11e Panzerdivision

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11e Division Panzerdivision
Période 1er août 1940
Pays Flag of German Reich (1935–1945).svg Allemagne
Branche Wehrmacht
Type Division d'infanterie motorisée
Rôle Infanterie mobile
Fait partie de District militaire (Wehrkreis) VIII
Surnom Gespensterdivision
Guerres Seconde Guerre mondiale

La 11e Panzerdivision, surnommée la Gespensterdivision (« Division fantôme »), était une division blindée de la Wehrmacht durant la Seconde Guerre mondiale. Elle a été créée le 1er août 1940.

Emblèmes divisionnaires[modifier | modifier le code]

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Organisation[modifier | modifier le code]

La division est constituée à partir de la 11e Schützenbrigade (brigade de chasseurs), qui a fourni la composante d’infanterie motorisée, tandis que le 15e Panzer-Regiment était transféré de la 5e Panzerdivision pour former le noyau blindé de la nouvelle unité.

Des bataillons de motocyclistes, de reconnaissance et de chasseurs de chars provenant de la 231e division d’infanterie lui sont affectés.

Des unités de transmissions de la 311e division d’infanterie, une unité de génie de la 209e division d’infanterie et un bataillon de chasseurs d'un régiment de la 4e division d’infanterie sont venus étoffer les effectifs de la division.

Commandants[modifier | modifier le code]

Début Fin Grade Nom
1er août 1940 24 août 1941 General der Panzertruppen Ludwig Crüwell
15 août 1941 24 août 1941 Generalleutnant Günther Angern
24 août 1941 20 octobre 1941 General der Panzertruppen Hans-Karl Freiherr von Esebeck
20 octobre 1941 16 mai 1942 Generalleutnant Walter Scheller
16 mai 1942 4 mars 1943 General der Panzertruppen Hermann Balck
4 mars 1943 15 mai 1943 General der Infanterie Dietrich von Choltitz
15 mai 1943 10 août 1943 Generalleutnant Johann Mickl
10 août 1943 10 avril 1945 Generalleutnant Wend von Wietersheim
10 avril 1945 - Generalmajor Horst Freiherr Treusch und Buttlar-Brandenfels

Ordre de batailles[modifier | modifier le code]

Juin 1941[modifier | modifier le code]

  • 33.Panzer-Regiment
  • 11.Schützen-Brigade
  • 61.Kradschützen-Bataillon
  • 61.Panzerjäger-Abteilung
  • 231.Aufklärungs-Abteilung
  • 119.Artillerie Regiment
  • 85.Nachrichten-Bataillon
  • 86.Pionier-Bataillon
  • 71.Flak-Battalion
  • 2/21.Panzer Luftwaffe Oberservation Staffel

Juillet 1943[modifier | modifier le code]

  • 15.Panzer-Regiment
  • 110.Panzergrenadier-Regiment
  • 4.Panzergrenadier-Regiment
  • 61.Panzerjäger-Abteilung
  • 11.Aufklärungs-Abteilung
  • 76.Panzer-Artillerie-Regiment
  • 277.Heeres-Flak-Bataillon
  • 209.Panzer-Pioneer-Bataillon
  • 89.Panzer-Nachrichten-Bataillon
  • 61.Feldersatz-Battalion

Mars 1945[modifier | modifier le code]

Après les pertes qu'elle a subies lors de la bataille des Ardennes, la division ne comptent plus que 4 000 hommes et seulement une trentaine de chars de combat, stationnés près de Dusseldorf.

Théâtres d'opérations[modifier | modifier le code]

En réserve générale, la 11e Panzer, reconstituée au moyen de recrues italiennes, yougoslaves, polonaises, etc., est entraînée en Aquitaine[1] jusqu'au début juillet.

  • Août-septembre 1944

Après le débarquement de Provence, la mission de la 11e Panzer rameutée dans la région d'Avignon est de couvrir les unités à pied et à cheval de la XIXe Armée allemande qui bat en retraite en remontant la vallée du Rhône. À compter du 20 août 1944, elle se heurte au 6e corps d'armée américain et à l'armée française du général de Lattre[2]. Pendant cette période, la 11e Panzer mène des combats contre la Résistance française, notamment à Mouleydier en Dordogne[3].

