tempus (Perrin), 1950 - (ISBN 978-2-262-08671-8) p. 397 et suivantes de l'édition numérique.
- ↑ Le groupe est la cellule élémentaire, composée d'une douzaine d'hommes. Dans l'infanterie traditionnelle (non motorisée), il est articulé autour d'une mitrailleuse et de ses servants. Chez les Panzergrenadiers, le groupe, de taille identique, occupe un véhicule (camion ou SPW). Il est divisé en deux équipes de tir disposant chacune d'une mitrailleuse.
- ↑ La production totale du SdKfz 251 atteint environ 15.000 unités sur la durée de la guerre (toutes versions confondues) dont 12.000 sur les deux années de 1943 et 1944 soit une moyenne de 500 unités par mois sur ces deux années. Thomas Anderson calcule qu'à raison de 233 engins par bataillon, il aurait fallu près de 7.500 SPW pour équiper entièrement un deuxième bataillon dans chacune des 32 Panzerdivisions de la Wehrmacht en 1944 (en incluant celles des SS). Source : Anderson, 2021 p. 244
- ↑ Il y a des exceptions, certaines divisions possèdent une ou deux compagnies mécanisées supplémentaires - voire un deuxième bataillon mécanisé. Enfin, dans une seule d'entre elles, la Panzer-Lehr, les quatre bataillons sont mécanisés - Source Thomas 2017 p. 16, 18
- ↑ Les SPW sont faiblement blindés : leur efficacité - et leur survie - dépend aussi de leur maintien en mouvement (ref. Hughes & Mann, 2018 - p. 28, 46). Dans certains cas (bocage normand, combat urbain), les SPW sont tout simplement parqués à distance et les Panzergrenadiers combattent à pied ou montent sur les tanks (ref. Zaloga, 2017 p. 38).
- ↑ En tout, une vingtaine de versions différentes du SPW sont développées pendant le conflit, parmi lesquelles on trouve des véhicules de commandement dotés de moyens de communication, des véhicules porteurs de canons de DCA, des tracteurs d'artillerie ou encore les modèles destinés au génie. Le châssis du véhicule lui-même connait quatre évolutions principales (versions A à D) Ref Hughes & Mann, 2018 - p. 82-895
- ↑ Les divisions d'infanterie ou de Panzergrenadiers (et les divisions Panzer avant 1943) sont également équipées de canons mais ces derniers sont tractés et donc beaucoup moins mobiles et donc moins faciles à mettre en œuvre. Sources : Thomas, 2017, p. 49,56 ou Anderson 2021, p. 207, 213-218
- ↑ Les alliés anglo-saxons mettront en service différentes versions de transport de troupes entièrement chenillés basés sur des châssis de blindés. Le plus connu est le Kangaroo (Kangourou). Toutefois, ces véhicules semblent avoir été cantonnés au rôle de transport de troupe.
- ↑ Le terme "Panzergruppe" apparaît notamment dans les ouvrages de George Nipe relatifs aux unités de la SS (voir références ci-dessous). Il avait déjà été utilisé pendant la campagne de France et au début de l'opération Barbarossa - avec une signification différente - pour décrire les grandes formations qui sont par la suite devenues des armées blindées (PanzerArmee). Thomas Anderson appelle également gepanzerte Kampfgruppe une formation provisoire créé par la mise en commun de moyens appartenant cette fois à plusieurs divisions blindées différentes particulièrement amoindries afin de gérer une crise sur le front - Anderson 2021 p. 250 et suivantes.
- Il s'agit de la capacité de charge du camion, pas de son poids total.
- Le document utilisé comme source mentionne l'autre appellation de cette arme (Panzerbüsche).
- ↑ C'est le double du nombre disponible dans une compagnie d'infanterie "normale".
