15-cm sIG 33 (Sf) auf Panzerkampfwagen I Ausf B

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

15-cm sIG 33 (Sf) auf Panzerkampfwagen I Ausf B
Image illustrative de l’article 15-cm sIG 33 (Sf) auf Panzerkampfwagen I Ausf B
Sturmpanzer I sur le Front de l'Est en juin 1942
Caractéristiques de service
Type Canon automoteur
Service 1940 - 1943
Utilisateurs Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand
Conflits Seconde Guerre mondiale
Production
Année de conception 1939-1940
Constructeur Alkett
Production Février 1940
Unités produites 38
Caractéristiques générales
Équipage 5 (Commandant, conducteur, tireur, pourvoyeur x2)
Longueur 4.67 m
Largeur 2.06 m
Hauteur 2.8 m
Masse au combat 8.5 tonnes
Blindage (épaisseur/inclinaison)
Blindage 5 - 13 mm
Armement
Armement principal 1 canon de 15-cm schweres Infanteriegeschütz 33 L/11
Mobilité
Moteur Maybach NL38TR, 6 cylindres à refroidissement liquide
Puissance 100 ch
Transmission 5 avant, 1 arrière
Suspension ressorts à lame
Vitesse sur route 40km/h
Vitesse tout terrain 15 km/h
Puissance massique 14,3 ch/tonne
Autonomie 170 km
Autonomie tout terrain 115 km

Le 15-cm sIG 33 (Sf) auf Panzerkampfwagen I Ausf B, également appelé Sturmpanzer I « Bison », était un canon d'assaut[1] utilisé par l'Allemagne durant la Seconde Guerre mondiale. Basé sur le châssis du Panzer I, son rôle était d'apporter un appui feu puissant et mobile à l'infanterie.

Conception et développement[modifier | modifier le code]

L'invasion de la Pologne en 1939 a rapidement démontré que les unités d'infanterie utilisant l'obusier lourd remorqué sIG 33 avaient beaucoup de difficultés à rester au contact de leurs chars durant le combat, ce canon étant très lourd à manœuvrer. La solution la plus simple fut donc de poser un obusier sIG 33 complet (avec roue et bouclier) sur un châssis de Panzer I Ausf. B juste dépourvu de sa tourelle.

Afin d'assurer un minimum de protection au canon et au tireur contre les armes légères et les éclats d'obus, une casemate à ciel ouvert, faite à partir de 3 plaques de blindage de 13 mm soudées sur les côtés du bouclier frontal, était montée autour du canon à l'avant du châssis. La partie arrière sur charnières pouvait être retirée pour faciliter le rechargement, les pourvoyeurs étant par contre complètement exposés durant cette opération. 3 servants ainsi qu'une provision de 3 obus hautement explosifs pouvait être embarqués, le reste de l'équipe devant suivre dans une autochenille avec les autres munitions[2],[1]. Une fois monté, le sIG 33 avait un débattement horizontal possible de 12,5° de chaque côté et une élévation possible de -4° à +75°[1].

Le canon et son blindage étant trop lourd pour le châssis, les Sturmpanzer I possédaient une mobilité médiocre[1]. De plus, sa silhouette élevée et l'absence de possibilité d'emport de munitions se révélèrent très handicapant au combat.

Engagements[modifier | modifier le code]

38 exemplaires furent produits en février 1940 par la firme Alkett à Berlin[2]. 36 unités furent organisées en schwere Infanteriegeschütz-Kompanien ou sIG(Sf) Kompanien (compagnies d'obusier d'infanterie lourd) indépendantes de 6 véhicules numérotées 701 à 706 et assignées aux 1re, 2e, 5e, 7e, 9e et 10e Panzerdivisions lors de la bataille de France[3], de l'opération Barbarossa ainsi que durant l'invasion de l'Union Soviétique[4]. La 705e compagnie de la 7e Panzer-Division et la 706 de la 10e furent détruites durant cette dernière opération.

Parmi les sIG(Sf) Kompanien restantes, seule la 701 participa à l'ouverture de l'opération Fall Blau sur le front de l'Est en 1942, bien qu'elle ait été transférée avec sa division (9e) à la Heeresgruppe Mitte (groupe d'armées Centre) durant l'été de cette même année[5]. Les derniers exemplaires appartenant à la 704e sIG(Sf) Kompanie de la 5e Panzerdivision combattirent sur le front soviétique jusqu'à mi-1943[6] avant d'être remplacés.

Médias[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d (fr) (en) Vincent Bourguignon, « Sturmpanzer I », sur WW2 Drawings (consulté le 26 juin 2013).
  2. a et b (en) George Parada, « Panzerkampfwagen I - Sd. Kfz. 101 », sur Achtung Panzer, 1996-2007 (consulté le 26 juin 2013).
  3. Trojca et Jaugitz 2008, p. 5.
  4. Niehorster 1990.
  5. Niehorster 1994.
  6. Chamberlain 1978, p. 24.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Peter Chamberlain, Encyclopedia of German Tanks of World War Two : A Complete Illustrated Directory of German Battle Tanks, Armoured Cars, Self-propelled Guns, and Semi-tracked Vehicles, 1933–1945, Arms and Armour Press (londres), (ISBN 1-85409-214-6)
  • (en) Leo Niehorster, German World War II Organizational Series Volume 3/I : 22nd June 1941, Military Press, (ISBN 978-0854202201)
  • (en) Leo Niehorster, German World War II Organizational Series; Volume 4/I: Mechanized Army Divisions (28 June 1942), Military Press, (ISBN 978-0854203468)
  • (en) Waldemar Trojca et Markus Jaugitz, Sturmtiger and Sturmpanzer in Combat, Model Hobby, (ISBN 978-83-60041-29-1)

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]