Crimes de guerre[modifier | modifier le code]

Voir Discussion:11e Panzerdivision

Une colonne de la 11e Panzerdivision est accusée d'avoir perpétré un crime de guerre à l'encontre de six habitants du village de Montferrier-sur-Lez le 24 août 1944 :

« Le 24 août 1944, vers 16 h, un long convoi de véhicules blindés légers traverse le village. Descendu du Limousin, passé par l'Aveyron, il emprunte les routes secondaires, sous couvert des platanes, pour se protéger des attaques incessantes de la chasse alliée. Cette colonne allemande appartenait à la 11e division de panzers faisant partie de la 19e armée sous les ordres du général Wiese.
Vers 18 h, route de Mende, les soldats de tête arrêtent cinq cyclistes et un camion venant de la distillerie. Comme beaucoup d'autres, ces hommes vont devenir des victimes innocentes de la folie guerrière. Alors qu'ils ne demandaient qu'à rentrer chez eux, tout près de là. Ils n'ont évidemment rien à se reprocher, si ce n'est d'être là où il ne faut pas, au mauvais moment.
Durant deux heures, ces patriotes sont humiliés, demeurent aux mains des Allemands mais espèrent qu'ils auront la vie sauve. Hélas, à l'heure où les villes du Sud sont libérées les unes après les autres, les Allemands en fuite continuent de faire des exemples çà et là. Sans raison.
Vers 20 h, les six otages sont froidement exécutés. Cette scène effroyable se déroule au bord de la route, à hauteur du carrefour de Fescau, contre le mur du bâtiment situé en face de l'actuelle boulangerie. Jean Coste, de Montferrier, avait 44 ans ; René Guérin, de Saint-Christol, 36 ans ; Pierre Sutra, de Montpellier, 39 ans ; André Thibal, de Castelnau, 38 ans ; Louis Long, de Montpellier, 33 ans. Le dénommé Charbonnel, lui, avait 37 ans. »

— Six innocentes victimes

Les combats de Montelimar mettront à rude épreuve ce rassemblement hétéroclite « d’éléments étrangers (Russes, Ukrainiens, Cosaques, Italiens, Polonais, …) »[4].

Photographies[modifier | modifier le code]

SdkFz 251 ausf D. (épave)
Il s'agit d'une rare photo couleur d'un SdkFz 251 ausf D de la 11e "Gespenter" division détruit vers Pierrefontaine (Doubs, France) fin 1944.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dominique Lormier, La Libération de la France : Aquitaine, Auvergne, Charentes, Limousin, Midi-Pyrénées, Éditions Lucien Sourny, (ISBN 978-2-84886-065-7), p 15
  2. Maréchal de Lattre, Histoire de la 1ère armée française, Plon, 1949
  3. prisons-cherche-midi-mauzac.com Juin 1944 : Mouleydier, un Oradour-sur-Glane en Périgord.
  4. La bataille de Montélimar

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Panzertruppen: Les Troupes Blindées Allemandes 1935-1945 de François De Lannoy et Josef Charita, Éditions Heimdal, (ISBN 978-2-84048-151-5)
  • Les divisions blindées de la Wehrmacht 1939-45 : Le guide d'identification des blindés de Jorge Rosado et Chris Bishop, Éditions de Lodi, (ISBN 978-2-84690-287-8)
  • Nationale 7, la route de la mort de Thierry Chazalon - D'après le journal de marche et l'album photographique d'un spécialiste-radio à bord du Panther 102 durant la bataille de Montélimar. Auto-édition - 2008 - 1re édition épuisée.(ISBN 978-2-9532071-0-1)
  • Jean-Paul PALLUD, 11. Panzer-Division, dernières attaques en Lorraine, 24 à 29 septembre 1944, in 39/45 Magazine n°310, Éditions Heimdal, avril 2013

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]