- Les mitrailleuses MG34 et, à partir de 1942, MG42 qui équipent la Wehrmacht se déclinent toutes les deux en version mitrailleuse légère (leMG pour leichte Machinengewehr) ou lourde (sMG pour schwere Machinengewehr). Dans les deux cas, il s'agit de la même arme, de calibre 7,92 mm mais la version légère est dotée d'un simple bi-pied ou montée sur un support simple tandis que, dans la configuration lourde, elle est équipée d'un trépied plus massif (Lafette 34 ou 42) avec amortisseur de recul et d'un système de visée qui autorisent des cadences de tir soutenues à des distances supérieures - Chris McNab - MG34 and MG42 Machine Guns - Osprey Publishing 2012 p. 48-52
- ↑ À ne pas confondre avec les brigades de chars et d'infanterie qui étaient des subdivisions des divisions blindées jusqu'en 1941-1942.
- ↑ Il ne s'agit pas de créations d'unités : ces bataillons de chars sont prélevés dans des divisions blindées des groupes d'armée Nord et Centre, qui ne participent pas à l'offensive. En conséquence certaines d'entre-elles ne possèderont plus qu'un seul bataillon de chars. Source : Pier Paolo Battistelli, Panzer Divisions : The Eastern Front - 1941-43, t. 35, Oxford, Osprey Publishing, coll. « Battle Orders », 2008 (ISBN 978-1-84603-338-4) - p. 84-85.
- La quasi-totalité des formations de la SS - comme de nombreuses unités de la Wehrmacht d'ailleurs - ont commis des crimes de guerre (exécution de prisonniers, de partisans et de civils.). De plus, certaines d'entre elles ont participé à des exécutions massives de "partisans suspectés" ou de juifs à l'arrière des lignes. C'est notamment le cas de la 1re Brigade d'infanterie motorisée (1.SS-Infanterie-Brigade(mot)) qui a ensuite été intégrée dans la 18e division (Horst Wessel). Référence : Michaelis, 2010 p 144-150
- D'après plusieurs sources (Nafziger, 1999, Bishop 1997) au moins une division de l'armée de terre - la 233e DIM - adopte cette nouvelle dénomination dès juillet 1942 mais ce n'est pas une unité de première ligne.
- ↑ Abteilung est un terme utilisé dans de nombreux domaines. Il peut décrire une partie d'un ensemble, comme une section ou un bureau dans une administration ou bien un détachement militaire - sans précision sur sa taille (par exemple un détachement d'armée). Dans les formations blindées, c'est un détachement de la taille d'un petit bataillon, dont la composition varie typiquement entre deux et quatre compagnies (au lieu de cinq dans un bataillon réglementaire). Ref Jentz, 1996 - p. 6-7
- ↑ N. Thomas indique environ 14.700 pour les deux types de division (modèle 1944) mais ces effectifs sont réajustés à de multiples reprises pour atteindre à peine 11.400 pour le modèle 1945 - N. Thomas, 2002, p. 166-167.
- ↑ Par exemple, pour la 1re division blindée SS Leibstandarte, dotée de 6 bataillons de Panzergrenadiers (au lieu de quatre dans les Panzerdivisions de l'armée) et d'un bataillon de canons d'assaut, ils sont de 20 587 hommes le 31 décembre 1943 et encore 19.055 le 12 février 1945. Source : Rolf Michaelis - Panzer Divisions of the Waffen-SS - Schiffer Military History, 2013- 320 p (ISBN 978-0-7643-4477-0)
- ↑ La meilleure dotation en équipements divers (blindés et artillerie) des unités de la SS par rapport à celles de l'armée est fréquemment citée mais la présence de six bataillons de Panzergrenadiers dans leurs divisions blindées - contre seulement quatre dans celles de l'armée - explique en large partie leur meilleure capacité au combat - et leur meilleure longévité sur le champ de bataille - Jean-Luc Leleu La Waffen-SS Soldats politiques en guerre, Perrin, 2007 (ISBN 978-2-286-03489-4) p. 354-355. La contrepartie est, comme le pense le général Guderian, qu'elles deviennent alors trop massives. Certains critiques y voient même l'une des causes des embouteillages massifs qui ont compromis le lancement de l'offensive allemande dans les Ardennes en 1944 (Leleu, 2007 p. 339).
- ↑ C'est le cas notamment de la division Großdeutschland et des quatre premières divisions de Panzergrenadiers de la Waffen-SS qui sont en fait des divisions blindées. C'est également le cas pour certaines divisions de Panzergrenadiers de l'armée créées à la fin de la guerre mais à ce moment, il n'y a pratiquement plus de différence entre les deux types d'unités.
- ↑ ll s'agit de modèles d'organisation théoriques auxquels toutes les unités ne sont pas forcément conformes. Ainsi par exemple, certaines Panzerdivisions ne comportent qu'un seul bataillon de chars ; d'autres alignent un bataillon de canons d'assauts à la place d'un des deux bataillons de chars. Dans ce tableau, les termes "Abteilung" et "Bataillon" sont utilisés de manière équivalente, dans un but de simplification.
- ↑ Certaines anciennes divisions d'infanterie motorisée ont conservé leur bataillon de chars Panzer IV, parfois remplacés par des Jagdpanzer IV.
- ↑ Paradoxalement, les régiments d'infanterie des Panzergrenadierdivisionen conservent l'appellation de grenadiers motorisés (en allemand Grenadier Regiment (mot.)) jusqu'en décembre 1944. Ils ne seront rebaptisés Panzergrenadier Regimenter qu'après cette date. Sources : Thomas, 2017, p. 56 ; Anderson, 2021 p. 221
- Par exemple, pour la seule année 1944, la dotation théorique en chars de la Panzerdivision passe de 167 (règlement d'août) à 136 (règlement de novembre) (Battistelli 2009, p 18-19)
- ↑ Soit deux compagnie de 10 Panther et deux compagnies de 10 Panzer IV chacune. Ref. Nafziger, 1999 - p. 30
- ↑ Le règlement prévoit une formation réduite appelée Kampfgruppe Panzerdivision 1945 qui n'aligne qu'un seul régiment de Panzergrenadiers.
- ↑ Les divisions d'infanterie motorisée, qui ont été converties en Panzerdivisions (12e, 13e, 155e et 179e) ou reconverties en divisions d'infanterie standard avant 1943 (14e et 36e) n'ont jamais porté l'appellation de Panzergrenadier-Division et ne sont donc pas incluses dans cette liste. Source : Thomas, 2017 - p. 11, 49-50, 54, 56
- Les divisions qui portent l'appellation de volontaire (Freiwilligen) sont constituées majoritairement de soldats provenant de communautés germaniques (Volksdeutsche) mais qui ne sont pas citoyens du Reich (c'est-à-dire allemands ou autrichiens). Source : Jean-Luc Leleu La Waffen-SS Soldats politiques en guerre, Perrin, 2007 (ISBN 978-2-286-03489-4) p. 74-75
- ↑ Le Bundestag adoptant les lois fédérales et les révisions de la Loi fondamentale. Il ratifie également les traités et adopte le budget fédéral.
- ↑ En allemand GTK Boxer, pour Gepanzertes Transportkraftfahrzeug (Véhicule blindé de transport).
- ↑ L'équivalent français du Véhicule blindé de combat d'infanterie.
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Steven J. Zaloga T-34 vs Stug III - Finland 1944 Osprey Publishing Oxford, UK, 2019 p. 5 (ISBN 9781472832351)
- Thomas et Shumate 2017, p. 5
- ↑ Thomas et Shumate 2017, p. 11
- ↑ Zaloga 2017, p. 10
- ↑ Initialement, le nom des régiments était Schützen-Regimenter (mot.) (mot. pour motorisé), ce suffixe disparaît en 1939. Source : Thomas 2017 p. 10
- ↑ Hughes et Mann 2018, p. 25
- ↑ Bishop 2007, p. 5
- Bishop 2007, p. 8
- ↑ Thomas et Shumate 2017, p. 48
- ↑ Thomas et Shumate 2017, p. 49
- ↑ Hughes et Mann 2018, p. 20
- ↑ Battistelli 2009, p. 38
- ↑ Thomas et Shumate 2017, p. 14
- ↑ Anderson 2021, p. 178
- ↑ Thomas et Shumate 2017, p. 56
- ↑ Franz Korowski Panzer-Grenadier Aces - German Mechanized Infrantrymen in WW II - Stackpole Military History Series, Mechanicsburg PA-USA 2010, p. 11 (ISBN 9780811743488)
- ↑ Schnelle Truppen / Panzer-Truppen sur le site Lexikon der Wehrmacht https://www.lexikon-der-wehrmacht.de/Gliederungen/schnelleTruppen.htm#:~:text=Mit%20dem%201.,zur%20Waffengattung%20%22Infanterie%22%20%C3%BCber, consulté le 21 novembre 2023.
- ↑ George H. Stein The Waffen SS Hitler's Elite Guard at War Cornell University Press, 1966 (édition de 1984), ISBN (ISBN 0801492750) p. 202
- ↑ Bishop 2007, p. 62
- ↑ Thomas et Shumate 2017, p. 33
- ↑ Zaloga 2017, p. 18
- ↑ Zaloga 2017, p. 27
- ↑ Anderson 2021, p. 207
- ↑ Zaloga 2017, p. 5
- ↑ Manuel d'emploi 299/4a du 25 mai 1942, cité par S. Zaloga in Panzergrenadier versus US Armored Infantyman, 2017, p. 22
- ↑ Battistelli 2009, p. 22-29
- ↑ Zaloga 2017, p. 17
- ↑ Anderson 2021, p. 282-286
- Zaloga 2017, p. 19
- ↑ Zaloga 2017, p. 22
- ↑ Zaloga 2017, p. 21
- ↑ German Army Authorized Strength - (mot) Grenadier and Panzer Grenadier Company - 1 November 1943 Records of Headquarters, German Army High Command, National Archives Microcopy No. T-78, Roll 393, American Historical Association Committee for the Study of War Documents, Washington, DC., 1960 - sur le site The Nafziger Collection of Orders of Battle.
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- ↑ Voir par exemple : Umgliederung der SS-Div "Das Reich" in SS-Panzer-Grenadier-Div "Das Reich" (réorganisation de la division SS "Das Reich" en division de Panzergrenadiers), document de la SSFHA (QG opérationnel de la SS) daté du 14 novembre 1942 cité par George H. Stein in The Waffen SS Hitler's Elite Guard at War Cornell University Press, 1966 (édition de 1984), ISBN (ISBN 0801492750) p. 203 puis Nafziger, 2001 p. 44
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- ↑ Zaloga 2017, p. 77
- ↑ Les quatre domaines du budget de la défense 2019.
- ↑ Bundeswehr, la possibilité pour la commission parlementaire en matière de défense (Verteidigungsaussschuss) de se constituer elle-même en commission d'enquête parlementaire, le travail de contrôle du commissaire parlementaire aux forces armées (Wehrbeauftragter des deutschen Bundestages), les dispositions particulières concernant l'armée dans le droit du budget.
- ↑ La Panzerlehrbrigade 9, qui appartient à la 1re Panzerdivision, dirige sept bataillons et est basée dans les États de Basse-Saxe et de Rhénanie du Nord-Westphalie.
- ↑ Site Brigade 12.
- ↑ Wagon de transport blindé (GTK) Boxer.
- ↑ Blindé martre.
- ↑ Puma fantassin blindé
- ↑ Autriche - Bundesheer - 4 Panzer Grenadier Bde.
- ↑ Bundesheer / Kommandoübergabe 4e brigade Panzergrenadier.
- ↑ Site de la Brigade.
- ↑ Site du Bataillon 13.
- ↑ Site du Bataillon 35.
- ↑ Forces terrestres.
- ↑ Elles comprennent les brigades mécanisées 1, 4 et 11.
- ↑ Général de brigade Serge Pignat. Commandant de la brigade mécanisée 1.
- ↑ Nominations et mutations d’officiers généraux de l’armée : Le colonel EMG Serge Pignat, actuel commandant du Centre de compétences de la police militaire, deviendra commandant de la brigade mécanisée 1 au , avec promotion simultanée au grade de brigadier.
- ↑ Prise de commandement 2022 de la brigade mécanisée 1.
- ↑ Brigade mécanisée 1 « Combattre – protéger – aider ». Voici les 3 dimensions dans lesquelles la brigade mécanisée 1 comprend aujourd'hui son rôle.
- ↑ Brigade mécanisée 4.
- ↑ Brigadier Alexander Kohli. Commandant de la brigade mécanisée 4.
- ↑ Commandant de la brigade mécanisée 11.
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Josef Charita François de Lannoy, Panzertruppen, Les Troupes Blindées Allemandes, German Armored Troops 1935 - 1945 Guerre 1939 / 1945, Éditions Heimdal Bayeux, , 272 p.
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- (en) Rolf Michaelis, Panzergrenadier Divisions of the Waffen-SS, Schiffer Military History, , 216 p. (ISBN 978-0-7643-3660-7).
Version anglaise de l'ouvrage précédent - Rolf Steiner, La division Wiking, Caraktère éditions, , 128 p. (ISBN 978-2-916403-02-1)
- Yann Galibois, La 7. Panzer division, Aix-en-Provence, Editions Caraktère, , 136 p. (ISBN 978-2-916403-03-8)
- (en) Nigel Thomas et Johnny Shumate, World War II German Motorized Infantry & Panzergrenadiers, Osprey Publishing, coll. « Elite », , 64 p. (ISBN 978-1472819437).

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- (en) Steven J. Zaloga, Panzergrenadier versus US Armored Infantryman, Osprey Publishing Ltd, coll. « Combat », , 80 p. (ISBN 978-1472817075).

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- (en) Thomas Anderson, Panzergrenadier, Oxford, Osprey Publishing, (ISBN 9781472841803).

- (en) Thomas L. Jentz, Panzertruppen The Complete Guide to the Creation & Combat Employment of Germany's Tank Force - 1943-1945, t. 2, Atgen, PA, USA, Schiffer Military History, , 300 p. (ISBN 0764300806).

- (en) George F. Nafziger, The German Order of Battle - Panzers and Artillery in World War II, London UK, Greenhill Books, , 463 p. (ISBN 1-85367-359-5).

- (en) George F. Nafziger, The German Order of Battle - Waffen SS and Other Units in World War II, Conshohocken PA USA, Combined Publishing, , 320 p. (ISBN 1-58097-058-3).

Voir aussi
[modifier | modifier le code]- Dimitri (auteur) Guy Sajer, Le Soldat oublié, Robert Laffont, coll. « Hors collection », , 548 p. (ISBN 978-2-221-03739-3) : Témoignage des deux années passées par l'auteur, alors adolescent, sur le front de l'Est pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce récit édifiant, dont la véracité a parfois été contestée, notamment à cause d'erreurs factuelles, décrit l'existence d'un soldat appartenant à la division Großdeutschland mais n'apporte pas vraiment d'information sur l'activité spécifique des Panzergrenadiers.
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Infographie
[modifier | modifier le code]- Nicolas Barotte, « Comment la Bundeswehr prépare-t-elle son avenir ? », sur Le Figaro, (consulté le )
- Alain Henry de Frahan, « L’armée allemande établi sa liste de souhaits », sur Forces Opérations Blog, (consulté le )
Liens externes
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- Unité militaire allemande
- Unité militaire autrichienne
- Unité militaire suisse
- Histoire militaire de l'Allemagne
- Glossaire militaire
- Unité de la Wehrmacht
- Division de la Wehrmacht
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